‹ Italie centrale et RomeChapitre 39 sur 105 · MONTE VARCHI · texte numérisé non relu

MONTE VARCHI

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vallée se rétrécit peu à peu; on est encore longtemps en vue de Fiésole, à g. sur la hauteur. — 12 kil. Compiobbi. Les hauteurs environnantes sont nues, les coteaux et la vallée bien cultivés. A g. s'étend la chaîne du Pratornagno. — 20 kil. Pontassieve, à l'embouchure de la Sieve dans l'Arno. A g., belle vue sur la vallée de la Sieve. Plus loin , on traverse un petit tunnel; la ligne passe sur la rive g. de l'Arno, la vallée se rétrécit. — 28 kil. Rignano. Un nouveau tunnel. — 35 kil. Incisa, avec un château qu'on voit de loin. La rivière perce la montagne calcaire, ce qui a fait donner son nom à l'endroit. — 40 kil. Figline. La vallée de l'Arno est ici et plus loin près de Montevarchi et d' Arezzo d'un grand intérêt au point de vue paléontologique , car on y a trouvé une grande quantité d'ossements fossiles d'éléphants, de rhinocéros, de mastodontes, d'hippopotames, d'hyènes, de tigres, d'ours, etc.; il semble que cette vallée ait formé primitivement un grand lac d'eau douce.

48 kil. S. -Giovanni, petite ville située à g., la patrie de Masaccio, le célèbre peintre, qui y naquit en 1402, et mourut à Florence en 1443; Giovanni da S.-Giovanni (1590-1636) y est également né. La cathédrale renferme plusieurs des peintures de ce dernier: la Décollation de St Jean , l'Annonciation, etc. L'église S.-Lorenzo possède, dans la chapelle à dr. du maître autel, une Vierge que l'on attribuait autrefois à Masaccio.

54 kil. Montevarchi {Loc. d'Italia, dans la rue principale), petite ville de 9,600 hab., où l'on montre encore, sur la place, la maison de l'historien florentin Benedetto Varchi (1502-1555), favori indépendant de Cosme de Médicis. L' Accademia di Val d'Arnese possède une riche collection d'ossements fossiles (v. ci- dessus).

Le beau côté, jusqu'à Arezzo, est à g. La voie monte, en traversant quatre tunnels. — 62 kil. Bucïne, située à dr. sur une colline, tout près du chemin de fer. Puis encore quatre tunnels. — 67 kil. Laterina. — 72 kil. Ponticino, d'où l'on monte doucement à la plaine d' Arezzo, ville que l'on aperçoit déjà de loin, à g. — 88 kil. -Arezzo.

Arezzo. — Hôtels: Ingh ilterra, Vittoria, tous deux fort bons, en face l'un de l'autre dans la via Cavour; Cannon d'Oro, modeste, non loin de la gare. — Caffè dei Constantin via Cavour.

Arezzo (238 m. d'altit.), Y Arretium des anciens, résidence d'un évêque et d'un préfet, est une ville proprette et agréable, de 11,150 hab., au milieu d'une contrée belle et fertile, riche en souvenirs et en monuments historiques.

Arretium était une des plus importantes des douze villes de la ligue étrusque. Elle fit, de même que Cortone et Pérouse, la paix avec Rome dès 310 av. J. - C. , et resta depuis son alliée. Le consul C. Flaminius construisit en 187, d'Arretium à Bononia (Bologne), la voie Flaminienne^ dont on reconnaît encore les traces. Arretium fut détruite pendant la

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guerre civile par Sylla, Tan 82, et elle reçut plus tard une colonie (Colonia Fidens Julia Arretium)y qui lui procura une nouvelle prospérité. On y fabriquait des vases d'argile rouge très-précieux, et des armes. La ville eut beaucoup à souffrir au moyen âge des invasions des Goths et des Lombards , puis des luttes intestines des Guelfes et des Gibelins. Elle fut généralement du parti de ces derniers contre Florence. Au xive s., elle fut soumise pendant quelque temps aux Tarlati; ensuite elle appartint à Florence, en 1337, et elle lui fut définitivement soumise au xvie s.

