X. Tombeau d'Innocent VIII
y. Entrée de l'escalier de la Coupole
(tombeau de Clémentine Sobieski,
femme de Jacques II i.
z Tombeau des Sluarls (Jacques lil et
ses fils Charles-Edouard et Henri,
cardinal d'York).
Limite de TceuTre de Michel-Ange
aOUTE 29. — ROMÇ.
mais elle ne fut pas exécutée. (Voir, à la Bibliothèque du Vatican, un dessin de la façade par Michel>Ana:e.) < Quoi7 qu'on eût pu y demander plus de cette grandeur qui naît de la simplicité, de tous les projets de portails imaginés pour Samt-Pierre, aucun n'approcha dusien.»
(C'était CAar/es Mademe qui devait y appliquer son placage insignifiant. ) Michel- Ange agrandit la tribune et les deux bras de la nef transversale ; il fit monter s» construction sur. tous les points, désirant l'avancer de faççn qu'il n'y eût plus à faire quelqu'un de ces changements qui se reproduisirent si souvent dans cette œuvre d'un siècle et demi. A la mort de Michel- Ange, les grandes voûtes des nefs étaient achevées, ainsi que le itamboiirdu dôme. Il avait arrêté, dans un modèle en bois, tout ce qui restait à faire, avec toutes les mesures exactes. Mais une modification fut apportée à la coupole.
Au sujet de la codfolb de SàniT-PiERRE, l'admiration s'égare souvent ; plus d'un siècle auparavant, Brunelleschi avait déJR émerveillé le monde par la hardiesse avec Uquelie, le premier de tous dans les temps modernes, il avait jeté dans les airs un dôme immense. La hardiesse n'est donc pas un mérite particulier à la coapole de Michel-Ange (son diamètre a près de 65 centimètres de moins que ce^ lui du Panthéon d'Agrippa)^roais ce qu'on ne saurait trop y admirer, c'est, outre la grandeur, la beauté des proportions, l'unité, la simplicité de l'ensemble, alliées à la richesse de la décoration. Cette coupole ne fut achevée qu'après lui. Si le plan de Michel- Ange eût été suivi, c la coupole eût été véritablement le temple, soit puur l'effet, soit en réalité; » on Teût aperçue de la place dans tout son développement, au lieu de n'apercevoir qu'une façade carrée, comme celle d'un palais, par suite du prolongement de la nef d'entrée de 81 met. 20. A l'intérieur, si elle est devenue accessoire, si elle n'écrase pas le spectateur, dès l'abord, de son ineommensurable grandeur, il n'échappe pas i cette surprise et il a le temps d admirer la grandeur de la nef, avant d'adnairer la coupole elle-même. Mais à l'extérieur, l'effet, singulièrement amoindri à quelque distance, est bientôt anéanti quand on se rapproche de l'entrée de In ^'•âUqtte. — (Au milieu du xvni* siècle, VamUlli dut cercler en fer la coupole, à^nt l'intention d'arrêter les progrès de
ITàUB DO SUD.
SAINT-PIERR
lézardes qui s'y étaient manifestées^^. — Après la mort de Michel-Ange, Pie V confia les travaux à Vignoie et à Pirro fjigoriOf en leur imposant l'obligation de se conformer en tout au^ dessins de Buo« narroti.
Vignoie fit le!
mais ce ne fut c como délia Pori la COUPOLE, don la permission d( bure extérieure donnant une foi plus gracieuse, commujiequiac Pierre, telle qi comme l'œuvr Ange et comm
gloire, nous plaçons ici une gravure qui rendra sensible, mieux que ne pourrait le faire comprendre la descrijition la plus précise, la diftérence considérable qui existe entre le dessin primitif du grand artiste et l'état actuel de ce couronnement de son édifice, représenté par la ligne ponctuée. Sous Clément Vlll, le
même architecte, Jacques de. la Porte, décora l'intérieur de mosaïques, de stucs dorés, et revêtit le pavé dje diftérents marbres. Mais la façade et le portiquerestalent à faire. Paul Y, pape en 1605, désirant voir terminer ce temple sous son règne, fit jeter bas ce qui restait encore de la vieille basilique, et demandai neu(
dbyGodgk
artistes des projets de façades. — Michel- Aage, préooBupé de l'unité artistiauede son œuvre, avait négligé certaines distributions intérieures réclamées par le service religieux. On se décida à abandonner son projet.
