‹ Italie du nordChapitre 142 sur 200 · I. — GÊNES. ( '-Al HÉDRAJ · texte numérisé non relu

I. — GÊNES. ( '-Al HÉDRAJ

San Lorenzo.

(Détails de la façade.)

(Cliché Alinari.)

LE NORD DE L'ITALIE

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FlG. 434. — GÊNES.

San Giovanni di Pré.

(Cliché Noack.)

par créer un type caractéristique, qui s'écarta sensiblement de leur point de départ. Dès 1 181, on trouve à Gènes un certain Martin et un Ottobono " magistri Antelami ", nom qui servit ensuite à désigner tous les maîtres venus du territoire de Corne ou de Lugano. Cette appellation unique est probablement due au fait qu'ils travaillaient presque toujours ensemble et vivaient unis par des liens fraternels, des coutumes semblables, et souvent aussi par la parenté. Pendant très longtemps, des maîtres lombards furent chargés en Ligurie des travaux de sculpture et d'architecture.

Antonio délia Porta, de Porlezza, fut employé au Dôme de Savone ( 1 506) ; on lui doit le portail de l'édifice élevé par Lorenzo Cattaneo près de San Giorgio (1505), et la statue d'Andréa Doria au palais San Giorgio, à Gènes (1509). Gian Giacomo (1555) est l'auteur d'une foule de statues et de portails des palais Giustiniani (1515), Salvago (1532) et Fieschi (1537), ainsi que de quelques fontaines en collaboration avec Niccolô da Corte; celui-ci lui prêta aussi son concours pour décorer la chapelle Cibo à la Cathédrale de Gênes. Ses portails ne sont plus recouverts d'une quantité de petites statues et de feuillages légers, mais ils présentent un grand développement architectonique de colonnes et de pilastres. Guglielmo (1500 ?-1577) eut certainement plus de valeur, mais c'est à Rome que se déploya surtout son activité ; il y laissa, entre autres œuvres, le tombeau de Paul III, qui suffirait seul à sa gloire.

On vit aussi travailler à Gênes un dernier groupe de la nombreuse famille Solari, du territoire de Carona, près de Côme.

Un Tullio Solari [qu'il ne

Fig. 435. — Gènes. — Palais San Giorgio.

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