LES ARTISTES ETRANGERS A GENES
Fig. 444. — Gênes. — Vestibule
du Palais Imperiali.
(Cliché Alïnari.)
heureux mélange de stuc et de peinture, de scènes de genre et de grotesques (fig. 448). Plus tard, Jean Bologne vint également à Gênes et y modela des statues d'une grâce parfaite, aujourd'hui au Palais de l'Université.
Mais, parmi tous les artistes étrangers qui contribuèrent à l'embellissement de Gênes, il faut donner la première place à Galeazzo Alessi : son rôle dans la capitale de la Ligurie a la même importance que celui de Sansovino à Venise, de Palladio à Vicence, de Michel-Ange et du Bernm à Rome.
Né à Pérouse en 1512, il y reçut en premier lieu les leçons de G.-B. Caporali et de Giulio Danti. Mais ce fut à Rome, ainsi qu'il nous le dit lui-même, qu'eut lieu sa véritable initiation artistique, grâce à Michel- Ange. Rentré dans sa patrie, il s'occupa de divers travaux, notamment de la citadelle Pauline", et dessina les
plans de plusieurs églises ; puis il alla chercher fortune à Gênes, où nous trouvons sa signature, en 1 549, au bas d'un contrat qui lui assure la construction de l'église, de l'hôpital et du presbytère de Santa Maria in Carignano (fig. 447). Il prit également a sa charge les grands travaux du môle et éleva sur la digue, en forme de croissant, un vaste portique, au milieu duquel s'ouvre la porte d'entrée de la ville ; ce portique grandiose et flanqué de deux solides bastions est â trois voûtes du côté intérieur, à une seule à l'extérieur.
A Pérouse déjà, Alessi avait