I. Vestibule du Belvédère, partagé en trois par 2 arcades
I. Vestibule (atrio) du Torse (pl. 6). Au milieu, le fameux ''Torse d'Hercule, sculpté, selon l'inscription, par Apollonius d'Athènes, qui vivait probablement au premier siècle av. J.-C. On trouva cet antique au xvie s. près du théâtre de Pompée (p. 208). Vis-à-vis de la fenêtre, le * sarcophage de L. Cornélius Scipion Barbatus, aïeul de Scipion l'Africain, consul l'an 298 av. J.-C. Ce monument en pépérin , avec une inscription très-curieuse en vers saturniens , en l'honneur des vertus et des hauts faits du défunt , a été trouvé en 1780 dans le tombeau des Scipions sur la voie Appienne (p. 260) , en même temps que ceux de son fils L. Cornélius Scipion, consul en 261 av. J.-C. , et du fils de l'Africain, P. Cornélius Scipion , flamen de Jupiter, tombeaux, dont les inscriptions sont exposées tout autour. Le buste sur le sarcophage a été considéré sans preuve suffisante comme celui du poète Ennius. — 2. Vestibule du Vase (pl. 7) ou vestibule rond. Au milieu, un -vase de marbre (pavonazzetto). N° 7, un cippe avec un Diadumène en bas-relief, c'est-à-dire un jeune homme s'entourant le front d'une bandelette, dans le genre de celui de PolycUte (p. xxxi). Sur le balcon à dr. , une "rose des vents antique, trouvée en 1779 près du Colisée. On y jouit d'une *vue magnifique sur Rome, les monts Albains et les montagnes de la Sabine. Dans le jardin au-dessous du balcon, on remarque un Vaisseau de bronze servant de jet d'eau. — A côté: 3, le vestibule duMéléagre (pl. 8). Au milieu, une *statue de Méléagre, belle oeuvre du temps de l'empire, trouvée en 1500 devant la porte Portese. A g., 21, un buste colossal de Trajan. Au-dessus, un bas-relief de la décadence, caractéristique pour cette époque.
II. Cour du Belv édère (pl. 9); cour octogone construite par Bramante, modifiée plus tard, entourée d'un portique et de quatre cabinets qui renferment quelques-uns des chefs-d'œuvre de la collection. On y remarque, au centre de la cour, un puits antique; au-dessus des arcades, huit masques antiques de proportions colossales; sur les murs, huit sarcophages et seize statues.
Sous le portique: à dr. et à g. de l'entrée, 27, 28, bas-reliefs avec des satyres et des griffons faisant du vin, ayant autrefois servi de pied de table. 28, grand sarcophage avec des têtes de lion et des danses de satyres et de bacchantes, trouvé en 1777, lorsqu'on creusa les fondements de la sacristie de St-Pierre. 30 , Nymphe endormie , figure décorative d'une fontaine. Deux baignoires en basalte noir et vert. Puis à dr., le
Cabinet de Canova: Persée de Canova-^ les Pugiles Creugas et Damoxenos, par le même. Dans les petites niches: 34, Mercure ; 35, Minerve.
Suite du portique: à dr., 37, sarcophage avec Bacchus et Ariane à Naxos-, à dr., 38, bas-relief, Diane et Cérès combattant les Titans et les Géants, trouvé à la villa Mattei; à g., 44, autel Casali, avec des basreliefs ayant rapport à l'origine de Rome; 49, sarcophage avec la Bataille des Amazones ; au milieu, Achille et Penthésilée, d'après nature.
Deuxième cabinet (de l'Antinous). *53, Mercure, d^un travail parfait, jadis appelé Antinous ; à g., 55, bas-relief, Cortège de prêtres d'Isis.
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Suite du portique à dr. , 61, sarcophage représentant des néréides avec les armes d'Achille; puis, un torse de néréide; à dr. 64, 65, des deux côtés de l'entrée de la salle des Animaux, "deux Molosses.
Troisième cabinet: ;: "Laocoon et ses deux fils enlacés par des serpents, groupe exécuté par trois sculpteurs de Rhodes, Agésandre, Polydore et Athénodore, jadis placé dans le palais de Titus, comme le rapporte Pline, retrouvé en 1506 sous Jules II, près des Sette-Sale, appelé une "merveille de Part" par Michel-Ange. Cette œuvre est parfaitement conservée, excepté les trois bras levés, qui ont été mal restaurés par Jean de Montorsoli. L'exécution technique en est admirable , quoique le groupe ne se compose pas d'un seul bloc, comme on Ta cru autrefois; la situation dramatique est du plus grand intérêt, les têtes sont d'un effet pathétique des plus sublimes, surtout celle du père. Le Laocoon passe ajuste titre pour le chef-d'œuvre de Técole de Rhodes.
Suite du p ortique: àdr., 79, haut-relief, Hercule Télèphe et Bacchus appuyé sur un satyre; 80, sarcophage avec des Amours portant des armes; 81, Cortège d'un sacrifice romain après une victoire. Dans la niche: "85, Hygie; 88, Rome conduisant un empereur victorieux, bas-relief provenant sans doute d'un arc de triomphe.
