‹ ItalieChapitre 9 sur 31 · MO · texte numérisé non relu

MO

Ce roi de Sardaigne reprenait I<^ice et la Savoie.

Le saint -siège et Venise, qui n'avaient pas pris part à la guerre, conservaient l'mtégrité de leurs états. La maison Grimalai garda sa petite principauté de Monaco (*).

(*) La maison de Griinaldî , une des pliu illustres de ritalie, est fort ancienne. Elle justifiait, en 1694, six cents ans de possession de la principauté de Monaco. Pendant les premières dissensions de la république de Géues, la maison de Grimaldi se saisit de Monaco, qu'elle' garda définitivement, en refusant absolument foi et hommage aux Génois en ia43 (voyex pag. laS). Li répti-

asf

ment SL P. Q* R. ne veat pins dire : SetuUuâ Fcpykugue Romanas; cela veut dire : S&no poliroiU quetti Ro»

tnanL » « En ce cas, rejnrit le prélat, il n'y a pas tant de gloire à entrer, malgré nous, dans Rome : on vous enverra, soos Mfmte Mario, ce qui est nécessaire à vos soldats, et vous ne risquerez' pas de fiiire voira tant de poltrons, que vous ne commandez qu*à un si fMtit nombre de braves gens. »

Cette réponse éclaira le commandant , et Rome fut, pendant toute la guerre, délivrée de ces autres soldats d'undes* cendant de Gbaries-Quint.

Asw»M> Qvfatsx. — Com&sçnvas bm Dtx. ■• .Livmt BisATt.

On a déjà remarqué que, lorsque Venise n'avait pas la guerre, elle était agitée par des troubles domestiques.

Le 13 avril 1761 , Anzolo QuéHni, avoqador eU comim, à 3 heures du matm , venait d'entrer dans son casin , sur le grand canal à Saint-Moïse. Il allait se livrer au sonuneil', lorsque Ignace Beltrami, FarUe {Barigel) des trois inquisiteurs , frappa à la porte , la fît ouvrir au nom du tribunal, et déclara ce noble en état d'arrestation.

Quérini eut le temps, à cause du respect que Ton témoigna pour sa personne et son rang, d'écrire une lettre à son frère, et une autre à Juliette Uocelii; épouse du notaire extraordinaire de la chancellerie ducale* Anzolo, dans ses lettres, prévenait ses amis du malheur qui venait d'arriver ; il les priait de le secourir, et, s'il mourait, de le venger. Gomme avogador dH comun^ Quérini était investi dû droit de dénoncer les Dix ou les Trois, s'il le jugeait convenable: on craignait apparemment qu'il n'exerçât ce droit. Son^arrestation excita une surprise universelle ; on disait : « Voilà donc Quérini qui , s*il obtient sa liberté, peut récriminer f et, dans sa propre cause, se trouver juge de son juge. » Sur la demande des amis de Quérini, le srand<»nseil s'assembla. Un membre, a cause de lacirconstaaoe extraordinaire où Ton se trouvait, proposa de pro-

céder, comme ea 1098 (il :f «.Taît 134 ans) , à la correction du tribunal dm Dix.

L'avis est adopté par un grand nombre de nobles, qui s'indignent de vpbe le tribunal des Trois, né du tribunal des Dix , s'attaquer au censeur naturel nommé par les lois pour observer constamment la conduite d'une institution si puissante.

Pierre-Antoine Malipier, Al vise Zen, Mare Foscarini, Girolamo Griniani et Laurent-Alexandre Marcello sont nommés correcteurs. Ils se réunissent , et se divisent bientôt en deux opinions. Chacun d'eux énonce son avift contradictoirement dans le grandconseil : les deux premiers soutenaient le même sentiment, et ils attaquaient l'excès de la puissance des Dix. Les trois autres leur étaient favorables.

Zen parle d'abord, et prétend faire reconnaître la nécessité d'une correc^iof»

immédUcUe, à cause ((e ce qui s'est passé, et surtout parce qu'on ignore ce qu'est devenu V avogador di comun, le conservateur des droits gue Je conseil délègue et n'abandonne jamais, le surveillant de la liberté publique, qui est livrée , par raison d'état , au pouvoir des Dix pour le bien de Venise , mais non pas livrée au point d'être à jamais perdue de vue. « Que sont devenus les deux yeux Gdèles qui devaient être fixement attachés sur les inquisiteurs? Ces yeux ne peuvent plus rien observer, s'ils sont enfoncés dans robscuritô d'un cachot. Machiavel a comparé les Dix à la dictature romaine, dont on ne devait pas abuser. » Mare Foscarini répond à ^en : « Vous ven^ d'être fau» historien et législateur pernicieux. Machiavel est un écrivain^ critique, moqueur et malin, un rival répîAiiquiste {reppubUchista)-^ son autorite d'ailleurs est phltôt ûivoreMe au conseil des Dn. » Ici Foscarini cite Puffendorff, et un passage^de Montesquieu ,. qu'il extrait de l'Esprit des Lois, liv. 2, diap. 3 (*). Il continue:

(*} Voici ce passage^ Montesquieu :

• L*exception à cette règle ( celle qui doune un pouvoir extrftoi'dinaire 4 un ci-

L'UIirVBBS.

« 8f VMif abatte las 1Mft« si tous diffilnail^ leur aotorité« sans aucona crainte raisonnable, vous risguezde toir s^éerooicr toat entière la nhrique d*an gouvernement si bien construit. • 11 rappelle les juges secrets de l'Ai* fomagne, qui y ont rétabli la vertu.

« Les inmiititeurs que font-ils surtout? œ qui omnsebeaucoupd'avarioes : aux termes d*un décret du 39 février 161S , ils veillent II ce que les nobles ne reçoivent ni présents, ni subsides d*au« cun prince étranger. Qui, sans eux, rendra un tel service à la moralité des nobles? » On remarquera, qu*enpar* iant d*yne époque si voisine de 161S, Posearini ne Ml pas mention en même tem||s du service qu'alors les T^is auraient rendu.

Mare Foscarini se repose un mo* ment. Il prie qu'on attende; lia en* core à parler. On attend dans le plus trand silence. Quelle leçon pour les nimultes de nos assemblées, et nos tempêtes êm:ê8santes de cris et de

isvea) «1, lonoite U consHtalioo d« rétil fil tdl», qu'il a Moin d*aiie iiia|iilraiiir« fnt «t un pouvoir exorbitant : toile éiaii Rome evec tm dictateurs; telle est Yeniie ■vec! iai inqttisiteurt d*itat (les Trois); ce ioBl dci ina|istretf terribles qui ramènent l'état k la liberté. Mais d*où vient ^ue ces deux magistratures se trouvent si difTérentes dans ces deux républiques? C'est que ^ome défendait les restes de son arisiocrttle eontre le peuple, au lien que Venise se sert de ses inquisiteurs d*élat pour mainiefeir Bon aristocratie contre les nobles. •

A Home, la dictature était temporaire.

«A Tettise, an contraire, il faet une «agismture paviaeenle. Cest là qne les desseins peureot être comnenoés , suiril, suspendus, fouris ; que raniorill d'un seel devient celle d'une AMiiUe, et rambition d'eue famille, ealle de phisieert. On a besoin d*«M awgirtralure cecbée. parée qon les crimes qn*elle punit, toujours profonds, se forment dans le seerel et dans le silence. Cette ■Mifistrotttre doit ^voîr une tnauisition générale, parco qu'elle n'a pas à arrêter les isanx que Ton connaît, mais 1 prévenir mémo ceux qu'on ne connaît pas; enfin, nette dernière est établie pour venger les crimei qu'elle soupçonne. » Qo reste, id lloiueM|ttieu discute plus qu'il n*appraiive.

paroles! fiitapmA: e Ils âvtieÉt droit les inquisiteurs, sur les honanes portant des manteaux. Sotsees manlfMT ils ont déoouvertdes arma. Ilsnvaiai droit sur ceux qui se retirent seeÉs.

la nuit, dans des cams : ifest lec«

i présent. Jie gouv^maienS-ilB pni ^aimas avec pnidence? Les étiaugeu^ voulaient vivre beureox et paasûs, ne disaient-ils pas : £mmm$ adbm^ f^tmeto* (allons cbes ces bons Vtettiens)?»

Zen monte à la tribune pour répliquer : « Marc Foscarini , vous ava puisé èuquatre sources abdodantei to;.« ces arguipents; vous avez mis à s^.

les lots, les cotitumes, les autorites f: les réflexions politiques, mais vous u m'avez ps convaincti. »

Malipier succède à Zen ; il die U partie de la relation de Jean^Antotr.:

Ven^r, qui se trouve contraire aux Du (voy . p. isS) , et il cherche à fortifif r If « raisons alléguées par son collègue Zrr.

En ce moment entrent des secrétaires qui portent trois urnes, nip blanche , une verte et une rouge. Ij blanche doit contenir les votes pour oii<| sur les propositions; la verte contiendra les votes pour non. Li rouge contiendra les votes ntm simetrtiy c'est-à-dire, qui ne sont ni pour oïd.' ni pour non { voj. pag. 287:.

La discussion continue. Manr Foscarini, à la suite d'un autre dt«cours , parle enfin de la conspiration de 1648 : « Un des compliCta,dît-t!.

on seul dévoila la trame aux Trots :

l'ambassadeur d'Espaj^ demandait à son roi la permission d'ourdir b trame. Les Trois vengèrent la rèpublv que. » Le ftit de cette communication au roi d'Espagne est atoolumrnt faux. Il n'en a pas été question une seule fOis dans toutes les annales df Venise. Foscarini suflpose ici une artien qui n'est pas avérée, et Ton u rafipelle les paroles d'indignation que Philippe III adressait à l'ambassadeur Gritn. Le roiiiurait-il parié ainsi, s*n eât permis le crime? Quand une histoire n'est pas vraie, on la compose de ptosieurs manières.

