‹ Italie centrale, RomeChapitre 155 sur 321 · III. Rome antique · texte numérisé non relu

III. Rome antique

tend que c’est là que Caligula a été assassiné par les conjurés l’an 41 apr. J.-C. est erronée, puisque, d’après Suétone, la partie du palais dans lequel le meurtre a été consommé fut détruite par un incendie, probablement celui de Néron. En prenant à dr., au bout de la galerie, on arrive à l’area Palatina , place devant le palais impérial où menait une me se détachant de la voie Sacrée (p. 287) à l’arc de Titus. Le grand noyau de soubassement qui s’y trouve et qu’on regarde à tort comme celui du temple de Jupiter Stator (p. 287), est du moyen âge. A l’E. sont des restes d’un canal (?) souterrain avec des inscriptions en vieux latin.

Le palais d’Auguste ( domus Aagustiana ), nommé aussi de nos jours palais des Flaviens , parce que sa plus grande partie, qui provient probablement d’une transformation sous Domitien, avait sa façade principale tournée au N., du côté du Forum et de la voie Sacrée. Cette façade était précédée d’une haute galerie de colonnes de cipolin, avec trois saillies à balcons, accessible de chaque côté par des escaliers. Les parties déblayées du palais sont les pièces d’apparat et non les appartements, qui sont sous l’anc. villa Mills (v. p. 302 et le plan du Palatin). Elles olfrent bien peu de ressemblance, pour la distribution, avec la maison romaine, telle que nous la voyons à Pompéi. Tout y a des proportions grandioses.

De l’atrium, on entre dans trois vastes salles. Celle du milieu, nommée d’ordinaire tablinum, était la salle du trône (aula regia ), où l’empereur donnait audience. C’est un espace immense, de 45 m. sur 36 (grande nef de St-Pierre, env. 26; arcades latérales de la basilique de Constantin, qu’on voit en face, 20 m.), avec une grande abside semi-circulaire où était le trône, et six niches alternativement rondes et carrées, qui ont conservé les socles des statues qui s’y trouvaient. Aujourd’hui que le splendide plafond a disparu, que les nmrs ont perdu leur revêtement en marbre, les niches leurs colonnes et les piédestaux leurs statues colossales, il est difficile de se faire une idée de sa magnificence primitive. Deux statues colossales d’Hercule et de Bacchus, en basalte noir, trouvées en 1724, sont actuellement au musée de Parme.

Au fond de la salle voisine au S.-E. ou a trouvé en 1726 un grand autel maintenant détruit, avec des degrés sur les côtés, et on en a conclu que là était le laraire ou la chapelle domestique. Le petit autel en marbre, revêtu de représentations des dieux lares, qui s’y trouve installé aujourd’hui, n’en faisait point partie. Derrière, un escalier qui menait à l’étage supérieur. La grille qu’on trouve plus loin à g. (pl. x) sert d’entrée aux jardins de la villa Mills (p. 302).

Au N. -O. du tablinum est la basilique , où l’empereur rendait la justice. Une balustrade en marbre, dont on voit encore un reste à l’endroit même où elle se trouvait, séparait la tribune semicirculaire de la partie réservée aux plaideurs et flanquée de part et d’autre d’un*petit portique. Les colonnes non cannelées avaient des ornements en bronze; on voit encore les trous où ils étaient fixés..

Bædeker. Italie centrale. 14° édition. 20

302 !!!• Rome antique.

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