‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 123 sur 422 · ROUTE 29. — ROME. — COLISÉE · texte numérisé non relu

ROUTE 29. — ROME. — COLISÉE

Des curieux s' étant livrés à la singulière étude de la flore particulière au Cotisée, y ont reconnu 420 espèces différentes. M. Rosa a fait détruire c^te végétation parasite comme nuisible à la conservation de Tédifice. — Chaque vendredi, vers 5 h. du soir, deux associations, Tune d'hommes, l'autre de femmes, faisaient naguère

Erocessionnellement, et en chantant, i tour des 14 oratoires dressés dans Tarène.

Les premiers amphithéâtres des villes italiotes ne furent que des tertres disDOsés autour d'une arène; ces tertres devaient nécessairement avoir un talus extérieur; ce qui entraînait une grande perte de terrain. Les Romains réussirent i se soustraire à cet inconvénient en construisant en pierre leurs amphithéâtres dans lesquels le mur de ceinture, relié et maintenu par les nombreux murs de refend (qui constituent l'ensemble de la construction) ou contre-forts intérieurs, n'a guère que son propre poids à supporter; ce n'est qu'une enveloppe (jui peut être enlevée sans nuire à la solidité de la gradinatioo, comme cela a eu lieu en effet (F. Vérone).

Dans ces vastes monuments, si judicieusement combinés dans leur ensemble et les nombreux détails de leur construction, aucune place n'est perdue; tout concourt à raccomplissement du programme donné. Un plan circulaire eût sans doute été d'une exécution plus facile; faire tendre les murs de refend, qui divisent les escaliers et portent les précinctions vers les foyers d'une ellipse, présentait une difficulté qui n'arrêta point les architectes romains ; le but étant de donner un champ plus vaste à l'arène.

(Renseisn^ements empruntés à M. Yiollette-Doc.)

Les amphithéâtres ne furent pas in- Teotés par les Romains, comme on le répète dans de bous ouvrages : les Roma'in» )es empruntèrent probablement aux Etrusques. La forme elliptique des amphithéâtres (àfifl, autour, Oéxr^ov théâtre) semble provenir de la réunion de deux théâtres. — Le Colisée, bâti principalement en travertin, présente à rezt^iear quatre ordres d'arcbitecture superposés ; dorique, ionique, corinthien;

le quatrième, en forme d'attique, est orne de pilastres corinthiens. Il a, 524 met. de circonférence et 50 met. dé hauteur. Son fçrand axe a 188 met. Le nombre des arcades servant de norte d'entrée et numérotées est de 80. L'arène (arena, sable), espace plat et uni, avait deux grandes entrées, à l'E. et à l'O.; elle esi ovale et a 92 met. 57 sur 59 met. 11. Des ouvertures, fermées par des grilles de bronze, servaient à introduire les bêtes féroces et donnaient entrée aux gladiateurs. La plate-forme circulaire, élevée par un mur droit au-dessus de Varena, s'appelait podium ; c'étaient les places destinées à l'empereur et à sa famille, aux sénateurs, aux principaux magistrats et aux vestales. Au-dessus du podium commençaient les gradins pour les autres spectateurs ; ils y arrivaient par des ouvertures nommées vomitoria, vomitoires. Ces gradins étaient divisés de bas en haut en trois étages [mœniana], séparés par une galerie de circulation [prœdnctio) : le premier mcenianum avait 24 gradins, le deuxième 16, et le troisième 10. Il y avait en outre une galerie supérieure couverte pour les femmes. Cette galerie en bois fut consumée par la foudre sous Macrin et restaurée en matériaux solides par Héliogabale et Alexandre Sévère : elle était formée de 80 colonnes qui soutenaient un plafond.

— De petits escaliers, pratiaués dans les gradins mêmes, formaient des divisions nommées cunei. Dans les coins étaient des officiers [locarii ou designatores) chargés de distribuer les places et de maintenir l'ordre.

Tous les gradins du Colisée pouvaient contenir jusqu'à 87,000 spectateurs, cl la terrasse au-dessus pouvait recevoiiplns de 20,000 personnes. Les esclaves occupaient les étages supérieurs. Les gradins reposaient sur plusieurs rangs de galeries voûtées, concentriques, et placées les unes au-dessus des autres. Ces galeries [ambulacra] faisaient le tour de l'édifice, et diminuant de nombre de bas en baut, servaient de promenoirs dans l'intervalle des spectacles et d'abri pendant l'orage. — Au dehors, on remarque dans la corniche de l'amphithéâtre des trous sous lesquels sont des cgnsoles qui supportaient les poutres destinées à soutenir le velarium, c'est-à-dire la lente qui couvrait l'amphithéâtre, pour garantir les spectateurs du soleil. « Le vela-

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