‹ Italie centrale, RomeChapitre 146 sur 321 · Forum Romain · texte numérisé non relu

Forum Romain

côté g., suite du combat; 3, baie du milieu, à dr., Prisonniers demandant grâce à l’empereur; 4, attique, côté dr., Daces vaincus et, à l’arrièreplan, leurs cabanes. Des huit médaillons représentant des chasses et des sacrifices, ceux du côté O. appartiennent à l’époque flavienne: à g., Départ pour la chasse, Sacrifice à Sylvain, et à dr., Chasse à l’ours, Sacrifice à Diane; ceux du côté E. sont du temps d’Adrien: à g., Chasse au sanglier, Sacrifice à Apollon, et à dr., Chasse au lion, Sacrifice à Hercule. — C’est à tort qu’on donne comme du temps de Trajan les huit bas-reliefs à l’attique à côté de l’inscription: Sacrifice, Allocutions au peuple et aux soldats, Entrée à Rome, etc.; ce n’est qu’au xvn«s. qu’on a donné arbitrairement aux têtes d’empereurs les traits de Trajan et qu’on a fait la plupart des additions caractéristiques. Ces bas-reliefs sont relatifs à Marc-Aurèle et appartiennent au même cycle que ceux du palais des Conservateurs (p. 264).

Les petits bas-reliefs, sous les médaillons, représentant des victoires et des actes publics de Constantin, datent du iv« s. ; on remarquera, audessus de la baie de g., celui qui représente l’empereur à la tribune aux harangues, ainsi que les Victoires et les statues de prisonniers aux piédestaux des colonnes.

Depuis le déblayement du pavé antique au S.-E. du Colisée, on a un excellent coup d’œil sur la partie la mieux conservée de l’extérieur de l’édifice. Le pavé se compose de dalles de travertin et est entouré de grosses bornes aussi en travertin, distantes de 18 m. de l’édifice. Ces bornes ont derrière des trous ayant servi à y fixer des barrières ou des cordes pour contenir la foule des spectateurs se pressant aux diverses entrées. La place à cet endroit est encore entourée d’une rue pavée en lave, dn y a retrouvé à l’E. de la rue moderne, des restes d’un portique en briques qui a peut-être fait partie des thermes de Titus , bâtis comme le Colisée sur l’emplacement de la Maison Dorée de Néron (p. 288). Ils occupaient le versant de l’Oppius, à la via degli Annibaldi, mais ils ont été complètement détruits. A côté se trouvaient les thermes de Trajan, qui s’étendaient jusque près de St-Pierre-aux-Liens et de St-Martin-des-Monts (p. 205). Leurs ruines grandioses, prises à tort pour celles des thermes de Titus, ont été en partie détruites seulement en 1795. Ce qu’on montre maintenant comme thermes de Titus, provient presque uniquement de constructions plus anciennes, peut-être du temps de Néron, que Trajan engloba dans les fondations des siennes.

Les ruines sont visibles tous les j., de 9 h. du m. au coucher du soleil, du 1er jujn au 30 sept, déjà depuis 7 h. L’entrée est à g. au commencement de la via Labicana, au n° 198. Il y fait très frais. Le gardien accompagne les visiteurs avec de la lumière (pourb.). On voit d’abord le soubassement d’une grande exèdre semi-circulaire, qui formait le milieu de la partie postérieure de la construction de Trajan. Ensuite on arrive à celles de Néron, qui forment avec l’axe des thermes un angle de 45°, et l’on entre dans une suite de sept pièces, devant la 4® desquelles se trouvent, à g., les restes d’une fontaine. On ne sait rien de certain sur la destination de chacun de ces locaux. Les belles et élégantes peintures, qui servirent de modèle à Jean d’Udine et à Raphaël pour les loges du Vatican, sont très dégradées. Une niche passe à tort pour celle où a été trouvé le Laocoon (p. 380).

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