Transtevèrc
restaurée depuis 1902. C’est, avec les restes de la maison fortifiée qui l’avoisine, une des principales constructions particulières du moyen âge qui subsiste à Rome. Elle possède une collection de fragments architectoniques, d’armoiries et autres objets du moyen âge (visite, avec l’autorisation de l’Ufficio II Municipale, via dei Barbiéri, 6, dans la sem. depuis 9 h. du m.; heurter à la porte; pourb. 50 c.). Belle vue du sommet de la tour.
L’église St-Chrysogone (pl. II 13), basilique à trois nefs de fondation ancienne, a été souvent modifiée, en dernier lieu en 1624, par Giov-Batt. Soria, à qui est dû le vestibule.
L’intérieur, qui a un plafond richement doré datant de la dernière restauration, se distingue par ses colonnes antiques, surtout les deux colonnes de porphyre de l’arc triomphal, les plus grandes de Rome, et par son magnifique pavé en mosaïque antique. Le plafond du transept a des fresques du ». cTArpin. Au mur de l’abside, une mosaïque, la Vierge entre St Chrysogone et St Jacques. Stalles sculptées de 1866. En 1908, on a commencé à déblayer sous l’église actuelle des restes de l’ancienne remontant jusqu’aux vin® et ve siècles.
A l’E. de la place St-Chrysogone, dans la via Monte di Fiore, on a déblayé, à env. 10 m. de profondeur, un excubitorium des vigiles de la VIIe cohorte, c.-à-d. un poste de pompiers romains (v. p. xxxn ; jours et heures de visite comme pour le Forum Romain, p. 162 ; pourb. 50 c.). On descend par un escalier moderne dans une petite cour à mosaïques qui a une fontaine au centre, une chapelle décorée de fresques à dr. et plusieurs pièces contiguës. Il y a aussi sur les murailles des inscriptions au trait, du commenc. du me s. de notre ère.
En suivant de la place St-Chrysogone, à dr., la via délia Lungaretta, on arrive en 5 min. à la place Ste -Marie- au -Transtevère (pl. II 10-13), où s’élèvent une fontaine et l’église de ce nom.
*Ste-Marie-au-Transtevère (S. Maria in Trastevere) occupe, dit-on, l’endroit où une source d’huile jaillit de terre à la naissance de J.-C. Cette église passe pour avoir été fondée par St Calixte, sous Alexandre-Sévère ; mentionnée pour la première fois en 499, elle a été reconstruite par Innocent II en 1140 et consacrée en 1198 par Innocent III. Clément XI y a fait ajouter le portique en 1702, par Carlo Fontana. Elle a été restaurée avec un peu trop de faste de 1866 à 1874. La façade a des mosaïques du xiic s., fortement restaurées au xive (v. p. lxii): la Vierge et l’Enfant, deux papes sur les côtés (Innocent II et Eugène III) et dix vierges, dont huit avec des lampes allumées et deux avec des lampes éteintes. Les images de saints et les mosaïques du tympan sont modernes. Le portique renferme deux Annonciations, dont l’une est attribuée à Pietro Cavallini (complètement repeinte), et beaucoup d’inscriptions. Les écrans, encastrés dans le mur de dr., datent des vii« et vme s.
L’intérieur, qui est le mieux éclairé l’après-midi, est divisé en trois nefs par vingt-deux colonnes antiques inégales, sous un en-