PHYSIOLOGIE DU JUIF
I. Aspect extérieur de la race. — Comment elle est le produit d’une sélection. — Démographie juive. — Longévité. — Fécondité. Naissances et décès. — A quoi attribuer la supériorité des israélites? — II. Prétendues immunités des juifs. — La Shekhita'n et les lois alimentaires. — Moïse et M. Pasteur. — Vitalité de la race et causes de sa dégénérescence apparente. — Misère physiologique d’un grand nombre. — III. Maladies et infirmités prêtées aux juifs. — Prédominance, chez eux, du système nerveux. — Causes et effets de leur nervosité. — Fréquent défaut d’équilibre entre les fonctions psychiques et les fonctions musculaires. — Précocité des juifs : ses raisons. — Israël est la race la plus anciennement cultivée.
Nous avons vu sous quelles influences il s’était reformé, dans la séquestration du ghetto, une race juive, produit artificiel du code rabbinique et des lois du
moyen âge. Cette race, nouvelle et antique à la fois,
essayons d’en esquisser la psychologie ; et, comme en ce siècle, épris de formules scientifiques, il n’est plus de mode d’isoler l’âme du corps, commençons par en faire la « physiologie ». Aussi bien toutes deux se tiennent, et l’une explique l’autre.
Le juif porte dans sa chair et jusque dans son âme, la trace des outrages endurés pendant quinze siècles. 11 a effacé de son épaule la tache de la rouelle jaune, il n’a pu toujours laver son front des stigmates du ghetto. Il en reste marqué. Rappelons-nous la vie qui lui a été faite, et l’éducation qui lui a été donnée, par ses maîtres chrétiens ou musulmans.
Représentons-nous, d’abord la maison où il a été élevé. Presque partout, elle a déjà disparu. Nos enfants ne connaîtront pas « la rue aux Juifs ». Les derniers restes de la classique Judengasse de Francfort ont été rasés. Le tortueux dédale du ghetto de Rome, avec la piazza Giudea et la via Rua, est tombé sous la pioche italienne, au grand regret des pauvres Ebrei. Ils y
avaient vécu si longtemps ! ils étaient faits à ses vicoli infects. Pie IX, en en abattant les murs, leur avait en vain octroyé le droit d’en sortir. Bien peu en avaient profité. Beaucoup ont pleuré d’en être chassés pour faire place aux futurs quais du Tibre; ils n’ont pu trouver, dans la vieille Rome ou la nouvelle, de logements aussi sordides et aussi peu coûteux.
Ce ghetto de la rive gauche du Tibre, je l’avais parcouru bien des fois, depuis une trentaine d’années. Les
ruelles étaient étroites, sombres, fétides ; les maisons hautes, vieilles, délabrées, branlaient de vétusté. A l’âcre odeur de Y immondezzaio du coin se mêlaient les fades émanations des boutiques de fripiers. Par la porte, sur le pas de laquelle des femmes de tout âge ravaudaient de vieilles loques, se distinguaient à peine, dans l’ombre, des pièces basses et étroites, sans jour et sans air, où grouillaient entassées des familles entières. Le ghetto pontifical, relativement moderne, n’était ni le plus repoussant, ni le plus malsain. La Rome des papes s’était, presque toujours, fait honneur d’être hospitalière aux Hébreux. Son ghetto aurait fait honte à bien des juiverics de l’est ou du centre de l’Europe. Aujourd’hui même, allez en Russie, à Berditchef ou à Vilna, vous trouverez pis.
De pareils taudis ne pouvait sortir une belle race. La race, en effet, n’est ni belle ni forte, — quoiqu’elle ait, de tout temps, porté de pâles et rares fleurs de beauté, comme pour montrer ce qu’eût pu donner le .vieux tronc de Jacob avec de l’air et du soleil — La race n’est pas belle. « Comment, me demandait une jeune fille de la Petite-Russie, vous inquiétez-vous de ces horribles juifs? Ils sont si laids qu’ils méritent tous leurs maux. » Montesquieu, plaidant ironiquement pour l’esclavage, disait des nègres : « Ils ont le nez si écrasé qu’il est presque impossible de les plaindre. » J’ai entendu des femmes du monde faire la même réflexion du nez crochu des juifs. Leur laideur est un
<les secrets griefs pour lesquels ils ont tant de femmes contre eux. — La race n’est pas forte. Le juif, — dans les grandes juiveries de l’Est surtout, — est souvent petit, maigre, malingre; il a l’air chétif et souffreteux, étriqué et étiolé. Ne vous y trompez pas, cependant : sous cette apparence frêle se cache une vitalité intense. On pourrait comparer le juif à ses maigres actrices, aux Rachel ou aux Sarah, qui crachent le sang et semblent n’avoir que le souffle, et qui, une fois sur la scène, déploient une vigueur et une énergie indomptables. La vie, chez lui, a des ressources latentes.
Aucune race ne présente moins l’aspect de la force, et aucune n’offre autant de résistance au mal. C’est que, pour l’âme, comme pour le corps, au moral aussi bien qu’au physique, le juif est le produit d’une sélection, et d’une sélection de deux mille ans, la plus rigoureuse et la plus douloureuse à laquelle êtres vivants aient jamais été soumis. S’il y a des rangs dans la souffrance, a dit un des siens, Israël a la prééminence sur toutes les nations1. Tout ce qui était trop faible, d’âme ou de corps, a été éliminé par la mort ou par le baptême. Israël a été comme une famille dont, à chaque génération, les enfants auraient été exposés en naissant. De là, chez le juif, une endurance au mal, une capacité de souffrance, sans égale peut-être dans l’histoire. Mais l’épreuve a été si longue et si rude