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De Home à Tivoli

Pour visiter en un jour la villa d’Adrien et Tivoli, prendre de préférence à Palier le tramw. à vap., en s’arrêtant à la villa (p. 449) et revenir par le ch. de fer, parce que le dernier tram quitte ordinairement Tivoli de bonne heure. On ne saurait guère recommander aux personnes

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pressées de visiter la villa de Tivoli avec une voiture, aller et retour (v. p. 452).

A. Chemin de fer. — Ligne de Rome-Sulmona-Castellammare Adriatico. A Tivoli: 39 kil., en 1 h. à 1 h. 3/^ ; prix, 3 fr. 80, 2 fr. 65 et 1 fr. 95, aussi pour l’aller et retour. — Pour jouir du paysage, le ch. de fer est préférable au tramway mentionné p. 449.

On part de la gare centrale (p. 143). Bientôt se montrent, à dr., les ruines de Torre degli Sehiavi (p. 417). — 8 kil. Cervara di Borna, dans le voisinage des grottes de Cervara, où les artistes célébraient jadis leurs fêtes. — 12 kil. Salone, où il y a une villa construite en 1525 sur les plans de Bald. Peruzzi, pour le cardinal Ant. Trivulzi, et décorée à l’intérieur par Giov. Maria Falconetto.

— 14 kil. lainghezza, la Collatia des anciens, métairie du duc Strozzi, avec un château féodal du xve s., dans un site pittoresque de la vallée boisée du Teverone.

20 kil. Bagni, stat. pour Acque Albule (p. 449).

La voie traverse la route de Tivoli; beau coup d’œil à dr. sur Tivoli et les viaducs où le chemin de fer passe ensuite; à l’arrièreplan, sur les montagnes. — 25 kil. Movtecelio, auparavant Monticelli, situé, dit-on, sur l’emplacement du Corniculum des anciens.

— La voie commence à monter fortement.

33 kil. Palombara-Marcellina. Palombara Sabina (372 m.; Caffè Nazionale, sur la place), petite ville de 4517 hab., pittoresquement située sur une colline isolée à 10 kil. au N. (voit., «un posto» 75 c.), a un beau château du xve s., anc. propriété des Savelli, maintenant aux Torlonia. A 3/4 d’h. au S. -O., l’anc. église des bénédictins, S. Giovanni in Argentella (ixe s.), a une tour du xme s. et, au bout de la nef latérale de g., un iconostase de 1170.

Palombara est le point de départ pour une excursion d’un jour (à partir de Rome) au mont Gennaro (1271 m.), une des cimes les plus élevées de la Sabine, qui attire de toutes parts l’attention de l’étranger. Emporter des provisions. La montagne est presque dépourvue d’eau. De la gare, on suit d’abord la route de Palombara jusqu’à Marcdlina (74 d’h. ; 280 m. ; modeste osteria), village où l’on prend un guide (2 à 3 fr., jusqu’à Vicovaro 5 fr.). Au N. de Marcellina, on suit le sentier contournant le pied occid. du colle dél Tesoro, ensuite (20 min.) à dr., au delà de Oaprareccia, la vallée delà Scarpellata, torrent visible déjà de loin ; puis, on fait un détour à l’E., en partie sous bois et par le haut plateau du Fr atone (1024 m.) qu’on atteint au bout de 3 h. Va de marche et d’où l’on gravit en 1 h. V4 le plus haut sommet, le Monte de ’ Zappi (1271 m.: signal trigonométrique). La vue s’étend sur la côte, du mont Circeo au lac de Bracciano; sur la vaste plaine avec ses nombreux villages, depuis les montagnes du pays des Volsques et les monts Albains jusqu’au Soracte et au mont Ciminien, et sur la crête des Apennins jusqu’aux cimes neigeuses des Abruzzes. — On peut s’en retourner du Pratone vers le S. par S. Polo de1 Cavalier i (651 m.), d’où une route mène à la stat. de S. Polo (p. 456), ou descendre en 5 h. env. du Pratone à l’E., en passant 40 min. plus bas à la bonne source Fonte di Oampitello, par Rocca Giovane et la vallée de la Licenza à la stat. de Vicovaro (p. 456).

