‹ ItalieChapitre 19 sur 31 · RÈGNE OB GÉLON · texte numérisé non relu

RÈGNE OB GÉLON

Gélon ne perdit pas un instant pour consolider sa puissance ; il rechercha Pamitié des Romains , auxquels il envoya des subsistances et des ambassadeurs. On voit que, dès ce temps, la Sicile commençait à nourrir l'Italie.

II remit à Hiéron , son frère , le soin de gouverner Gela, dont les principaux citoyens furent transportés à Syracuse. II en fut de même des habitants de Camarine et de Mégare, que Gélon conduisit dans la capitale , les

uns pnr persuasion, les autres par te droit de ta guerre.

Déjà le nouvel état syracusain poi|vait égaler A&rtgente en force et en population ; Gelon , pour unir ces deux vîHes puissantes, épousa la fille de Théron et lui donna sa nièce. Tous s^ soins se portèrent aussi vers l*amélipratlon des lois , des mœurs publiques , de l'industrie , du commerce et de l'ajgriculture. Les colonies siciliennes ne pouvaient oublier les arts et les nobles jeux de la Grèce. Gélon fut vainqueur aux jeux olympiques et 'fit consacrer dans r Altis , à Olympie , un char sur lequel il était placé. C'était un chefd'oeuvre de Glaucias , sculpteur de l'école d'Égine.

Mais tandis que ce prince actif et prudent établissait son pouvoir sur la partie orientale de la Sicile , il voyait avec inquiétude l'influence carthaginoise s'accroître à l'occident de ril«.

Sous prétexte de mettre fin aux contestations qui s'élevaient entre quelques villes, ces peuples africains envoyaient des troupes qui s'emparaient du territoire et rangeaient les populations sous leur joug. Ce fut ainsi qu'ils détruisirent une colonie d'Héraclée, fondée par un Lacédémonien , nommé Doricus , qui fut tué dans cette lutte. Gélon irrité attaqua et battit les Carthaginois et les Ségestains , leurs alliés.

Bientôt, un orage plus effrayant menaça la Grèce, 1 Italie et la Sicile. Xerxes , roi de Perse , préparait contre les Grecs cette formidable expédir tion qui les lïiit à deux doigts de leur perte, et il excitait en même temps les Carthaginois à envahir la Sicile avec des forces non moins considérables. Les Grecs demandèrent des se?

cours à Gélon; Gélon voulut commander en chef les armées grecques ; oif refusa, et il n'eut plus que la tâch^ glorieuse de sauver sa pairie, commç Tliémistocle allait sauver la Grèce.

Le sort des deux nations se décida te même jour ; les Grecs triomphèrent ^ Salamine au même moment oii Gélont soutenu par Théron, détruisit sous le^ murs d'Himère une armée de trois'

L'UNIVERS

cent mille Carthaginois, commandés par Amilcar. La flotte carthaginoise nit brûlée pendant le combat, et, dès le commencement de l'action, Amilcar avait été surpris et poignardé dans son camp. Ce qui resta de Tarmée fut fait prisonnier, et les dépouilles de l'Afrique enrichirent les villes siciliennes, surtout Himère, Syracuse et Agrigente. Suivant Diodore, la bataille d'Himère eut lieu le même jour que le combat des Thermopyles.

La victoire de Gélon fit encore ressortir la modération de son caractère.

Il pardonna aux villes siciliennes qui s'étaient unies avec les Carthasinois , et ces derniers, épouvantés de leur défaite, ayant demandé la paix à tout

{)rix, Gélon leur imposa seulement 'obligation de cesser d'immoler de jeunes enfants sur les autels de Saturne.

Gélon, au comble de la gloire, offrit aux Syracusains de descendre du trône et de leur donner la liberté. Ils refusèrent ce présent dangereux , et , pour témoigner leur reconnaissance, ils érigèrent une statue à leur prince. Vers le même temps , il fit construire dans Syracuse, au moyen des dépouilles des Carthaginois, un temple mafnifique en l'honneur de Cérès et de tosernine; il entreprit d'en élever un autre dans la ville d'Enna , en l'honneur de la première de ces divinités , mais la mort l'empêcha de le terminer. Son règne avait duré treize ans, et finit la troisième année de la 7&' olympiade, 478 ans avant J.-C. Théron lui survécut six ans.