Le grand-conseil entendit les avis

sulta et tant de 4étiliéMiti<»f , m Aazolo QoériDi wviwt #un orif à Pidoue, que les droits du éem turmû étendus , et ceux des Dix quelque peu restreints. D ? eut aussi Beaucoup de ▼ehc non Hnemt. La proiMsilfon des changements ne passa d'ailleurs gu'à un petk nombre de suffrages. Gequi est ensuite singulier , c^est qiie MaM Feecarinî , ce doaud partisan des Dix, fut^ cette même année, nommé doge, eft remplaoement de Francis Lorédan.

•■ ToMâVS. — M»«.I14 •«! fav AMHrHtA** Tio». — Sovan cii.i»&B.

L'année même de la mort de l'empe* Yeur Franceisl", en 1766, Pièrre-léo; pold, son fils , devint pand^due de Tos* cane. Il fiitaocuetlti a Florence avec de vrais témoignages d'affection. Le nou« ▼eau prince parut vouloir s'occuper du bien de ses sujets : il mitde Tordredans les finances; il ordonna d'ouvrir des routes; il fit élever des chaussées dans des endroits marécageux , où la voie était impraticable pendant l'hiver.

Léopold est comme nnventeor de ces ponts creux, que l'on pourrait plutét appeler des ^s pavés, qui facilitent les communicatioqs même après que les orages, si communs en Toscane , ont causé de dangereuses inondations. Il donna un soin particulier à la fabrication des monnaies. Il abolit des lois djielles, et particulièrement la peine de mort; if publia des lois* plus douces. Il licencia les gens de guerre, comme inutiles et oxlteux.

hous I avons nommé |e grand Léopold (voy. ^g. 245), à propos des embellissement que ce protecteur éclairé des arts exigea qu'on ajoutât à la loggia des Lanzi , et nous ne rétractons pas ce jugement. On pourrait cita* encore une foule de traits de la vîe de ce prince, qui annoncent l'homme ver* tueux et le souverain intègre; mais, il faut l'avouer , un travers , et un travers inexcusable, a gâté une partie de tout^ ces vertus, et rendu le règne de Léopold un objet d'attaques qu\>n ne peut passer soussilence. Sous prétexte

În'U n'avait pton de sMvIs, Léopoid isait : « Il ûmt qusf aîades espion.»» Qiitaineaneiit il na peut asister de bonheur et de séemîté dan un état, s'il n'y a naa mi^îatvatufB aespaetaèfe et reneetée, qui vedie pour piévan^r las iotaotioBS des méchants, pour \m anrveîUer, les oontadr et leur laira, ^ besoin, aaotir le poids d^tiiae léma-

aioD juste , salutaire, et oomnuiiidee par les besoins de la aoeiéfeé. Cela se voitat doit se voir partout : nais si cette fiurveillasoe est confiée à des rowoeaain», à des esprits fiiux et pervan, ai eue dégénère en persécution , en vexations , en mesures de colère et d'Insulte, une telle magistrature peut 0e voir refuser le res^ct qu'on était disposé à lui aeoorder.

un se rappelle tout ce ^e le génie de la bassesse et de la ruse inventait pour tourmenter l'infortunée prinoessed'Or'' léans, épouse de Cosme III. Les ministres de Louis XIV avaient trop oomplaisaimnent autorisé les odieuses macninations du cardinal de Gondi i confident du souverain toasan ; mais ce prince, à la fois époux et père, tour* mente par les funes d*une infernale jalousie, ne mettait pas de bornes à ses exigences , et Ton confit, tout en les réprouvant avec sévérité , les ordres barbares qu'un homme, qui n'était ploa maftre de lui , pouvait permette pont connaître las moindres détails de la vie de sonépouse, captive dan Pabbava de Montmartre. Apparemment les tra»

ditlons de ces rigueurs insensées étaient restées en Toscane, flis le premier moment où Léopold, congédiant ses guerriers, demanda des espions, il .eut le malheur d'en trouver. Que ▼ouIait*il saftoir dans des cireonstanoes ofi aucune animosité politique ne dé-* tournait les esprits d'un sentiment d'o» béissance au §»uvemement? il voulait connaîtra les secrets lea plus intimes des familles; telle prélireoce d'un

gère pour ua fils moins âgé , pour une Ile plus belle, ou plus aimable, ou 5 lus spirituelle. Il voulait que la vie e ses sujets fiât déroulée devant lui tous les soirs avec beaucoup d*inforraatiom, quelles qu^aHes fussent, sur

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teiir n'épargnait ni rérodition, ni les formes les plus élevées de la poésie gracieuse, parce qu'il s'adressait à un

Seupie spirituel , instruit , au peuple e r Athènes moderne.

« Où somroes-nous? Lorrains, que nous voulez-vous? Là , sur le pont que la Trinité auguste honore de son nom (le pont de santUsima TrinUà). à rheure du frai», Apollon Cytharede est délateur. La ruse , chez nos voisins, a pu arracher les secrets de Fimprudent cypriote ( oe mot signifie ici étranger, ou porté à la galanterie); maison n'a jamais vu le jasmin devenir i^corioto. Passez vite. Flore vous tend un bouquet empoisonné! »

« Mais qiiel est ce murmure qui paraît doux et flatteur? Taisez-vous, rossignols sans amour! Qu'estHse encore? Thersites déguenillé, vous prétendez combattre, mais vous avez déposé l'honneur avec l'habit du guerrier* Sommes-nous déshérités de nos places et de notre Lungamoy pour que nous allions , à l'ombre, tramer des méchancetés? Wous les détestons. Nous voulons , nous savons être sages ! Heureusement, lorsque les ténèbre? visitent la terre, vous courez vous abreuver de notre chianU ( vin célèbre de Toscane) : pour nous , le soleil des bons Médias, et celui de la liberté, ne brillent que la nuit, pendant les débaudftsou le«ommcil ces Lorrairu! »

Ces vers étaient récités de toutes parts 4 mais de mauvais ministres, adulateurs et traîtres, cachaioit à Lé6-

Eold ces protestations de l'opinion pulique. , , .

Ilarriva qu'il se trouva plus tard, à Florence , un homme ardent {Foeoso) , que la passion des vers, et d'autres passions non moins brûlantes^ agitaient sans cesse. Il* se promenait seul; il parlait haut; il parlait aux arbres, aux maisons, aux troupeaux; il regardait le ciel. Cet homme ne tarda pas à être suivi; mais, comme le sanglier bl«sé, il revenait sur le chasseur. Son audace importunait. Il ne fut plus épargné , et la ville devint pour lui une prison. A cette même époque, il s'introduisait dans le^iangage des mots (nr^ares, à

oonsonaances pesantes, qui offonsalent la délicatesse de la Crtisca. La liberté des citoyens et la belle didîon toscane étaient blessées du même coup. Ce fut alors qu'on parla d'un sonnet qui faisait justice de tous les griefis de la nation. D'abord on ne cita que œ seul vers :

On l'appliquait à la situation du peuple vis-à-vis du gouvernement.

Ce boréal scettro inquiéta vivement.

La police s'enquit à tout ce qui avait une langue pour répondre, à tout oe

2ui pouvait avoir des oreilles pour couler. Elle demanda à tous lesjreux, aux mouvements, aux eestes ,qui avait insulté la dignité ducale. Celui qui a parlé d'im sceptre boréal ^ inexorable, dur, il faut qu'on le trouve ! On ne découvrait rien. Quelle fatalité! Le prince, animé de vues clémentes, ne parlait que de l'abolition des supplices, et iV>n adressait à son gouvernemoK des injures cruelles, comme s'il avait répandu le sang par torrents; et ce prmce était . sans contredit , le souverain le plus humain de toute l'Europe. Le sonnet parut enfin tout entier.

D'abord, sous prétexte de reprodier h la cour de mal parler, on lui. reprochait de mal agir; car le terrible, l'effroyable boréal scettro arrivait après le quatrième vers. Il semblait ensuite que l'auteur ne poursuivit plus que les consonnances âpres d'un langage étranger, en regrettant l'harmonie, la richesse et la clarté du sien; puis , l'aristarque jetait trois vers de mépris sur le pays lui-même, qui avait négligé ses arts ( Varti sue ), et ne possédait désormais que l'ombre de son grand nom. Plus loin, revenait la malâiction poétique directe, dans l'apostrophe à ritalre , qui n'avait pas chassé tous les Goths à fond[appien)<t et à qui les paroles nues de pensées ' étaient interdites.

Quel était l'auteur du sonnet implacable? Ne l'a-t-on pas reconnu? Alfieri! (') • ^

(*) Nous n'vrons pm cilè MNivenfde pu*

ITAtlE;

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nir Id prison secrèle. Non* réproii- Tons tout système ^ui tendrait à filtre regarder la fuUe d'un contuoiaoe , comme on oioent^ parce gae CKitement la peur d'un procès excne à la fîiite, même les innocents. £a coutomace ne sera qu'un «Imnfe MBict à joindre aux pi^euves que l'on aura rassemblées.

