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ROUTE 29. ROME. — THERMES

ÎPlan D, 5). En granit rouge avec des iiéroglyphes. Il a 16 met. 56 de haut sans le piédestal. C'est un ouvrdge romain du temps de Domitien, par qui ses hiéroglyphes expliquent qu'il a été d'abord consacré à orner une villa du lac Âlbano. Il fut trouvé dans le cirque de Romulus, fils de Maxence hors la porte San Sebastiano). Il fait

fartie de la décoration de la fontaine V, p. 151) du Bemin, qui l'érigea en 1651. Il est brisé en 4 morceaux.

La fleur de lis et la colombe tenant une branche d'olivier, placées sur la pointe, sous les armes de la famille Panfili.

OfiÉLiSQUE DU PiNCio. — Ce petit monolithe, imitation romaine, fut ériçé par Adrien, dans la villa de Tivoli. Ses hiéroglyphes rappellent le nom d'Antinous déifié. Il fut ensuite transporté par Héliogabale dans les jardins Variani, et il a été élevé en 1822 sur la promenade du Pincio.

Thermes. *- Les Romains de la république se baignaient dans le Tibre.

Quand ils perdirent la liberté, les empereurs leur donnèrent en échange les jouissances du luxe : à la place des simples piscines [lavatrina) des derniers temps de la république, les bains, sous le nom de thermes, acquirent un développement prodigieux *. Le peuple y trouvait des bains froids, tièdes, chauds, de vapeur, des salles pour se sécber, pour se parfumer, des stades pour les exercices et les jeux, des promenades ombragées d'arbres,-des portiques où les poètes venaient réciter leurs vers, des bibliothèques, des pinacothèques, ornées de statues et de tableaux. Il y devint sensible aux beautés de ces œuvres d'art.

Tibère ayant voulu transporter des bains

* Dans leur système de construction, les Romains n'opposaient aux poussées des voûtes que des résistances passives. Les grandes salles de leurs Thermes sont, en ce s-enre, des chefs-d'œuvre de combinaison. Tout le système consiste en des piles portant des voûtes ; les murs ne sont que des clôtures faites après coup, que l'on peut enlever sans nuire à la solidité de l'ossature générale de la bâtisse. (YioUet-le-Duc, IV, 5Î.)

d' Agrippa une statue de Lysippe» fut obligé ae la replacer à cause du mécontentement du peuple. — Agrippa, qui contribua si grandement à remhellissement de Rome, eat le premier qui développa de la magniGcence dans ce genre de constructions. D'autres fAerme« furent construits par Néron, Titus, Trajan, Commode, Caracalla, AL Sévère, Philippe, Didclétien et Constantin,

Thermes d'Agrippa. — Us étaient adossés au Panthéon et alimentés par Yeau Vierge qu'il amena à Rome. II n'en reste que des ruines.

Thermes de Gârâcalla. (On sonne à la porte et un gardien vient ouvrir ; on peut lui demander le plan gravé et explicatif des ruines.) --- Thermœ Antoninianœ, par altération du nom d'Antonin Caracalla (Plan G, 7). Ce sont les plus grandes ruines de Rome, avec le Colisée, le palais des Empereurs, les thermes de Dioclétien. C'est, avec le Colisée, la ruine qui frappe le plus l'imagination. Le peuple y fut admis l'an 216, mais ils ne mrent terminés que par Héliogabale et Alexandi*e Sévère. Les anciens eux-mêmes ont vanté la magnificence et la richesse de ces bains. C'est là qu'au xvi' siècle on a trouvé l'Hercule Famèse, le Torse du Belvédère, la Flore, la Vénus CaUipyge, le Taureau Famèse, les grandes baignoires de granit de la place Farnèse, etc., et au xvii* siècle, des centaines de statues. On comptait 1,600 sièges en marbre poli. L emplacement occupé par ces thermes est un carré de 341 met. de côté, 1 ,364 met. de pourtour. On voit encore des restes de deux grandes exèdres ou hémicycles, situées à dr. et à g. du carré, et destinées aux exercices ou à des spectacles. Sm* la façade N.-E., derrière un long portique, il y avait une quantité de petites chanobres qui servaient aux gens de service.

