Cf. ci-dessous, chap. x : L'Esprit juif
SI
Ne parlons donc pas de « la judaïsation » des sociétés chrétiennes . Si les chrétiens étaient demeurés plus chrétiens, le juif aurait peu de prise sur le chrétien. Ce que vous appelez «la judaïsation » de nos sociétés modernes, chrétiens et israélites pourraient également l’appeler, — passez-moi le barbarisme, — la paganisation de nos sociétés.
« Aryens » et « Sémites », chrétiens déchristianisés et juifs déjudaïsés, en reviennent, pratiquement, à une sorte de paganisme inconscient. Telle est la vérité : Sem et Japhet, poussés par le même vent, glissent côte à côte sur la même pente. Nos lourdes races occidentales, que l’Évangile avait péniblement arrachées au culte de la matière et de la force, sont en train de retomber dans leur antique naturalisme, dépouillé, cette fois, de la parure mythique qui le couvrait d’un voile de poésie. Et Israël lui-même, choisi pour conserver la notion du Dieu vivant, Israël que, aux anciens jours, ses prophètes avaient déjà tant de peine à disputer aux autels de Moloch ou de Baal, Israël, énervé par la fortune et las d’attendre le Messie de justice, semble, comme Salomon vieillissant, oublier l’alliance avec l’Éterncl pour offrir des parfums sur les hauts lieux aux idoles étrangères, à Kamosch et Aschtoret.
Y a-t-il, dans le déclin de l’idée chrétienne, une revanche d’un culte sur un autre et d’un passé lointain sur le passé d’hier, c’est celle du vieux paganisme, du
paganisme immortel, diraient nos néo-païens, prêt à
triompher également de la Thora et de l’Évangile, de Jéhovah et de Jésus. Ce qui est en conflit avec l’esprit chrétien, c’est moins encore la science nouvelle et l’esprit moderne, avec ses confuses aspirations, que les vieux instincts païens, la concupiscence de la chair et l’orgueil de la vie, de nouveau débridés par les siècles.
L’idolâtrie de la nature, l’idolâtrie de l’homme érigé en Dieu, tel est le nouveau culte auquel semble revenir notre civilisation occidentale ; et cette fausse religion de l’humain substitué au divin, elle répugne peut-être encore plus à la Bible qu’à l’Évangile, au Sinaï qu’au Calvaire. Individuelle ou collective, l’apothéose de la créature est la négation formelle du judaïsme : « Je suis l’Éternel, ton Dieu, a dit Jéhovah, et tu n’auras pas d’autres dieux devant ma face. »
Soit, dira quelque antisémite; le juif n’est ni le seul, ni peut-être le principal agent de la déchristianisation des sociétés contemporaines. Le judaïsme risque de périr, victime lui-même de la guerre faite par les siens au christianisme et à l’idée chrétienne. Mais, quand nous parlons de la judaïsation des sociétés et de la décomposition des nations européennes par le juif, ce que nous avons en vue, ce n’est pas tant le judaïsme comme religion, que le judaïsme comme race; c’est moins le juif que le sémite. Israël nous apparaît comme une tribu étrangère campée au milieu des peuples modernes, et les
menaçant, à la fois, d’assujettissement moral et d’asservissement matériel. Laissons de côté la civilisation chrétienne : le juif agit, comme un dissolvant, sur quelque chose qui nous tient non moins au cœur, sur notre culture nationale, sur notre génie historique, sur notre âme française, slave, allemande.