Pour un délit des plus atroces, la conliseation dss biens est injuste, même pour le délit où l'on s'est inui«

fine , par une extension fallacieuse « 'intéresser la majesté iésée. Cet abus introduit pour satisfeiie la «toiiiiUé du fisc, plus que pour servir des vues ck bien public, est désapprouvé, parce que la personne du coupable est la seule qui, en réparation 4lu délit, soit sujette à la loi et au châtiment. »

Voicf un article plein de sens , de

générosité et de justice. « Le pro»

ait des amendes payées en vertu de condamnations juridiques, doit être employé èfournir des indemnités à œux qui subiront un procès par suite de combinaisons fatales, et qui eetroo- Teront être innocents. • — «La peine de> mort est abolie, parce que le coupable est fils de la société et de l'état : les travaux pvbttcê servent à établir un exemple conihméf et non pas une terreur momentanée, qui souvent excite la compassion. Lm co«%fe, ia mat' que sont abolies. Nous annulonstoote mutilation. »

a Les peines consacrées par le code sont : 1 les amendes pecnniaires; V le fouet dans la prison ( cette peine ignoble indi^ait toujours les Toscans, mais die ne fut pas abolie) ; S"" la prteon pour un an au plus ; 4^ l'exil de la potesteria ou canton ; 6* l'exil du vi' cariât ou arrondissement ; S* la eo»* ftiiaiion h Volterre ou sur son territoire, sorte de condamnation à la fièvre; 7" et 8* la conftnaHm dans la province inférieure, ou è Grosséto, autres sortes de peines semblables a la précMente; 9* l'exil di» grand-duché ; mais il n'aura ^eu que pour ceux qui , en dénonçant leurs complices , auront obtenu VimpnnUé { imptiniié tf était pas ici le mot propre) : l'exil sera appliqué de phis aux vagabonds.

aux ehariatam* aux mendiaBÉi étraii*

Î[ers, et généralement à tous les déloquants étrangers , et «afin aux ca^ lomniaieurs; i(y* le carcan sans exil ; 11* le carcan avec exil; U* le fouet en public ( le peuple s'éloignait toinpuis de cet odieux spectacle ); I3<> le wuet en public avec u promenade aiùr l'âne ( à travers les mes, alors toujours désertes) ; 14'' les travaux pidHics pour S, 5, 7, 10, ao ans, et à vie. hm traicaïux pub&c$ à vie s'appelleront V^Utimo sumiUniOt le dernier supplice.»

A la suite de ces dispositions, il est ' déclaré que les exécuteurs de la justice ne seront pas réputés infâmes. Ils pourront témoigner devant les tribuMbx* « Les faux rapports , les fausses re* lations seront punis du îaviti (U ne s'agit pas des nnisses relatiens, des rapporté inexacts d'un ob^ervaieur), »

L^rticle 80 porte que TeeeroofÊorie étant un mal qui devient la rume dtf patrimoine, une excitation au vice et un dommage pour la répubUque^ Tes* croquerie sera punie de peineë cerpo»

relies. Dans ce cas les différents gcn* res de dispositions sont confoàkis d'une maniâre étrange.

Après tant de peines prévues et pu*' nies , il est question , art. 9t , du cotombiddey délit qui eût dû .se trouve!^ compris dans les premières prévisions du code. Les Toscans sont très-aftachés à leurs pigeons. L*amende pour la soustraction de diamie ptceon do* mestique sera de dix ecus. La peine sera d un mois de prison, si les pigeons sont tués. Tout familier, ou exeosteur de justice oui tuera des pigeons, sera condamné a trois ans de travaift publics.

Noos ne parlerons pis avec dé« tails de Tartlcie 96 , où, entre autrea crimes trop communs dans tous les pays, il est fait mention d'un crime cfaimérique, inconnu dans nos climats, et que Ion assure, avec raison, ^ttt également inconnu en Toscane. L'art 97 punit tout commeiee intioM entre juif etchrffen. L'sii. 114 porte que laos les déHts qneleooqaes sont ares* erits après dix ans^ Voilà le cétèère

code de LéopoM. Quels que 'soient les

Uê

de prifiléges oogérés; il ne pouvait être fiJt aucune arrestation dans j^us de soixante maison^ qu^avec une per* mission sisnée du secrétaire d*ambassade. Ou une police , telle que celle de Léopold,aurail^lle placé ses retolf, ses ^ignaut, ses courriers, allant un I^or papier blanc à la main, pour être plutôt reconnus par /e<am<< stationnés aux angles de toutes les rues? où au* rait-elle mis en faction ses aveugles, ses jardiniers (*) et ses oiseaux ?

(*) Je m'oDpresM de donner une expli* cation que je rrois eonvenable. Je n*ai pu'iè ki que de u police telle que U fusait Léopold. Je ne parle pas de celle d*aujourd1iui, que je ne oonnaia pas, et que je crois dooir ftn douce el sage, comme celle qui était établie lonqoo je midais à florence. Il y ayait alors , et il j a encore aujourd'hui , des jar^ dtniers qui offrent des bouquets aux. étrangers. Gela est bien naturel dans la ville des fleurs, là où elles ont un p«fum si suave et si délicieox. Yétus comme des espèces de cooreurs ou de bergers de comédie, ils présentent des bouquets, et n*importunent pas nar la demande d*un salaire immédiat et exorbitant. Je crois bien qu'ils se souviennent de la Cgure de ceux qui ne payent pas ces présente. U y avait un de ces fleuristes qui paraissait avoir pris à tâche de ne m*oubfîer jamais. Je conclus alors un traité avec lui. Je hii faisais donner une somme de plusieurs écus par mois, i condition que sans faire attenUon à moi, U offrirait des bouqvets aux personnes qui m'accompagneraient, ouaud je paraitrab dans la rue , ou au spectacle, ou à la promenade. H n*y manquait jamais, et je riais de rétonnement de nos Français, quand ils recevaient ainsi des bouquets, d une espèce de Zéphire leste , qui disparaissait i l'instant. Plus aun de nos voyaîgeurs citaient dans d'autres pays cette bonne praee de fa courtoisie de FÎiorence; et le généreux jardinier eût plutôt donné un bouquet & une personne que j'aurais indlffcremment regardée, que de manquer au traité conclu entre nous deux.

Madame de C ...d, à qui je donnais

le bras fiour visiter Florence, reçut un jour un de ces bouquets. Étonnée, elle voulaft le rendre, msis il n'y avait plus un être vivant autour de nous. « Que faire ? roedit-elle , qui est donc venu ? — l^ladanie , je n'ai vu per^ ^

tonne. Mais il est bien ioli/x bouquet I ^lus beaux. On irrite toujours les

. Totre mari aura loué, dans quelque no- tions par la résistance.

En Piénont, rsteiiastrstlcm des ducs , et successivement des rois , était ancienne, profondément établie, et nationale, conséquémment paternelle et rassurée. Aussi la trou vait<>n douce, confiante, facile et indulgente. Uveiit bien quelques conspirations maladroites de Français, mais elles échouaient contre la gravité piémontaise, qui par* ticipait quelque peu de celle des Espa« gnols. Les ducs de Savoie étaient n vieux! Qui pensait à une autre mai* son que la maison de Savoie? La police

Soursuivait les voleurs, et les habitants u pays lui prêtaient assistance pour ce devoir utile et généreux de toute administration* Aucim historien n'a mal parlé de la

Solice de Gènes. Les patriciens possé* aient des privilèges. Les professions libérales étaient régies par des syndics tirés de leiu- sein et «pii défendaient avec ténacité des droits depuis long* temps écrits. Les portefaix même jouissaient d'une libecCé et de prérogatives dont, avec raison, ils se montraient jaJoiu. U y avait eu à Gênes tant de révolutions , les familles élevées avaient dû tant de fois céder au peiiple , et le peuple , après les avoir humiliées , s'était vu tari de fois dans la nécessité de les laisser à la tête des aCtîairesI De cette suite non interrompue de conflits, de disputes, de prétentions, d'injures réciproques, d'abus et de châtiments, il était résulté un ordre tel quel, qui n'admettait plus gue le même cercle de vicissitudes : un jour le doge Brignole; le lendemain Je valet d'auberge Carbone ! Là , il n'y avait pas de jpolice flétrissante à exercer m à subir.

^ous avons à examiner Venise. De* uis la véritable conjuration de Maro luérini , de Badouer et de Boémont jiépolo (voyez pag. tlO), jusqu'à la tentative insensée de Faliéro (voyes pag. 129), tentative que les Trois et les

Me page, les grands géaiesde la Toscane! * Il fallut garder le bouquet , et je crois même se résigner à en accepter encore d'autns

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ei|rt€vateim n'étaient pas inauKést ceux qui , partout, baissent les regards, faisaient baisser ceux de la Toute. H est Trai que, s*ite commettaient un manquement, même léger, ils mou<* raient; mais s'ils restaient vertueuse et hcmméies, il pouyait arriver gue ces misérables, destinés à cette vie d*op^ probre, de terreur donrilée et reraie tour à tour, goûtassent un jour les

Slaisirs d'un bienfait, et vissent couler es larmes de reeennaissance. Poursuf* ▼ait-on un crime politique d'une haute importance, tel que l'assassinat d'un membre au conseil des Dix ( voves pag. S86 ) , ou même un événement moins important^ par exemple une seule cor* reSpoodance avec Rome, un présent envoyé en Turquie, les ofaservateura étaient prévenus que le prix d'une révélation serait le rappâ d'un banni indiqué par eux-mones. Quand on était arrivé à la découverte obtenue , à Findicatian du banni ranpelé, Texolo* rateur pouvait se préseiRe^, au milieu du jour, ciiez le noble qui pleurait l'absence d'un père, devant une ^use qui demandait en vain le retour d'un mari, ou une mère imf^orant lesembrassements de son fils. Là , cet hom* me, qu'ailleurB il n'était pas permis de r^arder, venslt exciter un véritable mouvement de tendresse, de gratitude et de bonheur; et poun)uoi n'aurait-on pas serré sa main et essuyé la sueur de son front, s'il disait seulement ces paroles : « Votre père, votre mari , votre en&ht va vous être rendu. » Ainsi les jouiisances de la vertu réconopensaient le vice ; la mime bouche qui avait assassiné , proi^ait des mots de démence. Qui me définira l'imprcasion que devaient éprouver devant un tel homme, les nimiHes^les autiM citoyens restés dans l'e^! Il fallatt bien prier poiilr qu'il daignât leur accorder sa visite !

