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Ce n'est pas seulement pour ceux i sont dignes d'apprécier les dons l'esprit, que la nrotection accordée aux arts par Jules II et Léon X brille dans tout son éclat; les hommes les plus vulgaires , ceux qui ne comprennent que par les jreux , peuvent contempler sans emirt les plus beaux ouvrages d'art qui existent dans le
C*) Madûavd , né à Florence le 5 mai 1469 , y mourut le aa juin i527, à l'âge de 58 au. Nous donnons ici le vrai portrait de Machiavel, tel quUI a été gravé originairement par M. Toschi , ami de M. Gérard. C*cst le seul porlrait authentique du grand historien. Les portraits qu'on a publiés jusqu'ici , oooune étant ceux du secrétaire florentin, sont les portraits de Laurent-Ie-Magnilique ou du grand-duc Gosme I*^ Morghen Iw-méme a contribué à consacrer l'erreur commune. J'ai fait des recherches plus sûres, •t j'ai donné en France le vrai portrait de MÂehiavel, gravé d'après un tableau de Santi Titi; j'cKlrairai de Machiavel, son génie et ses erreurs, ouvrage que j'ai publié «a iS33 , les détails suivants :
« BL Ruhierre , auteur de la savante gravure de la capitulation d'Ulm , qui a obtenu tant de sucras, a exprimé énergiquement rédat igné du regara de notre Florentin , «t cette sorte d'impassibilité puissante avec laquelle il a l'air de demander ce que lui veulent ks siècles d'aujourd'hui , et pour* quoi, entre tant d'auteurs anciens et modernes , son nom a été choisi , puis flétri et
wndamné à devenir une injure ignoble et
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monde, et qui appattieiineiit à cette époque : d'abord Moïse vivant , sur le tombeau de Jules n (voy. pi. 47 ) ('), Moïse, ce monument qui, placé et!
avant du sarcophage d'un pontife romain, semble lier d'une manière indissoluble VJncien et le Nouveau- Testament. Voilà certes le premier monument de sculpture.
(*) Nous avons donné ici une partie du maosolee de Jules II par Michel- Ange. Dam le premier projet , mélange de sculpture e( d'architecture, mais où cxtte fois la seconde était subordonnée a la première, la oom|x»ttioQ devait offrir un massif quadrangulaire, orné de niches où se seraient vues des Fictoim; il était décoré de Termes faisant pilastres, auxquels auraient été adossés des Captifs, Le premier massif devait supporter un second massif plus étroit, autour duquel aiiraieD! été disposées des statues colossales de prophètes et de sibylles ( le Moïse est la seule des statues qui ait été exécutée ; quant aux autres figures, il n'y a eu d'achevé (^'um des yictoires et deux Captifs : la VteUàn est à Florence; les deux Captifs, envoyé à Francis r*", ont été transfères sucœssiTcment au château et à Thôtel de Richelieu , enfin au Musée royal du Louvre). Le tout devait être couronné, par retraites, d'une masse pyramidale , où auraient trouve place des bronzes et d'autres figures aU^ riques. Nous suivons ici, avec M.QuaU^eioèrede^uincy, les explications un peu diverses de Yasari et de Condivi. Tant de faste, tant de magnificence , attestaient le génie de Micbd- Ange ; mais cette composition aurait coûté d'immenses trésors. Le duc d*Url)in, nei^ de Jules II, n'eut pas assez de richess» poer subvenir à ces dépenses. Il fallut réduire les proportions, le nombre des statues, et ce oeM que sous Paul UI, que le mausolée fut achevé, tel qu'on le voit aujourdliui dans Téglise de Saint-Pierre in vincoli. On y cherche en vain Jules IL La vue est absorbée par u statue de Moïse, qu'on a récemment tirée ea dehors de la niche où elle cUit trop ra* serrée : il suffit du premier coup d'œu pour reconnaître le divin législateur d^ Hébreux. C'est un cardinal firançais, M- 1^ cardinal d'Isoard , qui est aujourd'hui titulaire de Saint -Pierre in vincoU, et qu oonséquemmentse trouve, en quelque sorte, le gardien de cet ouvrage de sculpture, un des plus parfaits qui soient sortis de li nu"
[a.ci TOD Michel Ai^do
Le premier monument de peinture est rÉoole d'Athènes (voj.p/. 48) n,