Quatrième cabinet: 91, ""Apollon du Belvédère, trouvé au xve siècle près de Porto-d'Anzio , l'ancien Antium. L'opinion la plus récente est que le dieu , dont la main gauche est restaurée , tenait de cette main l'égide (et non un arc), comme le prouve la comparaison avec une statue de bronze; il est représenté mettant en fuite les Celtes qui viennent assaillir son sanctuaire de Delphes. Cette statue est en marbre de Carrare. A gauche , un bas-relief, des Femmes conduisant un taureau au sacrifice (toute la moitié de g. est moderne).
III. Salle des Animaux (pl. 10), avec une foule d'Animaux, en grande partie modernes ou fortement restaurés en marbre blanc et de couleur. Le pavé est en majeure partie couvert de mosaïques antiques.
A g., au mur de la sortie (actuellement mur de l'entrée; à dr.) , 194, Laie avec 12 petits; 202, Tête colossale de chameau, ancienne bouche de fontaine; 208, Hercule et Géryon; 210, Diane mal restaurée; 213, Hercule et Cerbère; 220, Génie bachique avec un lion; 228, Triton enlevant une nymphe. Au-dessus , sur un couvercle de sarcophage oval, le Triomphe de Bacchus; 232, Minotaure. — De l'autre côté: 116, deux Lévriers ; 124, Sacrifice de Mithras ; '134, Hercule avec le lion de Némée qu'il vient de tuer; 137, Hercule terrassant Diomède; 138, Centaure avec un Amour sur le dos. (A côté se trouve l'entrée de la galerie des statues.) 139, statue équestre de Commode (elle servit de modèle au Bernin pour sa statue de Constantin dans le vestibule de St-Pierre) ; 151, Brebis sur un autel ; 153, petit groupe d'un Berger endormi avec des chèvres ; 157, dans l'embrasure de la fenêtre voisine, bas-relief, une Vache allaitant un veau.
IY. Galerie des Statues (pl. 11), ancien pavillon d'Innocent VIII, ainsi transformé par Clément XIV et Pie VI. On remarque encore dans les tympans des restes de peinture du Pinturicchio. L'excellent arrangement des statues est dû à Ennio Quirino Visconti (m. 1818).
A dr. de l'entrée, 248, Clodius Albinus, compétiteur de Septime-Sévère. Cette statue est placée sur un intéressant cippe de travertin , qui fut trouvé en 1777 non loin du mausolée d'Auguste, près de St-Charles-au- Corso , et sur lequel est indiqué où fut brûlé le corps de Caius , fils de Germanicus. """250, Amour de Praxitèle, dit le Génie du Vatican, trouvé près de Centocelle, sur la voie Labicane, avec des traces d'ailes au dos. Au-dessus: 249, bas-relief attribué à Michel-Ange, et représentant CosmeIer secourant Pise. 251, Athlète (Doryphore?); "r253, Triton, trouvé à
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Tivoli (les jambes manquent):, 255, Paris, reproduction d'un excellent original; 256, Hercule enfant; 257 (bas-relief), Diane; 258, Bacclms; 259, torse d'homme , probablement d'Apollon , mal restauré , dont on a fait une Pallas avec la branche d'olivier (Minerva Pacifera); 260, basrelief sépulcral grec; -261, Pénélope assise, ouvrage archaïque; sur la base, un bas-relief. Bacchus et Ariane; 263, bas-relief, la Victoire sur un quadrige; *264, Apollon Sauroctone, épiant un lézard, d'après Praxitèle, statue de bronze; "265. Amazone de la villa Mattei, probablement une copie d'une œuvre de Strongplion ; 267, Satyre ivre; 268, Junon, des thermes d'Otricoli; 269, bas-relief, Jason et Médée (?); 270, Uranie de Tivoli fortement restaurée; ::271 et 390 (des deux côtés de l'arcade à l'entrée de la salle des bustes), Posidippe et Ménandre, excellentes statues de ces deux poètes , en marbre pentélique , peut-être deux originaux de Céphisodote , fils de Praxitèle , provenant du théâtre d'Athènes , trouvées à Rome sous Sixte-Quint près de St-Laurent-in-Paneperna , où elles furent vénérées longtemps comme des statues de saints.