Les trois grandes arcades (vers l'entrée principale, du coté de l'égUse des SS. Nereo ed Achilleo) bordaient le frigidariuniy ou bain froid, à ciel ou-

BOUTE 29. — BOMB. — TB£R]I£8.

rert ; derrière ces arcades était le tepidarium (bain tiède et salle tiédie) sous sa triple voûte d'arête. Une grande salle ronde, entourée de^chambres, est le Laconicum ou salle de bains de vapeur. « Les voûtes sont construites en pierres ponces {vumtci) ; elles sont k Fintérieur de briques carrées placées à pLat. Sur le blocage en pierres ponces qui forme la partie supérieure des voûtes, il y a un enduit en ciment dans lequel étaient incrustées les mosaïques en pierre dure, d'une exécution plus ou moins fine, dont était fait le pavement des terrasses, qui couvraient une grande partie de Védifice. « Plusieurs de ces mosaïques, représentant des luttes d'athlètes, sont au palais de Latran. De belles mosaïques recouvraient aussi le pavé des salles du rez-de-chaussée. Une vaste salle centrale était décorée de colonnes énormes en granit. La dernière fut transportée à Florence ; on la voit aujourd'hui auprès du pont Santa Trinitk (Y, t. !•'). — Un escalier moderne permet de monter sur les terrasses, d'où on embrasse un vaste panorama sur les ruines et la campagne de Rome. — Les thermes d'Antonin Garacalla furent abandonnés vers le vi* siècle, quand Vitigès, assiégeant Bélisaire (537), détruisit les aqueducs. — Ds furent dépouillés, sous le pape Paul III, de tous les restes de leur magnificence, pour en orner le palais Farnèse. Le cardinal Famèse, son neveu, fit fouiller les ruines gigantesques et la quantité de statues, de bronzes, de médaiUes, de camées, etc., qu'on y trouva, fonnèrent une riche collection au palais Famèse. — Les fouilles des dernières années ont révélé, au-dessous des Thermes, une magnifique maison de l'époque impériale.

Thermes de Titds — (Plan G, Ù, 5).

Construits sur une partie de l'emplacement du palais d or de Néron. Les appartements du palais de Néron, et

peut-être même des conàtructioiis conservées du temps de Mécène, oui avait ses jardins sur l'Esquilin, turent novés dans les constructions nouvelles de Titus. Peut-être la tombe de Mécène git-eUe encore ensevelie sous les ruines, et à côté celle d'Horace, enterré, comme nous l'apprend Suétone, auprès de son protecteur et de son ami. Les thermes de Titus furent agrandis par Domitien, Trajan et Adrien. La plupart des constructions déterrées du temps de Raphaël ont été détruites à la fin du siècle dernier pour en tirer du salpêtre. On ne peut entrer ^'avec des flambeaux dans les corridors ornés de fresques d'un goût exquis. Presque tout est ruiné. Ces corridors, qui avaient été comblés, ont été déblayés par les Français en 1811.

Raphaël et Jean d'Udine profitèrent de ces fresques pour les loges du Vatican. Biais c'est sans doute une calomnie, qu'ils les ensevelirent après s'en être servi. C'est à tort que Von prétend que le Laocoon a été trouvé dans une de ces chambres ; il le fut du temps de Jules II, dans la vigne de Prédis, entre les Sept Salles et bainte- Marie-Majeure. Le plan des thermes de Titus est en partie conservé dans l'ancien plan de Rome, qu'on voit au Capitole.

Sette Sale — (Plan H, 5). Les Sept Salles, dont le nom vient, à ce que l'on croit, de Septi Solum^ nom de ce quartier dans l'antiquité, n'étaient qu'un réservoir (piscina) dépendant des thermes de Titus.

Thermes de Dioclétien — (sur le Viminal; — Plan G, H, 2, 5). Les plus grands de tous les thermes de Kome; Baronius dit que 40,000 soldats chrétiens, dégradés, travaillèrent à les construire (?). Commencés par Dioclétien et Maximien Hercule ; ils furent terminés par Constance Chlore etMaximien Galère. Ils avaient, dit-on, xme enceinte de 1,421 met., et place pour 3,200 baigneurs. Ils

iSÂ

ROUTE 29. — BOME. — AQUEDUCS.

renfermaient une galerie considérable de tableaux, et la bibliothèque Ulpienne, que Dioclétien fit transporter du forum de Trajan. Au xvi" siècle on a enlevé plus de 200 colonnes. Ces thermes étaient construits sur un plan carré , aux deux extrémités il y avait deux rotondes, dont l'une est détruite et Tautre a été transformée en l'église San-Bemardo; entre les deux était un petit théâtre dont Thémicycle est encore visible. Par ordre de Pie IV, Michel-Ange transforma la grande salle du milieu (Pinacothècpie ou cella Calidaria) et en fit l'éghse Santa Maria degli Angeli (F. plus loin : Églises). — Près des thermes de Dioclétien on a formé un grand square planté d'arbres, avec un grand jet d'eau au milieu.