Cette ville a vu naître beaucoup d'hommes célèbres, entre autres: Mécène (m. Tan 9 de notre ère), l'ami d'Auguste et le protecteur de Virgile et d'Horace-, Guido Aretino , religieux bénédictin qui inventa la notation musicale moderne-, François Pétrarque, le plus grand poète lyrique de l'Italie (1304-1374), dont les parents étaient toutefois florentins; Pietro

à Pérouse.

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Aretino , dit VArétin (149 ?-1557), le poète satirique. Il faut encore mentionner plusieurs membres de la famille noble des Accolti , des jurisconsultes et des historiens des xve-xviie s. ; A. Cesalpini (1519-1603), botaniste et médecin; Franc. Redi (1698), médecin et écrivain humoristique, etc. — ■ Arezzo compte aussi dans son histoire plusieurs noms d'artistes : Margaritone, né vers 1286, peintre et sculpteur sans importance; Spinello Aretino (1318-1410), élève habile de Giotto, dont il a bien conservé le style, qu'il a rendu populaire, surtout à S.-Miniato près de Florence, au Campo-Santo de Pise et au Palais Communal de Sienne ; puis, Georges Vasari (1512-1574), peintre, architecte et biographe des artistes, etc. Néanmoins Arezzo n'a pas eu d'école artistique; des Florentins et des Viennois: Giotto, Lippo Memi , Lorenzetti, etc., y trouvèrent au xme et au xive s. de nombreuses occasions d'y exercer leur talent.

En venant du chemin de fer, on suit la via Guido-Monaco, qui débouche au bout de 5 min. dans la via Cavour. Là, sur la petite place St-François s'élève (pl. 1) le monument du comte Fossombrone, natif d' Arezzo (1754-1844; v. p. 41).

St François {S.-Francesco; pl. 2), qui se trouve sur la place, a des peintures remarquables du xve s.

Dans le chœur, des "fresques de Piero délia Francesca , maître de Luca Signorelli, qui sont le mieux éclairées vers le soir. Elles ont pour sujet la légende de l'arbre de la croix: une Graine de l'arbre du bien et du mal plantée sur le tombeau d'Adam et devenant un grand arbre; Salomon faisant abattre cet arbre et en construisant un pont; la Peine de Saba en reconnaissant l'origine; le Bois employé plus tard à faire la croix de J.-C. ; l'Empereur Héraclius s'emparant de la croix dans un combat contre les Perses et Ste Hélène la retrouvant. Toutes ces compositions sont faites avec beaucoup d'art et témoignent surtout une connaissance du nu supérieure à celle des contemporains de Piero, mais elles sont dures et sans grâce. Les Evangélistes du plafond sont attribuées à Bicci di Lorenzo. — Dans la nef, des fresques de Spinello Aretino^ récemment découvertes sous le badigeon, mais fort endommagées.

En suivant plus loin la même rue, et en montant ensuite à g. par le corso Victor-Emmanuel, on rencontre à dr.

S. -Maria- délia -Pieve (pl. 3), église intéressante construite au commencement du IXe siècle sur l'emplacement d'un temple ue Bacchus (?) ; la façade et la tour sont de 1216. La façade, fort singulière, se compose de 4 colonnades de styles bizarrement mélangés. Au-dessus des portes, des sculptures très-anciennes.

L'intérieur, à trois nefs, avec coupole, est actuellement en voie de restauration; au-dessus du maître-autel, un ""St Georges de Vasari; à dr. , un tableau d'autel à divers compartiments, la Vierge entourée de vsaints, de Pietro Laureati (d'après l'inscription; Crowe et Cavalcaselle l'identifient avec Pietro Lorenzetti de Sienne) : tous les deux sont déposés pour le moment dans la Badia (p. 41).

Derrière l'église est la Grande Place, avec une fontaine et un monument de Ferdinand III (pl. 4), érigé en 1822. Au N., les loges construites en 1573 par Vasari. A côté du chœur de l'église, le *musée, dans la maison de la Fraternità délia, Misericordia, avec une belle façade gothique du xive s. S'il n'est pas ouvert, sonner à la porte vis-à-vis de l'entrée, au 1er.