En continuant par le chemin de fer, on embrasse à dr. la Campagne; en face, Tivoli avec les cyprès de la Villa d’Este. Puis un tunnel, au delà duquel on a à dr. une échappée de vue sur les cas-

la Sabine.

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cades et la ville. Plus loin, deux autres tunnels. — 39 kil. Tivoli (p. 452), gare à la porte S. Angelo (p. 453).

B. Tramway a vapeur: 29 kil., en 1 h .»/4-à 1 h.s/4; 2fr.50 et lfr.85; aller et retour, 3 fr. et 2 fr. 20, ou 2 fr. 50 et 1 fr. 85 les dim. et jours de fête. A Bagni (v. ci-dessous) 1 fr. 90 à 3 fr., bain et linge compris. On prend les cartes au guichet. Les wagons 11e sont pas chauffés en hiver. Départ de la Porta S. Lorenzo-Tiburtina (pl. II 33). Tramw., v. l’app. p. 3, n° 12 et p. 4, ligne A; voitures, v. l’app. p. 6. — La visite de la villa d’Adrien, où passe le tramway, demande 2 h. pour le moins. Le billet permet de s’arrêter en route. On peut aussi faire à pied le trajet entre Tivoli et la villa, de la manière indiquée p. 452 et 455.

Le tramway suit la route qui sort de Rome par la porte St-Laurent (p. 200) et reste la plupart du temps sur l’antique voie Tïburtine. Adr.,la basilique S. Lorenzo (p. 200). — 6 kil., halte Ponte Mammolo, près du pont de ce nom qui, dit-on, tire son appellation de Mammée, mère d’Alexandre-Sévère et franchit VAnio ou Teverone. C’est cette rivière qui forme à Tivoli les fameuses cascades; elle se jette dans le Tibre au pont Salario (p. 415). — 11 kil. Settecamini.

20 kil. Bagni (deux «osterie»), station pour les bains d’eaux sulfureuses d 'Acque Albule , VAquæ Albulæ des anciens (piscines pour hommes et dames, cabines, restaur.). L’eau (23° C.) fortement saturée d’hydrogène sulfurique qui jaillit du sol tufier est sans doute un cours d’eau des Apennins coulant sous terre jusqu’à Bagni.

Dans le voisinage sont des carrières de travertin, qui ont fourni les matériaux de construction de la Rome ancienne et de la Rome moderne, du Colisée comme de l’église St-Pierre. Cette roche (lapis Tiburtinus), fraîchement extraite, est molle, friable et facile à travailler; desséchée au contraire, elle est dure et capable d’une certaine résistance. — Au delà du pont Lucano (stat., 23 kil.), se trouve le tombeau de la famille Plautia , très bien conservé, remontant au temps des premiers empereurs et dans le genre de celui de Cæcilia Metella (p. 423).

25 kil., stat. Villa Adriana (café-rest. et jardin), à 1/4 d’h. de l’entrée de la villa (v. la carte, p. 450) ; on trouve d’habitude des voitures (1 fr. à 1 fr. 50 pour 1 à 4 pers.). Une belle allée de cyprès conduit de la porte cochère à la maison du gardien, où l’on prend les billets. Entrée, 1 fr., libre le dimanche. Autorisation, v. p. xx.

La *villa d’Adrien, qui occupait une superficie de plus de 70 hectares, soit quatre fois aussi grande que celle du Palatin, était une magnifique création de la vieillesse de cet empereur (m. 138 apr. J.-C.) qui avait beaucoup voyagé et voulait rassembler autour de lui les curiosités de son vaste empire. «Il fit de sa villa près de Tivoli, dit Spartien, une merveille d’architecture; il donna aux différentes parties les noms des contrées et des lieux les plus célèbres, par ex. ceux de Lycée, d’Académie, de Prytanée, de Canope,

