III. Rome antique
août de l’an 29 av. J.-C., deux ans après la bataille d’Actium, et décora la tribune aux harangues des éperons des navires égyptiens pris à cette bataille.
Ce temple était d’ordre ionique et avait six colonnes sur la façade. Le soubassement en blocage, encore visible, est dépourvu des blocs de pierre qui le revêtaient. Sur le devant de l’édifice se trouve une estrade revêtue en partie de pierres, dans laquelle on a reconnu la tribune mentionnée p. 280 (rostra ad Divi Julii). Dans la niche en hémicycle du mur anterieur des Rostres a été découvert en 1898 le fondement d’un autel rond ou d’une grande base de monument, très probablement érigé en mémoire de César. La niche a été fermée beaucoup plus tard par un mur grossier en tuf gris. — La base d’un grand monument qui précède l’édifice est désignée sans raison comme celle du monument du consul A. Marcius Tremulus (306 av. J.-C.).
L 'arc de triomphe d1 Auguste à trois arcades, jeté au travers de la voie Sacrée, se dressait entre le temple de César et celui de Castor.
Le *temple de Castor et Pollux, ou simplement temple de Castor ( ædes Castoris, Castor um), fut érigé en mémoire du secours donné aux Romains par les Dioscures dans la bataille décisive du lac Régille (p. 418) contre les Latins, en 496. D’après la tradition, les Dioscures apportèrent eux-mêmes la nouvelle de la victoire et, arrivés au lac Juturne (v. ci-dessous), ils y abreuvèrent leurs chevaux. Douze ans plus tard, en 484, le temple fut inauguré. Il en reste le soubassement et, à l’E., une partie du stylobate, avec trois magnifiques colonnes en marbre de Paros. Ces colonnes encore debout datent peut-être d’une reconstruction sous Trajan ou sous Adrien; elles sont remarquables par leurs chapiteaux corinthiens et leur entablement d’un fini achevé. Le temple avait huit colonnes sur la façade et treize sur les côtés.
A côté du temple de Castor, à g., se trouve V enceinte sacrée dx Juturne , la nymphe protectrice des sources qui jaillissaient à cet endroit. Tout d’abord on voit le lacus Juturnæ, bassin rectangulaire ayant au milieu une base en maçonnerie. Sur la banquette qui fait le tour du bassin est placé un autel de marbre décoré de bas-reliefs: Jupiter, Léda et le cygne, les Dioscures, et une figure de femme (Hélène-Sélènê comme déesse de la lumière) tenant un grand flambeau. Les pièces avoisinantes, qui servaient aux besoins du culte, étaient décorées de nombreuses statues de divinités bienfaitrices, entre autres: Esculape et un jeune garçon (qui aide à la célébration du sacrifice) tenant le coq; puis les Dioscures avec leurs chevaux, très vraisemblablement figures archaïques de l’Italie méridionale du ve s. av. J.-C.; puis encore une tête d’un Sérapis et une statue archaïque d’Apollon sans tête. Au ive s. apr. J.-C. ces diverses chambres étaient utilisées comme bureaux de l’administration des eaux (statio aquaru.n). — Plus loin, on voit un édicule ou petite chapelle destinée à recevoir la statue de Juturne dont le nom peut encore se lire sur la frise; puis devant Pédicule
282 IH- Homo, antique.
ROME