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L'un le croit fou ou franc-maçon et se signe; Fautre, au fin profil italien, sourit indéfinissablement.
— Vous qui vous signez, vous n'êtes qu'une bête, et le sourieur, vous ne valez rien.
Arrêté, il regarde les dos dignes qui s'en vont, au milieu de la haie des trafiquants scandalisés.
Il achète plusieurs cierges à une femme pauvre qui se tient aux abords de l'église , silencieuse , timide; il va entrer et revient chercher une autre cire.
A peine la porte poussée, il reconnaît la tapisserie d'ex-votos laids, et beaux de foi, et adresse une nasarde intellectuelle à l'adresse de Renan qui niaise ceci quelque part : « Où est la Madone qui a vingt mille exvotos attestant ses miracles comme Rabba-Tanit? »
Il salue la Vierge cérémonieusement par trois , fois, comme un courtisan. Puis, sans se soucier de la distraction qu'il donne aux assistants, s'approche d'une herse : allume et place d'abord un cierge pour le mort très cher; puis pour les chers vivants : un cierge reste à sa main et aucune pointe pour l'enfoncer. Ce cierge, il l'apporte pour M"^^ Istar, celle que la médisance ou la calomnie élève au-dessus des autres, la juive blonde et parfumée, et dans cet ordre d'idées rêveuses où une fatalité le pousse, cherchant à formuler un vœu pour cette inconnue, qui n'a de prestige que celui de mésestime provinciale, il hésite; son bonheur, il est fait si elle est médiocre, sinon il est impossible. Songeur, il va dire pour
qu'elle soit aimée, mais c'est presque là un souhait de malheur. Voici qu'une cire s'éteint devant lui, il plante la sienne : « Pour qu'elle meure catholique. > Puis, satisfait de ce Verbe, il cherche une pénombre, ramène sur sa tête le pan de son manteau et l'accusé de tant d'immoj^l^'^^és commence sa prière à la Vierge,