Voilà queHe était la police à Venise.

L*étatd'exploratearse trocvait ennobH^.

on savait qoe si une seule fois, il eût menti, il ne devait plus exister. Il était donc un rapporteur exact et véridi* que : mais il ponvaitse tromper. Quelle oottia8ion,qiMl «bus des droits de l'au-

torité sur le citoytn! Quel rsttTanMH ment du vrai, du juste! Ge|»Qpdant« tout en tremblant au souvenir d'une institution si formidable, tout en xokm dissant la perversité de ces maximes»

on doit avouer qu'elles assuraient la sécurité de la ville : oui ; mais on peut »outer qu'il serait désolant pour nous»

élevés maa d'autres principe dma les principes sincères et étarnels de la morale, d'acheter si char le itpos da l'état.

Achevons de dire la vérité. Ceclaive invisible n'était suspendu, pour i ardi* naire , que sur la tête des Vénitiens qui pouvaient penser il conspirer contre kl républiaue. Car nous devons toujpm mettre nors de cette discussion le mai^ cband occupé paisiblement de soii né-r gooe , l'homme pieux et tranquifle«ftnt attaché à ses saintes pratiques de* reli* gion, le savant poursuivant desfe^lièr^ ches innocentes d'émdition , l'âranger absort)é dans les distractions des ^'^ sirs, tout être, enfin, qu'aucune préoco»* nation ne plaçait sur iechemindes vigî»

tantes sennnflles de la république. Ces différents états de la vie, dans lesquels on trouve sans doute-intérêt, jate, satis^ faction, enivrement et calme d'esprit, jouissaient d'un rare bonheur à Ve»

nias, et , pour eux, ses habitants étaient les bans FinUkM de Marc Foscariai»

Résumons ce tableau : pour tout es qui n'était pas doge «nbitieux , aobli cupide, citoyen sans foi . tscroqmtt de testamenb , débauche eomre na* ture« espion des autivs pays, partisan de réformes , novateur ia^iet , Venise pouvait passer pour le sourdes déli* ces et de la libttté.

Taswbuiibiit «b TiamB •• i.à Câ^ii»». — A»* yaxsx BisAirast. — La caèT» »« C«soi.<to« ->S«a9«M »o«irfs «ivéntifisimT »ABi.«moi Fbbmbm» IV. — TftMMM M y«Mr«tt.

Nous avons décrit souvent les évé»

. nements qui tiennent à la politique et à l'administration de l'Itolie; il ne sera pas déplacé de donner quel* que attention aux phénomènes qui ont efirayé ses populations. Aucune r^ion du monde n'a été ravagée par de graves désastres, autant qob l'ei^

en bas : c^étaient ceux qui engloutie saîeot. Monteleone disparut; Miléto conserra queiaues maismis, mais devenues inabordsubles. Un des bour^ qui eut à déplorer la perte de ses édifices, fut Parghélia. Les habitants exercent rétat de terrassier : presque tous ils se trouvaient loin de leur habitation. Suivant leur usage, ils vovageaienten France, en Espagne, en Allemagne, et venant de partir pour cette campagne lointaine , ils ne devaient être de retour qu'à la fin de l'automne ; les maisons étaient gai^dées par les vieillards et par les femmes. Les Parghéliennes sont célèbres pour leur beauté, leurs yeux grands et bleus , leur teint plus doux et plus blanc que celui des autres Napolitaines. Ce fut à elles qu'on porta naturellement les premiers secours, puisqu'elles n'étaient pas en état de se livrer aux travaux nécessaires pour déblayer les rues. Le P. Agazio , carme de Jerocame , avait pris la fuite ; un de ses ^eds resta saisi dans une crevasse, qui se referma; il pleurait, il criait, aucun être* vivant ne pouvait l'entendre. Un second tremblement rouvrit la crevasse, et il recouvra la liberté et la vie. Les crevasses avaient , en général, la forme d'un polype, ou d'une écrevisse de mer ; il en sortait quelquefois' un limon crétacé, mêlé de bulles d'air qui se dégageaient avec quelque bruit. La douleur la plus atroce pour ceux qui firent ensevelis sous les ruines, sans être étouffés, fut le supplice de la soif: les habitants qu'on pirvenait à sauver, demandaient de reau à grands cris; mais, par ordre des >nédecins, on ne leur donnait à boire qu'avec mesure et lenteur, malgré leur avidtté , leurs plaintes et leurs menaces. Les chartreux de Saint- Étienne del Bosco s'étaient fait chérir dans le pavs par leur bienfaisance et leurs abondantesiiumôues; lacatastrophe du 5 février et celle du 7 les trouva dans leur campagne et renversa leur maison. Ils se voyaient saufs, mais bloqués par les Puines; ils mouraient de faim. Le bruit se répandit qu'ils pouvaient être vivants ; on aotourut, à travers mille périls , pour leur appor-

ter des vivres. A Polystène, deux mille habitants périrent le 5 en un seul instant; d'un couvent de religieuses, il ne s'était sauvé qu'une seule octogénaire. Deux mères tenant dans leurs bras, l*UDe un enfant de 8 ans, Tautre un enfant de 7 mois, tombèrent ensemble dans un gouffre ; elles n'abandonnèrent pas leurs enfants, secourbèrent sur eux et leur laissèrent ainsi la facultt de respirer quelque temps; mais les décombres s'étant amoncelés les recouvrirent de plusieurs pieds de terre. On retrouva ces infortunées dans cette attitude.

Une femme demeura sept jours sous dh monceau de ruines ; elle fut retiouvée ayant encore quelques lueurs de vie.

Lorsqu'on l'eut rappelée à elle, son premier cri fut : « />e l'eau : je veux de Peau! ^ Elle rapporta que, dès lé 'premier moment, dans la caverne où elle était tombée, la soif avait été sa principale douleur; eqsuite un évanouissement tranquille lui avait été l'usage de ses sens. Une autrefemroe, enfouie également avec ses deux fiJbs , fut retrouvée, après sept jours, encore vivante. Les deux enfants étaient morts dans ses bras. Un chat , caché dans un four, y resta quarante jours ; quand il fut découvert , disent les académiciens de r^aples , auteurs d'une relation détaillée de tant de désastres, il paraissait engourdi dans un doux sommeil ; peu à peu il revint à lui, et, par instinct, U ne but ^'avec lenteur l'eau qu'on lui présenta.

On demandait à Aloysia Basili, retrouvée après onze jours : « Que foisiez-vous? » Elle répondit: «Je dormais. »

ACusoléte, une villageoise, nommée Catherine Polistina, âgée de 9 ans , avait été, par ordre de son père, vaquer à quelques travaux de la campagne; au moment où elle , revenait , le tremblement de terre la surprit.

Elle marcha long-temps à travers les plainea couvertes de bouleversements, sans savoir où porter ses pas. Enfin » privée de conseil , hors d^lle-même, elle s'arrêta sur une petite colline formée à l'instant même par un mouve* roeét de soubtaaut : partout où U

potm «n Ant riortait m i^aidi , elle ne viiyait «le oésolations , goUffipes et terf»ii» étàûxéà. L» catastrophe , en reQvemnt le eol « avait fait, de tous lee aentievs et àm foutee, un paya inconnu. Une afflietîeo BsorteUe^ la pensée de la mort , la crainte d'être mndée nar eas|Mirents, commençaient a glacer Cer tèerine d'une vive terreur. Tout à coup une ehèvve égarte a'ofifre à ses yeux; c'était laohèvre 4e la maison: Fenfant et la bétejettent en même temps un petit rri d'intelligence et de Joie. Ces deux êtres vivants panissaient s'encourager Vnn l'autre. La chèvre ensuite regarda quelque tooips Tenfont, qui, à son tour, regardait la chèvre. Alors celle-d fit un doux bêlement qui semblait dire : « Suis^moi, je te sauverai. » Elle avança la première, Catherine la suivit. Elles errèrent loiuptemps dans des déoom* bres. L'eninit ne sarait où elle allait , maie la chèvre le savait. Enfin elle la veeonduisit à la maison paternelle, qui m'était fas engloutie, et oà elle trouva pea parents, qui déjà pleuraient sa mort. Je reponoe à peindre i'aœueîl que les parents, après avoir tendre*ment embrassé leur enfant, firent à la ebèvre libératrice.

On ne eeesait d'adresser de ferventes

eères à celui qui peut seul arrêter les apêtes ; mais le terme de tant de eoMnranees n'était pas arrivé. La mer devait aussi épouvanter par ses fureurs. Le prinee de Scilla, ayant vquIu fuir vers la Sicile, rencontra des tourbillons dévorants. L'onde s'élevait à des hauteurs immenses : le prince demeura enseveli dans les flots avec sa suite et plus de cinquante barques qui raccomr pagoaient. iJn malheureux pécheur, ^te, par la riolenee du vent, sur le rivage, où l'eau couvrait les premiers étages des maisons, fut lancé è tra<>.

vers nneienêtre, dans une chambre, où U put attendre que l'effort de cette terrible tempête m apaisé.

Dana cette cirepnstanœ le roi Ferdinand donne l'eiemple de la générosité la phiB humaine. Il fit construire à la hâie des mouline, déblayer les terrea, apporter du pain, de l'halle, du rin, eux intetuM campés sur les portieoe

4e terrain qui n'cvefeiiljM où Ils s'étaient amonœléi, fiamaot des villes d'une nouvelle nature, avec des débris de portes, des cerroMea , des barques et des poutres brîeéee. « Detoos eêtra, par touelfs canaux, dit li« Botta, coulait le fleuve de la bii royale, ■

Tels Curent les terriUes de la Calabre. Les nrovinone ToiaiaH du côté de Aapiés n^eprouvèront aucun dommage, et les templea de Pêutum (voy. fH, 82) (*) furent heureoeement épargnés.

