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Palatin

En traversant le tablinum, on arrive au S.-O. au péristyle, jardin carré, de 54 m. de côté, entouré d’une colonnade et dont la partie centrale était décorée de jets d’eau, d’arbres et de fleurs; il n’a conservé de son ancienne magnificence que quelques restes du revêtement en marbre de ses murs et ses dimensions imposantes.

L’escalier à l’angle S.-O. du péristyle conduit à deux pièces souterraines, où il y a des restes d’ornements en stuc et de peinture, d’un style rappelant l’époque d’Auguste; les pièces ont peut-être fait partie, avec plusieurs autres à côté, découvertes et détruites en 1721, du palais primitif d’Auguste, et ont été recouvertes par les constructions de Domiticn.

Sur le péristyle ouvrait, dans le sens de sa plus grande largeur, le triclinium, la grande salle à manger (Jovis cœnatio ), de sorte que les personnes à table pouvaient jouir de la vue des fontaines et des massifs d’arbres qui ornaient ce péristyle. Dans l’abside semi-circulaire du mur au S.-O., le pavé, en dalles de marbre et de porphyre, est en grande partie conservé, mais il a été mal restauré plus tard. Il reste encore des traces peu considérables de ce pavé et du revêtement au mur du côté N. -O. — A ce mur est adossé le nymphée (nymphæum), salle à manger pour les mois les plus chauds, où il y a, devant les fenêtres, une fontaine, à bassin elliptique revêtu de plaques de marbre.

Derrière le triclinium est un portique de six colonnes en cipolin, deux entières et les autres brisées. On aperçoit, par les interstices du pavé qui s’est affaissé, le sol primitif que les constructions des empereurs ont recouvert. Puis viennent encore deux salles terminées en hémicycle, à parois décorées de niches et d’une destination inconnue; on les désigne à tort sons les noms d 'académie et de bibliothèque. Belle vue sur la vallée du Cirque Maxime et sur l’Aventin.

En franchissant la grille déjà, mentionnée, derrière le laraire, on entre dans l’ancienne

Villa Mills qui recouvre toute la partie centrale des palais impériaux. Elle appartenait au xvie s. à la famille Spada; au commencement du xixe, sir Charles Mills en transforma le casino, qui resta couvent de religieuses jusqu’en 1906. C’est ici que se trouvaient dans l’antiquité les appartements privés du palais impérial dont on a retrouvé des restes considérables dans les caves de la villa et de l’annexe occidentale commencée en 1869, mais demeurée inachevée. On a également mis au jour, en 1907, dans les parties contiguës à cette nouvelle construction, des restes effacés de peintures murales des premiers temps de l’époque chrétienne qu’on rattache à l’église St-Césaire-du-Palais (p.'298). On y remarque aussi une jolie loggia de la Renaissance à colonnes de granit et un pavillon décoré de fresques de l’école de Raphaël restaurées vers 1820 par Camuccini. — Le jardin derrière le casino, remarquable par ses beaux cyprès, offre, surtout vers le soir, un magnifique coup d’œil sur l’Aventin et les quartiers S. de la ville. L’escalier à dr., aussi

Stade.

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