DANIELLO SOLARI ET PUGET
Fig. 436. — Gênes. — Cathédrale
Chapelle de Saint-Jean.
(Cliché Alinari.)
faut pas confondre avec Tullio, fils de ce Pierre qui fut à Venise un grand chef d'école (Voir p. 24)] collabora, vers la fin du XVIe siècle, à la construction de la fontaine autrefois située sur la place Soziglia, et un Antonio Solari sculpta, plus tard, l'autre fontaine qui se trouvait devant le Palais Ducal.
Daniello Solari, qui s'était pénétré à Rome de la manière du Bernin, mourut en 1 702, après avoir introduit dans l'art génois le faste et la surcharge qu'il rapportait de Rome ; il en a laissé un spécimen frappant dans les bas-reliefs d'un autel, à Santa Maria délie Vigne. Au contact de Puget, sa facture s'adoucit et se calma ; il assista le maître français dans ses travaux à Gênes. La famille des Aprile était aussi originaire de Carona ; on la trouve en Ligurie en 1470. Plus tard, ces sculpteurs travaillèrent pour l'Espagne, associés aux Gaggini et aux Délia Scala, également de Carona. Les rapports fréquents entre Gênes et l'Espagne procurèrent de nombreuses et importantes commandes aux artistes de la Ligurie.
Gaspare délia Scala vécut à Gênes dès 1 494 et y exécuta deux portails pour les Sauli. Les Molinariy engagés pour divers travaux à Savone, furent aussi associés aux travaux des délia Scala.
Osteno est le berceau des Sor~ mano ; le plus vieux de tous, Pietro, sculpta en 1430 le Sacrario " de la Collégiale dell' Assunta di Pra, près de Voltri. Dans la suite, Pace Sormano s'associa aux travaux de Niccolô da Carte, artiste plein de fantaisie, qui exé-
Fig. 437. — Gênes. — Cathédrale.
Bai daquin sur i Autel de St-Ji an.
(Cliché Alinari.)
LE NORD DE L'ITALIE -
cuta en 1 530 le baldaquin de l'autel de Saint-Jean- Baptiste au Dôme de Gênes (fig. 437). Ce fut également au XV( siècle que les De Aria ou De Oria descendirent de la Valsolda en Ligurie, où bientôt Michèle, Giovanni et Bomno s'employèrent à décorer les églises et les rues de Gênes et aussi de Savone. Michèle, architecte en même temps que sculpteur, exécuta entre 1466 et 1490 quatre statues pour le Palais San Giorgio. Mais son œuvre la plus remarquée reste le tombeau des parents de Sixte IV, dans la cha-
I'»» pelle Sixtine de Savone. Pour le ^^^^^^^ mausolée Adorno, à San Girolamo
di Quarto, Michèle de Oria eut recours à Girolamo da Viscardo, dont l'œuvre pleine de grâce eut du retentissement jusqu'en France. ' Beaucoup de ces artistes étaient en
même temps sculpteurs et architectes comme Rocco Lurago : son
œuvre, à la fois élégante et grandiose, est souvent confondue avec
celle de Galeazzo Alessi. C'est à
Rocco qu'on doit le fameux Palais
Doria-Tursi, aujourd'hui le Palais
Municipal (1590; fig. 441). lise
fit aider par son frère Giovanni et
par Giacomo et Pietro Carlone,
du val d'Intelvi, issus d'une famille
très nombreuse, où l'activité et les
goûts artistiques se maintinrent pendant plus de trois siècles. Les
membres les plus habiles de cette
lignée d'artistes furent Michèle, qui
travailla entre 1495 et 1520, et
Taddeo, mort en 1613, auteur de
l'église San Pietro in Banchi, de
la décoration de Notre- Dame-dela -Miséricorde, près de Savone,
Fig. 438. — Gênes. — Porte
du Palais Doria,
Via Chiossone.
(Cliché Alinari.)
Fig. 43q. — Gênes. — Porte
du Palais De Ferrari.
(Cliché Alinari.)