‹ Italie centrale, RomeChapitre 104 sur 321 · I. CoUines de l'est · texte numérisé non relu

I. CoUines de l'est

Des rues au S.-E. de la place Victor-Emmanuel, celle du milieu, la via Conte Verde, mène à Ste-Croix-de- Jérusalem (v. ci-dessous) : celle de dr., la via Emanuele Filiberto, à,St-Jean-de-Latran (p. 326); celle de g., la via Principe Eugenio, à la porte Majeure.

La porte Majeure ou Porta Maggiore (pl. 1134) est un reste de VAqua Claudia , au-dessus de laquelle VAnio Novus coulait dans un second aqueduc. Les inscriptions font mention du premier, long de 67 kil., qui vient des environs de Subiaco (p. 457), et de l’Anio Novus, long de 93 kil., qui commençait à la source même de cette rivière, tous deux construits par l’empereur Claude, l’an 52 apr. J.-C., et restaurés par Vespasien l’an 71 et par Titus l’an 81. Aurélien en fit une porte de son enceinte, Honorius la restaura .et l’agrandit (restes de sa construction et longue inscription de l’an 405 hors de la porte à dr.), et les Colonna en firent le noyau d’une forteresse au moyen âge. C’est Grégoire XVI qui, en 1838, l’a débarrassée des constructions postérieures.

Dans l’antiquité, deux routes partaient de cet endroit: à g., la voie Prénestine; à dr., la voie Labicane, appelée aujourd’hui via Casilina. On a trouvé entre les deux, en 1838, le curieux tombeau du boulanger Eurysacèsy des derniers temps de la République. Il est fait de pierres qui ressemblent à des boisseaux placés horizontalement et verticalement les uns sur les autres. L’inscription principale, répétée trois fois, signifie: «ceci est le monument de Marcus Vergilius Eurysacès, boulanger, fournisseur de l’Etat.» Les bas-reliefs sont relatifs au métier du défunt et à sa qualité de fournisseur.

De là à la porte St-Jean et à VAmphitheatrum Castrense, v. p. 336. Pour la Campagne , v. p. 417.

. On va en 5 min. de la porte Majeure à Ste-Croix-de-Jérusalem sans sortir de l’enceinte de la ville, en passant sous l’aqueduc de Claude. A g., la nouvelle Caser ma Umberto I. — De Ste-Marie- Majeure (p. 197) on va en 20 min. à

Ste-Croix-de- Jérusalem (S. Croce in Gerusalemme; pl. 1134), une des «sept églises de Rome» (p. xxxv). Appelée anciennement Basilica Sessoriana , parce que le Sessorium, peut-être un ancien tribunal, s’élevait à cet endroit, elle passe pour avoir été construite par Ste Hélène, en l'honneur de la croix du Sauveur, qu’elle avait retrouvée. Elle servit dès 433 aux séances d’un concile. Entièrement reconstruite en 1144 par Luce II et complètement modernisée en 1743, sous Benoît XIV, elle a été revêtue d’une façade baroque par Domenico Gregorini.

L’intérieur est à trois nefs. Celle du milieu avait autrefois douze colonnes antiques, dont on ne voit plus que huit. Une cuve de basalte antique, sous le maître-autel, renferme les reliques de St Anastase et de St Césaire. L’abside a des fresques fortement repeintes de l’école du Pinturicchio, l’Invention de la Ste Croix. Cette église possède, un grand nombre de reliques, entre autres l’inscription de la vraie croix.

Un escalier à g. de l’abside descend à I’église basse. A g., un autel

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ROME

Ste-Praxède.

orné d’un bas-relief de marbre (Pietà, xvn® s.) ; des deux côtés, des statuettes de St Pierre et de St Paul, du xiios.; à dr., la chapelle Ste-Hélène, où les femmes n’ont le droit d’entrer que le 20 mars. La voûte est ornée de belles mosaiques d’après Bald. Peruzzi (1508), les quatre Evangélistes: au milieu, le Christ; sur l’arcade au-dessus de l’entrée, à g., Ste Hélène; à dr., St Sylvestre; au-dessus de l’autel, à g., St Pierre; à dr., St Paul. La statue de Ste Hélène, sur l’autel, a été faite d’une Junon dans le genre de la Junon Barberini du Vatican (p. 376), en lui mettant à la main droite une croix au lieu du sceptre, et à la main gauche les clous de la croix au lieu de la coupe. La tête même est moderne, du xvn« s.

Entre Ste-Croix et la caserne mentionnée p. 203 se voient une abside à fenêtres en plein cintre et le commencement de murailles qui partaient de là; c’est peut-être un reste du Sessorium (v. p. 203).

De Ste-Croix on va en 5 min. à St-Jean-de-Latran , v. p. 336.

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