‹ ItalieChapitre 19 sur 68 · TART'DAN · texte numérisé non relu

TART'DAN

Monseigneur le duc, j'ai agi par devoir, et non par intérêt.

MO riAIJK, DUAIVIK,

IMIII.IlM'l.

Je le sais... mais moi j'ai^irais en ingrat, si je ne vous octroyais pas une récompense que vous avez si bien méritée. Vous avez conquis un père , Tarudan, soyez mon fils... Il me faut un ami , un conseiller,— un confident par fois :, . vous serez le mien. Une place au palais ducal vous convient- elle ? Les Napolitaines sont jolies, vous en trouverez, si vous voulez faire l'amour.... Les Sarrazins sont terribles, vous pourez en combattre si vous voulez prouver votre valeur... — Mais qui vient là ?

DON APOSTOLO, entrant.

Monseigneur, je n'ai pas retrouvé la cassette qui renfermait votre or.

PHILIPPE

Les recherches les plus actives... Envoyez sur la route... allez... laissez-nous. (Don Apostoio son.) Oui, vous resterez près de moi , Tarudan ; j'ai besoin d'un ami, d'un fils... vous me consolerez , vous me guérirez , peut-être ; car, voyez-vous , Tarudan , là , je souffre l'enfer.

TAÎITJDÀN.

Quelqu'ancienne blessure qui se rouvre.

PHILIPPE

Celle-là ne s'est jamais fermée.

DKITXFKTVIK TABLKAÏI. 61

TAKUDAN.

Une conspiration contre vous Une révolte,

peut-être.

PHILIPPE

Ce n'est point le soupçon , ce n'est point la crainte de la mort... ce ne serait rien.... Ce que je souffre là... c'est comme la douleur que fait une lame de poignard qu'on retourne dans une plaie qui saigne... Ce que j'ai là, c'est un sang corrosif qui coule, comme du plomb fondu, dans des veines desséchées... Ce n'est ni maladie, ni souci, ni soupçon, ni jalousie, ni haine... Une maladie se guérit, un souci se dissipe par une fête, un soupçon s'oublie... La jalousie, la haine, on les noie dans le sang... Mais ce que j'ai là, Tarudan, ne peut pas se guérir.

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