Thermes de Constantin — (Plan F, 3). L'emplacement de ces thermes, qui avaient plus de 800 met. de circuit, est occupé par les palais Aldobrandini, Rospighosi, du Quirinal, la place de Monte Cavallo, etc. On en retrouve (dans les caves du palais Rospigliosi) un pavé en opus Alexandrinum. Il en existe aussi quelques ruines dans les jardins Aldobrandini . Us ont fourni bon nombre d'objets d'art et des plus remarquables, mais tous d'une date antérieure à la déplorable époque de Constantin ; entre autres les statues du Tibre et du Nil, qu'on voit sur la place du Capitole, les deux statues colossales qui sont à dr. et à g. de la fontaine de Monte Cavallo.

Aqnedacs. — «A Rome on trouve presque p?)rtout l'eau à quelques pieds de profondeur. Au lieu de tâcher de tirer parti de cette eau voisine du sol, les liomains ont préféré aller à de grandes distances chercher des ondes choisies, les amener sur des arcades majestueuses et les distribuer avec profusion dans la ville. » (Ampère.) Des grands travaux entrepris par les Romains, les aqueducs sont peut-être ceux qui donnent une lus haute idée de leur génie persistant

et de leur grandeur. Appius Claudiut Cœcus amena le premier (310 ans av.

J.-C.) de Teau de Prcneste par un conduit souterrain de plus de 16 kil. — L'an de Rome 482, les censeurs M. Curius Dentatus et L. Papirius Cureor firent une saignée à TAnio, au-dessus des montagnes de Tivoli. Cette eau, amenée sur les collines de Rome, fut appelée dans la suite Anio vbtus. Il n'y en a plus dé vestiges.

AcQUA Mabqa. — Ayant sa source entre Tivoli et Subiaco, amenée par le préteur Q. Marcius Rex (145 av. J.-C).

Aqueduc de 90 kil. de cours, dont 9 kil. environ au-dessus d'arcades, bâties en péperin, qui sont encore un des ornements de la campagne de Rome. Restauré par Urbain YÙI et par Pie IX en 1869 : l'aqueduc, dirigé pr la Porta Pia, a ramené à Rome l'ancienne eau Hareienne, autrefois si renommée pour ses qualités. Les sources sont dans la ville d'Arsuli, à 50 kilomètres environ de Rome. On avait calculé que soixante millions de litres de cette eau se déver^ seraient par 24 heures au point culminant de la partie montagneuse de la ville [ni Monti), quartier qui était privé d'eau potable. Elle a jailli d'abord a une fontaine en face des thermes de Dioclétien, inaugurée en 1870 par Pie IX.

AcQUA Tepdla — (126 av. J.-C), ainsi nommée du nom de la source près de Marino. 19 kil. de cours. C'est le denii»> aqueduc entrepris sous la République.

AcQDA GiuuA [agua Julia), — (34 ans av. J.-C), amenée des mêmes environs par Agrippa.

AcQHA Yergine [aqiui Virgo) — d'une source près deTusculum, indiquée, dit-on par une jeune fille. Cet aqueduc sooter^ rain, construit par Agrippa pour Tusa^ de ses bains, a 21 kil. L'eau en était â peu près perdue; Nicolas V chargea L. B. Alberli, en 1453, d'en réparer les conduits. Ce travail se poursuivit sous d'autres papes et fut achevé en 15GS, Cet aqueduc traverse sur des arcades la villa Borgliese, longe les murs au N. du monte Pmcio, pasge sous cette colline et se divise en trois branches. Il alimente les fontaines del Popolo^ délia Bnrcac— cia, des places Navone, du Panthéon^ de Campo di Fiori, la fontaine de Trevi, etc. Les eaux Julia, Tepula et Marcia coulaient Tune au-dessus de l'autre.

ROUTE 29. — ROME. — TOKBRÀtll.

AcOffA AUGUSTA on ÀL8EATINA, — pui-

sée par Auguste au petit lac Âlseatimis, près du lac de Bracciano, el amenée, par le Janicule, à sa naumachie.