Carlo^ Mademo (1556-1629), à qui était réservé l'honneur de terminer Siint- Pierre, revint au plan en croix latine, adopté déjà par Raphaël. Il augmenta la longueur de la hranche orientale de la crofx srecciue, au moyen de trois arcades de même dimension, et il construisit des chapelles latérales dans les bas côtés de cette nef prolongée ; à rextérieuisij continua l'ordonnance de pilastres de Michel- Ange, et il raccorda sa façade au dessin de celui-ci. C'est cette façade, terminée en 1614, qui a été l'objet des plus graves critiques. Elle ne se lie point aux dispositions mtérieures; elle n'a pas le caractère de grandeur qui conviendrait à un tel édifice : avec ses fenêtres multipliées jusque dans l'attique, cette devanture est celle d'un palais, et non le portique d'un temple religieux. Il y a toutefois un motif a faire valoir qui atténue le fort de C. Maderne, c'es-t qu'il trouva l'attique déjà établi dans l'ordonnance des façades sud et ouest, telles que les avait conçues Michel-Ange. Quoi xfu'il en soit, la complication des détaik ôte de la jrrandeur à cette façade, et, malgré le mérite de certames parties, on y trouve déjà des symptômes d'altération de goût. On adresse encore à Charles Maderne le reproche d'avoir étendu sa façade au delà de la largeur réelle de l'élifice (genre de défaut que présente également noti*e cé- Jêbre colonnade du Louvre). Mais, ici encore, il obéissait à la nécessilédc préparer dans la façade la place de deux campaniles. Maderne était un artiste courtisan ; Michel-Ange n'eût pas obéi à des nécessités contraires à l'intérêt de l'art. Du reste, c c'est peut-être à cette extension- là même qu aura été due cette autre magnifique addition de la double colonnade du Bcmin. Charles Maderne commit de plus graves erreurs comme comtruci0Ur : il parnît que l'amas des débris de l'ancienne basilique et des matériaux nouveaux lui fit perdre de vu.- la ligne du centre, et dévier l'alignement des fondations de la partie de l'édilice prolongée j.ar lui. Il s'aperçut do. l'erreur quand cos fondations forent parvenues au niveau d« sol. Mais aloi's, au lieu d'élargir et de
consolider les fondations, il redressa l'alignement de ses élévations, qui ne portèrent plus en plein sur les fondations. Ainsi il fallut, après lui, réparer le manque de solidité de plusieurs parties de ses travaux, et, par suite, on fut obligé de démolir un clocher élevé par Bemin.
— Le môme Bemin, par ordre d'Alexandre VII, construisit (1657-1667) le fameux portique qui règne autour de la place. — En 1776. Pie VI fit bâtir, par Carlo Marchioni, la sacristie, qui manquait à cette basiUqu^^ «qu'elle nuûque sur le côté.
< Suivant le compte qu'en fit Charles Fontana en 1695, la dépense, montait alors à peu près à 251,450,000 fr.; il est alors facile de comprendre quelles sonames on aura encore dépensées pour les dorures, pour copier presque toutes les peintures en mosaïque, et enfin pour la nouvelle sacristie, qui a coûté à elle seule 5 millions. — On saitqnue la publication des indulgences^ dont le pi^uit derait servir aux dépenses de conatruction de Saint-Pierre, prit une telle extension sou^ Léon X, qu'elle fournit des arguments ou servit de prétexte aux attaques de Luther et à la Réforme. — Les frais annuels d'entretien, etc. , sont d'environ 30.00Uécus (159,000 fr.).
Saint-Pierre est une sorte de Tille à part dans Rome, ayant son climat, sa température propre, « sa lumière, trop vive pour êtie religieuse *• ; » tantôt déserte, tantôt traversée par des sociétés de voyageurs, ou remplie d'une foule attirée par les cérémoni(!s religieuses. (A l'époque dis jubilés, le nombre des pèlerins s'est parfois élevé, à Rome, jusqu'à 400,000.) La basilique de Saint-Pierre a ses réservoirs d'eau, sa fontaine coulant perpétuellement au pied de la grande coupole, dans un bassin de plomb, pour la commodité des trayaux; ses rampes, par lesquelles les bêtes de somme peuvent monter ; sa population fixe habitant ses terrasses : les San Pietrini, ouvriers chargés de tous les travaux qu'exige la conservation d'un aussi précieux édifice, s'y succèdent de père en fils, et forment une corporation qui a ses lois et sa police.
* IL'absence complète de vitraux colorés étonne les vi?>iteurs habitués aux magiques effets des verrières des cathédrales gotlii-
i petits
ques. A la place d'ouvertures ogivales, on n'aperçoit que des fenêtres carrées à petits eaireaux blancs*!
