Via Sistina. Quartier Ludovisi. Quattro Fontane
Via Venti Settembre.
Dans le haut de l’escalier d’Espagne (p. 174) commence la via Sistina (pl. I 21), rue créée par Sixte-Quint, comme il est dit p. 169 ; elle se dirige au S.-E. en s’abaissant d’abord du Pincio dans la vallée entre cette colline et le Quirinal, qu’elle franchit ensuite sous le nom de via Quattro Fontane (p. 178), descend de nouveau, remonte au Yiminal et se termine, sous le nom de via Agostino Depretis, sur l’Esquilin, à l’église Ste- Marie -Majeure (p. 197), point culminant de cette artère.
Au commencement de la rue Sixtine, près de la place de la Trinité -des -Monts, à dr., n° 64, est la casa Zuccari (pl. I 21), autrefois propriété de la famille d’artistes de ce nom. Plus loin, à dr., la maison n° 48 habitée autrefois par Thorwaldsen (p. 178: plaque commémorative dans l’escalier).
A g. débouche la via di Porta Pinciana , qui limite à l’O. le nouveau quartier Ludovisi et mène à la porte du Pincio (p. 178) en passant devant la Villa Malta, qu’on ne peut visiter. — Plus loin à g., dans la rue Sixtine, au n° 126, la maison où Gogol, le romancier russe, vécut de 1838 à 1842 (inscription).
A l’extrémité de la rue Sixtine , à dr. , la via del Tritone (v. p. 176); à g., mollement inclinée sur le versant de la colline, la place Barberini (pl. I 21-24), dont le principal ornement est la *fontaine du Triton, par le Bernin , avec un Triton sonnant de la conque. — Au S., une dépendance du palais Barberini (p. 178).
La place des Capucins, attenant à g. à la place Barberini, est bordée en partie par l’église Ste-Marie-de-la-Conception ou des Capucins (pl. 121-24), fondée en 1624 par le cardinal Fr. Barberini. A l’intérieur, au-dessus de la porte, copie de la Navicella de Giotto (vestibule de St-Pierre; v. p. 347), par Franc. Beretta; dans la lre chap. à dr., St Michel par le Guide; dans la 3e, fresques endommagées du Dominiquin. Sous une pierre devant le chœur repose le cardinal Barberini, fondateur de l’église (hic jacet pulvis, cinis et nihil).
Au-dessous de l’église , quatre chapelles mortuaires (entrée derrière le maître-autel; ou se fait conduire par un moine), renferment les ossc mcnts d’environ 4000 capucins. Dans chacune d’elles se trouvent quelques tombeaux avec de la terre de Jérusalem; quand on voulait y enterrer quelqu’un, on retirait du tombeau le plus ancien les ossements qui s’y trouvaient et on en garnissait les murs. Le 2 nov., jour des Morts, illumination de ces chapelles après l’Avd Maria.
La grande via Yeneto (pl. I 21 -23), large et plantée d’arbres, monte d’ici par un circuit au nouveau quartier créé depuis 1885 sur l’emplacement de l’anc. Villa Ludovisi. Un peu avant son point de croisement avec les rues Ludovisi et Boncompagni, se trouve, dr., le beau palais Margh&'ita (pl. I 23), anc. Boncom
1 78 I- QoUines du nord.
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Palais Barberini.
pagni-Piombino , construit par Gaet. Koch de 1866 à 1890, depuis 1900 résidence de la reine-mère Marguerite. La célèbre collection d’antiques de la Villa Ludovisi (p. 177) qu’il renfermait a été transportée au musée des Thermes (p. 189). C’est ici que se trouvaient dans l’antiquité les magnifiques jardins de l’historien Salluste, plus tard jardins impériaux, qui entouraient de vastes constructions; on voit encore sur la piazza Sallustiana (pl. I 26) un grand bâtiment à dôme, avec huit niches, nommé sans raison «temple de Vénus» et qui fut probablement un nymphée.
Du palais Margherita, la via Veneto conduit tout droit à la porte du Pincio. Dans la seconde rue de g., la via Lombardia, est l’entrée du casino de l'Aurore (pl. 120), dépendance de l’anc. Villa Ludovisi, célèbre par ses plafonds peints en 1620 par le Guerchin : au rez-de-chaussée, l’Aurore ; au premier, la Renommée (pas visibles). Non loin de la porte du Pincio, à l’E., le mur de la ville porte sur la face intérieure un buste antique du type d’Alexandre le Gr. provenant, ainsi que les décors de la niche, de la villa Ludovisi (p. 177) et pris à tort pour Bélisaire.
A la porte du Pincio (Porta Pinciana; pl. I 20-23) se trouve l’entrée E. de la Villa Borghèse {Umberto I ; v. p. 207).
En suivant la via Quattro Fontane (pl. I, II 24), prolongement de la rue Sixtine au delà de la place Barberini (p. 177), on a d’abord à g. le palais de ce nom.
Le *palais Barberini (pl. I 24), édifice imposant des derniers temps de la Renaissance, a été commencé en 1624 par Maderna, sous Urbain VIII, et achevé par le Bernin (p. lxxv) dans le style baroque. — Dans le jardin, une statue en marbre de Thorwaldsen , par Em. Wolff, érigée en 1874 près de son ancien atelier, d’après l’œuvre originale du maître lui-même. — L’escalier principal, à g., sous les arcades, est décoré d’un bas-relief funéraire grec, encastré dans le mur (la moitié supérieure est moderne) ; sur le palier du premier étage, un lion en haut-relief, trouvé à Tivoli. Les salles du 1er étage, entre autres celle des sculptures qui renferme un grand plafond par Pietro da Cortona et plusieurs sculptures antiques et modernes, ne sont visibles qu’en l’absence de l’ambassadeur d’Espagne, qui habite le palais.
La galerie Barberini, dans l’aile dr. du palais (côté S.), ne contient plus qu’un nombre restreint de tableaux importants, les principaux se trouvant maintenant dans les appartements particuliers de l’ambassadeur. (Entrée par le jardin; v. p. 162; catalogues à disposition.)
Ire salle: 10, 11, Pomarancio , la Madeleine, Adam et Eve. — IIe salle : 43, Mengs, portrait de sa fille; 54, Andrea delSarto, Ste Famille; 57, école espagnole, Anna Colonna; 45, 58, Guido Reni, Enfant endormi, St André Corsini. Au milieu, la soi-disant * Suppliante, statue de jeune fille tombée sur un autel dans une attitude d’angoisse (original grec de la
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