(*)lfoi« àonnonitpt Sa, Il

temples de Pœstum. Cette ville liit foodtT ptr les Doriens , non pas par ceux ^\ habitaient utie partie de l*Biolieet la Doride gKtque, mais par ces PbènieieiiB aortia de Don. ville mariliine de la Phéairie. En Italie, «■ appelle eneore ces peuplea ias TlijFrréiiieak Ceux-ci furent vaincus dans une guerre par les Sybarites, Grc<s d*orifiDe,eCa»loa«t dn Aobeens. Sous ces derniers, îaVille acquit un grand éclat. C'est de osHa éfaqua qat datent sans doute les temples qu'oo %oil eacore aujourd'hui. Ploagés dans la oioUaft. les Sybarites se virent contraints de se M>t.* mettre aux Samnites, que les &omains raja- (juirent depuis, ht temple, i droite sur U planche, appelé la Sajtii<fuet fiait des(û# aux comices I aux réunions des cîK^ros. e* il servait aussi de promenade, d a neuf ct>lonnes de face, «t dix-huit sur rhactin dn flancs. Le temple du milieu , appelé temple de Neptune ou Grand Temple, est d oim coQstructioQ plus solide qu'élépine; elle se poropose de bloas immeuct : de oombrausa coloBoes pesantes sont planiéas dans le sol, non pas avec œtte légèreté al ass distam»^ an harmonie qui plaisent aux regards; au oonirairei^ le génie impatient de Tauteur a Uransgresse , ou plutàt a igQd»é les règks ardu tectoniques, et tout annonae une origine très-an lique, le premier élan de Tart, h le désir, dans les Tbyiréniens, de travailler phitét pour rimmortalité que pour Tcléganct. L'édifice, de forme en carré long, présente, sur chacune des feçades, six colonnes, et quatone de chèque céié. Ce temple peut être appelé amphiprosêfU , parce qull a deiu foçades ornées de colonnes; hexasty-h, parte que las ^j/fàn ont six eolonnes; jféripiert, pana qall oAie des eobMmaa isolées dans tout siB povrteoratéiiBari

1.» voMvwnrvs »4 M C*t.At>.a. •» CUvaa m ' Mvra Faiviiavoa. — TaAiiavoBT a'a» cMcaai

VAZT VAS 0> MAÇOa ni MOaTAIS 9A«S ui ViBcat*

xAts. — TftAVAoa ma m^ »i«a aaAvaa a^aniatl

On appela à Naplea dea archltectea de toute Vltalie, de Rome, de Gênes, de Venîaef et surtout def PiémontaiSi pour leur demander leur avis sur lee movenB de soutenir et de réparer les Mificesde la Calabre qui avaient échappé au désastre, mais qui se trouvaient trop voisins des décombres. Les ar* diitectes napolitains montrèrent aussi un grand désintéressement, et des talents fort distingués. La raison pour Jaquefle des Piémontais furent comme de préférence appelés à tapies, fait trop d'honneur à cette partie de Tltalie Dour que nous ne rapportions ps ici le fait qui, en 1770. avait rempli la Pér Dinsule tout entî4re de surprise et d'aflmiration. Près de la ville de Cres* centino, au confluent du Pô, on avait érigé anciennement une chapelle dite I)iotre-Dame du Palais, sur les ruines de Tancien palais de la reine Placidie,

observateurs veulent ^u*il soit hjpètre, c'està-dire découvert. Bdais, eo regardant allentivemeol, on aperçoit des murs et' des colonnes intermédiaires, qui devaient Soutenir l|fi toit^Le troisième temple, dans le fond, à gauche, s*appelait temple de Cérès. Il est hexastfU "pèriptère , mais seulement avec <reize colonnes sur les càtéa. Nous avons vu , p9R. 74, que Robert Guiscsrd, l'ainé dei enninis du second lit de Taocrèdft, occupa Salome; alors, il iU 'transporter dans eette ville beaucoup de restes préiacux qu^îl trouvs à Pœsmm; on les voit eoeore dans la eatbédrale : ee sont dei eoloon^et des ehapiteaiv de marbre, des lasses de norpbjre, oes mo^ saîques, deux urnes sculptées. Une de cas urucs représente Texpédition d'Alexandre dans les lucres; Tautre, les plaisirs de la vendange, et des sectaires de Bacchus enivréa, revêtus des costumes les plus extraordinaires. Tous, les poètes ont chanté les rosiers de Pestum, qui fleurissaient deux fois par an: mais on n*y trouve plust|ue quelques églantiers, des opuntias {eaetuà), et qoeiques plantes palusirale» qui épanoqfBMnt leiiffa tarses lolMi sur la •«àfaoe d*etia MmaâtTSi «téanBiiit*.

fine de 'niéadQB««ie«GMdt et qm itait nnue •'étaUir dans les eavùrow ihl Milan à la fia dt l'amiée têé.

En m4 radnioiitrttinn IpoakeQn-

eat le pitùet de mknger randeiMM Mias an noyen d'une Njtoode, Il en îSnltaît rinconvteîeal tf«tr« ftcoé d'abattre nn uMb/at qui ae tfouvail dans la nérinhéne du eende, et lealw4 bitanta ieoaifliit beaaeoun icn dookert Serra Creseentino « simple m«QOQ * mais hommede génie i quoique absolut ment illettré, conçut le projet de c«V server le clocher, en le transportant»

sans le démolir i quelques pas plue loin, limite néoesaajrepour la nouvelle construction de la rotonde* I^ aavante

Si avaient étudié dans les livres « hommes de traditions repoussé* rent cette idée comme extravagante mais Serra expliqua son plan , et il en fit Tannée suivante l'application à un autel menacé de perdre toute solidité, à la suite d'un éboulement de terres i

oe grand autel, surnKmté d'un immense tableau , fiit reculé vers le lieu où il devait être appuyé sans danger. Ls aucoès persuada les adversaires du projet, et Ton consentit au transport du doîober, moyennant le prix de la main-d'œuvre, évalué è-oentcînquaptt livres.

Serra fit d'abord disposer |e$ fond»* tions du clocher à la place qu'il devait eecuper; ensuite, il construisit la charpente telle qu*on la voit dans la planche 83 (*) , amsique le pian indiné sur lequel des rouleaux devaient jouer.

(*) Je tir« oe Ml si «itraonlinsirt , df rexoêllento histoire do Veroeil, 3 voL ii>.i\ .IWin, 1819,%. M» lo président de Gr^ fori» auteur do c<rtte bi«lsire de «a pairie, présidât d'une cour royale en France , s*eft axé parmi nous: on peut, avec raison, le re* garder oonune un des meineurs erimlnalistea qui etîstent auiourdliui , et sot' travaux sur les diflereotes dispositbns du code pénal de toutes les nations , offrent <io« reeheraLes et des solutions très-sovinies. If. de Orégori n*exoel1e pas moins dans la eonaatisancsdeB «is, des soionees, do lliistoiro, ot il est ps^ BIS do direqiieparaiInasaoadéMoSfilysn « trob , sanadomo, qui Imiooft uao tionaiileatjwisenri

ITAI4U.

Se tona lu rapport ih l'huma wté« ssé pénétrer dans les eovîrona dea lagunes, et inâme dans ouelquea-una <te ses palais, reaprit (Tinnovation, Ferdinand IV, après avoir si bien mérfti ^elaCalabre, ne paraissait p^s opposé aux principes de Caraccioli, vice-roi de Sicile^ oui demandait des améliora- 'tionsdans I administration, sans penser à détruire l'édifice de fond en comble , sous prétexte de le reconstruire à neuf. £n Toscane , Ferdinand III , second fils 4ie Pierre-Léopold, et l'un des meilleurs princes qui aient gouverné en Italie, gardait les bonnes institutions de son père, et repoussait avec constance les odieux moyens de surveillance dont LéopoM lui-même avait fini par se dégoûter avant de monter sur le trône impérial, auquel il s'était vu appelé par la mort de son frère, Joseph II. Lucques se montrait fidèle à son antique organisation d'une aristocratie modérée. Saint-Marin, sans progrès , mais aussi sans danger, jouissait de son entière indépendance , que le protecteur Pie VI ne cherchait pas à altérer. Monaco, car il doit étrerait mention de toute autorité distincte et reconnue, Monaco , sous l'appui d'une petite ^rnison étrani^ère, conservait ses droits de souveraineté. Le duché de Milan , avec ses habitudes d'obéissance, recevait les lois de François II, fils atné de Pierre -Léopold, prince d'un caractère doux, facile, bienvei^ Jant, l'un des plus instruits parmi les puissants souTerains de Tépoque. Hercule III, duc de Modène, gouvernait ses fertiles provinoes sous la protection de l'empereur.

Ces divers pays se voyant à la fois menacés et attaqués , s'étaient coalisés avec plus ou moins de sacrifices, pour s'opposer à l'invasion des Français.

Le but secret du Directoire était de forcer le roi deSardaigne à se détacher de la coalition, et d'amener T Autriche , attaquée dans ses états de Lombardie, à conclure avec la république française la paix valeureusement contestée, en Allemagne, par le frère de l'empereur.

Ainsi , la liberté des peuples ne venait dans l'esprit du Directoire qu'après

29r Uvraism. (iTàLis.)

une csntière p^tia^iction des rage^oef de son orgueil.