IDfl
Place Saimt-Pibrre. — On prétend que Michel-Ange avait conçu Tidée d'avant-portiques précédant le temple. C'est le Bemin qui exécuta cette splendide décoration, qui Ta immortalisé : la grande place, de forme elliptique, est enveloppée sur les côtés par une colonnade, d'ordre se rapprochant du dorique, présentant quatre rangs de colonnes colossales et qui forment trois allées ; celle du milieu est assez large pour que deux voitures y passent de Iront. Ces porti-f ques, où Ton compte 284 colonnes, ont 19 met. 81 de hauteur, et sont couronnés par une balustrade et par des statues colossales de 3 met. 75 de hauteur, faites sous la direction du Bemin. La place a 259 met. 75 sur 191 met. Elle communique avec la basilique au moyen d'une autre place phis petite (96 met. 15 sur ii8mèt.
89), en forme de trapèze, plus large vers Tédifice, plus étroite vers la colonnade. [Les colonnades à jour n'auraient pu venir, sans une disparate sensible, se i-accorder avec la taçdde de réglise.] « Rien ne fut plus heureux que l'art avec lequel, au moyeti de deux corps de galeries montantes* (à pilastres, également surmontés de statues) , qui se raccordent avec le petit ordre des portes et des deux arcades aux extrémités du portail, le Bernin sut trouver un intermédiaire faisant liaison, soit avec les colonna-
* Nous appellerons l'attention sur une singularité architecturale : les deux corps lie galeries en bordure sur la i>etite place sont incliués suivant la déclivité du sol, et toutes les lignes de l'architecture de ces
5 alertes : corniches, linteaux, appuis, baucaux, sont parallèles à celte déclivité au lien d'être de niveau. En adoptant celte disposition, le Bernin voulut obtenir un efTet de perspective. — En place, lorsqu'on entre dans la grande place elliptique, l'œil redresse ces lignes iuyantes, et la petite place, bien qu'elle soit plus étroite à l'entrée c^u'au fond, parait carrée, même perspecuveroent, en se mettant au point de vue. L'inclinaison des deux corps de galeries a aussi pour résultat de faire paraître la façade moins enterrée.
des, soit avec la façade. » — On compte en tout 192 statues de saints.
Au centre de la place elliptique se dresse un obélisque (F. p. 180), cl aux deux côtés de l'obélisque sont deux belles fontaines d'un style simple et. harmonieux, lançant une gerbe d'eau, haute de 6 met. 50, et dessinées par Charles Mademe. — Entre les fontaines et l'obélisque se trouve, des deux côtés, un petit rond en marbre blanc sur le pavé; c'est le centre de la circonférence que décrit chaque hémicycle. En se plaçant sur ce rond, on ne voit plus qu'un rang de colonnes au lieu de quatre.
On monte un vaste escalier à trois rampes. Aux angles sont deux statues colossales modernes : de saint Pierre, par de Fabris, et de saint Paul, par Tadolini, placées par Pie IX.
Façade de la basilique de Saint- Pierre. — Cptte immense façade en travertin ( V. p. 194) n'a pas moins de 120 met. 19 de largeur et 48 met.
40 de hauteur. Les huit colonnes corinthiennes, «fui, vues de l'obélisque, paraissent si petites, ont 28 met. 58 d'élévation et 2 met. 73 c^e diamètre.
L'attique est couronnée de 13 statues colossales (J.-C. et les Apôtres), de 5 met. c'2 de haut. Aux d^ux extrémités sont deux horloges y dessinées par l'architecte Yaladier et placées sous Pie Yl) ; l'une des deux marque les heures à l'italienne.
Pronaos ou Poutique. — On entre par cinq portes dans un magnifique portique de 1 5 met. 26 ^e largeur et de 142 met. 60 de longueur, y com-
f>ris les vestibules des extrémités. Au ond du vestibule de droite est la statue équestre de Constantin le Grand, par \e Bemin (Plan 2), et à l'autre extrémité celle de Charlemagne, par Cornacchini (PI. 3). — Au-dessus de la porte du milieu, vis-à-vis de rentrée principale de la nef, est une restauration de la célèbre mosaïque dite h iSavicella (la nacelle de Saint- Pierre), exécutée eu 1296 par Giotto
et Cavallini, son élève, dans la vieille basilique, pour le prix de 2,200 florins. Elle a été plusieurs fois déplacée et restaurée; elle était entièrement dégradée quand Clément X (1670- 1676) la fit retaire. Le dessin conservé dans l'église des Capucins a beaucoup plus gardé du caractère et du style de Giotto que cette mosaïque modernisée et affaiblie. — On remarquera l'abondante richesse décorative de la voûte.
Cinq portes communiquent du portique avec l'intérieur de la basilique.
