AU MILIEU DES PHARISIENS
(Florence, Musée des Offices.) (Cliché Peraszxpj
plutôt l'élève de Giovanni Andréa de Ferrari, dont il imita les tons rougeâtres; mais il atteignit une plus grande unité de composition en étudiant les peintures des Bassano, et acquit plus de noblesse grâce à l'influence salutaire de Van Dyck. Cet artiste très vif, très fécond, préférait les sujets bucoliques et les sujets historiques et bibliques, qui
lui fournissaient le prétexte de peindre des animaux. De son vivant, il obtint de grands succès, à Florence, à Rome, à Venise, à Mantoue ; puis la multitude de ses tableaux fut négligée, confondue avec ceux de son fils Francesco, artiste très médiocre, et ce n'est que de nos jours qu'on lui rend justice : on admire aussi ses estampes. Le peintre Raffaele Soprani fit plus pour sa réputation en écrivant les Vies des artistes génois qu'en peignant.
Seul le sac de Rome, en 1 527, peut donner une idée des ravages causés en 1657, dans le domaine de l'art, par la grande peste de Gènes. Tous ceux qui le purent s'enfuirent, laissant derrière eux la solitude, la tristesse, l'angoisse, et demandèrent à l'exil du travail et des consolations. Parmi ceux-ci, mentionnons Giovanni Battista Gaulli, dit "le Baciccia" ( 1 639- 1 709), dont l'activité se déploya magnifiquement à Rome. D'autres artistes ligures y accoururent, attirés par la réputation de Pietro Berettini de Cortone et de Carlo Maratta. Parmi les disciples de ce dernier figure Domenico Parodi (1668-1740), qui décora la salle du Palais Negroni de sujets allégoriques et mythologiques mêlés à des portraits : le réalisme s'y allie magnifiquement à la correction du dessin,
Fig. 468. — Baciccia.
Clément IX.
(Rome, Académie de Saint-Luc.)
(Cliché Anderson.)