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LES INFLUENCES ETRANGERES

Fig. 432.

— Gênes. — Cathédrale San Lorenzo.

(Cliché Alinari.)

En revanche, à mesure qu'on suit la Rivière du Levant, vers l'embouchure de la Magra, l'empreinte du style toscan s'accentue davantage.

Les grandes fenêtres à roue " des églises entre Levanto et la Spezia (Riomaggiore et Monterosso) présentent également la croix de Pise.

Mais c'est surtout dans les décorations de marbre et dans les chapiteaux que la chose devient frappante : les pièces arrivaient toutes taillées du pays de Luni (Carrare).

Inversement, un commerce artistique, qui se développait de l'Occident au Levant, consistait dans la vente des majoliques décoratives imitées de celles qu'on fabriquait en Espagne. Les ambrogettes, dont furent revêtues au XIIIe et au XIVe siècle les flèches des clochers d' Albenga et de Gênes, et qui au XVe et au XVIe siècle servirent à recouvrir les parois et le carrelage de la villa de Carignano, présentent d'évidents caractères hispanomoresques ; cette mode dura jusqu'au jour où s'imposèrent les produits industriels de Savone et d'Albissola, copiés sur ceux de l'Italie centrale, de Faenza et d'Urbin.

Ce furent les artistes lombards qui travaillèrent le plus en Ligurie, surtout ceux de la vallée d'Antélamo. Il y a de frappantes analogies entre le Broletto de Côme et les édifices génois du même temps, quoique la ressemblance ne porte pas sur tous les points. Ces artistes, en effet, ne restèrent pas étroitement attachés au style lombard ; ils se plièrent aux nécessités techniques, notamment a la façon de tailler la pierre du pays, et finirent

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