I. Collines de l'est
jeunesse de Phidias; v. p. 378). — III» sali.e: 66, le Francia (9). Vierge; 68, le Ghirlandaio, la Nativité; *69 , Justus vanGent, Federigo ai Montefeltro (p. 138) ; 81, le Francia (9), la Vierge et St Jérôme ; 82, le Sodo/na (?), Vierge; 75, école de Giov. Bellini, Vierge; 79, Lor. Costa , Ste Famille; *80, Raphaël, portrait de femme fort endommagé, connu sous le nom de Fornarina, la maîtresse de l’artiste qu’on a fait sans raison passer plus tard pour la fille d'un boulanger (figure ronde de jeune Romaine, comme on en rencontre encore beaucoup , sans beauté et cependant pleine de charme; vers 1510); *90, Durer, l’enfant Jésus parmi les Docteurs, de 1506, peint à Venise en 6 jours, comme l’indique l’inscription; groupe disgracieux de personnages sans relation les uns avec les autres; les mains seules trahissent le maître; 94, 106, Claude Lorrain, le Soir (paysage), Acqua Acetosa; 100, B. Strigel, portr. d’une Princesse. En outre, quatorze portraits d’hommes célèbres, tels que Salomon, Moïse, Homère, peints par .Justus van Gent et Giovanni Santi pour Federigo di Montefeltro (p. 138). Au milieu de la salle, le modèle ae l’éléphant du Bernin (p. 236). — IV« salle: 111, A. Sacchi, Urbain VIII; 102, van Dyck (9), Henriette de France, femme de Charles I*r d’Angleterre; 115, N. Poussin, Mort de Germanicus; 118, Cagnacci (et non le Guide), prétendue Béatrice Cenci (p. 252); 117, Scip. Gaetano, Lucrèce Cenci, bellemère de Béatrice; 123, imitateur de Palma le Vieux (et non le Titien), portrait de femme (l’Esclave); 127, mosaïque antique de Palestrina, mal conservée (Europe sur le taureau); 124, 128, Poussin , paysages; 130, l'Espagnolet, St Jérôme; 134, 139, Claude Lorrain, Marine, Castel Gandolfo. — La bibliothèque Barberini a passé au Vatican depuis 1902 (v. p. 390).
La rue Quattro Fontane monte au Quirinal. Dans le haut, au carrefour de la via del Quirinale (p. 193) et de la via Venti Settembre, se trouvent les Quattro Fontane (pl. I 24) ou les quatre fontaines qui ont donné son nom à la rue. A dr., du côté du Quirinal, la petite église S. Carlo ou $. Carlino , construite de 1640 à 1667 par Borromini dans un style baroque outré, où le maître a évité soigneusement toutes les lignes droites, mais a tiré un parti admirable de l’espace quelque peu restreint. En allant tout droit, dans la direction de Ste-Marie-Majeure, on descend à la via Nazionale (p. 190).
La via Venti Settembre (pl. 1 24-27-26), ainsi nommée en souvenir de l’entrée des troupes italiennes à Rome le 20 sept. 1870 (p. xxxviii), suit la croupe du mont Quirinal dans la direction de la porte Pia (p. 180). Pour les tramways, v. l’app. n° 2, 8, 9 et 13.
A dr., à l’entrée de la via Venti Settembre, le palais Albaiii, construit en 1600 par D0111. Fontana pour le cardinal Mattéi et plus tard résidence du cardinal Al. Albani (p. 412). Plus loin, à dr., le ministère de la guei're (1888). — Le vicolo S. Niccold da Tolentino , qui débouche à g., passe devant le Collegium Germanictim , séminaire de prêtres allemands et hongrois (p. 159), où réside aussi le général des Jésuites, puis devant l’église S. Niccold da Tolentino construite par G. B. Baratta en 1614, et aboutit enfin au quartier Ludovisi (p. 177).
A dr., sur la place du même nom, St-Bernàkd (pl. I 24), rotonde aménagée dans un coin des thermes de Dioclétien (p. 181) et consacrée en 1600; la coupole, qui est antique, était jadis ouverte au milieu, comme au Panthéon.
180 I‘ Ootlines de l'est. ROME. Fia Venti Settembre.
De l’autre côté de la rue, Ste-Suzanne (pl. I 24), vieille église transformée en 1603 par Carlo Maderna , a des peintures par Baldassare Croce et Cesare Nebbia, relatives à Ste Suzanne martyrisée sous Dioclétien et à la chaste Suzanne de la Bible.
Non loin de là (entrée par la rue S. Susanna, 1), le Museo Agrario (pl. I 24), musée d’agriculture qu’on peut visiter gratuitement les mard., jeud. et dim. de 11 h. à 4 h. A côté, le nouveau bâtiment du ministère de ,V agriculture, de l'industrie et du commerce.
