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BERNARDO STROZZI ET SES ELEVES

Fig. 465. — Baciccia. — Pendant

de la Coupole de Sainte-Agnès,

sur la Place Navone, a Rome.

fig. 467), appelé aussi le Capucin

génois, et plus souvent le Prêtre

génois ; mais il ne resta pas fidèle

à son maître et modifia tout à fait

sa manière, quand il eut étudié

quelques toiles empreintes du farouche naturalisme de Michel-Ange

de Caravage. Des portraits pleins

de vie et des tableaux de genre

dispersés un peu partout (entre

autres le Mendiant du Musée

National de Rome) lui ont valu

une réputation d'artiste vigoureux,

quelquefois rude et vulgaire ; mais

il est impossible de juger de son

talent de peintre à fresque ailleurs

que dans sa patrie, où il décora

divers palais et des églises avec

une robuste harmonie de couleurs et une entente de l'ensemble

alors toute nouvelle. Fatigué des sacrifices que lui imposait sa robe

de capucin, il essaya d'abandonner le cloître et de revêtir l'habit

séculier ; mais ses supérieurs après une courte tolérance, réussirent

à remettre la main sur lui et le retinrent plusieurs mois en prison. Il s'enfuit et se réfugia à Venise, où il mourut, très regretté des connaisseurs et des élèves qu'il avait laissés à Gênes (Voir p. 80). Parmi ceux-ci, nous rappellerons Giovanni Bernardo Carbone (1614-1683), qui, tout en s'inspirant de Van Dyck, réussit à donner à ses portraits du caractère et de l'expression (fig. 469).

Ceux qui ont compté Giovanni Benedetto Castiglione, dit "le Grechetto" (1616-1670 ; fig. 470), au nombre des disciples de Paggi, n'ont pas songé qu'à la mort de ce dernier Castiglione n'avait que onze ans. Comme Ambrogio Samengo, il a été

Fig. 40'."). — Gênes.

G. -A. Carlone. — Voûte dans

la Galerie Brignole-Sale.

(Cliché Xoack.)

LE NORD DE L'ITALIE

Fig. 4Ô7. — Bernardo Strozzi. — Le Christ

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