RÈGNE D'BIÉRON.

Gélon avait désigné son frère Hiéron pour son successeur. Les S^Tacusains respectèrent le choix de leur bienfaiteur, mais ils regrettèrent plusd*une fois ses vertus et la douceur de son gouvernement; ardent, impétueux, le nouveau prince exécutait sans ména-

Sment les projets qu'il avait conçus, itane et Naxos s'étant révoltées contre lui, il en transporta les habitants à Léontium , et fit venir des colons

du PélopoiieBe pour repeoifer ks t^ les gu'lf avait rcadnes doertes. U habitants d^ossédés ooosenèmt# longs ressentiments contre les étni> gers; et cette transposition des fa-

Sriétés fut pour la Sicile une »u?

'agitation et de divisions intstr qui se prolongèrent pendant une ague suite d'années. Hiàxm atait nn:

effacer jusqu'au nom de Catane ct^ avait donné celui d*£tna. L'usaçe p^ valut contre la volonté du soarer^' Cependant, à l'exception de qoéqj^ expéditions de peu d'importance, <> Hiéron intervint plutôt comme nAù que comme partie intéressée, rt d cv guerre de peu de durée qu'il mnht contre Thrasidée, fils et successeur^' Théron d*Asrigente, et qui se tenc> par la défaite, l'expulsion et la o^' de ce dernier , Syracuse jouit Ijf grande tranquillité et vit fleum arts et les lettres sous le str^'^ d'Hiéron ; ces godts heureux et IVi des années et de l'expérience adoi rent même son caractère et calmefr.

ses passions, exemple rare cbe2 >hommes revêtus du pouvoir suprî^ et dont les défauts et les vio&>' croissent plutôt dans une tSnyJ progression. La cour de Syidouf"^ vint le temple des muses , et SiiiKc des, Pindare, Eschyle, Bacdiiii> Épicharme, y faisaient entendre t^ à tour leurs vers harmonieux , H'i sages leçons, et souvent aussi !<*''> flatteries mensongères; les art^-i grecs ornaient la Sicile de chefs-<rp vre et de monuments qui rivalisj/*.avec ceux d]Olympie, ae Délos, d^ thènes et d'Éphèse.

Ce fut vers la fin du règne d'Hi^ i que Messine , opprimée par les *^ a'Anaxilas, tyran de Rhege, s^^"' leur joug et devint bientôt une K blique puissante. Hiéron mouriit i Catane, après un règne de onK-^^ et huit mois.

Si Hiéron s'était fait quelqueft^ craindre de ses sujets, Tfiras)bu^' son frère et son successeur, eif* leur indignation et leur haine p' sa cruauté. L'exil, la confiscaK^^ et la mort lui parurent des movetf

ficaces pour assurer son autorité, lusieurs citoyens distingués devinrent »s victimes ; la clameur publique efaya le tyran ; il prit des étrangers à I solde ; mais Syracuse avait horreur s son joug. Le peuple courut aux arles et choisit des généraux. Thrasyule, de son côté, ut venir des troues de Catane et se retrancha dans TUe 'Ortygie et dans le quartier d*Achraine. Jjss insurgés se fortilièrent dans Vché, qui touchait aux précédents., In voit que les trois principaux quarers de Syracuse existaient dès cette poque. Les Syracusains , trop faibles our lutter contre les troupes réglées e Thrasybule, demandèrent des se- Durs aux habitants d'Agri^ente, de éîinunte et d'Himère, qui leur en ccordèrent. Alors le succès ne fut lus douteux. Thrasybule , défait dans eux combats sanglants , Tun sur mer t l'autre livré sous les murs de Sydcuse , consentit à abdiquer et se reira à Locres ; Syracuse signala sa dé- \Tance par des fêtes pompeuses.

RÉPUBUQUES S1C1U£NN£S.

