‹ Italie centrale, RomeChapitre 166 sur 321 · Voie Appienne à l’intérieur de la ville · texte numérisé non relu

Voie Appienne à l’intérieur de la ville

De l’arc de Constantin (pl. 1122; p. 291) par la via S. Gregorio à St-Grégoire-le-Grand, v. p. 318. Puis, à dr., la via dei Cerchi.

Non loin de l’endroit où la via S. Gregorio tombe dans la via di Porta S. Sebastiano (pl. III 22-23-27), se trouvait anciennement la porte Capène (porta Capena), d’où partait la voie Appienne. En suivant à g. la via di Porta S. Sebastiano, on trouve à g., presque à l’entrée, n°8 1-5, V Auditorium Appiurn (pl. III 23) où l’on montre des projections lumineuses de la voie Appienne. Entrée, 1 fr., tous les jours de 10 h. du m. au coucher du soleil; fermé de juillet à septembre.

Au bout (le 5 min., à l’extrémité de l’allée qui longe la rue à dr., uu chemin. monte à dr., sur le flanc de l’Aventin, à Ste-Balbine (pl. III 23), église consacrée par St Grégoire le Grand ; elle a encore sa toiture à charpente apparente, mais le reste est modernisé et dépourvu d’ornements. On y voit cependant un bas-relief par Mino da Ficsole , le Crueifîmeut, et le beau tombeau du cardinal Stcfano Surdi par Jean Coumae (sonner à la porte à dr. de l’église). Le bâtiment voisin sert maintenant d’hospice pour les vieillards et de maison de correction pour jeunes Allés.

En continuant par la via di Porta S. Sebastiano, on voit bientôt à g. la villa Celimontana (p. 320). On franchit au bout de 10 min. la Marrana, petit ruisseau aux eaux troubles; ù g. une pépinière (iSemenzaio comunale ); puis à dr., en deçà de l’église SS. Nereo ed Achilleo, n° 29, l’entrée des thermes de Caracalla, situés à 15 min. de l’arc de Constantin.

Les * thermes de Caracalla (thermæ Antoninianæ ; pl. III 23-24 ; entrée, v. p. 162), furent commencés en 212 par Caracalla^ agrandis par Héliogabale et achevés par Alexandre-Sévère. Leur somptuosité était merveilleuse, il y avait 1600 sièges de bain en marbre et le nombre des baigneurs qu’ils pouvaient recevoir était encore plus considérable. On y a trouvé une foule de statues, entre autres le taureau Farnèse, l’Hercule de Glycon et la Flore de Naples, des mosaïques, etc., et ce qui en reste, malgré la nudité des murs et les voûtes effondrées, prouve encore la perfection de l’édifice. Le tout était entouré d’un mur d’enceinte avec portiques, stade, etc. Les thermes proprement dits mesurent 220 m. de longueur sur 114 de largeur, tout l’établissement formant un carré de 330 m. de côté. Sous l’Empire, le bain romain, remis en honneur de nos jours, s’était élevé à la hauteur d’une opération très compliquée, dont les phases principales se succédaient comme suit: bain d’air tiède, dans la salle dite tepidarium1 pour les onctions et le massage; bain d’eau chaude ou bain de vapeur, dans l’étuve ou caldarium ; bain d’eau froide, dans le frigidarium ou la piscina. A la fin, on se faisait oindre encore une fois après avoir été bien frictionné. On ne peut douter de la destination des trois salles principales, qui occupent l’axe de l’édifice; la désignation des autres est par contre très arbi-

314 III. Rome antique.

ROME

Page 1