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V. Sûreté publique. Mendicité

Le nord et le centre de l'Italie ne sont guère moins sûrs que les autres contrées de l'Europe. Aucun voyageur raisonnable n'ira, sans doute, errer la nuit dans les quartiers déserts des grandes villes, surtout dans ceux de Rome, car ils jouissent avec raison d'une fort mauvaise réputation sous ce rapport.

Le brigandage proprement dit est un fléau tout à fait local, que l'on peut éviter; il est du reste complètement inconnu dans les contrées au N. de Rome. Dans cette partie du royaume, on peut visiter sans crainte les endroits les plus écartés. Dans la Campagne de Rome , au contraire , la sûreté publique laisse à désirer. On peut se renseigner à ce sujet auprès des gendarmes {carabinieri , v. p. 117), corps d'élite de 3,297 hommes (1900 avant 1874).

Pour porter des armes, il faut un permis du gouvernement, qu'on peut se procurer par l'intermédiaire de l'ambassade ou du consulat; mais des armes ne seraient qu'un fardeau pour le simple voyageur. Il est absolument interdit de porter des armes secrètes comme canne à épée, couteau-poignard, etc.

La mendicité, protégée par l'ancien régime, est un des fléaux du pays; il faut que l'étranger s'y habitue. Le nouveau régime a déjà employé des remèdes énergiques contre ce mal, sans avoir toutefois réussi jusqu'à présent à l'extirper. Il ne s'agit que très-rarement, pour celui qui donne, d'une œuvre de charité; la mendicité est une spéculation tout comme une autre. On se débarrassera d'un importun par un mouvement bref de la main, ou en disant tranquillement: ,,nientea. Mais si l'on donne, on n'oubliera pas que plus la pièce de monnaie est petite, mieux cela vaut. La même mendiante que nous avons vue remercier avec les bénédictions habituelles, en recevant 2 centimes, répondit une autre fois, après avoir reçu 50 c. , "ma, Signore, è molto poco"!

INTRODUCTION

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