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PORTRAITISTES ET PAYSAGISTES

Fra Paolotto, ou Frate da Galgario, du nom du monastère qu'il habitait dans sa patrie. Bartolomeo Nazzari, autre Bergamasque (1689-1758), enseigna également l'art du portrait avec goût et exactitude ; sa technique nouvelle comportait notamment l'emploi de vernis très renommés.

Un genre spécial, tout à fait exquis, dont la grande vogue se répandit dans la moitié de l'Europe, fut celui des portraits au pastel de Rosalba Carriera (1675-1758), d'une grâce vaporeuse

et charmante (fig. 151). Ceux de Pietro Longhi (1702-1785) sont vifs, spontanés ; mais ceux de son fils Alessandro (1733-1813), souvent en pied, sont plus imposants ; tel est celui du Musée de Padoue, d'un charme vraiment fascinateur. Domenico Pellegrini (1759-1840) continua ces nobles traditions ; son portrait du célèbre graveur Francesco Bartolozzi fut même attribué à Romney et à Reynolds. Il faut reconnaître à Pietro Longhi un talent spécial dans la peinture de genre ; on apprécie en lui le chroniqueur le plus avisé de la vie vénitienne intime, reproduite en une longue série de tableautins intéressants qu'anime l'esprit de Goldoni (fig. 1 59).

La prodigieuse école des paysagistes eut plus d'importance encore que celle des portraitistes ; les œuvres en sont très recherchées et atteignent des prix élevés. Elles se distinguent par la beauté du dessin, la science de la perspective et le charme du coloris. Les paysagistes pouvaient mieux que d'autres s'inspirer d'une excel-

Fig. i5g. — Pietro Longhi.

Le Maître de danse.

(Venise, Académie ) (Cliché Alinari.)

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