Nous passons entre ces deux dernières statues pour entrer dans la
V. Salle des Bustes (pl. 12), divisée en 3 travées et une niche. Les numéros sont en partie marqués provisoirement au crayon. Voici les plus importants de ces bustes, en commençant à main droite :
Ire travée: en haut, à dr., 273, Adrien; 278, Néron en Apollon Citharœdus, avec une couronne de laurier; 281, Auguste avec une couronne d'épis. — IIe travée: en haut, '-'298, Jupiter Sérapis en basalte; en bas, 303, Apollon; "307, Saturne; 308, Isis; *811, tête de Ménélas , du groupe de Ménélas avec le corps de Patrocle (ou d'Ajax avec celui d'Achille), trouvé en 1772 à la villa d'Adrien , reproduction du groupe de Pasquin (v. p. 203) : on a trouvé en même temps que cette tête les -jambes qui sont près de la fenêtre à g. — IIIe travée: en haut, 313, 314, masques; 315, 316, Satyre; dans la niche du milieu, -Jupiter, auparavant au palais Verospi; à g., en haut, 329, Barbare; en bas, 338, Mercure (on voit à la tête des trous pour les ailes). Encore dans la IIe travée, 346, Hercule. — IV0 la niche: Femme en prière, connue sous le nom de Pietà; au-dessous, sarcophage intéressant avec Prométhée et les Parques, peut-être d'origine chrétienne; à côté, à g., en bas, 367, Antinous. — Ire travée, en bas, 376, tête de Minerve, du château St-Ange; 382, 384, sujets anatomiques en marbre. Près de l'entrée, "un Romain et une Romaine, bas-relief sépulcral fort estimé , trouvé sur la Célius.
Nous retournons à la galerie des Statues , en passant devant le Ménandre :
392, Septime-Sévère; 393, Suppliante prise à tort pour une Didon, l'original est au palais Barberini (p. 170) ; 394, Neptune Verospi; 395, Apollon Citharœdus, de style archaïque; 396, Adonis blessé, à côté de la plaie, les restes d'une main, probablement de l'Amour lavant la blessure ; 397, Bacchus couché, de la villa d'Adrien; 398, Macrin, successeur de Caracalla. En avant , au milieu : grand bassin d'albâtre , trouvé près de l'église des Apôtres ; 399, Esculape et Hygie, de Palestrina ; 400, Euterpe; 401, deux personnages mutilés du groupe des Niobides, un fils et une fille de Niobé, trouvés, de même que les statues de Florence, près de la porte St-Paul; 405, une Nymphe; 406, reproduction du Satyre de Praxitèle. — Dans la niche de la fenêtre: 422, margelle de puits du palais Giustiniani , avec un Cortège bachique , copie moderne dont l'original antique est en Espagne. (A côté se trouve l'entrée du cabinet des Masques ; v . ci-dessous) . — Plus loin, au milieu : 462, urne cinéraire, en albâtre d'Orient, trouvée avec les inscriptions 248, 405, 407, 408, 410, 420; elle renfermait les restes d'un membre de la famille impériale des Césars. Sur le mur latéral: •-414, Ariane endormie, autrefois prise pour une Cléopâtre, trouvée sous Jules II; au-dessous, un -sarcophage avec une Bataille de géants. Des deux
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côtés: ::'412 et 413, les candélabres Barberini, les plus grands et les plus beaux de tous les candélabres antiques que nous ayons , trouvés à la villa d'Adrien; ils ont tous deux des bas-reliefs représentant, à g., Jupiter, Junon et Mercure; à dr., Mars, Minerve et Vénus ; 416, bas-relief, Ariane abandonnée, même pose que dans la grande statue; 417, Mercure; 420, Lucius Vérus.
VI. Cabinet des Masques (pl. 13), à côté de la niche de la fenêtre. Il est fermé; pour se le faire ouvrir, s'adresser au gardien assis à côté de ]a porte (25 à 50 c).
Il tire son nom de la ^mosaïque qui en couvre le sol, et sur laquelle se trouvent représentés des masques, etc. Cette mosaïque a été trouvée à la villa d'Adrien. — A l'entrée, à dr., '"'427, Danseuse en marbre pentélique, trouvée à Naples; 428, bas-relief, dit l'Apothéose d'Adrien; 429, Vénus accroupie au bain; ":'431, Diane au flambeau. — Mur en face de l'entrée: 432, 434, et vis-à-vis, 441, 444, bas-reliefs, Travaux d'Hercule; 433, Satyre en rouge antique, reproduction de celui du Capitole ; 435, Prêtre de Mithras. — Mur de la fenêtre: 438, Minerve, de la villa d'Adrien; ^39. fauteuil de bain, en rouge antique, autrefois placé dans la cour de Latran. — A la fenêtre: 440, bas-relief, Cortège bachique. Mur de rentrée: 442, Ganymède; 443, Apollon. — La porte qui se trouve ici , et qu'on peut se faire ouvrir, donne entrée dans la loge découverte (scoperta), qui ne contient que quelques bas-reliefs et bustes sans importance, mais où l'on a une belle vue à gauche sur le mont Mario et le Soracte, à droite sur les montagnes de la Sabine.
N.B. Après avoir vu ce cabinet, on retourne par la galerie des Statues dans la salle des Animaux, où l'on prend maintenant à g., en face de la salle des Muses, pour continuer la visite du musée dans la cour du Belvédère (v. p. 306).
VIL Salle des Muses (pl. 14), superbe salle octogone, avec une coupole et 16 colonnes en marbre de Carrare. Elle renferme une foule d'excellents bustes grecs.