(*1 Notu anoiudcHineryclans le texte, notre opinion sur cette composition. Ici nom présenterons TexpUcation des prindpaux personnages. Le n<* I, en oommençint i gauche, représente Alcibiade, casqaé; le n* 2, Socrate; le n« 3 , Nicomaquc, contemporain d'Apelles (^ ce1oi-U même qui dit à un homme, qu*il vojait étonné de son enthousiasme pour Yveline de Zeuxis , «« Prends mes yeux, et tu croiras voir une déesse) ; le n» 4 , François-Marie I" de la RoTère, duc d'Urbin; le no 5, Terpandre , poète et musicien , né à Leskos, rinventeur de la lyre à sept cordes , et qui fut couronné quatre fois aux jeux olympiques; le n» 6, Alexandre-Ie- Grand , encore jeune ; le n* 7 , Platon ; le n* 8, Aristote; le n" 9, Pierre Bemko, auteur de X Histoire de Venise^ et des Aso* lani ( dialogues censés tenus à Asolq^ entre six jeunes gens des deux sexes , sur la nature deTaraour), Bembo, secrétaire de Léon X, et depuis cardinal ; le n* xo , Averrhoës, philosophe et médecin arabe, ne à Cordoue, dans le XII* siècle, premier traducteur d'Aristote, mort à Maroc en 1x98 (il porte un turban); le n** xx., Aspasie (on n aperçoit que sa tète entre Averrhocs et le bras du Grec, qui tient le livre que lit Empédocle), Aspasie , femme de Périclès , et Tauteur d*ime harangue en Thonneur des Athéniens morts a Léchée, harangue citée par Platon dans son dialogue de Ménexèoe ; le n** xa , Pythagore écrivant ; le n* x 3, Épictèle, un des soutiens de la doctrine stoïcienne, qui a fait plus de charlatans de vertu que de vrais amis de la sagesse ; le n* 14, Diogène le cynique, qui est là comme abandonné ; le u** x 6 , Frédéric Gonzague r', duc de Mantoue; le n" 16, Jean délia Casa, suivant les traditions de quelques savants de Rome, mais cela n*est pas l>oftsible : Jean délia Casa, né en x5o3, avait à peine neuf ans lors de la composition de PEcole d* Athènes. J*aime mieux voir dans cette respectable figure de prêtre, ornée d*une longue barbe, suivant Tusage introduit par Jules II , j*aime mieux voir Jacques Sadolet , né en 1477 (six ans avant Raphaël ), alors secrétaire du cardinal Olivier CarafTa, et ami de Bembo, Sadolet, depuis ftirrétaire de Léon X , évècpie de Carpen- Iras , où il protégea les malheureux habitants de Merindol et de Cabrières , et ensuite cardinal. Le n* 17 représente Zoroasire, né à Ourmiagh, dans rAderbaidjan,
composition née encore sous Jules II, la plus ingénieuse, du style le plus éleré et le plus poétique, composition qui exd»
terait Tadmirationdes anciens, s'il leinr était peiTOîs de se mêler à notre Tîe et de venir nous demander comment nous les avons étudiés, comment noua les avons compris , si notre sagacité a su^ avec justice, assigner les rangs à tant de génies invent^rs, si notre tact a deviné Tordre dans lequel il était sage de les honorer et de flédiir le genou devant leur grandeur.
ou ancienne Atropatène, en Médie , Tan 564 avant J.-C. , vers Pépoque de l'avénement de Cynis au trône de Pêne. Ra-
Shaël a suivi Topinion de Justin, qui liit e Zoroastre un roi de la Baclrpne, et c*est pour cela qiril lui a donné la ooinxMiiia radiée. Le n* xS représente Raphaël luimême; le n* 19, son maître, Pierre Pérvgin; le u* lo. Bramante, l'architecte; le n« ax , Épicure, suivant les uns, et suivant les autres, Épidiarme de Cos, poète eC pythagoricien ; le n» aa , Archy tas , qui , très-jeune , fui habile mathématicien , rinventeur de la vis et de la poulie ; le n« a 3, Empédocle , médecin , partisan de la métempsychose , qrui refusa la tyratmie qu*on lui offrait à Agrigente. Quelle attention profonde dans cette tête qui ie penche sur l*épaule de Pythagore.
Après les innombrables découvertes , dont le peintre d'Urbin ne put pas même avoir le pressentiment , et qui ont fait reparaîtra l'antiquité iconographique presque entière ; après cette multitude d^ortrinaux recouvrés depuis trois siècles, et qui ont opposé aux iiiventioM de l'école d'Athènes tant et de si périlleux parallèles , le stvie de cette composition a continué de garder sa place dans ropinion des artistes.
Oui , les figures de beaucoup de personnages anli(|ue8 qu'on 7 voit représentés, ont continué d'être réputées dasoqites , même à cété de celles que le ciseau contemporain et fidèle des Grecs noua a transmises, tant Raphaël eut le don de deviner l'antique ! et avec ces rcMemblanees, quelquefois prophétiques , quelle justesse , quelle expression, quelle vérité dans ks attitudes I N'entendons-notts pas les préceptes des plus sages de ces philosophes sortir de leur bouche, et nous instruira, nous qui nous prèleiidoM si lu|bila«7
• Je d^ande la pi^rmissioii de poursuivra un iostaot cette supposition.
L'imagination a quelauefois sa gravité ^i alors excuse ses ^rts.
