II. Plan de voyage
L'époque et la durée d'un voyage en Italie dépendent chaque fois des circonstances. En général , on préfère la saison froide à l'été. La plupart des voyageurs traversent les Alpes aux mois de septembre et d'octobre, pour arriver à Rome vers le commencement de novembre. Pendant les mois d'hiver, Rome est le principal séjour des étrangers, jusqu'à la fin du carnaval ; puis la plupart s'en vont à Naples. On revenait autrefois à Rome à l'époque de Pâques, mais les grandes solennités qui avaient lieu alors, ont cessé depuis l'occupation. Au commencement de l'été , les touristes quittent généralement l'Italie. Ce n'est pas cependant qu'on ne voyage pas en Italie durant l'été, mais toutes les constitutions ne sont pas faites pour en supporter le climat. La nature y est alors aussi fort belle, la longueur des journées favorable au voyage, mais l'ardeur du soleil ne vient que trop souvent paralyser l'énergie physique et morale. Et ce n'est pas seulement une chaleur intense de quelques jours; elle dure des mois entiers, sans un nuage et sans une goutte de pluie. Ce n'est qu'à la fin d'août, avec les premières pluies, que la température commence à se rafraîchir.
Pour un court séjour, les mois d'automne, de la mi-septembre à la mi-novembre , et ceux du printemps , de la mi-mars à la fin de mai, sont les plus favorables. On ne choisira pas les mois d'hiver, de la mi -novembre à la fin de février, époque des grandes pluies. Les personnes • qui resteront en Italie, passeront ces mois dans une grande ville, surtout à Rome. Parmi les autres villes décrites dans ce volume, Sienne et Perouse sont les plus importantes et les plus intéressantes ; toutes deux conviennent pour un séjour en été, à cause de leur site élevé.
Langue.
INTRODUCTION
XY
Aucun voyageur ne devrait non plus négliger de voir Orvieto et Assise. Enfin nous nommerons encore les villes suivantes où passe le chemin de fer : Arezzo, Cortone, Spolète, Terni, avec ses magnifiques cascades, et, pour leurs antiquités étrusques, Chiusi et Corneto. Volt erre , S.-Gimignano, Montepulciano et Viterbe sont situées un peu à l'écart. Quant aux villes de la côte de l'Adriatique, voir p. 81. — Ce n'est là qu'un aperçu et non une énumération complète des curiosités de l'Italie centrale, car elles sont très-nombreuses et très-variées. Plus on s'éloigne de la grande route, plus on trouve l'occasion d'approfondir le caractère de ce merveilleux pays.