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de Pécile, de Tempé, et, pour qu’il n’y manquât rien, il imita même les Enfers.» Cette immense villa n’est plus mentionnée qu’une fois après la mort de son fondateur, quand l’empereur Aurélien assigna comme demeure à la reine Zénobie de Palmyre, sa prisonnière, une villa près de Tibur, non loin du «palais d’Adrien». Au xvie s., on commença des fouilles qui mirent au jour un nombre extraordinaire d’œuvres d’art, dont plusieurs sont parmi les plus remarquables des musées du Vatican et du Capitole ; mais les tra vaux se firent sans égard à la conservation des édifices jusqu’au moment où (1871) le gouvernement italien acheta le terrain de la famille Braschi et entreprit des fouilles systématiques qui se poursuivirent jusqu’en 1890. Nous conservons la terminologie ordinaire, mais en rappelant que le plus souvent les noms ne sont pas authentiques. Le plus grand charme de la villa repose du reste sur ses beautés naturelles. Voir Gusman, La Villa d’Hadrien (Paris, 1908, 5 fr.).

A côté de la maison du gardien se voit le premier édifice faisant partie de la villa, le théâtre grec , où l’on reconnaît encore bien la scène et les gradins. En montant le long de la scène, puis à dr. sur la colline, on arrive, par une allée de cyprès, à une construction du xvie s. utilisée maintenant comme conciergerie (Casa dei Custodi) et au nymphèe, d’où l’on parvient au Pécile, jardin de forme rectangulaire, entouré de colonnades, avec un grand bassin au milieu. C’est sans motif valable qu’on a voulu voir dans le Pécile une imitation de la «Stoa Poikile» d’Athènes, ornée de tableaux, dont l’aspect nous est resté inconnu. Le mur, de plus de 200 m. de long, qui le borne au N., est presque exactement orienté de l’E. à l’0., les galeries qui lui étaient parallèles étaient exposées l’une à l’ombre et l’autre au soleil. La plate-forme de la colline avait été agrandie à l’O. et au S. -O. par des substructions, à trois étages, comprenant une quantité d’espaces voûtés, où l’on entre du côté S. (pl. 1), près d’un cyprès. Ces espaces, appelés ordinairement les Cento Camerelle, sont regardés comme les logements de la garde de l’empereur ou de ses esclaves. — Plus loin, à l’angle N.-E. de la place, l’entrée de la salle des Philosophes , qui a des niches destinées à des statues. De là, on arrive dans une rotonde (pl. 3), qui a au milieu un bassin avec un îlot décoré de colonnes; c’ctait un pavillon, destiné peut-être à un «triclinum» d’été, et appelé faussement nalatorium (piscine) ou Teatro marittimo. Vient ensuite, à l’E., le grand palais et d’abord, un peu plus haut, une cour rectangulaire (Cortile délia Biblioteca) dont le côté g. est occupé par un corps de bâtiment appelé la bibliothèque (pl. 4), qui subsiste en partie jusqu’au premier étage. Au N. étaient des jardins. Du côté E. de la cour se trouve un large corridor bordé à dr. et à g. de chambres en forme de croix à pavement en mosaïque bien conservé; c’est ce qu’on appelle V Ospedale (pl. 5). Plus loin au N.-E., un corridor situé plus bas, sur lequel donnait

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à g. un beau vestibule et qui conduisait à un espace qu’on suppose avoir été un triclinium. De là, beau coup d’œil sur la vallée de Tempé, Tivoli et les montagnes. On monte ensuite par le bois d’oliviers au péristyle dorique (pi. 6) et à un vaste emplacement rectangulaire appelé Giardino (jardin). On a trouvé dans les salles voisines (Triclinio) un grand nombre de belles mosaïques (v. p. 379). A l’E. du Giardino, Vœcus Corinthius (pl. 7), salle dont les petits côtés se terminent par de grandes niches en hémicycle et qui a au milieu deux bassins pour des jets d’eau. De l’angle S.-E., on traverse un vestibule octogone qui donne sur la Piazza d’Oro, cour autrefois entourée d’un portique de. soixante-huit colonnes, alternativement de granit d’Orient et de cipolin, dont il ne reste plus que les bases. Le nom de cette cour vient de ce qu’on y a trouvé, au xvme s., quantité de restes de décoration faite avec des matériaux précieux. Au S.-E. de là, une salle à coupole et à abside semi-circulaire renferme une grande fontaine à gradins. — Revenant à l’œcus Corinthius, on trouve à g. la basilique qui a trente-six piliers en marbre ; puis au S. -O., une salle avec une exèdre contenant un piédestal surélevé, dans laquelle on a voulu reconnaître la salle du trône.

