SCENE HT
MANFREDl , sluI.
MANFREDI
Sa bénédiction, dit-il, sa bencdiclion... je n'ose l'espérer.., je ne sais ce que je souffre ; mais ma poitrine bout, et ma tête brûle, (nx. s\^«s.on aupvcsa.. i.aicou.)Que cet air frais et doux de la nuit, que ce parfum exbale'parlesfleurs, est suave à respirer, quand il nous arrive sur les ailes du vent!... que le souffle embaumé du sirocco fait du bien lorsqu'il passe sur un front qui brûle î .. il est doux de laisser errer sa vue sur une ville endormie , — il y a, dans ce spectacle muet et poétique , un suave et indicible bonbeur, un je ne sais quoi qui coule sur l'anie, doux comme un baiser de femme , quelque cliose de triste qui se mêle à votre tristesse... Ob ! si (onime toi, TSaples, le souvenir du passé pouvait s'endormir daîjs mon cœur... connue loul cela csl
♦202 ITALIK, DUAIVIK.
tranquille, à coté de ce qui se passe en mol là ,
dans le lond , des pécheurs , leurs fdets sur l'épaule , retournent à leurs nacelles , en chantant leurs barcaroHes... (on cntma i.» son» d'une guitar..) La-has , un jeune homme, sous les fenêtres de sa bienaimée, prélude sur sa guitare... la fenêtre s'ouvre...
la guitare se tait la fenêtre se referme , et le
jeune homme est dans les bras de son amante.... ah! dépêche-toi de lui parler d'amour, car bientôt personne à Naples ne songera à parler d*amour et de volupté... mes yeux se ferment de fatigue... ah! mais , je souffre...