« £t dans quelle contrée , nous diraient san9 doute ces hôl;es illustres, s'il leur était conçue de s'asseoir à nos foyefs, dans quelle ville, les moderne^ oot-iis dépose les plus reconunanda})les attestaftigos de leur gloire? » — Pleins d'orgueil, nous répondrions : « Dans ritane, dans Rome, qui ne va plus demander des lois à la Grèce, dans Rome, qui est par nous la ville éternelle.
&OUS avons montré à Rome le législatjeur des Hébreux, palpitant sous le marbre, nous avons rappelé à Rome, dans une peinture, les nobles précepteurs d'Atuènes : le premier monument décore un de ces nombreux asiles de fa prière dont Rome nouvelle est remplie, un des temples ordinaires dédiés a notre apôtre, saint Pierre in vinr coU.v —'«Et l'autre, reprendraient nos hôtes , avides d'admirer nos merveilles, Tautre , qui nous intéresse plus directement, celui où vous prétendez nous avoir si bien dépeints^ conduisez-nous, que nous allions nous revoir et nous reconnaître !» — «Le second orne le palais attenant à un autre temple du même apôtre, mais un temple plus brillant, plus magniGque que le premier, si élevé, si vaste, que vous n'avez jamais entrepris un tem- >le iMireil. Vous, vous êtes restés dans a proportion de vos dieux ; notre ternie est celui des solennités imposaoes du culte, des magnificences du christianisme : il s'appelle la Basilique de Saint-Pierre. » Voy. pL 49 (*).
(*) La place vraiment dite de Saint-Pierre est précédée de celle qu*on appelle place Rusticucci, et qui a a46 pieds romains de long, sur 904 de large (on a déjà dit que le pied romain avait un peu plus de onze pcrucet de France ). Vient ensuite la place de Saint^Pierre, de forme elliptique, et oui a dans son plus grand diamètre 738 pieds, et 5S8 et oemi dans son plus petit iiamèlre. La colonnade qui la circonscrit a S6 pieds et demi de large. Alexandre VU,
L'umyEi^s
1} WU5 a papi 1291 la vue extérieure
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nepf e ftf cç»c pasilbje,
la merveille des siècles modernes. Iloûs
Bemi||. Elle ^ ac)iev^ sous Clément II. Les OQloiifies* sont au noml^re 4^ ^^4- ^ compte ciA outre 64 pilastres i fc tout d'ordre d^'ique, et en iravertin. Les colonnes et les pilastres sont disposés en demi-cercle de chaque côté de la place, c^ sur qiwt« rangs formant Ux)is allées : celle Jm œi lieu, qui est la plus spacieuse, peut servir de passage à deux voilures de front. U^ colonnes avec leur base et leur chapiteau ont 39 pieds et 8 pouces de haut. Elle soutiennent un entablement d'ordre ionique qui en a 9. U est surmonte d'une !»alu$ trade haute de 5 pieds 8 pouces, et ornée de 96 statues en iravertin , de 9 piids ci demi chaque.
Au milieu de cetle place $*élcvc un obélisque égyptien de granit rouge , d|iin $e«'l morceau et sans hiéroglyphes. Caligt'la '^ fait venir d'Hélio|)olis. Cesl Sixte V qm I.' élevé à la place qu'il ocaipe anjourdlim. Cetle opération ctit lieu le 10 septembre i586, comme nous le dirons ullérietirciuciil avec plus de détails.
A droite et à gauche de robélisque, on admire deux fontaines semblables. De le"/ sommet sort un faisceau de luyauf d*où jaiiui perpétuellement une quantité de 3oo onces d^eau. Celle qui sort du tuyau central $elève à la hauleup de 64 pieds.
Plusieurs architectes ont travaille à Satnl- Pierre; Bernard Rossellini, 3Léon-B.ij)ii^li Alberli, Bramante, Julien de San (»allo. frère Joconde de Vérone, dominicain
et
Raphaîild'Urbin lui-même , Ballhaiar Pcruzxi , Antoine de San Gallo, neveu do Julien, Antoine de Labacco : enfin Paul lU '" donna la direction à Michel -Ange, en x546. C'est lui qui a perfectionne le p'w de ses prédccesseui-s, en donnant à Ç^"* église une simplicité majestueuse et régulière. L'étonnante coupole ne fui iermi»rt que sous Sixte V par Jacques de la Port» Le pape Paul V, de la maison Boi-ghi-sf . a fixé la forme de réglîsc, que Charles M^ derno a réduite en croix latine. Le P^'^'^^ et la façade ont été achevés en i6ï>- *^ nouvelle sacristie construite, en fM^^^.
Pie YI, sur les dessins de Charles Marcinonu forme le complément de la basiliq'"'- I-Jj^ anciens Ronuiius ont élevé des édifices p " qui en posa les premières pierres, le a5 vastes, tds que les "ipherpies de '^'\'^^, août i^i, U fil èkw par te dievalier Co))«pfs, ipùi il u'y a pas d*cxpF«^ ^""