‹ Italie du nordChapitre 100 sur 200 · DECLIN DE LA PEINTURE LOMBARDE · texte numérisé non relu

DECLIN DE LA PEINTURE LOMBARDE

FlG. 287. — BUTINONE.

La Vierge et l'Enfant.

Milan, Musée de Bréra.) (Cliché Anderson.)

Fig. 288. — Cesare da Cesto.

La Vierge et l'Enfant.

(Milan, Musée de Bréra.) (Cliché Brogi.)

1 480 à 1 523, chez Ambrogio Bevilacqua, dit Libérale ", dont l'activité se manifesta entre 1471 et 1502 (fig. 280), et chez d'autres dont les œuvres n'ont pas encore été identifiées.

Bergognone, né selon toute probabilité à Fossano, dans la province de Cuneo, est le dernier représentant remarquable de la vieille peinture lombarde. Ni pour la composition, ni pour les formes il ne s'écarte de l'idéal du XVe siècle ; jusqu'à sa mort, il reste fidèle au programme de ses maîtres ; nous en avons la preuve dans son tableau, daté de 1 522, qui se trouvait autrefois à l'église des Olivetani di Nerviano, et dans la grande fresque aux nombreuses figures de San Simpliciano. La date de ce chefd'œuvre est inconnue, mais celle du tableau de Nerviano nous montre que décidément Bergognone était resté à l'arriere-garde :

il y avait en effet un quart de siècle que Léonard avait peint la Cène.

Fig. 289. — Boltraffio.

Madoni ■■ Dei Casio ".

(Paris, Louvre.) (Cliché Giraudon.)

LE NORD DE L'ITALIE

FlG. 29O. — GlAMPIETKINO.

Sainte Famille.

(Naples, Musée National.)

(Cliché Anderson.)

Avec Bergognone s'éteignait définitivement l'espoir que toutes les forces de la vraie peinture lombarde, réunies en un seul homme, pussent s'élever d'un élan suprême comme on avait vu le Titien marquer l'apogée de l'école vénitienne, le Corrège de l'école émilienne, Michel-Ange de l'école florentine, Raphaël de l'école ombrienne.

L'arbre fut abattu avant que le fruit arrivât à maturité. Sous l'influence ou plutôt sous la tyrannie de Léonard, les formes sévères de l'ancienne école changèrent comme par enchantement ; tous les visages représentés par les peintres d'alors s'éclairèrent d'un sourire stéréotypé, pâle imitation de l'énigmatique sourire de la Joconde.

Ainsi, la seconde école lombarde fut avant tout léonardesque, c'est-à-dire uniquement constituée par les disciples et les imitateurs du grand maître florentin ; plusieurs cependant atteignaient déjà leur maturité, quand ils se mirent sous sa direction, Parmi ces derniers, il faut ranger Andréa Solario (1460- 1515), de l'ancienne famille des Solari, si féconde en artistes (Voir p. 133), frère de De Cristoforo, dit le Bossu (p. 1 40) ; il excella principalement dans des figures isolées, remarquables par la suavité de l'expression et par l'intensité douloureuse de l'émotion, comme YEcce Homo et Jésus portant sa Croix ; on admire aussi ses portraits d'un dessin achevé (fig. 293). Giovanni Boltraffio ( 1 467- 1516) subit l'influence de Léonard surtout dans les sujets sacrés (fig. 289) ; mais, quand il s'agit de peindre des personnages réels (fig. 263), la vérité lui fait

Fig. 291. — F. Napoletano.

La Vierge et l'Enfant.

(Milan, Musée de Hréra.)

Page 1