A l'entrée: 489 (en haut à dr.), bas-relief, Danse de corybantes ; à dr., 490, hermès deDiogène; à dr., 491, Silène; à dr., 492, hermès de Sophocle, le seul portrait de ce poète dont l'inscription prouve l'authenticité (mais il est très-détérioré) ; à g. (en haut), 493, bas-relief, Naissance de Bacchus ; à g., 494, hermès, portrait grec; 495, Bacchus en habits de femme; 496, Hésiode. — Dans la salle même: à dr., 498, Epicure; 499, Melpomène, muse de la tragédie. Les statues des Muses qu'on y voit ont été trouvées avec l'Apollon, en 1774, à Tivoli, excepté les numéros 504 et 520. 500, Zénon, le philosophe stoïcien; 503, Eschine, l'orateur; 502, Thalie, muse de la comédie; 504, Uranie (l'astronomie) ; 505, Clio (l'histoire) ; 506, Démosthène; 507, Antisthène, le philosophe cynique; 508, Polymnie (la poésie sérieuse) ; 509, Métrodore, de la secte d'Epicure. Vis-à-vis, à g., 510, Alcibiade; 511, Terpsichore (la danse); 512, Epiménide; 514, Socrate; 515, Calliope (la poésie épique); '-'516, Apollon Musagète, revêtu d'une longue robe, placé sur un autel avec des Lares; 517., Erato (la poésie érotique); 518, Thémistocle (?); 519, Zénon l'Eléate; 520, Euterpe (la musique); 521, Euripide. — Dans le vestibule de la Salle Ronde : à dr., 523, Aspasie, ainsi nommée d'après l'inscription moderne au pied de l'hermès; 524, Sapho (?); ':'r525, Périclès ; à g., 528, Bias, le misanthrope, un des sept sages; 530, Lycurgue; 531, Périandre de Corinthe.
N.B. Lorsqu'on est venu de l'entrée actuelle, on arrive au sortir de la salle des Muses dans la salle des Animaux (v. p. 307).
VIII. Salle Ronde (pl. 15), construite sur le modèle du Panthéon, sous Pie VI, par Simonetti.
Elle renferme une excellente *mosaïque trouvée en 1780 aux thermes d'Otricoli et représentant des néréides, des tritons , des centaures et des masques. — Au milieu, un superbe bassin de porphyre, provenant des bains de Dioclétien. Des deux côtés de l'entrée, 538, 537, deux hermès
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de la villa d'Adrien, la Comédie et la Tragédie. A dr., 539, ;":baste de Jupiter, d'Otricoli, la plus célèbre et la plus parfaite des têtes de Jupiter connues; 540, Antinous en Bacchus (la draperie est moderne; elle était sans doute primitivement en métal) , de la villa d'Adrien à Préneste (p. 371; Antinous Braschi); 541, Faustine, femme d'Antonin le Pieux; *542, statue de femme restaurée comme étant de Cérès ; 543, Adrien, du mausolée de cet empereur (château St-Ange); 544, Hercule, statue colossale en bronze doré, haute de 3 m. 83, trouvée murée dans les fondements du palais Righetti, près du théâtre de Pompée, en 1864 (p. 208) ; 545, buste d'Antinous ; ;546, Junon, dite deBarberini; 547, Dieu marin, trouvé àPouzzoles; 548, Nerva, avec un beau bas-relief inexpliqué sur le piédestal; 549, Jupiter Sérapis ; 550, statue de Claude en Jupiter, trouvée à Civita-Lavigna, l'ancien Lanuvium, en 1865; 551, Claude; 552, Junon Sospita, de Lanuvium, ancienne idole latine, restaurée à l'époque des Antonins ; 553, Plotine, femme de Trajan ; 554, Julia Domna, femme de Septime-Sévère ; 555, génie d'Auguste ; 556, Pertinax.
IX. Salle à Croix grecque (pl. 16), également de Simonetti, ainsi nommée à cause de sa forme.
N.B. C'est la première la salle dans laquelle on entre maintenant (v. p. 303). On va tout droit en arrivant de l'escalier, en passant devant les sphinx et la grande mosaïque du milieu. L'énumération suivante commence alors à la porte du côté de la salle voisine, la Salie Ronde.