AcQUA Glaudia. — Caligula entreprit deux aqueducs qui furent achevés par Claude, et donnaient autant d'eau que tous les autres aqueducs ensemble. Le

Sremier, Aqua Claudia, venant du côté e Subiaco après un parcours de 68 kii. dont plus de 9 kil. sur arcades, arrivait sur Je Palatin et se prolongeait sur l'A- Tentin. L'Aqua Claudia tenait le premier rang après TAqua Uarcia pour la qualité. — Le deuxième aqueduc :

Ahio rovos, — provenant de l'Anio, près de Subiaco, le plus long de tous les aqueducs (93 kil. dont 13 kil. sur arcades, alt<?ignant jusqu'à 36 met. d'élévation). — Le (dernier aqueduc ancien, Aqita Tbajana, fut destiné à satisfaire aux besoins du Trastevere. Il y eut en outre des conduits moins importants.

La plupart de ces eaux, avant leur distribution dans Rome, s'épuraient dans des piscines couvertes, situées à 9, à 10 kiL, et confluaient au château d'eau de la porte Majeure. Réunies, elles auraient formé un volume d'eau pareil au Toiume ordinaire de la Seine à Paris. — « Oa s'étonne, dit P. Letarouilly, de tant de magniticence, et. l'on ne saurait calculer sans effroi les dépenses énormes on'il fallut faire pour créer à ces espèces de fleuves un lit de plus de 668 kil. suspendu pendant plus de 32 kil. dans les airs, sur des arcades élevées souvent de plusieurs étages. Les dix aqueducs produisaient 1,300,000 mètres cubes par 24 heures. >

De ces anciens aqueducs, trois seulement servent aujourd'hui à pourvoir Rome abondamment. Ce sont ceux : 1<> de PAcQPA Yebghte.

2* L'AcQCA Felice. — Elle a pris son nom du pape Sixte Y (Felice Montalto),

3ui en enrichit Rome. Elle se compose es eaux Marcia, Claudia et Alessindrina (d'Alex^indrc Sévère). Elle entre à Rome par le plateau de la porta îla^giore, à 47 met. au-dessus du nivenu da quai de Ripetta, pouvant ainsi alimenter les quartiers les plus élevés de la nyt gaoclie.

3* L'AcQUA Paola, — de Paul Y, qui fit rétablir, par Giov. Fontana, l'aqueduc antique. Les eaux sont formées de l'an- i cieiuie eau Trajane, et non Alséatine, {

comme lé porte par erreur l'inscription. Clément X lit ajouter, par Carlo Fontana, un nouveau conduit dérivé du lac de Bracciano. On y a réuni encore l'eau du lac de Mariignano. Cette eau arrive au point culminant du Janicule, à 64 met. au-dessus du Tibre, et se divise en deux branches, dont l'une va arroser le quartier du Yatican, l'autre verse une masse d'eau de 1,800 pouces par la fontaine Paola, et fournit aux besoins du Trastevere. La longueur totale de ces 3 aqueducs est de 108 kil. Us fournissent par 24 heures 180,500 met. cubes. C'est le 10* du produit des aqueducs anciens. Richesse immense encore et qui, selon Letarouilly, faisait de Rome (vers 1830), une ville 40 fois plus favorisée que Paris.

Tombeaux. — Mausolée d'Auguste — (près du port de Ripetta ; — Plan E, 2). Cet édifice circulaire contenait les restes d'Auguste et de sa famille.

Le premier qui y fut enterré fut le jeune Marcellus. Virgile fa^t allusion à cette construction récente :

QuaB, Tiberine, videbis Fanera, quum tumulum prœlerlabere re* [centem I

Nerva fut le dernier empereur qui y fut enseveli. Puis le mausolée resta fermé. Les soldats goths l'ouvrirent en 409 pour y chercher des trésors, n servit de forteresse aux Colonna. En 1354, le corps de Cola Rienzi, traîné

5ar les rues, fut brûlé là, et ses cenres furent dispersées. Plus tard, cet édifice devint une arène pour des combats de taureaux. On y donne aujourd'hui différents spectacles. Il ne reste plus que les murs du soubassement et les traces de 13 chambres sépulcrales, que Ton peut visiter.

lOMBEAD DE C. PDBLICIUS RiBULUS, UU

des rares et remarquables monuments de la République; situé à l'extrémité du Corso; au commencement de la Saliia di Marforio (Plan F, 4).