L^xemple de Syracuse fut suivi par 1 plupart des villes siciliennes, qui seouérent le joug des chefs auxquels lies obéissaient. Bientôt , comme ans toutes les révolutions , les vielles haines se réveillèrent , une réacion terrible atteignit les étrangers ue Hiéron aVait appelés en Sicile, et our lesquels il avait dépouillé tant e Siciliens et d'anciens colons. Mais

leur tour, les peuplades originaires e la Sicile, les Sicules, que les co- )nies grecques avaient repoussés dans ?s montagnes, crurent aussi q\ie Tintant de rentrer dans leurs droits était enu. Deucetas, un chef audacieux, e mit à leur tête , il s'assura de pluîeurs villes, qu'il fortifia. Les Agrigenins et les Siciliens s'alarmèrent de ses rogrès, s'unirent pour attaquer ce dan- ;ereux voisin; ils essuyèrent plusieurs léfaites, mais enfin Deucetas fut vainu ; harcelé , poursuivi, sans ressource, I vint se réfugier dans un temple de 'ynracuse. La sainteté de cet asue fut

3* livraison. (Sicilb.)

respectée; les Syracusains rcodlàreiit a Corinthe , d'où il s'échappa pour Tenir fomenter de nouveaux troubles ea Sicile ; mais la mort mit lin à ses projets.

La liberté dont jouissaient les villes siciliennes fut favorable à ksur richesse , à leur population , à leur industrie; mais eue fut quelquefois dan- Sereuse pour la tranquillité publique ; es citoyens ambitieux ourdirent des complots; des villes voisines se brouillèrent, tournèrent leurs armes les unes contre les autres , sans que ces discordes obscures aient présenté aucun intérêt historique, ni causé de changement notable dans la situation de la Sicile pendant une période de 60 ans. Ce fut dans cet intervalle que fut introduite à Syracuse la loi du pétalisme , imitée de l'ostracisoie des Athéniens. £lle avait pour but d'arrêter l'ambition des citoyens que leurs richesses, leurs talent», ou même leurs services, mettraient à même d'asservir leur patrie. Au moindre soupçon élevé contre un de ces hommes puissants , chaque Syracusain écrivait le nom suspect sur une feuille préparée pour cet usage, et l'exil, prononcé pour cinq ans , arrêtait les pro* jets ambitieux et calmait l'inquiétude publique. Comme cette loi servit aussi la haine et Tinjustice, elle fut bientôt abandonnée.

La puissance de Syracuse commeo-

Iiit à exciter la jalousie et la crainte es autres villes siciliennes dont elle menaçait l'indépendance et sur lesquelles elle exerçait souvent un patronage presque tyranniquè. Léontium, l'une des plus voisines et la plus exposée aux exigences des Syracusains, ne se sentant pas assez forte pour leur résister, réclama le secours des Athéniens. Ces derniers convoitaient depuis lone-temps la possession de la Sicile. Ils se hâtèrent d'envc^er une flotte et une armée au teooursdes Léontins. La guerre n'avait point encore de résultat , lorsque les villes siciliennes s'alarmèrent de la présence d'étrangers aussi puissants, et se rendirent médiatriees entre Syracuse et

fICILt.

rfen pdur fepouMor toute» les atta- ]iies« Bien qae Syracuse fût serrée le trèi*pi«8, et que les allégeants ae fussent emparés des épipoles , qui dominaient la Tllle^ et des hauteurs de Plemmyre, qui oonunandafènt l'entrée iu port, pendant une année entière les combats eontinuels ne firent qu'é« puiser les forces des Athéniens et donner aux STracusafns le courdge et la conliance de la résistanœ. Lamachus « un des généraux athéniens , fut tué et remplacé par Eurymédon. Les as* sièges délogOTent plusieurs fois leurs ennemis des postes au*ils avaient achc tés par tant de 8acriflces«

Cependant l'arrivée d'une nouvelle Sotte athénienne parut changer Iq for^ tune; les Grecs reprirent tous leurs avantages. La dernière heure de Sy« racuse semblait venue. Hermoerate mima ses concitoyens d'une nouvelle ardeur et les conduisit au combat avec tant d'impétuosité, que \eà Orées furent taillés en pièces dans les re<* branchements mêmes dont ils venaient de s'emparer. Repoussés dans des ter*»

rains marécageux, près des rives de rAnapus , ils y furent décimés par les malaaies. Pour surcroît d'infortune , il n'y avait phis de secours à attendre d'Athènes, près de succomber elle-même sous les efforts des Lacédé* moniens. Micias se serait cru heureux de voler à son secours avec les tristes restes de son armée ; mais tout moyen de retraite lui était enlevé. Les Syra* cusains avaient formé, pendant le siège, une flotte capaMe d'attaquer la flotte Iprec^e^etcette dernière, vaincue dans plusieurs combats , s'était retirée dacs le grand port^ où lesSyracusains avaient réussi à l'enfermer, en barrant la passe par un rang de navhres liés par de fortes chAhles.