Sur le pavé, trois mosaïques antiques: au milieu, une Tête de Minerve, trouvée en 1741 à la villa Ruffinella près de Frascati ; près de l'escalier, entre deux sphinx: -une Corbeille de fleurs, de Roma-Vecchia ; la 3e mosaïque représente Bacchus. — L'énumération suivante des sculptures principales commence du côté de la Salle Ronde : 559, Auguste ; 564, Lucius Vérus ; 566, grand sarcophage en porphyre, de Constance, fille de Constantin le Grand, provenant de son mausolée, qui devint plus tard l'église Ste-Constance près de Ste-Agnès; ce sarcophage est orné de bas-reliefs représentant des vendanges, allusion à la vigne du Seigneur (les voûtes du mausolée sont décorées de mosaïques analogues); 567, Prêtresse de Cérès; 569, Clio; 570, Faustine l'aînée; *574, Vénus, peut-être une copie de la Vénus de Cnide de Praxitèle, draperie moderne en fer-battu; 578, 579, deux sphinx égyptiens; à g., 581, Trajan; 582, Apollon Citharède, complété en muse; 589, sarcophage de Ste Hélène, mère de Constantin, provenant de son mausolée à Torre-Pignattara (p. 347), transféré à St-Jean-de- Latran par Adrien IV, érigé à sa place actuelle par Pie VI; 592, Auguste. Près de l'escalier: à dr. , 600, statue couchée d'une divinité fluviale, complétée, dit-on, par Michel-Ange. — Vis-à-vis se trouve l'entrée du musée égyptien.
On monte ensuite l'escalier, qui est orné de 20 colonnes antiques de Préneste, et l'on arrive à dr. à la
X. Salle du Bige (pl. 17), de forme ronde et surmontée d'une coupole.
Au milieu, *623, un magnifique char à deux chevaux (biga) qui a donné son nom à la salle. Une partie de la caisse, qui est richement décorée de feuillage, et servit longtemps de trône épiscopal à l'église St-Marc, et une partie du cheval de droite sont seules antiques. *608, Bacchus barbu, avec l'inscription "Sardanapale" ; *610, Bacchus efféminé; 611, un Combattant (la tête ressemble à Alcibiade, la pose, à celle d'une des figures du groupe d'Harmodius et Aristogiton à Naples); *612, statue en toge, du palais Giustiniani à Venise; 614, Apollon Citharède ; *::"615, Discobole, de l'école attique, peut-être d'après Alcamene ; 616, Phocion (?) ouEpaminondas (?) ou Aristomène (?) ; *618, Discobole de Myron (l'original était en bronze; la tête est moderne et mal ajustée; elle devrait être tournée de côté, comme le prouve l'excellente reproduction au palais Massimi, mentionnée p. 202); 619, Conducteur de char; 621, bas-relief d'un sarcophage, la course de Pélops et d'Œnomaùs ; 622, petite Diane.
En tournant à dr., au sortir de la salle du Bige, ou en
Le Vatican.
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continuant tout droit si Ton vient de i'escalier, on entre dans un corridor long de près de 100 m., la
XI. Galerie des Candélabres (pl. 18). Elle est divisée en 6 travées et renferme une foule de sculptures, les unes peu remarquables, les autres de petites dimensions et fragmentées, etc., qui n'ont pu trouver place ailleurs.
ire travée: à dr. et à g. de l'entrée, 2, 66, Nids d'oiseaux avec des enfants ; à dr., *19, Enfant courbé en avant et regardant des dés ou quelque chose de ce genre; à dr. et à g., 31, 35, candélabres d'Otricoli, l'un avec un Satyre, Silène et une Bacchante, l'autre avec Apollon, Marsyas et le Scythe; à g., 45, tête d'un Jeune satyre; 52, Satyre endormi, en basalte vert. — IIe travée: à dr. , 74, Pan arrachant une épine du pied d'un satyre (d'une fontaine); 81, Diane d'Ephèse, de la villa d'Adrien; à dr., 82, sarcophage avec le Meurtre d'Egisthe et de Clytemnestre par Oreste; à dr. et à g., 93, 97, candélabres, de Ste-Constance; à g., 104, Ganymède avec l'aigle; à g., 112, bas-relief d'un sarcophage, Protésilas et Laodamie ; 117, 118, figures ayant orné une fontaine; "119, Ganyméde enlevé par l'aigle., imitation d'une œuvre célèbre de Léocharès. — IIIe travée: à dr., 131, mosaïque de poissons, de dattes, etc.; 134, Sophocle, statuette assise; à g., 140, Socrate; à g., 141, 153, Bacchus et sa panthère; 148A, Satyre avec Bacchus enfant. — IVe travée: à dr. et à g. , 157, 219, candélabres, de Ste-Constance; à dr., 168, Matrone romaine, drapée; à dr., 173, sarcophage, Ariane découverte par Bacchus; à dr., 177, Vieux pêcheur; à dr., 184, Divinité protectrice d'Antioche; 187, candélabre, Hercule ravissant le trépied (Hercule, Apollon, Bacchus) ; 190, candélabre avec une Danse bachique , de Naples, copie en plâtre de l'original qui est à Paris ; à g. , 194, Enfant à l'oie; 200, Apollon (mal restauré); 204, sarcophage, les Enfants de Niobé; 208, Marcellus (?) , neveu d'Auguste. — Ve travée: à dr., *222, Femme courant, de la villa d Adrien; à dr., 234, candélabre avec Minerve, Jupiter, Vénus et Apollon, trouvé à Otricoli ; à g., 240, Enfant nègre avec des ustensiles de bain. — VIe travée: à dr. , 253, sarcophage avec Diane et Endymion; à dr., 257, Ganymède; à g., 264, Niobide; à g., 269, sarcophage avec l'Enlèvement des filles de Leucippe par les Dioscures. Au-dessus, la statue d'un Gaulois combattant, ayant fait partie de l'ex-voto d'Attale à l'acropole d'Athènes.
