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INFLUENCE DE LA PEINTURE FLAMANDE

et dans l'exécution, mais aussi dans limitation ; Francesco Capurro, élève de Fiasella, s'assimila la manière de Ribera, lorsqu'il se fut établi à Modène ; Gregorio de Ferrari (1644-1726; fig. 460), autre disciple de Fiasella, imita par la suite Piola en l'exagérant I passionné en même temps pour le Corrège, dont il ne s'appropriait en général pas ce qu'il a de meilleur et de plus sain, il se montra souvent incorrect et confus, tandis que Valerio Castello (1625-

1659; fig. 458), fils de Bernardo, après s'être séparé lui aussi de Fiasella, sut, en s'inspirant du Corrège, de Procaccini et de Van Dyck, acquérir le coloris nécessaire pour mettre en valeur ses qualités personnelles, très appréciables dans les fresques si vivantes de Santa Marta, à Gênes.

L'influence de Capellino s'exerça sur les Piola. Pellegro (1617-1640) périt à vingt-trois ans de mort violente ; d'ex cellentes qualités de goût et de soin dans ses rares peintures, où l'on reconnaît l'influence d'Andréa del Sarto ; Domenico (1628-1703 ; fig. 451), dont le sentiment et la grâce sont dignes d'éloges, mais chez qui la composition manque un peu d'unité, cultive trop les effets de lumière et les détails secondaires. Ses trois fils, Paolo Girolamo (fig. 463), Antonio et Giovanni Battista, et son neveu Domenico Junior, furent tous peintres ; mais Paolo seul est sorti de la médiocrité, comme nous le verrons.

L'école du Toscan Pietro Sorri (1556-1622), très apprécié comme professeur, produisit des artistes d'une plus grande valeur. Un de ses élèves, Giovanni Andréa Carlone (1591 ?-

Fig. 461. — Francesco Brea.

Le Pape Saint Fabien.

preuve

Fig. 462 (Gênes

— G. Benso. — Fresque.

Annunziata del Vastato.) (Cliché Noack.)

Fig. 463. — Paolo Girolamo Piola.

Les Pèlerins d'Emmaus.

(Gênes, Palais Blanc.)

LE NORD DE L'ITALIE

1630; fig. 466), décorateur distingué, suivit plus tard, ainsi que son frère Giovanni Battista, renseignement de Passignano, beau-père et maître de Sorri. Lanzi caractérise élégamment Giovanni en disant de lui qu'il égalait les meilleurs dans les sujets historiques, que son dessin était gracieux et soigné, son expression pénétrante et judicieuse, le coloris de ses fresques excellent ; il loue chez lui avec raison le style, la force, la netteté, la gaieté ; il va au-devant du spectateur, s'offre pour ainsi dire à ses yeux, en supprimant toute distance ".

Giovanni Battista (1595 ?-1680), mort très vieux, ne fut pas inférieur à son frère. Il travailla avec lui à l'Annunziata del Vastato, la belle église à trois nefs, restaurée en 1 587 par Giacomo délia Porta. Tous deux y exécutèrent une des plus grandes peintures décoratives du XVIIe siècle, composition très riche, pleine de variété et d'animation dans le jeu des figures, des lumières, des couleurs. En dépit de la rapidité et pourtant de la conscience de leur exécution, on n'en est pas moins surpris de voir le nombre prodigieux des travaux dont les deux frères, surtout Giovanni Andréa, s'acquittèrent dans les églises, les palais, les maisons de Gènes, ou sur d'autres points de la Ligurie, et jusqu'à Milan ; c'est là, dans la voûte de Sant' Antonio Abate, qu'ils ont campé une puissante Exaltation de la Croix.

L'autre grand élève de Sorri fut Bernardo Strozzi (1581-1644;

Fig. 464. — Magnasco. — Ermites

en prière dans une forêt.

(Florence, Musée des Offices.)

(Cliché Pera^o.)

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