Le dernier jour de cette terrible lutte allait fournir à l'histoire ime de ses paged les pkis sanglantes. Le désespoir et la fureur animaient les deux partis. Nicias embarque sur ses vaisseaux l'élite de ses guerriers ; Syracuse couvre les siens de ses plus braves d* tiyens; les ferorties, les enl'ants, les pàvea des «omb«tl«st8 courent eo foute

iur les mwiffles éa port; te combat s'i;n^ge avec une rage sans é|ale ; lu mélee des vaisseaux devient airreuse* La mer roule péle>méle les débris , les morts et les mourants. Du haut des miirs les assiégés ^ des rives du

Krt les Athéniens , exdtent les cornttaots, applaudissent à leurs efforts, ou les aocabrent de reproches. Le e&ay bat avait duré avec le même désordre pendant un jour entier; mais )es Athéniens avaient perdu soixante vaisseaux; les autres étaient hors deoom« bat et s'acculaient au fond du port ; les cris de victoire s'élancent des navires siciliens et do haut des murs de Syracuse. Les Grecs débarnuent dan^ la consternation la plus profonde, sut la rive du grand port opposée à la viUe^ I<iul moyen de salut ne se pr^entait ; personne ne voulait obéir. Après trois jours de désesfioir et d'incertitude, les Athéniens se décidèrent à tenter la retraite par terre. Dé faux avis r4h pandus a dessein leur firent encore différer leur départ, et donnèrent aux troupes siciliennes le temps de s'ennh

Erer de tous les passages, de couper (ponts, de dresser des embuscades.

Enfin la r^raite commença sous les plus tristes auspices; des' combats continuels , des alertes sans ceSse renaissantes, des marches et contre^ marches, le défaut de vivres, la pri<»

vation de tout secours, la dispersion de tous les corps égarés sur des rou* tes inconnues, livrèrent en peu de jours tout ce qui restait de l'armée

Secque au pouvoir des Syracusains; » généraux Nicias et Demosthènes se rendirent à discrétion , en stipulant la vie sauve pour leurs soldats. L'exas^-

Sération des vainqueurs ne connut psà e homes ; Nicias et Démosthènés fa* rent immolés , malgré les efforts que fit Hermoerate pour obtenir leur grâce; De dent cents vaisseaux partis d'A«> thènes, il n'en retourna pas on eb Grèce, et quarante mille hi mmes (à*rent tués ou pris. Les prisonniers fii* rent entassés dans les iatomies , et ensuite vendus comme esclaves; quel^ ques-uns adoudrent les maîtres qu'llf •ervaicot ed leur rédiani leé phn

L'UlIYEaS.

beaux TOrt d'Euripide. Ce poète avait lait l'épitaphe suivante des Grecs qui périrent dans cette guerre :

« Id reposent les braves guerriers « qui triomphèrent huit fois des Sy« « racusains, autant de fois que les.

« dieux restèrent neutres. »

Le boucUer de Nidas fut anpendu dans le temple de Jupiter y et Flutarque rapporte que de son temps on y voyait encore ce trophée.

TSMFLB OB JUPITER OLTMnEN A STRACUSB.