Plus loin, en longeant au S. le Giardino et en passant devant une belle exèdre (pl. 9), qui a un bassin, on continue par le chemin qui mène au S. A g. de ce chemin, un bâtiment isolé à plusieurs étages, le prétendu quartier des Vigiles, que quelques-uns regardent comme une caserne et d’autres comme une maison des employés de la cour. Le chemin conduit à un corps de bâtiment dont la façade est tournée à l’O. On traverse un crypto-portique ou corridor souterrain et on arrive à une suite de chambres d’où l’on voit le stade , situé au-dessous. Sortant du palais au S., on suit plus loin les substructions qui entourent une grande cour oblongue en contre-bas. Au milieu sont des thermes , dont les salles ont des restes de belle décoration en stuc. De là on passe à g. dans la vallée de Canope , vallon artificiel creusé dans le tuf de la colline. «Canope, dit Strabon, est une ville à 120 stades d’Alexandrie. Elle possède le temple de Sérapis, qui est en grande vénération. . . Il y vient beaucoup de pèlerins, qui descendent le canal : une grande affluence d’hommes et de femmes jouent et dansent à cœur joie et avec une licence effrénée.» Adrien avait fait reproduire le canal avec le temple à l’arrière-plan, afin d’y donner des fêtes égyptiennes. Une grande niche avec une fontaine à l’extrémité de la vallée est bien conservée; derrière se trouvent des galeries souterraines terminées par une cella, dans laquelle était la statue de Sérapis. C’est du Canope que proviennent beaucoup de sculptures égyptiennes du Vatican (p. 385). — On recommande aussi la visite de la Torre di Roccàbruna ou di Timone (v. le plan, en bas), construction carrée à 4 min. du Canope. Belle vue.

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Les parties plus éloignées de la villa, au S., sont dans un état de ruine très avancé et recouvertes de beaux bosquets d’oliviers compris dans des propriétés particulières: d’abord, dans l’enceinte de la villa Bulgarini, la prétendue Académie , plutôt un palais dans le genre du grand palais du N.; puis un théâtre, dit l’ Odéon ; un espace souterrain de 312m. de long et 100 m. de large, pris à tort pour les Enfers mentionnés par Spartien. Les parties appelées le Lycée et le Prytanée, encore plus au S.-E., n’appartenaient plus à la villa impériale, mais à des villas particulières.

Revenu du Canope, par les thermes déjà mentionnés, on passe à d’autres bains plus petits, mais mieux conservés. On entre d’abord par une porte moderne dans le «tepidarium», salle à coupole qui a deux grands bassins, puis dans l’«apodyterium», qui est octogone, et à g. dans le «frigidarium» de forme ronde; la destination des autres pièces est moins facile à déterminer. — De là, on retourne au Pécile qu’on traverse pour passer par la porte dans le mur du N. et l’allée de cyprès et descendre à la maison du gardien; en chemin, on ira jouir des délicieux ombrages du bosquet de chênes en contre-bas du Giardino (v. le plan), ainsi que de la vue de Tivoli et de la vallée de Tempé.

De la villa d’Adrien à Tivoli, il y a près de 1 h. de chemin à pied (v. p. 455) et 1/i d’h. en tramway.

Le tramway décrit une vaste courbe au S.-E., monte considérablement à travers des plantations d’oliviers, passe à la halte de Regresso (27 ldi.) et aboutit à la porte Ste- Croix (29 kil.), au S. -O. de Tivoli. On monte de là par la ville à la place à l’O. du pont Grégorien, d’où l’on va à g. aux temples, par le vicolo délia Sibilla, et à dr. à l’entrée des cascades, par le pont.

