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ROUTE 29. — ROME. — COLLINES

d'antres monuments sur le mont Ga-

Sitolin. Dans ces dernières années, L d'Amim, ministre prussien, fit faire des fouilles dans le jardin du palais Caffarelli * (Plan 74, E, 5), appartenant à la Prusse, et on y a trouvé le soubassement du temple de Jumon MoïiETÂ, autour duquel étaient les ateliers monétaires de Rome. — Un premier escalier pour monter au Capitole fut fait en 1348. C'est celui qui aboutit à la façade de Féglise d'Ara Gœli.

On y fit, en 1536, deux nouvelles montées, k dr. de la rampe droite (cordonata) , qui aboutit au centre de la Place, une route en pente douce permet aux voitures d'y monter.

MosT Palatiîi (1,744 met. de circonférence ; 51 met. 20 au-dessus de la mer), l'emplacement du premier établissement de Rome, sous Romulus.

D forme un trapèze irrégulier composé de tufs volcaniques provenant des cratères sous-aqueux des monts Cimini. Il est entouré des autres collines, et s'étend entre le Forum et le Cirque Maxime. Les Gracchus, Grassas, Scaurus, Gicéron (la maison de Crassus, qu'il acheta après son consdat, était située du coté du Forum ; celle de Glodius touchait la sienne), Catilina, Marc-Ântoine y eurent leurs habitations. La maison de Gatilina, où il rassembla les conjurés,occupait l'empbcement de l'ex-villa Spada (Mills), transformée depuis en un couvent de religieuses de la Visitation, et devenue impénétrable. Cette maison fut comprise plus tard dans l'enceinte du palais d'Auguste. L'abbé Rancoureil y avait découvert, en 1777, trois chambres faisant probablement partie du rei-de-chaussee de ce palais. Un casino était décoré de fresques par Jules Rof^n, mais ces peintures mythologi- <pes ont été enlevées par les religieu-

* Ut a dans ce palais une statue du tif^ ii\*nes, un baste de Brulus, et un 5«rt« d« Michel- Ange « fort laid, mais qui ••o"»* l» ressemblance exacte de ce grand

**«''""'• • (UtULÉ.)

ses. — L'habitation qu'y possédèrent également Auguste et Tibère fiit agrandie par Galigula. Bientôt le Palatin tout entier ne suffit plus à la niagnificence de Néron; il étendit jusqu'à l'Esquilin, où étaient les jardins de Mécène, son palais (sa Maison d'or), qui renfermait des bois, des élançs, etc. Une magnificence inouïe y fut prodiguée. Othon ne put l'achever. — A la hn du iv* s., le Palatin offrait encore le spectacle d'une grande magnificence. « Quel plus noble séjour, dit le poëte Glaudien (6* consulat d'Honorius) pourraient choisir les maîtres de l'univers ? Là le palais du souverain, élevant au-dessus au Forum sa tête altière, domine les temples des dieux, rangés autour de lui comme pour le protéger. De là l'œil aperçoit, au-dessous des autels de Jupiter tonnant, les gigantesques escai*pements de la roche Tarpéienne, l'or ciselé des portes du Gapitole, et, sur le faîte des temples, les statues qui semblent voler dans les airs; puis les colonnes aux rostres d'airain, les édifices élevés sur le sommet des montagnes; les innombrables arcs de triomphe chargés de dépouilles. L'œil est ébloui de l'éclat des métaux, et la prunelle tremblante est abasourdie par l'or gui resplendit de toutes parts. » Bien que dévasté par Genséric , le palais du Palatin existait encore au vin* siècle. — Le pape Paul III (Famèse) voulut se bâtir une villa à cet endroit, et dépensa des sommes considérables pour détruire et reconstruire. L'architecture dorique de la partie inférieure des jardins Famèse est de Vignole.

Ce parc fut abandonné, quand les biens des Famèse passèrent en héritage à la cour de Naples. Les Orti Famesiani furent d'autres ruines ajoutées à des mines. Il y a vingt ans le Palatin était occupé en entier par des vignes et des jardins potagers, appartenant à divers ; la charme labourait le sol sur les voûtes des palais des Césars. — En 1848, la cour

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