Ie et 2e salles: riche galerie paléontologique , en grande partie des environs d' Arezzo (v. p. 37). Parmi les fossiles, une tête de cerf trouvée dans le lit de la Chiana, près d' Arezzo. — 3e salle. Le long du mur du côté de l'entrée: des bronzes antiques mêlés à un grand nombre de modernes. Mur de droite: inscriptions romaines et bas-re-

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liefs. Mur du côté de la sortie: sceaux du moyen âge et de l'antiquité. 4e salle: belles majoliques du xvie s. Au centre: "vase antique, orné du Combat d'Hercule contre les Amazones. Dans les vitrines, des urnes cinéraires, et d'autres fragments de vases en argile rouge vitrifiée (Vasa Aretina). — 5e s a 1 1 e : Caisses cinéraires étrusques. Au centre : - vase antique, avec l'Enlèvement d'Hippodamie par Pélops. A dr., un -reliquaire qui a renfermé les ossements des martyrs St Laurent et St Pergent , par Forzore , du xive s.

On retourne de là au Corso en passant sous les loges de Vasari, et l'on y arrive en face du Palais Public (pl. 7). Cet édifice, orné de nombreuses armoiries des anciens podestats, est de 1322, mais il a été modernisé: il sert de prison.

Un peu plus haut, la via deli' Orto se dirigeant à g. Une longue inscription y désigne la maison où François Pétrarque vit le jour, le 20 juillet 1304. — Tout près de là s'élève

la *cathédrale (duomo) , bel édifice du style goth. italien, fondé en 1177, avec des additions de 1290 et la façade inachevée.

L'intérieur, à trois nefs sans transept, présente de belles proportions. Les *vitraux datent du commencement du xvie s. ; ils sont par Guillaume c?e Marseille. La fenêtre du milieu du chœur est moderne. Dans le b a s côté de dr., le "tombeau de Grégoire X, par Margaritone (?, école de Pise). Ce pape zélé mourut à Arezzo le 10 janvier 1276, en revenant de France à Rome, au moment où il s'occupait d'organiser une nouvelle croisade. — Sur le maître autel se trouvent des *sculptures en marbre de Giovanni Pisano , de 1286, la Vierge avec St Donat et St Grégoire, et des bas-reliefs représentant des scènes de leur histoire. — Dans te bas côté de g., le tombeau du poète et médecin Redi (m. 1698). A côté, la chap. de la Madone del JSoccorso, avec deux autels de l'école des Robbia. A l'extrémité de ce bas côté , le *tombeau de Guido Tarlati di Pietramala, le belliqueux évêque d'Arezzo , sculpté vers 1330 par Agostino et Agnolo da Siena d'après les dessins de Giotto , comme le suppose Vasari. On y voit 16 bas-reliefs représentant l'histoire de cet ambitieux prélat, qui, élu chef de la ville en 1321, se distingua bientôt par ses conquêtes, et couronna à Milan l'empereur Louis de Bavière (m. 1327). A côté de la porte de la sacristie, Ste Madeleine, fresque par Piero délia Francesca.

Devant la cathédrale, la statue de Ferdinand de Medicis, en marbre , par Jean de Bologne, érigée en 1595. Sur la place de la Cathédrale, n° 1, la Palais Communal (pl. 9), orné de vieux écussons. — On suit de là la via Ricasoli, puis on tourne à dr. à la place Fossombroni, où est l'église St-Dominique (pl. 10), avec des fresques de Spinello Aretino.

Dans la rue dite Borgo di S.-Vito, à dr., n° 27, se trouve la maison de Georges Vasari (pl. 11), qui contient de ses œuvres. On retourne de là à la via Cavour (p. 39).

Sur une petite place voisine de cette rue s'élève l'église S.-Annunziata (pl. 12), bel édifice de la Renaissance, en grande partie bâti par Ant. di Sangallo. L'intérieur est à trois nefs avec voûte en berceau et coupole d'un effet pittoresque. Il y a des vitraux du xve s.