[Vient ensuite la galerie qui renferme les tapisseries de Raphaël (pl. 19) et la galerie géographique (pl. 20), l'une et l'autre aujourd'hui absolument fermées au public.
Les *tapisseries de Raphaël {gli Arazzi, parce qu'elles ont été tissées à Arras) furent exécutées d'après les cartons que Raphaël dessina de 1515 à 1516, et dont sept, achetés en Flandre par Charles Ier d'Angleterre , se trouvent actuellement au musée de South-Kensington à Londres. Ces compositions, tirées de l'histoire des apôtres et de celle du Christ, comptent au nombre des chefs-d'œuvre du maître. Chacune des tapisseries a coûté plus de 17,000 fr. Elles étaient destinées à décorer la partie inférieure des murs de la chapelle Sixtine. Actuellement, elles sont très-délabrées et on n'y reconnaît plus qu'avec peine l'excellence de l'exécution; les couleurs des chairs surtout sont fort passées. Le tissu de ces tapisseries se compose de laine , de soie et d'or. Voir aussi p. lv.
Les compositions du socle, en couleur de bronze, représentent en partie des scènes de la vie du cardinal de Médicis, plus tard Léon X. Les ornements et arabesques qui encadrent les grands sujets sont pour
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la plupart de Jean d'Udine^ élève de Raphaël. Lors du siège de Rome en 1527, les tapisseries furent considérablement endommagées et emportées par l'ennemi; elles ne furent rendues que sous Jules III, en 1553. En 1798, les Français les enlevèrent et les vendirent à un juif de Gênes, qui les revendit en 1808 à Pie VII. Les compositions principales représentent : "1, la conversion de St Paul ; *2, St Pierre recevant les clefs ; *'3, St Paul guérissant le boiteux dans le Temple -, *4, la pêche miraculeuse de St Pierre-, *5, la population de Lystra voulant offrir un sacrifice à St Paul et à St Barnabé; 6, une répétition du N° 2; *7, la prédication de St Paul à Athènes ; 8, l'apparition du Sauveur à Ste Marie Madeleine ; 9, le souper d'Emmaùs; 10, la présentation de J.-C. au temple^ fil. le massacre des Innocents, trois tapisseries; 12, l'adoration des Bergers; 13, l'Ascension; 14, l'adoration des Mages; *15, la lapidation de St Etienne; 16, la résurrection; 17, la Religion entre la Justice et la Miséricorde; 18,1a descente du St-Esprit ; *19, la punition d'Ananias, 20, le magicien Elymas frappé de cécité, *21, St Paul en prison à Philippes. Il n'y a que les tapisseries que nous avons désignées par un astérisque qui aient été faites d'après les cartons de Raphaël, les autres ont été tout au plus exécutées sur de petites esquisses de sa main, et, dans tous les cas , dessinées par des Flamands pour les fabricants.
Derrière la galerie des tapisseries se trouve la galerie géographique ou des Cartes (pl. 20), couloir long de plus de 150 m., rempli de cartes géographiques ; il a été construit en 1580, sous Grégoire XIII, d'après les indications du dominicain Ignace Dante , par son frère Antoine. Les plafonds sont de Tempesta, etc. On y voit aussi un certain nombre de bustes antiques en partie dignes d'attention.]
*Musée Grégorien.
Le *musée Grégorien (pl. 21), fondé en 1836 par Grégoire XVI et renfermant des antiquités e'trusques, se trouve également distribué dans 12 salles de l'étage supérieur. En montant, au sortir de la galerie des Candélabres (p. 311), quelques marches à dr., on arrive à la porte designée par un g. sur notre plan (p. 290), où l'on frappe (50 c). Ce musée, visible tous les jours, se compose d'une foule d'antiquités découvertes de 1828 à 1836 à Vulci, Toscanella, Chiusi et dans d'autres villes étrusques, telles que : statues, peintures, vases, parures d'or, ustensiles de bronze, ]e tout du plus grand intérêt pour l'histoire de Fart italien et pour l'étude des usages des Etrusques , peuple encore aujourd'hui énigmatique, malgré toutes les recherches dont il a été l'objet.
(Dans le vestibule, on remarque à g. un bas-relief représentant Médée; à dr. de la porte du musée, un autre bas-relief dont le sujet est un combat d'Hercule).