Ce noble et vaste édifice, ^ui repa« ratt si fréquemment dans Thistoire de Syracuse, s'élevait sur une ooUine nommée Olympieum. Il dominait le srand port, le cours de TAnapus et les marais oui bordent ce fleuve. Entièrement 8é|)aré de la ville, il se trouvait néanmoins défendu par une enceinte de murailles qui renfermait aussi le bourg de Polycnna. Il existait à répoque de la bataille d'Hymère , 480 ans avant J.-C., et les dépouilles des Carthaginois vaincus dans cette

grande journée contribuèrent à sa écoration. Gélon en employa une partie à faire couvrir d*un manteau d'or massif la statue de Jupiter, qui

Î lassait pour Fun des che£s-d^œuvre de 'art des Grecs. Elle fut dépouillée dans la suite de ce riche ornement par Tavidité sacrilège de Denys. Nidas Tavait respectée pendant le siège de Svracuse et avait évité de s'emparer de ce poste important, de peur que ses soldats ne portassent une main impie sur les richesses consacrées dans le temple. On y conservait aussi les registres de dénombrement des citoyens. Plus tard , Imilcon et les Carthaginois n'eurent pas la même réserve. Les Africains pillèrent le temee et Imilcon fit dresser sa tente dans sanctuaire, aux pieds de la statue du dieu. Les Grecs attribuèrent à œtte action impie les malheurs qui ne tardèrent pas à accabler l'armée carthaginoise et son général. Le spoliateur de la Sicile, Verres, n'hésita pas à enlever le dieu lui-même , sans craindre sa vengeance. L'histoire ne

fiût ploi eiitiiite meDM noIioD k ce monument, et l'on ioioie à qndf époque il fut renvemi Poit-èn même sa destruction a-t-ellc été \m vrase tardif et lent du tnii|is et dta baroarie. Mirabetta, qui écnrait (ci 1600, en décrit les ruines , a» <>• valent être akNrs très-coosidénbK. i assure qu'on en reconnaissait b ta position d'autant plus ùcàaDaa^ les colonnes existaient encoie. Qs^ parle de sept ccrfonnes encore dM Du reste, lorsque l'édifice était a tier , il y en avait douze de <k$ côté; elles étaient d'ordre donjtf d'une seule pierre, et avaient rosi dnq palmes de haut; il n'en restrpii

aue deux, ap|myÀ^ sur les de^^i 'une base qui paoratt avoir tSf I soubassement du temple. Elles d canndées. Maisré leur isoiéaisî ces firasments doivent è leur sit:^ tion , et peut-être encore plus ao bj< venir de tant d'événements oékbM un caractère de grandeur et de u jesté dont on est frappé à lev pi^ mier aspect.

DIOCiAS FT HUMOCSâTI.

Pendant le siège de Syracuse, drd hommes, par leur courage, kv^ tivité, leur fermeté inéfannb^ avaient sauvé leur patrie d'une (0 qui semblait inévitable. Lear ^^ la troubla bientôt Diodes , qui ^ rait à en devenir le législateur, <^ en réformer les moeurs, trouvait »

projets contrariés par les vues «bsI tieuses d'Herroocrate ; afin de r^ gner , il lui fit donner le odididih ment d'une exj^itîon que les S^ cusains envoyaient à leur tour f^ soutenir Lacédémone contre Atbe^ Elle ne fut pas heureuse; Hermo^ perdit une partie de ses vaissesm^ ^, jugé et condamné à l'exil. Après v*^ erré dans rAsie-Mineure et levé qw ques troupes, il revint en Sicile. ^ les Carthaginois venaient de ^ la guerre. Il les harcela, ravageij parties de Ftlequi reconnaissaient lir^ pouvoir , et, pour prix de ses «ervjj demanda son nppéi aux Syrscosi»'

SICILE

uMI parvint h aigrir contre Dioclès.

;e dernier fut exilé; on lui imputa 'avoir mal défendu Himère; mais lerraocrate ne fat pas rappelé. Outré e ce refus , il essaya de sMntroduire e force dans Syracuse, et fut tué ans cette entreprise, après avoir pélétré dans la ville. Dioclès revmt bientôt après dans sa patrie et contilua à y rétablir rordre et les lois; elles qu'il proposa farent adoptées »ar plusieurs villes siciliennes. Une Telles condamnait à la peine de mort [uîconque se présenterait armé dans assemblée puolique des citoyens. Un our d'alarme , Dioclès courut vers la il ace, ceint de son épée; on lui fit «marquer cette infraction aux lois |ue lui-même avait faites. Il se perça ur-le-champ pour s'en punir.

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