Plus loin dans la rue Cavour, également sur une petite place, la Badia di S.-Fiore (pl. 13), qui sert maintenant à V Académie des Sciences , des Lettres et des Beaux-Arts d' Arezzo, et qui contient la petite galerie de peinture de la ville. On entre de

à Pérouse.

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la place par la porte n° 1 dans une cour entourée d'arcades, où est la sonnette du gardien (50 c).

La galerie de peinture possède peu de choses importantes, les noms des peintres son marqués sur les tableaux. La lre salle n'a de remarquable qu'une Vierge avec beaucoup de saints, œuvre caractéristique de Pietro Lorenzetti, provenant de S.-Maria-della-Pieve. — Viennent ensuite un passr.ge avec des plâtres et une salle avec des estampes. — Puis une salle où se trouvent des tableaux de Vasari, et en outre, au mur en face de l'entrée, de *Luca Signorelli, la Vierge sur un trône, avec beaucoup de saints (vers 1520); de Bartol. délia Gatta , qui a subi l'influence de Signorelli, St Roch protecteur contre la peste, deux tableaux. — Dans la salle de la bibliothèque de l'académie, l'ancien réfectoire, le Festin d'Assuérus , par Vasari (1548).

Dans le bas du Corso, près de la porte S.-Spirito, la via dell' Anfiteatro conduit à dr. à l'église St- Bernard, précédée d'un cloître qui est décoré de fresques attribuées à Uccello. Dans le corridor à g., on voit, au milieu du jardin, des restes peu considérables d'un amphithéâtre romain.

A 15 min. en dehors de la porte S.-Spirito, S. - Maria -délie - Grazie (prendre en sortant l'allée à g. et au bout de 3 min. le chemin de voiture à dr.). C'est un édifice du commencement de la Renaissance, précédé d'une jolie colonnade et qui a un bel autel de Ben. da Maiano (?).

D'Arezzo à Città-di-Castello , 36 kil., grande route, v. p. 55.

Au delà d'Arezzo (à g., on découvre un beau panorama de la ville, avec sa pittoresque cathédrale), le chemin de fer et la grande route longent la chaîne de collines qui sépare les vallées de l'Arno et de la Chiana de celle du Tibre. Un tunnel abrège la courbe, puis on traverse la plaine en ligne droite. — 101 kil. Frassinetto. — 106 kil. Castelfiorentino. Ce dernier endroit est situé sur une espèce de promontoire. Plus loin, à g., le fort en ruine de Montecchio. A quelque distance de là on aperçoit dans le lointain, à g., Cortone, majestueusement assise sur une colline plantée d'oliviers.

La vallée de la Chiana, aussi fertile que bien cultivée, était autrefois un lac, et, jusqu'au milieu du siècle dernier, un marécage pestilentiel. On en éleva le sol et l'on en fit écouler les eaux en canalisant les ruisseaux, qui furent forcés de déposer dans les bas-fonds les terres qu'ils amenaient des montagnes. Ce système bienfaisant fut inventé par les célèbres mathématiciens Torricelli et Viviani, de l'école de Galilée, et mis en pratique en dernier lieu par le comte Fossombrone, aussi remarquable par sa science que par son habilité comme homme d'état. La Chiana, en latin Clanis, se jette maintenant dans l'Arno,. tandis qu'elle tombait autrefois dans le Tibre.

117 kil. Cortone. La gare est près de la petite localité de Camuscia au pied de la colline que couronne la ville. 11 faut 3/4 h. pour y monter. Omnibus, 1 1.

On monte par un chemin de voitures qui passe devant S.-Spirito, à dr. et qui aboutit au S. de la ville. Les piétons vont par

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l'ancien chemin qui passe devant la M adonna- del- Calcina} :o, petite construction du commencement de la Renaissance par Ant. di Sangallo, avec un bel autel de 1519. On arrive dans le bas de la ville à la porte St-Augustin, au S.-O. (p. 43).

Cortone. — Hôtels: Alb. délia Stella, à rentrée à l'O.; Alb. Nazionale, plus haut, dans la via Nazionale, tous deux propres et bons; mais il sera utile de s'informer des prix.