Ensuite, du même côté de la rue, Ste-Marie-de-la-Victoire (S. Maria délia Vittoria ; pl. I 24), église ainsi nommée d’une image de la Vierge qui procura, dit-on, la victoire aux Impériaux à la bataille de Prague (1620), fut ensuite transportée ici et brûlée en 1833. Cette église est de Carlo Maderna , la façade de G. B. Soria
L’intérieur est orné de marbre à profusion. Dans la 2® chap. à dr., un tableau d’autel, la Vierge offrant l’enfant Jésus à St François, du Dominiquin, et des fresques: la Vision de St François et St François recevant les stigmates, par le même. Au 4® autel de g., le fameux groupe de Ste Thérèse en extase, dont un ange vise le cœur avec la flèche de l’amour divin, par le Bernin , au moins excellent dans l’expression du ravissement et comme exécution. Dans la 3® chap. à g., la Trinité, par le Guerchin. L’abside a été magnifiquement restaurée en 1884 aux frais du prince Al. Torlonia et décorée de fresques par Serra , la Procession après la bataille de Prague.
En face, au coin de la rue qui mène à la place des Thermes, se voit la fontaine de P Acqua Felice (pl. 1 24), érigée sous Sixte- Quint (Felice Peretti) par Dom. Fontana. L’imitation du Moïse de Michel-Ange (p. 206) est de Prospero Bresciano , qui, dit-on, mourut de chagrin en reconnaissant les défauts de son œuvre. Sur les côtés, Aaron et Gédéon, par Giov. Batt. délia Porta et Flaminio Vacca; en avant, quatre lions modernes, dont les originaux antiques sont au Vatican (p. 385). L’aqueduc qui alimente cette fontaine part de Colonna, dans les monts Albains (20 kil.) ; il a été construit de 1585 à 1587.
La rue du Vingt-Septembre passe plus loin devant le ministère des finances, construit par Canevari (1870-1877), et devant la statue de l’homme d’Etat Quint. SeUa (m. 1884), par Ferrari. A l’extrémité de la rue, à dr., V ambassade d'Angleterre (pl. I 26), anc. Villa Torlonia; à g., la Villa Bonaparte (pl. 126) et le casino construit en 1816 pour Pauline Borghèse, sœur de Napoléon Ier.
La porte Pia (pl. I 29), commencée en 1564 sur les plans de Michel- Ange, à côté de la porte Nomentane , maintenant murée, est celle contre laquelle les Italiens dirigèrent leur attaque du 20 sept. 1870; la brèche qu’ils firent dans le mur est à g. — Plus loin à g., au corso d’Italia, sont murées trois plaques commémoratives, de 1871, 1874 et 1895. En face, une colonne de la Victoire (pl. I 26), par Aureli et Guastalla.
De la porte Pia à Ste- Agnès, v. p. 415.
En longeant l’enceinte à dr. hors de la porte, on arrive en quel-
Place de» Thermes. ROME. /• Collines de V est. 181
ques min. au Camp Prétorien ( Castro Pretorio ; pl. I 29-32- 30-33), construit et fortifié par Tibère pour la garde impériale, forte de 10000 hommes, à laquelle s’ajoutèrent encore jusqu’au temps d’Aurélien les quatre cohortes urbaines, qui en comptaient 4000. C’est un rectangle d’env. 350 et 400 m. de côté, dont le front était primitivement tourné au N. et clos d’un mur crénelé de 4 m. de haut, auquel étaient adossées des chambres voûtées. Aurélien le comprit dans son enceinte (p. 168) et exhaussa le mur de plus du double. Constantin, qui licencia les prétoriens, fit démolir ce mur du côté de la ville. L’espace intérieur, qui renferme des casernes modernes, sert maintenant de champ de manœuvres et n’est accessible qu’avec une autorisation.
La porte antique du N., à peu près en face de l’usine électrique, et celle de l’E.; sont toutes deux du temps de Tibère et de belles constructions en briques, bien conservées. Les murs du S. ont été refaits à la hâte, avec des matériaux antiques, au commencement du moyen âge.
A l’E. est la Policlinique (pl. 1 32-33), grande et magnifique construction due à G. Podesti, achevée en 1896, mais livrée à sa destination seulement neuf ans plus tard.
A l’angle S.- O. du camp subsiste, dans l’enceinte de la ville, une porte du temps d’Aurélicn, dont on ne connaît pas le nom antique; elle semble avoir été murée dès l’époque d’Honorius. — De là en 12 min., on atteint la porte St-Laurent (p. 200).