Tivoli (pl. p. 451). hôtei .s, où il est bon de s’informer d’avance des prix: Regina (pl. a), place du Plébiscite (20 ch. dep. 2 fr., p. 5 à 7); Sirena, en face de l’entrée des cascades et avec vue sur les temples (20 ch. à 3 fr., p. dep. 6); Sibilla, près des temples (p. 453), belle vue (20 ch. à 2 fr., p. 6 à 7). — Chalet-Rest. des Cascades , villa Gregoriana, à l’entrée des cascades; Ristor. del Plebiscito, près de l’hôt. Regina, av. chambres (déj . , v. n. c., 1 fr. 50), simple, mais bon; Belvedere, via délia Sibilla, 6; Ncttuno, piazza délia Sibilla, 128 (déj., v. n. c., 1 fr. 50). — Caffè d'Italia , à la station du tramway.

La visité des cascades demande 1 h. à 1 h. Va- On ne se départira pas de son sang-froid en présence des demandes des mendiants et des guides superflus dont on est assailli.

Voitures pour la villa d’Adrien (p. 449): à 1 chev., 4 fr., à 2 chev. 0; <> et 10, aller et retour, y compris 1 h. t/a d’arrêt II y a aussi quelquefois un omnibus: 1 fr. «0, aller et retour; voit, à 2 chev. pour Licenza (p. 457), env. 15 fr.

Tivoli (232 m.), le Tibur des anciens, est une ville prospère de 12881 hab., pittoresquement située sur une ramification calcaire qui se détache du mont Gennaro (p. 448), court vers le S. et barre la route à l’Anio qui serpente à travers une gorge se terminant par les célèbres cascades. La ville existait déjà, si on en croit la légende, longtemps avant Rome, comme colonie des Sicules. Camille la soumit en 380 av. J.-C., en même temps que Préneste; depuis, elle appartint à la confédération des villes latines alliées de Rome.

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Hercule et Vesta y étaient particulièrement vénérés. Du temps d’Auguste, l’aristocratie romaine, à l’imitation de l’empereur, de Mécène, etc., y construisit de charmantes villas ; sous Adrien, elle atteignit sa plus grande prospérité ; au moyen âge, elle partagea le sort de Rome. En 1460, Pie II fonda la citadelle sur les ruines de l’amphithéâtre. La ville actuelle est florissante; elle a des rues étroites, mais éclairées le soir à l’électricité. Au printemps, le climat eSt humide et les vents y sont violents.

Arrivée par le tramway v. p. 452. En arrivant en ch. de fer (p. 448), on entre en ville par la porte St- Ange (S. Angelo), au N.-E., et l’on a immédiatement à g. la grille qui est l’entrée ordinaire des cascades (v. ci-dessous) , par où l’on peut aller aussi aux temples, en ressortant de l’autre côté de la vallée. En continuant au contraire tout droit, on traverse la rivière sur le pont Grégorien, en dessus des cascades, et l’on arrive à une petite place (p. 452) où débouche à g. la grand’rue venant de la porte S. Croce, et d’où part à dr. le vicolo délia Sibilla, qui mène à l’hôtel de ce nom et aux temples.

Le * temple de la Sibylle, dit aussi de Vesta ou d’ Hercule Saxanus , est dans la cour de l’hôtel, sur un rocher en dessus des cascades. C’est une rotonde d’ordre corinthien, entourée d’une galerie ouverte à dix-huit colonnes dont dix subsistent encore. Il a servi d’église au moyen âge, et c’est de ce temps que date la niche ronde de l’intérieur; la porte et les fenêtres vont en se rétrécissant vers le haut. Belle vue sur les cascades; à dr., restes de maisons entraînées dans l’abîme par la crue subite de l’Anio en 1826 ; tout à fait à g., la «Nouvelle cascade» (v. p. 454). — A côté du temple de la Sibylle, un second temple antique plus petit, le prétendu temple de Tiburce ou (1e la Sibylle, rectangle allongé à quatre colonnes ioniques sur la façade. Il a servi d’église jusqu’en 1884. A côté, une porte de fer, ouverte seulement le dimanche, par où l’on peut alors entrer dans la promenade des cascades.