Cortone (Cortona), petite ville de 9,000 bab. (26,000 avec ses dépendances) dans un site élevé au-dessus du Val di Chiana, non loin du lac Trasimène , est une des plus anciennes de l'Italie. La visite en est intéressante, tant à cause de la beauté de son site qu'à cause de ses antiquités étrusques et d'un petit nombre de bons tableaux du xve s.

Il parait que les Etrusques, venus de la plaine du Po , l'enlevèrent aux Ombriens, et en firent leur principale forteresse, leur point d'appui pour la conquête du reste de PEtrurie. Cortone était une des douze villes de la confédération étrusque. Elle partagea le sort des autres et devint une colonie romaine. Au moyen âge , elle échut à Florence, en 1410, après de longues luttes.

En 1441 naquit à Cortone Luca SignoreHi, un des principaux peintres du xve s. Son maître fut Piero délia Francesca (p. 39), avec lequel il travailla à différents endroits, par ex. à Urbin. Il s'appliqua particulièrement à l'étude de l'anatomie, visant surtout à mettre dans ses peintures de l'exactitude et du caractère. C'est avec raison qu'on l'a nommé le précurseur de Michel-Ange. De 1479 jusqu'à sa mort, il vécut généralement à Cortone, où il revêtit toute sorte d'emplois et peignit bon nombre d'excellents tahleaux, dont plusieurs sont restés jusqu'à ce jour dans sa ville natale. Cependant ses œuvres principales sont ses fresques deMonte- Oliveto (1467; v. p. 36), d'*Orvieto (1499—1502; p. 60) et de Rome (1508; p. 292). Il mourut en 1593. — Cortone est encore la patrie du peintre et

à Pérouse.

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décorateur Pietro Berettini, dit Pierre de Cortone (15iô— 1669), qui travailla surtout à Rome et à Florence.

De l'entrée S. de la ville, où aboutit le chemin de voitures venant de la gare, la rue principale, nommée via Nazi o nal e , conduit en 3 min. à une terrasse en hémicycle d'où, l'on a une belle vue sur une partie du lac Trasimène et les hauteurs environnantes. A dr.

St-Dominique (S.-Domenico) du commencement du xni6 s. On y voit au maître autel un Couronnement de la Vierge, par Lorenzo di Niccolô (1440) , don de Cosme et Laurent de Médicis ; à dr., une *Vierge avec quatre saints et des anges par Fra Angelico (Fiesole); à g., une autre *Vierge avec St Pierre Martyr et un dominicain, par Luca Slgnorelli (1515).

Pour la rue qui monte à dr. v. p. 44. — La via Nazionale mène tout droit à la place Victor -Emmanuel, où se trouve le Municipio (pl. 1). A g. aboutit la via Guelfl, dans laquelle on voit immédiatement à dr. un beau palais du xvie s. et plus bas, aussi à dr. , l'église St- Augustin , qui renferme une Vierge avec des saints par P. de Cortone. Cette rue conduit à la porte St-Augustin, au S.-O. (p. 42).

En suivant, de la place Victor-Emmanuel, la petite rue à dr. du Municipio, on arrive à la petite place Signorelli, où l'on a en face le palais Pretorio , à g. contre une maison, un vieux lion sur une colonne (marzocco).

Le palais Pretorio (pl. 2), orné des armoiries d'un grand nombre de podestats, est occupé par les autorités et par YAcade'mie étrusque fondée en 1726, qui possède un remarquable ^'musée d'antiquités étrusques. Le gardien demeure dans le voisinage (50 c. à 1 1. de pourboire).

L'objet le plus curieux qui s'y trouve, est un -lustre étrusque (lampadario), de forme circulaire, composé de 16 becs. La partie inférieure est ornée, au centre, d'une tête de Gorgone qu'entoure un Combat d'animaux, puis de vagues avec des dauphins, enfin de 8 satyres alternant avec 8 sirènes, entre chaque couple desquels se trouve une lampe, avec une lête de Bacehus. Une peinture à l'encautisque sur pierre de Lavagne, appelée Polymnie , passe pour un antique. D'intéressants bronzes étrusques une main ex-voto avec beaucoup de symboles, des vases sans importance, des caisses funéraires étrusques, des inscriptions, e'c. — La bibliothèque Ponbuni, dans le même édifice, possède, entre autres ouvrages, un beau manuscrit du Dante.