Ire salle. Trois sarcophages en terre cuite, avec les figures des défunts, de grandeur naturelle, sur le couvercle. Sur les murs, des portraits en ^terre cuite, d'un naturalisme frappant. — A dr. , la IIe salle. Elle contient des sarcophages, dont le grand de g., en travertin, avec un basrelief très-plat représentant un char monté par un homme barbu et des musiciens, porte encore des traces de peinture, et des urnes cinéraires, en partie en albâtre, avec des bas-reliefs mythologiques, trouvées à Chiusi et à Volterre. — IIIe salle. Au milieu, un grand sarcophage en tuf, avec une figure couchée et des bas-reliefs : Meurtre de Clytemnestre, Sacrifice d'Iphigénie, Etéocle et Polynice, Oreste et Télèphe. Derrière ce sarcophage, une belle frise en terre cuite, trouvée de nos jours à Cervetri. Dans les coins, de singulières petites urnes cinéraires, en forme de maisons,
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trouvées dans la lave entre Albano et Marino : elles sont, peut-être d'origine celtique. —IVe salle. Terres cuites: *Mercure. Des deux côte's, des fragments de deux Femmes richement drapées , trouvés à Tivoli. A dr., en bas, un bas-relief en stuc, Vénus et Adonis pansant l'Amour ; à g., Jupiter, Neptune, Hercule; sur les murs, des bas-reliefs, des urnes cinéraires, des fragments architectoniques. Près de la fenêtre, de petites terres cuites.
Les quatre salles suivantes contiennent la collection de vases. Ces vases peints ont été les uns importés de Grèce, les autres fabriqués en Etrurie, par exemple à Vulci, à Chiusi, à Volterre, à Bomarzo , etc. Les Etrusques imitaient les anciens vases grecs, avec des figures noires, et les vases plus modernes, avec des figures rouges-, mais souvent ils n'en comprenaient pas les sujets. Ils avaient une préférence marquée pour les scènes de terreur, surtout les homicides. Leurs ouvrages sont de beaucoup inférieurs aux originaux grecs sous le rapport du dessin. Les détails ne peuvent intéresser que les amateurs; nous allons signaler les plus remarquables de ces vases. — Ve. salle. Le long des murs, un grand nombre de vases de Vulci, tous décorés dans le même style. Sur la colonne du côté de la fenêtre, un grand "r'vase à fond blanchâtre et dessins de couleur, représentant Silène recevant Bacchus enfant. A g. de la fenêtre, une Scène comique, Jupiter et Mercure visitant Alcmène. La vitrine renferme des verroteries de Palestrina. — VIe salle. Au milieu, 5 vases dont 4 très -remarquables : le premier, à trois anses, représente un poète et six muses; le second, du côté du mur du fond, "Achille et Ajax jouant aux dés, avec le nom de l'artiste, Exekias; le vase du centre est très-ancien, avec des figures d'animaux; sur le second vase à g., près du mur de la fenêtre, on remarque la *mort d'Hector. Au mur de l'entrée, sur le sixième vase, deux Hommes avec des vases à huile et les devises: uO père Jupiter, si je pouvais devenir riche!" — "Il est déjà plein, il déborde même!" Au-dessus des portes, des mosaïques de la villa d'Adrien. Près de la 2e fenêtre, deux coupes avec des inscriptions envieux latin. — VIIe salle, corridor en hémicycle. Dans la première niche, un grand vase de l'Italie méridionale. Seconde niche, ■ Minerve ef Hercule, de Vulci. A dr. et à g., des imitations des vases qui étaient donnés en prix aux panathénées d'Athènes: Minerve entre deux coqs de combat. Puis le 6e vase: '-'Hector prenant congé de Priam et d'Hécube. Troisième niche: vase de l'Italie méridionale ; à sa g., *Achille et Briséis. — VIIIe salle, renfermant un grand nombre de coupes élégantes et finement peintes, posées sur des piédestaux fort commodes pour le visiteur. L'armoire renferme de petits vases , en partie de forme baroque. Au mur, dans le haut, des copies de peintures d'un tombeau de Vulci, prouvant que l'art étrusque était déjà une imitation complète de celui des Grecs. Au-dessous (les inscriptions ne sont pas exactement reproduites), des scènes mythologiques (Cassandre, Achille offrant à Patrocle des sacrifices funéraires) et une scène historique représentant une aventure de Mastarna (Servius Tullius) et de Cselius Viberna.
Nous revenons à la VIe salle, d'où nous entrons, à dr., dans la IXe, renfermant surtout des objets en bronze de toute espèce: ustensiles de ménage, armes, parures , et des objets en or. Au mur de droite, une statue de guerrier avec une inscription ombrienne , trouvée en 1835 à Todi; vis-à-vis, un Lit et un Enfant assis portant la bulle. Le long du mur, jusqu'à la fenêtre, des casques, des boucliers, des miroirs avec des ornements gravés. Près de la fenêtre à dr., une ciste en bronze, de Vulci, avec des combats d'Amazones au repoussé. Elle contenait, lorsqu'on l'a trouvée, des objets de toilette de femme.
