ARTISTES VERONAIS DU XV
fig. 207),
FlG. 204. FOGOLINO
La Vierge
et l'Enfant.
(Milan, Musée Poldi-
Pe^oli.) (Cliché Anderson.)
tité d'édifices :
Fig. 206. — Stefano
da Verona. — La Vierg
et l'Enfant.
(Vérone, Musée Munie/pal.) (Cliché lirogi.)
ET
élève de Domenico Morone, fut disciple plus tard de Bartolomeo Montagna ; Gian Francesco Caroto (1480- 1555; fig. 203) se montra plus éclectique ; ses œuvres procèdent successivement de Libérale, de Mantegna, de Bonsignori, de Cima et même de Raphaël. Giammaria Falconetto (1468- 1 534), bon peintre de fresques, manifesta sa passion pour l'architecture en ornant sa peinture d'une quanles scènes qu'il représent infinité de menus détails (fig.
208). Parmi tous ces artistes, formés d'abord à l'école du XVe siècle, fortifiés dans la suite par la manière ample et vigoureuse du XVIe, le plus remarquable fut certainement Paolo Morando Cavazzola (1489-1522; fig. 210). Sorti de l'atelier de
DU XVIe SIECLE
Fig. 2o5. — Libérale
da Verona.
Saint Sébastien.
(Milan, Pinacothèque
de Brera.) (Cliché Anderson.)
sont encombrées
d'une
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Fig. 207. — Girolamo dai
Libri. — Sainte A.nne avec
la Vierge 11 di s Saints.
(Vérone, San Polo.)
(Cliché Anderson.)
LE NORD DE L'ITALIE
Fig. 208. — Falconetto. — La
Sibylle révèle a Auguste le Mystère
de l'Incarnation.
(Vérone, Musée Municipal.) (Cliché Anderson.)
Domenico Morone, il suivit l'exemple de Caroto et de Montagna, et, à travers une profonde admiration pour Raphaël, il garda ses qualités propres de coloriste de premier ordre, parce qu'il sut unir à la vivacité une harmonie parfaite, et au travail consciencieux une touche large et aisée.
Après Cavazzola, la peinture véronaise entre dans le grand courant du XVIe siècle sous la protection de l'art vénitien, qui finit par l'absorber presque entièrement : tandis que Giovanni Caroto (1491- 1555), Francesco Torbido, dit " il Moro di Verona " (1483- 1 565), passable dans la fresque, mais plus remarquable dans les portraits (fig. 212), Domenico Riccio, dit " il Brusasorci (151 5- 1567), Antonio Badile (1517-1560; fig. 211), tout en subissant l'influence de la triomphante école vénitienne, et surtout du puissant Titien, gardent quelques attaches avec l'art de leur ville natale, Bonifacio dei Pitati, Paul Véronèse et d'autres sont subjugués par l'influence vénitienne.
Seul Jacopo Ligozzi (1543-1627) échappe à la direction que suivent tous ses concitoyens : appelé à Florence par le grand-duc Ferdinand II, il ne tarda pas à suivre la manière toscane, plus correcte, plus distinguée, mais moins ardente, moins vigoureuse.
Il est à remarquer que l'art, à Vérone comme à Venise, n'eut jamais à souffrir d'éclipsé totale; il brilla toujours, même aux époques les plus sombres, de quelques lueurs. On ferait une longue liste d'artistes de mérite, rien que pour le XVIIIe siècle, et il ne
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Fig. 209. — Morone.
La Vierge et l'Enfant.
(Église Santa Maria in Organo.) (Cliché Anderson.)