‹ Isolement et psychothérapieChapitre 71 sur 198 · OuLMONT, Thérapeutique des névroses. Doin, 1901, p · texte numérisé non relu

OuLMONT, Thérapeutique des névroses. Doin, 1901, p

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Pierre Janet” reconnaît aussi des inconvénients à l’hypnotisme. « Mais, dit-il, plusieurs auteurs, et récemment encore Jolly?, dans les Archives de psychiatrie, ont soutenu que l’hypnotisme développait l'hystérie, qui n’était encore que latente. Je crois cette remarque exacte. »

Plus loin dans le même article, nous lisons : « Ces rechutes semblent fréquemment se compliquer par un besoin très intense qu'éprouve le sujet, celui d’être hypnotisé de nouveau,

d’être de nouveau commandé, suggestionné par la personne

qui l’avait guéri pestédemnent, C’est ce sentiment malpene à bien des points de vue à la morphinomanie nes ai étudié sous le nom de passion somnambulique. . .

mais 1l peut amener quelquefois, quand il n’est pas tre des troubles assez graves*. »

Et à la page suivante, l’auteur parle de sujets qui ont un besoin fréquent d’hypnotisme, et chez lesquels chaque séance n'est suivie que d’une courte période d'amélioration. « Chez quelques sujets ces périodes sont si courtes, qu'il faudrait hypnotiser le sujet tous les jours pour qu'il restât bien portant

et raisonnable. » Dans son très remarquable rapport sur

l’Hypnotisme devant la loi fait au Congrès de 1900, Dupré* s'exprime ainsi: « Aux mains de son magnétiseur, le sujet devient hyperhypnotisable et d’une extrème malléabilité psychique. Le résultat immédiat de l’hypnotisme est donc le développement progressif de la suggestibilité du sujet, surtout et parfois seulement vis-à-vis de l’hypnotiseur. »

« Par sa définition même, l’état hypnotique est un état pathologique. »

« Même entre les mains d’un médecin compétent, à plus forte raison entre celles d’un ignorant, la pratique de l’hypnotisme peut comporter dans le domaine médical des conséquences d'ordre pathologique assez variées ; les unes immé-

1. Pierre JANET, Traitement psychologique de lhystérie, in Thérapeutique, de Robin, p. 171.

2, Jouy, Archiv f. psychiatrie, XXV, 3, 1894.

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