— T%Aixi »BC4aK>-Fo»iuo. — Boiakamt* r4m% »ovK L*ÉaT»TB. — 1l«Toirm pv^isikAL, — h. aw nêt^kmà vASMiBB, cmM»x» — a^VâiM* »« M|l*

Bonaparte , parti de Paris le SI nnan 1706, arriva k Nice le 37. 11 n'y trouva , au lieu de 60,000 combattants bien organisés ou'on lui avait promis, qu'une armée de trente mille hommes, mal approvisionnés et à peine vêtus, mais oraves et, disaient-ils, assurés de vaincre. L'armée coalisée austrosarde est repoussée : en quinze jours, le général remporte six victoires, prend vingt et un drapeaux , cinquante pièces de canon, dix-sept mille prisonniers, et il s'empare de la plusôrande partie du Piémont. Une proclamation an* nonce qu'on est venu rompre les fers de l'Italie. Le f^ouvemement de Tu»

rin sollicite la paix. Le 15 mai, le gé» néral entre à Milan en triomphateur; le château seul résiste encore. Le 3 juin, il occupe Vérone; le 4, il investit Mantoue. Le S juin, il conclut un armistice avec Naples. Le général a|^

1>rend la reddition du château de Mi* an, à Florence, au moment où il traite de la paix dans une entrevue avec le grand-duc de Toscane , Ferdinand III.

Le 5 novembre, le duc de Parme signe un traité qu'il achète par des sommes considérables , et par la cession d'un cbef-d*œuvre du Corrège. Le combat de Caldiéro, la bataille d'Arcole, ajoutaient prodiges à prodiges. En 1797, à son entrée sur les états de l'Eglise, Bonaparte envoya un député à la république de Saint-Marin, pour lui proposer d'agrandir son territoire; mais le conseil général, sans assembler Yarringo. i«pondit que la république, contente de sa médiocrité, aurait craint, en acceptant ses offres généreuses, de compromettre, pour l'avenir, sa liberté. Au bout de quelque temps , excitée par des novateurs, la république essaya de changer la forme de son gouvernement, et d*imiter la constitution des Français, mais elle ne

c^est-à-dire , dans un état {H>)itique de dioses que les partisans de ce système si temporaire , et si peu enraciné, {xni- Taient repousser, à leur caprice, si on en croyait leur propre général ! Apparemment ces paroles prophétiques ne furent pas alors assez entendues.

Gènes, Rome, Milan, Florence, Parme, Modène, Saint-Marin, Lucaues, Monaco, Turin, Naples , avaient suoi le gouvernement démocratique. Venise, après avoir été quelque temps livrée à cebienfait qu'elle n*avaitpassu apprécier, était passée au pouvoir de rAutriche.

Aucune des souverainetés de Tltalie , dont nous avons fait mention plus haut, n'existait plus dans sa forme antic|ue. Mais le général, le vainqueur, le héros qui avait amassé tant de trophées militaires , venait d'être envoyé en Egypte, Là , où le Directoire espérait qu'il perdrait la puissance de son talent, ou la vie, il se trouva que le général acquit plus de consistance et de santé. En 1799, l'Italie fut perdue en quelques mois par le Directoire, qui ne sut pas la défendre. Bonaparte, au oruit de ranéantissement de ses conquêtes, se retourna vers l'Occident, comme Robert Guiscard ( voyez pag. 74 ).

Voyant les désastres de ses compagnons , il accourut du Caire. Une armée, dite armée derésen^e, mais qui devait être la principale armée d'exécution, fut organisée par des moyens qui paraissaient tenir de l'enchantement : un matériel considérable se trouva r^ni et transporté au-delà des montagnes , avec des prodiges d'intelligence et de célérité. Marengo (*) rendit l'Italie à son ancien vainqueur, honoré du titre de premier consul de la république française. Sous ce nom , en 1801, il gouvernait , avec une autorité (ibsolue, la France et la partie septentrionale de l'Italie, ^u'îl avait reconquise avec tant de rapidité.

{*) Cesi à Marenp qtierilliurre général Desaix fui tué. Il avait comme un pressenlinient de sa fin prochaine, et disait à êf» atdes-d^ camp : « Voilà long-troins que je ne me liats plus en Eurotie. La boulets ne nous connaissent plus ; il nous arrivera quelque chose. »

DIX-XECVIÈBIE SIÈCLE.

L'Italts sctuo^b bs bxoz rotTioirs vas x.Bf %i-

SOLTATS DB VA. «ATAILIB ^B MabBMOO. — Lb COHCOBDAT.- BOVAMBTB rHiSTOBKT OBX.4B£rO- SU9DB ITALIBBVB. <— PbiS DBCX.AKK BMrBKBVB SBS FftABÇAIf. — SaciI IMPSIROB PkH LB PIPB

PiB vu. — Sacib boi d'Italib. — Hivniox i». ' fioBiBOBB États bb l'Itaub a la Fbabcb.

L'Italie était scindée en deux portions par les résultats de la bataille de Marengo , gagnée sur les Autrichiens.

En 1801 , Ferdinand IV se voyait rétabli à Naples. Son retour avait été signalé par des violences qu'un amiral étranger ordonnait, ou permettait avec une indigne barbarie. A Rome , le pape Pie VU , nouvellement élu à Venise , gouvernait le patrimoine de Saint-Pierre et l'Ombrie dans des sentiments de ménagement et dedouceur ..

qui attestaient la bonté de son carac tere; mais il avait perdu les trois Légations. La Toscane se réjouissait du vain espoir de rester lon^-temps sous l'autorité de Ferdinand III; mais elle devait subir d'autres destinées avant que le souverain bien aimé revit le ponte <U Santùssima Trinité (voyez pL 85 ) {*). Les Francis occupaient le Piémont, Gènes, la Toscane, Lucques et la Lombardie. Les Autrichiens restaient toujours maîtres de Venise.

(*) Celte planche représente le mafçnifiquo pont e/i Santissima Triniià. Cosnie l^*" le fit construire sur les d4*ssins de TAmmanato, lorsque la grande inondation de i557 eiil renversé Tancien pont. Le nouveau a trois cent -dix-neuf pieds de longueur, et il est composé de trois arches. Celle du milieu a quaire-vingl-dix pieds d'ouverture et quiuze pieds de flèche. C(*s arrs surbaissés ont beaucoup de grâce. Nous en retrotivonft Tidée dan« le pont de Neuilly. Le pont </i San^ tiêsimn Triniià est un de* pins beanx quePonconnaisse. Sa légèreté et sa hardiesse char> ment et étonnent le voyageur. On Ta orné de quatre statues représentant les quatre saisons de l'année. Il y a sur ce pont de» bancs où Ton peut s'asseoir pour prendre le frais. L'air est n pur pendant l'été, qu'on y demeuremit toute la nuit sans redouter U fiè^-re, comme mit les ponts de beaucoup d'autres ville».

MHfUm coKupMt Boixante- trois diii- •tz po«r la théologie , dix*Betif Ib phjiéqiie et les matbéniatî- ^^w», aeuf pour la fumprudeoee , "VMgt-deox pour la luédeciDeet la ehf- TQi^, et seùt pour les belles^leltres et la phîlosomie. A Rome^ rarchi-gyninaae arait été restauré complétemest pur Beaott XIV ( voy. pi. 66 ) {% ce bieaûiiteiir généreux de l'univiersité romaine.. Pie VII ( voy. /rf. « ) (^ avait ordonné, depuis, qoe Ton distribuât des eneouragements f|lus «fBcaces. Rome fiit aussi la première ville eu Ton établit un mode d'instruction ponr les sourds-muets, eonibrmémeat a la méthode de l'abbé de r^. Ferxare possédait dix-huit chaires, six pour la jurisprudence, six pour la méieeioe, deux pour les sciences sacrées, et quatre pràr la philosophie et les beiKfr-lettres. L'institut de Bologne jouissait d'une réputation reconnue dans toute l'Europe. Benoit xm lui avait envoyé nn nuignîG<|ne assoKîneDt d'instruments de chirureîe, re- ÇBS en présent du roi Louis XV. En Toscane, Gosme III et Jean-Gaston koooraat ie lycée d'une protection spéciale, «raient fondé une chaire de ëroit public, et une autre ciiaîre de botamgue, qui fut remplie avec "tant et gloire par Targioni Tozzetti. Les écoles pubyqaes appelées iéopokR" nés, attnraient encore un grand nombre d'écoliers ^ y trouvaient une inslmctioa solide. On Toît dans Fffîs-

(*) La planche S6 «lire B» i leportrailda Benoit XIV. il était oè le xS jnam 1675, «t moarut le 3 mai X75S.

{**) Siir la même planche S6 on voit n» 9 le portrait de Pie VTI. Nous extrayons ceque nons disons de Pie TTI dans ce récit, d'un ouvrage inliiolé , BUtoire de la 'vie tt du vontificat de Pie F'Il, que nous sommes sur le point de publier. Nous avons résidé tant d'années auprès de oe prinee , et tellement eonna son caradère , dans les principaH& éfcnenienti de son refîne , que jmus avons cm devoir entreprendre cet ouvrage , résidus dTma tiiall de heanaoup d'années, et

^ irt •■ œ saenMnt aebevc : il eomnrend ilavândn

tom de l'amvcMUé de Yfse, jpv^i».

broni, combien die loran de snjelB lyèiles, qui à leur tour iastruisaieot «ne ibttle de Toscans devenus aussi 4éidbres. La république de Venise accordait des sonuBss csnsidécabèes pour ontretenir le riche jardin botanique de Padone. Cette ville conptait €n ootit^ deux eoBéaes gnes. Les statuls d6s deoles de Venise pMu«ent aussi que les études y étaient noblenMnÉ encouragées. Éereule III tétait déclaré le Mécène dévoué de funfMrsîl}! de Modène. Le P. Iréûée Mb devenait m des ornements les plus bvillantsde runiversité de Pâme. A Milan, on avait respecté ot améttoré les Institutions des Borromées. Il suJfGt de dire me Murstori fut pré&t de la hfbtiotbèque ambroisieQoe. Des professeurs dignes de leur réputation4étaient d'ailleurs appelés à Milan , de toutes les parties de rilaIie,sous le amistère du comte de Fjrmian.

