‹ Italie et Espagne [Texto impreso]Chapitre 12 sur 37 · Horace, livre I, satire ni · texte numérisé non relu

Horace, livre I, satire ni

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que, renouvelé les tortures, dressé les bûchers, appelé à son aide le bras séculier, permis au bourreau de s’emparer du pouvoir presque divin que Joseph de Maistre a érigé en sacerdoce. C’est sous la loi chrétienne que François I" publie cette barb.are ordonnance du 4 février 1534, laquelle statue sur les coupables de lèsemajcsté : « les bras leur seront brisés et rompus en deu.\ (( endroits, tant en haut que bas, avec les reins, jambes « et cuisses, et mis sur une roue haute plantée et élevée; « le visage contre le ciel, où ils demeureront vivants « pour y faire pénilence tant et si longuement qu’il « plaira à Notre-Seigneur de les y laisser. » Outrant les conséquences du péché originel , le calvinisme avait imprimé à ces cruautés un caractère plu»£ombrc encore; si bien que la conscience publique finit par s’en effrayer et s’en lasser; l’examen libre, la conscience individuelle, représentés d’abord par l’inspiration des quakers anglais, se soulevèrent, renversèrent les digues, condamnèrent l’échafaud et frappèrent le bourreau d’anathème. Le commencement du xvui' siècle adopta cette belle œuvre de Penn et l’accomplit.

Révolution totale dans les esprits, surtout dans les âmes. Les .sentiments changent d’un seul coup; l’axe même de la vie morale s’est transposé.

Ce n’est plus la justice divine qui poursuit le coupable ; c’est la société devenue suspecte que l’on empêche d’abuser de sa puissance. En faveur des individus désarmez la société ; en faveur de la faiblesse désarmez la force, disent les jDhilosophes. Tous élèvent la voix ; et les criminalistes leur répondent. M. Miltermayer * donne une liste considérable et curieuse des produc-

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