I. Collines de l'est
bronze de cardinaux de la famille Cesi. 2e chap. (Pallavicini-Sforza), construite, dit-on, sur les plans de Michel-Ange: tableau d’autel de Girol. da Sermoneta, l’Assomption.
Dans le bras g. du transept, vis-à-vis de la chapelle Sixtine, est la chapelle Borghèse, construite en 1611 par Flaminio Ponzioy également avec une coupole. Sur le maître-autel, richement décoré de lapis-lazuli et d’agate, une image miraculeuse de la Vierge, très ancienne, attribuée par la légende à St Luc; cette image, presque noire, a été portée en procession à travers la ville, dès 590, par Grégoire Ier. Les fresques des grandes arcades sont du Guidej de Lanfranco , de Cigdi , etc. Les tombeaux des papes Paul V (Camille Borghèse, m. 1621), à g., et Clément VIII (Aldobrandini, m. 1605), à dr., ont été sculptés par des élèves du Bernin. La crypte renferme les sépultures de la famille Boo'ghèse.
Pour l’église Ste-Praxède, dans le voisinage, v. p. 204.
De la place Ste-Marie-Majeure partent, au S.-E. et au S., deux rues principales: à g., la via Carlo Alberto (v. ci-dessous); à dr., la via Merulana (pl. II 26, 28), qui mène à St-Jean-de-Latran (p. 325 ; tramw. n° 4 et 8, v. l’appendice).
On a découvert en 1874 dans cette dernière rue le prétendu auditoire de Mécène (pl. II 29), construction d’appareil réticulé, décorée à l’intérieur de peintures dont il subsiste peu de chose. Aux murs du S. et de l’E., des parties de l 'enceinte de Servius sont visibles du côté extérieur (p. xxix). Il n’est pas sûr que les jardins de Mécène, situés entre l’enceinte de Servius et la nécropole des pauvres et des esclaves, les «puticuli», dont on a retrouvé des restes près de la via Napoleone III, se soient étendus jusqu’ici; par contre, il est certain que le bâtiment n’a pas été un auditoire, mais plutôt une serre.
En face, le palais Field-Brancaccio (pl. II 26), construit par L. Carimini de 1892 à 1896, et son vaste jardin qui occupe une bonne partie de 1’emplacement des thermes de Trajan. On y voit un grand réservoir formé de neuf salles voûtées, dites Sette Sale (v. p. 380) et disposées parallèlement l’une à l’autre, restes probables de la «maison dorée» de Néron (p. 288). Dans le pavillon, une vache en basalte, dans le style égyptien, provenant du temple d’Isis mentionné p. 221. — Plus loin est St-Martin-aes-Monts (p. 205).
Au commencement de la via Carlo Alberto, à g., l’église St- Antoine-V Abbé, maintenant hôpital, a un portail de 1269. St Antoine est le patron des animaux domestiques.
Une rue transversale conduit à dr. de la rue Charles-Albert à l’église SS. Vito e Modesto qui a une peinture d’autel (fresque) par Antoniazzo Romano (1483) et à Varc de Gallien (pl. II 29). Cet arc fut érigé en 262 à l’empereur de ce nom par un certain M. Aurelius Victor, en mémoire de la valeur de ce prince, vertu qui, dit l’inscription, n’était surpassée que par sa piété. Plus loin dans la rue St -Vit, l’église goth. S. Alfonso de ’ Liguori, construite en 1855 aux frais de l’Anglais Douglas; le saint (1696-1787), auteur de la Theologia moralis, est le fondateur de l’ordre des rédemptoristes. On y remarque l’image de Notre Dame du Perpétuel Secours, assez
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ancienne et très vénérée à Rome. Au delà de la via Merulana, les églises Ste-Praxède et St-Martin-des-Monts (p. 204, 205).
A g. de la rue Charles-Albert, les rues Mazzini et Rattazzi conduisent à la place Manfredo Fanti (pl. 1130), square où subsiste une partie du mur de Servius (v. p. 181).
La rue Charles-Albert débouche sur la grande place Victor- Emmanuel (pl. II 29), également disposée en square. A g. se voient les restes considérables d’un ancien réservoir de VAqua Julia, dont les niches renfermèrent jusqu’en 1590 les deux grands trophées qui sont maintenant sur la balustrade du Capitole (p. 258) et qu’on appelle sans motif, depuis le xve s., «trophées de Marius». A côté, dans un mur au bord du chemin, la porte Magique de l’anc. villa Palombara, revêtue de formules cabalistiques que le marquis M. Palombara reçut en 1680 d’un inconnu comme recette pour faire de l’or ; ne pouvant les résoudre, il les fit graver sur sa porte, pour le cas où un passant saurait en trouver la solution. — A l’angle N. de la place, St-Eusëbe (pl. II 29), église reconstruite au xvme s., à l’exception du campanile, qui est ancien. Le beau plafond, St Eusèbe glorifié, est l’une des premières œuvres de Raphaël Mengs.
A 5 min. à l’E. de la place Victor-Emm. est Ste-Bibiane (pl. 1132; inaccessible l’après-midi), église consacrée dès 470 et plusieurs fois transformée, en dernier lieu en 1625 par le Bernin. Elle a huit colonnes antiques. Sur le maître-autel, la statue de Ste Bibiane, par le Bernin , belle œuvre de sa jeunesse. A l’entrée, à g., un tronçon de colonne contre lequel Ste Bibiane fut flagellée à mort.
La via Archi di S. Bibiana mène, en passant sous le chemin de fer, à la porte St-Laurent et à la basilique du même nom, qu’on visite à cette occasion et d’où l’on revient par le tramway (n° 12 de l’app. ; tram à vapeur pour Tivoli hors de la porte à g., v. p. 449).
La porte St-Laurent (pl. II 32-33), construite par Honorius contre un arc sur lequel sont établis, au dire de l’inscription, les trois aqueducs Mar cia, Tepula et Julia, a remplacé la porte Tiburtine. La nouvelle route sort de la ville par une brèche pratiquée au S.-E. et rejoint plus loin l’anc. voie Tiburtine (p. 449). Elle est bordée à son entrée de hautes maisons de rapport assez négligées qui masquent désagréablement la vue et ne permettent d’apercevoir les montagnes de la Sabine qu’à */4 d’h. de la porte, près de l’église. Il y a sur la place qui la précède une colonne surmontée de la statue de bronze de St Laurent.
*St-Laurent-hors-les-Murs (S. Lorenzo fuori le mura; pl. 136) est une basilique qui a remplacé une église construite par Constantin le Gr. sur les tombeaux de St Laurent et de Ste Cyriaque, et que Pélage II rebâtit en 578. Cette église primitive, qui avait son entrée à l’E., a été entièrement changée, quand Honorius III (1216-1227) ajouta la nef actuelle à l’abside et plaça le portail à l’ouest; la direction contraire des murs extérieurs permet de dis-
St- Laurent-h. -l.-M.
ROME