Le Piémont voyait fleurir Punivvrsilé fondée par le roi Victor. Gènes entretenait une école de nautique et de sourds-muets. Cette dernière, confiée au P. Assarotti , essayait des periectionnemenÉs que depufs , nous au* très inventeurs de la science , nous avons imités on France. Des académies de toutes sortes , de tout rang , sous les noms les plus bisarres, illustraient chaque ville. H «st d'usage de mal parler de racadémie des Arcades ; je ne sais nourauol. On y admettait Bicilement tes étrangers; mais aussi il n'y avaM pas en Italie un seul fittérateur célèbre , et un seul prince qui en refosât le dipMme. La Crusea reprenait et ennoblissait encore ses travaux.

A Turrn, le chevalier Lorgna avait au ridée généreuse, en fondant la Société italienne des sciences , de consaouner une «entmlisation littéraire, quand il n'était t^is possible de penser a une centratisatîon politique, et d'umr, dans m seul corps académique, toute 4a puissance scientifique de la Mnnsule , ai» miseen action , comme si celle nuissanoe eût existé thins une seuletl1ie.*AFIoraioe,laSocîél6 Ga> lombaire , instHuée en 1796 par la

Vico Técttt toujours malheureux.

Ce grand génie fut persécuté pendant long-temps. Les moments de (a réparation allaient venir ; mais il mourut en 1744, lorsqu'on le nommait historiographe de l'État de Naples. — On <loit au P. Appien Bonafede de Coiiiacchio une Histoire crUique et phi' ionophique du suicide rcUsonné. C'est «m ouvrage qu'il serait utile de publier <]enouveau,aenotre temps. — Nicolas Spédaliéri , Sicilien, qui a vécu pendant beaucoup d'années à Rome, a réfuté victorieusement Fréret et les opinions de Gibbon sur le christianisme. Le cardinal Gerdil, auteur d'un ouvrage intitulé, VImmatériaiUéderame.démofUrée contre Locke, estimait beaucoup Spédaliéri, et il en faisait son ami. — L'abbé Zorzi , Vénitien , avait entrepris une Encyclopédie italienne. Dans son plan , l'arbre des connaissances humaines ne ressemble en rien à celui qui est le point de départ des auteurs de l'Encyclopédie française. Déjà il avait composé les articles' liberté et péché originel. Léopold et Joseph II protégeaient l^auteur; mais il mourut a 32 ans, et l'ouvrage n'a pas été continué.— La ville de Bologne, en 171 1 , a donné le jour à Marie -Catherine Bassi. En f7«33, elle était en état de soutenir des thèses de philosophie , et elle fut immédiatement nommée lecteur dans l'université. Cette studieuse jeune ûlle flt des progrès rapides dans l'algèbre, la géometrie,et la langue grecque. Devenue épouse du médecin Vérati, elle lui donna douze enfants, et ne cessa de mener de front , avec une grande constance, les devoirs de mère, et ceux de professeur de physique. On lui doit de nouvelles expériences sur la compression de l'ai r.— M eus ne pou vons oublier le comte Algarotti, Vénitien, célèbre astronome, auteur du Neutonianisme pour les dames, A l'occasion de la publication de cet ouvrage, il reçut de la fille du philosophe anglais le prisme dont ce grand homme

nVi rqiris l'ordre suivi par l'auteur qtie ponr ma seconde édition , celle qui se compose de aeuf Tolumes in-39.

se servait pour ses expériences. Algarotti se distin^a encore par une foule d'autres cx)nnaissances qui le rendirent un des littérateurs les plus renommés du XVIII' siècle. — Ferdinand Galiani, Napolitain, que nous avons possédés! long-temps en France, est auteur d'un Traité sur les instincts et les habitudes de Chomme . ou Principes du droit de nature et des gens, A Paris , il composa un livre sur la liberté du commerce intérieur des grains, qui obtint un grand succès.

Si les savants des autres parties de l'Europe ont cherché à étendre les

f)rogrès des mathématiques, les Itaiens ne se sont pas tenus en arrière dans cette science. Lagrange seul peut être comparé à Newton , à Euler et à Bernoulli. Le Piémontais Lagrange est réputé le prince des mathématiciens du X VIII* siècle. Sa famille, originaire de Paris, s'était transportée à Turin, dans le siècle précédent, et il y naquit le 25 janvier 1736. Le calcul différentiel et intégral , la théorie des équations , la trigonométrie , l'analyse indéterminée, la mécanique considérée dans le sens le plus absolu, et l'astronomie, l'occupèrent successivement :

le vaste génie de Lagrange embrassa tous cts sujets divers. Comme il fut appelé à Paris en 1787, la France croit devoir partager avec l'Italie l'honneur d'avoir été la patrie de Lagrange. En effet, il a composé à Paris une partie de ses plus beaux ouvrages. — Pétrone Caldani , Bolonais , fut proclamé par d'Alembert le premier géomètre et le plus exactalgébriste de l'Italie. — Est-il ensuite un nom plus illustre que celui de Joseph Piazzi, né à Pont de la Valteline? Il fut envoyé de bonne heure à IVIilan, où il étudia la littérature sous Tirabosciii , et la physique sous le P. Beccaria. Entré, en 1761, dans l'ordre desThéatins, il enseigna la philosophie à Gènes. Il séjourna un moment à Mahe, et de là vint à Rome, où il fat lecteur de théologie dogmatique, en même temps que le P. uhiaramonti , depuis Pie VIL

TTAl^lE.

" ■•ffMHi LMKÎSI, RtRIMIfl, 9Êt

(ftae qwidlwleètwcrtatigpaar

Pmiéiiîque Ciriilo, néi ônimo, près de JUifkm^tÊtunmédmiBdemaukT «mire. Il ont «n jour la ewrmité léeitnter un ChioM, égftlcwieMt médeciii, nonmé Bm-Kioa, qui luiiîtaft keollége éa Ghiaois ÀMi à llaplies. Cet

matubileéuiB ta sphif^iqtœ, ou la flcûaoe des dovIb, ce que les Italieys «ppelleBt pmtUta ( •omm mériterait 4e paaserdaBB ia tangve rnnfMse arec la tmniaîsoii qai nous est fomlKève )• £n tâlMt le poals>de Cirillo, le Qn- BoiB devin qQ*il «vaiitdât dans sa jemesse , être suM à desdoaleurs carémfÊn^ eequi éM tim. Ciii^, depuis œ temps, étudia avec aCtention cette partie si iniportaifte de la médeeine. Paiie appàait CiriUo, mais il Tooiat nsler à «aptes. Il parlait dans ses ieçsos avee une élo^ienee teochaiite. Il entretenait «ne correspondance avec Linné. Les affreax troubles révolutionnaires n'épargnèrent pas Ci- TfHo , i|iri"périt victinie de son attachement aux principes nouveaux. Lord IHelson lui-même et Guillaume Hamiltmktk/efdbèrmth lesanver ; mais le triiwnal ei^eai^^M fétraetatioii ooere- Ibn txnwtanment CinUo. H périt au "Mnhen d'ene constensation imtverseMs.

— Jean-Baptiste Morgiigni de Forii «étadin la nédaeine à Boto^se, à Padoœ, à Venise; il oemposa de beaoK eamges^ jusqu'à Ttae de to ans, et seçutles plus boneniNesmaffqiies d'estime des pontite CléHWHtXI,a^ ment XUlet Oémcirt X IV, des doges Grimant, Lorédan et l^oacarini , de l'empeiiBU Onrles VI, d^fimmanvcl III,CTldeSardaigne,<tdeJeaepiin[, nlav»peiiieefaésé«&nre.--JAM^ Beriiin|liiei i Eut le pins eélèlire piv-

de ta

niMâdhA-f-à-ln

soeiélé,

dian^ «nu eiwtnalkmi de P%sprit imma». Elle dirige ses études fces tes priaeiM du JQjrte , eie «iierciie les moj^de prèwnirles4éiftsoHde les pMir. Son nit précis est de refiler les petites sociani. Cependant la jurispnidenœ se meut dans des limites elns dMooscrites qne eeNes «ù s'étendent les «ÛBiims^iaturetles ; eHeestoMigée eBBsdsiite,deooniiÉltreàlbnd lesbemmes; mais fls ont , à m pRS,toaîeai8 les mènes déCsnts, les mêmes vioes»

les mêasss passions. Lliomme d'anwurd'tai est enoore l'homme d'antrelois. Aiusl, dans cette science, Il n'existe pas autant de véi^tés nouvelles à découvrir. Après tant de livres, tant de législateun qm «nt travaillé sur une question sikoméeetsipaifEiitementapprise dans les premiers temps dn menoe, la matière est tnâtéesons tous les aspects. Pour oette raisen les llaliensse''seraîent-ils moins oocupésde wrisprudenoe que les autres nationsf £s&<9equ'iiB savaient, en Icnr qualité de prédeœssenrs à peu près des entras l>snples dans tons les genres dinve»tions,est>oe qu'ils savaient tootoeiqaV 7 avait à savoir PestKîequIlsn'mvaieitt pas été libres de se livrer à oette sorte d'étude? Non,ils n'étalent pasIàmoiBB diligents et moins excités qQ^-ailletm.