Pyramide de Caius Cestids — (Plan E, 8) ; — à côté de la porte San Paolo. Elle est en briques revêtues de marbre. On la croit du temps d'Augustej^elle fut ré-

parée en 1663. On y trouva le pied colossal en bronze qui est au musée du Gapitole et appartenait à la statue de G. Cestius , un des septemvirs des Epulons. Il reste à peine des traces des peintures d'arabe8({ues de la chambre sépulcrale.

Elles ont été publiées par Falconieri, au xvii« siècle. (Pour visiter l'intérieur, s'adresser au gardien du cimetière prolestant, qui est à c6lé.)

Mausolée d' Adrien, Moles Hadriani — Plan C, 2, 5). Aujourd'hui Château Saint-Ange^ Castel SanV Angelo, (Pour visiter l'intérieur, il faut obtenir une permission du commandant de la place ; s'adresser rue del Burro,147. On est conduit par un sousofBcier.) Adrien voulut qu'il surpassât en magnificence tout ce qu'il avait vu. Ce mausolée devint aussi le tombeau des Antonins et de leurs successeurs jusqu'à Septime Sévère. U se composait d une rotonde de 70 met.

de aiamètre, reposant sur un larse soubassement massif carré, de 104 met. de côté. La partie supérieure est moderne. Les murailles sont d'une épaisseur extraordinaire, elles étaient revêtues de plaques de marbre de Paros qui ont disparu. La rotonde, décorée de pilastres doriques, formait en haut des rangées de gradins qui allaient en se rétrécissant. L'entablement était surmonté de statues (le fameux faune Barberinif actuellement à Munich ; le Faune dansant, de Florence, faisaient partie de ces belles statues). Sur le sommet s'élevait la statue colossale d'Adrien, dont la tête est au musée du Vatican. Selon d'autres, le tout était surmonté d'un dôme sur lequel était placée la ponmie de pin en bronze du jardin de la Pigna (Vatican).

L'entrée était en face du pont; elle était fermée par une porte en bronze qu'on peut encore voir dans une cour : il y avait une large montée en spirale, existant encore, jpar laquelle on pouvait aller à cheval jusqu'à la première platoforme. Ce mau-

- MAUSOLÉE d'aDRIEN.

solée se conserva intact jusqu'en 537.

Les Grecs, en s'y défendant contre les Go&s de Yitigès, lancèrent les statues contre les assaillants. — Le petit -fils de Marozia y fit étrangler Benoît VI. Au moyen âge il fut la forteresse des factions qui désolaient Rome, et il fut démantelé et ruiné.

En 925, il fut la demeure de la trop célèbre Marozia; Guido, son second

mari, y fit transporter le pape Jean X,

2ui y fut étouffé. En 1499, Alexanre VI en augmenta les fortifications et le fit communiquer avec le Vatican par un passage pratiqué dans les murs de la cite Léonine. C'est par là que Clément VII put s'y réfugier quand il soutint, en 1527, le siégedu connétable de Bourbon, qui y fut tué d'un coup de fauconneau ou d'arquebuse dont s'est vanté Benvenuto Celhni. On voit la salle, vide aujourd'hui, où étaient les tombeaux en porphyre d'Adrien et de son épouse ; puis, la grande salle, dite de Paul III, décorée d'arabesques par Perino del Vaaa. A un étage supérieur, on voit la chambre où le cardinal Caraffa fut étranglé (1561) par ordre de Pie IV ; cette chambre (servant aujourd'hui de caserne) est ornée de fresques de Perino del Vaga et de ses élèves. On montre le cachot où auraient été emprisonnées la Gend ( V. Galerie du Palais Barberini) et sa belle-mère. La Cenci a été exécutée à l'autre bout du ponf Saint-Ange. On montre également le prétendu cachot de Benvenuto Cellini, et des oubliettes, cachots voûtés dans lesquels on descendait les condamnés par en haut ; les Français y ont fait pratiquer des portes. Dans une rotonde supérieure, fermée par de doubles portes chargées de verrous, on voit un énorme coffre où les papes ont conservé leur trésor. Autour de la salle sont des armoires où étaient déposées les archives secrètes. — A l'étage supérieur sont les immenses jarres, qu on remplissait d'huile destinée, selon quelques-uns, à être, en cas de siége^

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