La porte à dr. conduit (X) à un corridor renfermant des tuyaux d'aqueduc, un Enfant en bronze avec un oiseau, etc. On entre ensuite dans la XIe salle, remplie de terres cuites et de copies de peintures sépulcrales de Corneto et de Vulci (v. p. 5 et p. 4), très-intéressantes au point de vue du développement de la peinture en Italie dans l'antiquité. L'époque la plus ancienne est représentée par celles qui sont sur le mur transversal (excepté la scène au-dessus de la porte), analogues aux compositions archaïques des
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Grecs, mais plus raides et prouvant moins d'intelligence de la nature. Une seconde période est représentée par les peintures des parois longitudinales, où l'on reconnaît le progrès que firent les Etrusques, sous l'influence grecque, par rapport à l'exécution du dessin et à l'intelligence des formes humaines : on y remarque aussi des particularités étrusques, surtout dans les têtes, qui sont encore toutes de profil. Du reste, ces peintures ont pour sujets, de même que les précédentes, des danses et des jeux en l'honneur des morts. La troisième période, dans son complet développement , est représentée par la peinture au-dessus de la porte, Pluton et Proserpine (tête de face) , dans le genre de celles de la VIIIe salle. — Nous revenons à la IXe, où l'on remarque, près de la fenêtre à dr. de l'entrée, une petite armoire renfermant des ex-voto trouvés dans les sources thermales de Vicarello, près du lac de Bracciano (p. 379) ; ce sont des parures en or, des coupes en argent, des pierres taillées. Devant la 2e fenêtre , une armoire remplie d'objets trouvés à Pompéi , en présence de Pie IX. Au-dessous, un * bas-relief en marbre, représentant un cavalier. La vitrine sur pivot, au milieu de la salle, contient des "bijoux en or: dans le compartiment du haut, les objets trouvés en 1836 dans un tombeau à Cervetri ; dans ceux du bas, des objets analogues provenant d'autres sépultures. On peut se convaincre ici que la nation étrusque, dont le penchant pour la parure et la magnificence est connu , savait travailler les métaux précieux avec autant d'adresse que de goût ; les chaînes , couronnes , bagues , etc., de ce peuple servent de modèles aux orfèvres romains, mais n'ont pas encore été égalées par leurs imitations (v. Castellani, p. 110). Près de la 3e fenêtre , une seconde ciste moins bien conservée, avec des dessins gravés. Au mur, un grand bras en bronze, des miroirs ornés de dessins, un char restauré, un buste d'homme. L'armoire renferme de petits bronzes. Au 4e mur : des candélabres, des chaudières , des boucliers ; au milieu, un réchaud avec des pincettes et un tisonnier. — XIIe salle. A g., un tombeau étrusque à trois cavités, des vases, etc. A l'entrée, deux lions de Vulci. Dans l'armoire du milieu, des bronzes de Véies. Près de la fenêtre, de petits bijoux et des verroteries. Et en outre quelques objets chinois.
Musée égyptien.
Le musée égyptien se trouve au-dessous du musée étrusque, dans la Torre de' venti. Pie YII acheta les premiers éléments de cette collection d'André Gaddi, et l'augmenta autant que possible, de même qu'après lui Grégoire XVI. Elle ne renferme rien de bien remarquable; mais on peut néanmoins la parcourir pour comparer l'art grec et l'art romain à l'art égyptien, qui en fut jusqu'à un certain point le précurseur. L'entrée est dans le bas, près de l'escalier dans la salle à Croix grecque. On est d'abord dans la salle X.
Ire salle: inscriptions coptes, hiéroglyphes, inscriptions cunéiformes ; au mur de l'entrée, une petite reproduction du Nil du Braccio Nuovo (p. 304). Modèle d'une pyramide. — IIe S. : manuscrits sur papyrus. — IIIe S.: idoles et bijoux; pierres taillées en forme de scarabées; dans l'armoire à g. de la fenêtre, des monnaies d'argent athéniennes et ptoléméennes. — IVe et Ve S. : quelques momies d'animaux ; scarabées, bronzes et animaux : Ibis , Chats, etc. — VIe S. : huit statues de la déesse Pacht (Isis), provenant des ruines de Karnack; dix momies et deux sarcophages en pierre. — VIIe S.: petites idoles; vases d'albâtre. — VIIIe S. (tout droit). Les objets réunis dans cette pièce proviennent de la villa d'Adrien à Tibur ; ce sont des œuvres romaines dans le style égyptien. Vis-à-vis de l'entrée, une * statue colossale d'Antinous , favori d'Adrien, en marbre blanc. A dr., le Nil, en marbre noirâtre. — IXe S. : :: statues égyptiennes colossales: 1° la Mère de Rhamsès (Sésostris), en granit noir; des deux côtés , 2° deux lions en basalte, des thermes d'Agrippa (long-
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temps placés devant la fontaine de Tevmini) ; 3°, au milieu du mur de l'entrée, Ptolémée Philadelphe ; à g., sa femme Arsinoé , en granit rouge, provenant des jardins de Salluste. — Xe S. , aujourd'hui la lre, trois ■cercueils de momies, en basalte vert, et quatre en bois peint.