La via Casali, qui passe entre le palais Pretorio et le théâtre, conduit à une troisième petite place, la piazza del Duomo, où l'on a à dr. la cathédrale, à g. le baptistère.

La *cathédrale est une belle basilique, attribuée à Ant. di Sangallo, mais modifiée au xvnie s. par le Florentin Galilei.

Dans le chœur, une Descente de croix et une *Cène avec un gradin, par Luca Signorelli. A côté, à g., une Pietà du même peintre. Dans la sacristie, une Vierge, aussi de Signorelli. A g. du chœur, un sarcophage antique avec le Combat de Bacehus et des Amazones, faussement appelé le tombeau du consul Flaminius (p. 45).

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Vis-à-vis de la cathédrale s'élève le baptistère, une ancienne église des Jésuites (Oesù).

On y remarque deux tableaux de Luca Signorelli^ la Conception et la Nativité-, trois de Fiésole , l'Annonciation, et *deux prédelles: l'histoire de la Vierge et de St Dominique.

En passant de la place Signorelli (p. 43) devant le portique du théâtre et en suivant tout droit la via Dardano, on arrive à la porte Colonia (v. le plan), où l'on a le meilleur coup d'oeil sur les *murs e'trusques de la ville, composés d'énormes blocs de pierre, et en majeure partie bien conservés (2,600 m. de circuit). Les portes mêmes sont encore reconnaissables. On peut descendre du côté extérieur.

La via S.-Margherita, qui monte près de S.-Domenico (v. p. 43) , conduit en 20 min. à la hauteur qui domine la ville et que couronnent l'église du même nom , ainsi que les ruines d'une forteresse. — A peu près à mi-chemin se détache à g. la via délie Santucce, par laquelle on atteint en quelques minutes l'église St- Nicolas , précédée d'une cour avec quelques cyprès.

A l'intérieur (50 c), une fresque fortement restaurée et un *tableau d'autel peint des deux côtés, par Luca Signorelli; Tune des faces représente le corps de Jésus tenu par des anges, l'autre la Vierge „della Seggiolau, avec St Pierre et St Paul. — On peut monter directement de cet endroit à Ste-Marguerite , en se faisant montrer le chemin (des degrés) par le sacristain.

L'église *Ste-Marguerite (Margherita) est une construction gothique de Nie. et de Giov. Pisano, avec une belle rosace, nouvellement restaurée et agrandie; le tombeau de la sainte (sous le maître autel) est du xine s. ; le devant en argent, et la couronne d'or ont été donnés par Pierre de Cortone. — On ne devrait pas négliger de monter encore un peu plus haut jusqu'à l'ancienne forteresse {fortezza ; 660 m.; 20 c. de pourb.), du haut de laquelle (660 m.) la vue est immense et seulement bornée en arrière par une chaîne de montagnes {Alto di S.-Egidio, 1045 m.).

Il faut encore mentionner comme curiosités, quoiqu'ils soient de moindre intérêt pour le touriste, sous le palais Cecchctti, une \oûte d'une haute antiquité; plus bas que Ste-Marguerite, des restes de bains romains, faussement appelés temple de Bacchus ; devant la porte S.- Agostino , un tombeau étrusque appelé la Grotta di Pitagora.

On tâchera aussi, en déposant sa carte au palais Madama, via Nazionale, 5, chez M. Colonnese , de voir les œuvres qui! possède: un beau buste de St Etienne et une Nativité de J.-C. par Luca Signorelli, un tableau de l'école allemande et deux de l'école italienne du xves.

122 kil. Terontola, localité sans importance non loin de l'angle N.-O. du lac Trasimène, point de raccord des lignes de Chiusi, Orte et Rome (11. 8) et de Pérouse et Foligno. On change ordinairement de voiture pour cette dernière direction.

à Pérou se.

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