Ifonsporlerans d'abord de iajorisor»denœ caaoniqne.IiecanNnal Gorradim»

defietimo , Paul Paravidni , de Mflan, le P. Jean- Antoine Bianchi, de Ln(>qnes, ont illnstré oette soienoe^— A Té- 4Sat4 de la jurisprudence civile, no»

arvons à loner le fiimenz César Bmésana, mavqoisideBeooaria. Élevé i Paime , â étaiiijMnntesqniea, en ûiimaipeai d'attention à HehnéCins. Apvin nvoir fwblié une disaeitation sur les nsonnaies, il eomposa ean Italie ém ém$ wt ito petms. Cet

L'UNIVERS

La Société économique de Berne en»

voya une médaille d'or au comte César.

Voltaire donna des commentaires sur ce livre. On l'attribuait à Ange Quérini , Vénitien , parce que Beccaria ne s'était pas nommé. Mais les 7y*ot< ayant fait examiner le traité, et apprenant qo*on y censurait indirectement les 4iccusations secrètes ^ base de leur police, le traité fut prohibé à Venise ^ottf peine de mort II fiit néanmoins traduit en français , en allemand, en anglais , en espagnol , en hollandais et en grec vulgaire, enGn en russe par ordre de l'empereur Alexandre. Beccaria obtint, en 1791 , Thonneur d'être nommé membre de la junte pour la réforme du système judiciaire et criminel.

Le royaume de Naples, toujours fécond en hommes doués d'un beau talent et d'une pénétration extraordinaire, devait s'enorgueillir d'avoir donné le jour à Gaétan Filangieri.

Il naquit 1 an 1752, de César, prince de Arianello, et de Marie -Anne, de la famille des ducs de Montalto. Destiné à embrasser la carrière militaire, il l'abandonna pour les études, et il donna tant de suite à ses travaux , qu'à 20 ans il connaissait la littérature grecque et latine, et qu'il écrivit deux ouvrages, un sur Vétmcation privée , l'autre sur Us devoirs des princes. En 1774, le ministre Tannucci , chef de la régence, encouragea les efforts du jeune jurisconsulte. Alors il entreprit son grand .ouvrage intitulé : La Science de fa législation. Après les maximes pernicieuses de Hobbes et de J .-J. Bousseau, la société demandait un écrivain qui enseignât une voie sûre, qui répondît aux vains arguments des rhéteurs, et qui remît en un seul corps les droits civil, naturel et religieux. Les lois en général, les lois politiques, les lois économiques, les lois criminelles , ce qui concerne le respect dû à la religion, aux propriétés,^ la puissance paternelle, toutes ces matières sont traitées dans ce vaste travail. Des usages pervers, conservés à Naples, et apportés par la défiance importune de l'Espagne, des ibominables coutumes venuesde Sicile,

et qui remontaient an roi HiéroB , 4s abus introduits dans le ministère de juges , étaient signalés avec éoetpt.

On a reproché quelquefois à FasSoD' un style languissant et hérissé dfstflicismes, ce qui paraissait dénoter Cc^ emprunts. Ces gallicismes ont fait bra.coup de tort aux Italiens : on cnn^::

qu'ils copiaient les pensées de la Lotion voisine, quand ils ne copia•^f que les expressions. D'ailleurs il e^* toujours mal d'introduire des src> muets et étouffés dans ane mélodr qui doit rester toute harmonieuse.

On trouve encore dans Touvrage^^ Filangieri des répétitions desentenres.

des redites d'ai^ments; mais r^iteur aurait sans doute corrigé ces d^ fauts sur une autre édition : il masrut malheureusement à l'âge de36»k L'excès de la fatigue épuisa ses foRS, et il s'éteignit en peu de jours, pov avoir trop présumé de son couraçe.

Le roi Ferdinand se plaignit de d*»»

pas eu le temps de récompenser égnement cet auteur qui honorait ts»

la nation napolitaine.

HotATOKf. — P-^rir' ^^Tirrirr» Tniirm — Asoi FiBiBOiri. — Lu Amkwavi. — Cau moTTi. — Galldizi.— Botta. — LscoarsCuikL

Au XYIII' siècle appartient Louis-A ntoine Muraton. Fixé à Modèac pendant les guerres, H sut mériter festime des Français qui occupaient cette ville. On ne pourrait pas, sans composer un long ouvrage, parvenir à analvser les oeuvres de ce savant. Son Heeueildet écrivains des choses cTltctiie, dïrif^ en 28 gros volumes in-fol. , Les ,iniiquUés du moyen àge^ sont des mon!h ments d'un savoir immense. Il es:

un des plus abondants auteurs de rhistoire littéraire, civile et ecclésiastiqijr de son temps. — Nous ne pouvons o:!blier Dénina, Piémonteis, historin des Révohtfions d'Italie. Nous avon5 connu personnellement ce savant , qui ne s'est pas moins distingué par a véracité que par la justesse de se$ raisonnements. — Pierre G iannone , oé dans la Fouille , a écrit l'histoire de IN'a pies, depuis Constantin jusqu'au XVI H' siècle. Il commit quelques crreun de

iironologie. Il parle avec peu d'iniili2;ence des moines : la passion l'emioi*ie au-delà des bornes du vrai ; mais I instruit souvent à fond ses compariotes de leurs propres affaires, de o.iir'3 usages, de leurs défauts et de tjiirs actions héroïques. Attaqué par /archevêque de Naoles, à qui il nV raît pas demandé la permission de fa i re imprimer son histoire , il fut poursulvi , s enfuit de la ville, se reîfugia a Vienne, à Venise, dans le Piémont, f'ufs fut incarcéré par ordre du roi de Sardaigne. Aigri naturellement par ces persécutions , il montra peu de douceur tlûiiS le caractère; mais ensuite il offrit des explications : on se relâcha de la première sévérité , et il obtint des adoucissements à sa position. Son ouvrai^e est du nombre de ceux que la postérité ju^e plus favorablement que ue font fait les contem()orains. — !Nous devons honorer à prt le grand Tiraboschi, qu'on a appelé leTite-Live de la littérature italienne , et dont les judicieux écrits sont si justement admirés.— Après Tiraboschi , on ne peut Casser sous silence monsignor Ange 'abbroni, Florentin, à qui nous avons emprunté une partie de quelques-uns des jugements que nous venons de porter. On lui doit aussi la vie de Laurent de Médicis, celle de Cosme l'Ancien , de Léon X et de Pétrarque.

La famille des Asseinani n'est pas italienne, mais les divers savauts de ce nom ont étudié en Italie. Le premier, Joseph-Simon, évéque de Tyr, a publié le catalogue des manuscrits orientaux de la Vaticane, v compris ceux qui appartiennent à la langue malabare. Etienne Évode, son neveu, a publié ceux de la bibliothèque Laurentienne. Le troisième, Simon, a composé un Essai sur la littérature, le culte et les coutumes des Arabes avant Mahomet. — Melchior Cesarotti a eu beaucoup d'admirateurs et d'adversaires; il disait de lui-même qu'il était homérotâtre. Outre ses traductions d'Homère, il donna celle d'Ossian et des oraisons de Démosthène : mais une sorte de style mixte, un assemblage d'expressions de la Crusca et de for-

mes de langage antique « excitèrent dei

murmures. — Dans ce travail , j'ai assez témoigné mon estime pour Galluzzi (voy. p. 280). —Déjà commençait à s'illustrer l'historien Botta qui a dernièrement publié une si remarquable /listoire de Vltalie. — Le comte Llgoni préparaît des jugements littéraires qui sont devenus glorieux.

LbS PlvaiMOVTB. — BBTTtVBl.1.1. — PaBIVI. —

IVos* Moii4iii»o. — MAvrai. — ALrisii. — AvM-

TOLO ZinO. — M&TASTA.SB. — MOMTt.

Dans le XVIir siècle, au nombre des poètes, on distinguera parmi les meilleurs, les quatre Pindemonte, de Vérone, cette illustre famille vraiment apoUonienne. — Bettinelli , de Mantoue , jésuite, que nous laisserons en paix à propos de ses déclamations peu raisonnables et hors de propos contre le Dante, n*est pas seulement considéré comme poète à cause de ses sept pœmetti et de ses tragédies; il est encore auteur du risorgimento (Vltalia : il y dépeint l'état misérable des arts et des sciences avant l'an 1000 de l'ère chrétienne; il expose les efforts heureux des Italiens dans les quatre siècles suivants. A cet égard, il entre dans des considérations philosophiques d'un haut intérêt, que des écrivains venus après lui n'ont pas dédaigné de s'approprier sans le nommer.

Jean-François Galéani ISapione a écrit la vie de ce religieux , et il en parle avec estime. Ce fut Bettinelli que la cour de Pîancy envova, comme une sorte d'ambassadeur, a Voltaire. L'auteur de Brutus avait écrit à Stanislas : a J'ai un demi-million tout prêt : je vais adieter autant de terres que je pourrai, en Lorraine, pour aller mourir auprès de Marc-Aurèle. » Le jésuite était chargé de savoir si l'auteur de Bnttus disait vrai. Mais celui-ci ne se souvenant plus de ses promesses, sorte * de politesse épistolaire, répondit vivement : « Où je suis, je respire un aie de liberté : j'ai dépensé mon argent à acheter la seigneurie de Ferney. » — Joseph Parini, de l'État de Milan, est célèbre par son poème <Ai Matm et du Midi, On a imprimé après sa mort un autre poème de lui , intitulé : le Soir^

lÏALlÉ.

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,.c. fait cardinal; enfin, Alexandre isconti, frère d'Ennius, le çlus habile onuaisseur en médailles qui ait existé n Italie, et qui a laissé dans le cnea\îer Pierre Visconti , son fils , un liçne héritier de ses talents et de sa

>îous nous garderons bien d*oublier rabbé Féa, successeur et commentateur de Winkelmann, aujourd'hui çrésident des Antiquités romaines. Cest un homme qui joint au plus noble désintéressement, l'érudition la plus vaste. Je ne le loue pas davantage, parce qu'il est un des meilleurs amis f|ue j'aie en Italie.

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