Les **cascades ont leur entrée ordinaire, dans la semaine, par la grille mentionnée ci-dessus, entre la porte St -Ange et le pont Grégorien (v. le plan, «Ingresso»; 50 c., gratuite le dim.; guides, v. p. 452). — Le chemin en face mène directement à l’endroit où commence Y émissaire Grégorien («TraforoGregoriano»), percé de 1826 à 1835 par l’architecte Folchi ; il traverse par deux tunnels, de 270 et 300 m. de long, le mont Catillo (p. 455), offrant à l’Anio un écoulement suffisant même par les hautes eaux, et mettant ainsi la ville en sûreté. Un peu avant, sur la g., une arche de pont antique en appareil réticulé. — Comme cependant il n’est permis de pénétrer dans l’émissaire qu’à l’extrémité inférieure, on prend d’habitude, à l’entrée, le chemin de g. et on tourne encore à g. pour passer sous la route; puis on longe le bord de la vallée, d’où l’on voit à g. les deux temples. On arrive d’abord à une terrasse plantée de jeunes

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yeuses, d’où l’on a le plus beau coup d’œil sur le temple de la Sibylle d’une part, et de l’autre, sur la Nouvelle cascade, de 108 m. de haut, que l’Anio forme en sortant de l’émissaire. On peut aller, par une porte qu’on se fait ouvrir (10 à 15 c.), jusqu’à la cascade et dans l’intérieur du tunnel: on y marche le long de la rivière (372 pas), qui coule avec un fracas étourdissant. — De la terrasse, on retourne un peu en arrière et, en se tenant toujours sur la dr., on suit le sentier qui descend, au lieu de prendre les marches de pierre. A g., des soubassements romains; à mi-hauteur, près de quelques cyprès, à dr., un chemin descend en quelques min. jusqu’à un parapet, immédiatement au-dessus de la Nouvelle cascade. — Ensuite on revient au chemin principal et l’on continue de descendre, d’abord en zigzag, puis par des degrés. On descend aussi bas que possible, en dernier lieu par un escalier dont les pierres sont toujours humides, et l’on arrive dans la fantastique grotte des Sirènes. — De là, on retourne à la bifurcation et on suit le chemin qui monte de l’autre côté de la vallée; il conduit bientôt à une galerie pratiquée dans les rochers, dont les ouvertures s’aperçoivent d’avance. Le chemin se bifurque de nouveau à la sortie de la galerie; à g., en traversant un pont de fer, on est en quelques min. à la grotte de Neptune , par laquelle passait autrefois le bras principal de l’Anio. — On revient de nouveau sur ses pas jusqu’à l’entrée de la galerie, et on prend le chemin de g., qui monte en zigzag à côté des deux temples (v. p. 453), à la porte de fer qu’on se fait ouvrir dans la semaine pour quelques sous.

La *Vüla d’Este, à l’O. de la ville, créée en 1549, par Pirro Ligorio pour le cardinal Hippolyte d’Este, est peut-être la plus belle de ce genre que la Renaissance ait produite ; elle appartient maintenant à l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche-Este. Entrée (50 c.) à côté de l’église S. Maria Maggiore, par une porte accessoire. On descendra d’abord à dr., près du grand portail (fermé) qui fait face à la grand’route, pour jouir du coup d’œil admirable qui s’offre sur l’axe longitudinal du jardin. Celui-ci, d’un aspect très pittoresque bien que négligé, s’élève en terrasses symétriquement disposées et remarquables par leur végétation aussi luxuriante que solennelle. En bas, un rond-point occupé en partie par une large pièce d’eau et planté des plus hauts cyprès qu’on connaisse en Italie (quelques-uns jusqu’à 65 m. de hauteur et 3 m. de diamètre). Sur le versant, au point de croisement et à l’extrémité des allées transversales, des pavillons et autres constructions décoratives avec jets d’eau alimentés par l’Anio. En haut, le casino, construction inachevée, que des tours devaient couronner des deux côtés, et qui est orné d’un balcon richement ouvragé. A l’intérieur, fresques mal conservées, brossées par les frères Zuccaro, Grirol. Muziano et autres. C’est dans la chapelle que Franz Liszt reçut les ordres en 1865 des mains du cardinal prince Hohenlohe.

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