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d’animaux que nourrit cet élément. — Dans le 4e champ (la composition la plus géniale et la plus grandiose de toute la voûte), c’est la création de l’homme, où l’on voit Dieu faisant affluer la vie dans les membres d’Adam en le touchant de l’index, tandis que de l’autre bras il rassemble ses anges. — Dans le 5e champ , Dieu tire la femme de la côte d’Adam; venant à lui les mains jointes et étendues en avant, elle s’incline gracieusement comme pour le remercier, et il semble la bénir. — Dans le 6e champ , le démon, sous la forme d’une femme dans le haut du corps et sous celle d’un serpent pour le reste, s’enlace autour d’un arbre et semble s’entretenir avec l’homme, l’induisant à agir contre son créateur et tendant à la femme le fruit défendu; dans l’autre partie du champ, on les voit tous deux, chassés par l’ange, fuir effrayés et tristes la présence de Dieu. — Dans le 7e champ , le sacrifice d’action de grâces de Noé. — Dans le 8e champ , le déluge, où l’on voit de loin l’arche de Noé au milieu des eaux, et des hommes qui s’y accrochent pour se sauver. Plus près, un navire plein de monde; sa charge excessive, les chocs répétés et violents des ondes lui font perdre sa voile, et, privé de tout secours humain, il se sent déjà envahi par les eaux et couler à fond. Plus près du spectateur apparaît encore au-dessus de l’eau la cime d’une montagne, semblable à une île, où se sont réfugiés une multitude d’hommes et de femmes, qui trahissent divers sentiments, mais tous misérables et effrayés, accroupis sous une tente déployée sur un arbre, pour s’abriter contre les eaux du ciel ; au-dessus est représentée avec beaucoup d’art la colère de Dieu, qui se dirige contre eux avec l’eau, le tonnerre et la foudre. A droite, sur un autre sommet de montagne, une multitude de gens dans la même détresse. — Dans le 9e champ , le dernier, c’est l’ivresse de Noé qui est racontée».
Michel-Ange a commencé son œuvre à l’entrée, c’est à dire en sens inverse de la succession historique des faits. C’est aussi à l’entrée qu’il faut se placer pour juger des figures du milieu qui, étant plus proches du spectateur, pouvaient être exécutées dans des dimensions plus petites que celles qui se trouvent près du maître-autel. C’est du centre de la chapelle qu’on a le meilleur point de vue pour contempler la série des prophètes et des sibylles.
Dans les pendentifs de la voûte, les *Prophètes et les Sibylles, entourés d’Anges et de Génies. A g. de l’autel: 1, Jérémie , plongé dans une douloureuse rêverie; 2, la Sibylle Persique, lisant; 3, Ezéchiel, tenant un papyrus à moitié déroulé; 4, la Sibylle Erythrée tournant les feuillets d’un livre ouvert; 5, Joël, lisant un papyrus ; G, au-dessus de la porte, Zacharie, feuilletant un livre ; 7, la Sibylle Delphique déroulant une banderole; 8, Isaïe, le bras appuyé sur un livre, plongé dans ses réflexions ; 9, la Sibylle Cuméenne, ouvrant un livre; 10, Daniel, écrivant; 11, la Sibylle Libyque, saisissant un livre ouvert; 12, au-dessus du Jugement dernier, Jonas venant de sortir du ventre du poisson (représentation anticipée de la résurrection du Christ). «Tous, dit Condivi, sont
Chap. Sixtine.
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