SCÈNE II
PHILIPPE, DON APOSTOLO,PETRICA,VICENZ(>, GEORGINO, VERNERI, Paysans, Archers, Porte-Flambeaux.
VERNF.RI.
Par ici, monseigneur.
PHIUPPE.
Arrêtons-nous ici un moment , j'ai besoin de repos.
Il s'assied.
DON APOSTOLO
Dieu soit loué ! monseigneur , vous voilà hors de danger.
PÉTR1CA.
Que la Madone soit bénie à tout jamais.
VICENZO
Ah ! monseigneur, j'en ai frémi pour vous.
PHILIPPE, se levant.
Dieu soit loue aussi ! don Apostolo ; votre pourpoint n'en a e'të nullement endommagé ! Que la Madone soit bénie ! signor Pétrica , votre dague est restée bien tranquillement dans le fourreau. — Vous avez frémi , signor Yicenzo , je m'en suis aperçu... mais vos jambes , entre nous , ont frémi plus que vos mains... Merci de l'intérêt que vous prenez à moi, messieurs... — Mais où donc est celui à qui je dois la vie.
VERNERI , montrant Tarndan.
Monseigneur, le voilà.
PHILIPPE
Il ne s'est même pas aperçu de mon arrivée.... Si c'eût été quelqu'un de vous, messieurs, qui m'eût sauvé la vie, sa tcte eût déjà dix fois heurté mon talon pour me dire : «C'est moi! » (AVemcn.) Quel est cet homme? que fait-il?
VERNERI.
Monseigneur, il est étranger en ce pays.
PHILIPPE, s'approchant de Tariidan
C'est donc à vous que je dois la vie , messire ?
TARUDAN.
Je ne suis pas le seul, monseigneur; un autre que moi a contribué à votre délivrance.
PHILIPPE
Où est-il?
Il avait besoin de se rendre à San-Lorenzo , et il a continué sa route.
PHILIPPE
Qu'on me laisse seul... (ATarudan.) Restez, messire, restez... Don Aposlolo , voyez si rien n'a été dérobé , et venez m'en instruire.
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