La porte centrale, en bronze, fut exécutée sous Eugène IV (1431-1439), Sar Ant. Filarete et Simone, frère de onatello. Les bas-reliefs des grands panneaux sont relatifs à des sujets chrétiens ; ceux des encadrements sont mythologiques. On peut y voir Ganymède, Léda et le Cygne... Le bas-relief au-dessus de la porte est du Bernin. — Une des portes, celle de dr., dite la Porte-Samte (PI. 1), est murée et ne s'ouvre que tous les 28 ans, pour le jubilé. — Écartant une épaisse et lourde portière, on pénètre dans l'intérieur du temple.
La basilique de Saint-Pierre est comme Rome elle-même : il faut du temps pour en comprendre toute la grandeur. 11 fuut que l'œil se fasse à ces immenses proportions ^. Dès l'abord, malgré sa pers-
* Voici, en palmes et en mètres, quelques mesures comparaiives marquées sur le puvé (1 palme = 0-,2234).
PALMES MKTR.
Sainte-Sophie de Gonstauti-
nople. . . .^ 492 = 109,91
Saint-Paul (hors des murs de
Rome.) 572 = 1^27,7!^
Sajnt-Pélrone de Bologne. . .*i95 = lô''2,92 Cathédrale de Milan. ... 61)6 = 455,58 Cathédrale de Florence. . . 669 = 149,45 Sainl-Paul de Londres. . . 710 = 158,51 Saint-Pierre de Rome (de la
porte à la chaire). ... 837 = 186.98
La hauleur de Saint-Pierre n'est dépassée que par celle de la flèche de Strasbourg (142 met. 11), et de la plus haute des pyramides d'Egypte (146 met.).
On a calculé que Saint-Pierre de Rome peut contenir 54,000 personnes; la cathé' drale de Milan, 57,000; Notre-Dame de Paris, 21.000; la cathédrale de Pise. 15,000.
SAINT-PIERRE
pective grandiose, elle paraît moins grande qu'elle ne l'est en réalité, et ceUe illusion provient sans doute de l'harmonieux ensemble de toutes les parties de l'architecture. « Il suffit, dit Quatremèrc de Quincy, qu'une dimension dans un édifice soit exagérée aux dépens des autres, c'est-à-dire qu'il y ait disproportion, pour que le sens externe la prenne pour de la grandeur. » C'est ce qui fait qu'on est bien plus puissamment' impressionné en entrant dans Sainte-Sophie de Constantinople qu'en entrant aan< Saint-Pierre, parce qu'à Sainte-Sophî»*.
toutes les parties de l'éditice se groupent autour de la coupole comme à un centre commun, et lui sont subordonnées. Cette coupole n'a pourtant que 35 met. 75 de diamètre, mais elle règne sur une croix grecque à branches égales. « On ne s'aperçoit de l'énorme étendue de l'édifice, dit le président 4e Brosses, que par relation; lorsqu'on cousidèro une chapelle, on la trouve grande comaie une cathédrale. » Faire un édifice colossal pour qu'il ne paraisse que de dimensions ordinaires, n'est-ce pas là un singulier résultai"?
Intérieur. — La longueur du temple est de 186 met. 98; celle de la nef transversale, de 135 met. -47 ; la largeur de la grande nef du milieu est de 28 met. 26, et on compte 45 mèl.
47 du pavé jusqu'à la voiàte. Les deux Anges enfantins qui soutiennent les bénitiers en marbre n'ont pas moin."; de 1 met. 95. — « Cette basilique e>l à croix latine et à trois nefs; celle du milieu est divisée par huit gros piliers qni soutiennent quatre grands arcsd.»
chaque côté : ceux-ci repondent à autant de chapelles. A chacun des pi tiers sont adossés deux pilastres cannelés d'ordre corinthien, qui ont 2 m.
59 de largeur et 25 met. de hauteur, y compris la base et le cha[)iteau ; ils soutiennent un entablement de 5 met.
84 de hauteur, qui règne tout autour de l'église. Entre les pilastres sont deux rangs de niches superposées ; celles du bas renferment des statues de marbre, de 4 met. 87. — Sur les tympans de chacun des ijrî^nds arcs
[latéraux de la nef] sont deux figures en stuc, de 4 met. 87 de haut, représentant des Vertus; ces figures suspendues au-dessus du vide seml)lent une menace sur la tête des visiteurs. Les contre-pilastres qui correspondent sous les arcs, sont ornés de lieux médaillons, soutenus séparément jîiir deux enfants de marbre blanc aux formes molles et rebondies : ces médaillons renferment les portraits de différents papes. Entre ces médaillons on voit deux autres enfants portant les attributs pontificaux ; le tout a été sculpté en bas-relief sous la direction du Bernin. » — La grande ^oùie de l'église est décorée de caissons à rosaces en stuc doro. — Le remarquable pavement de couleur fut formé de beaux marbres, sous la direction de Jacques de la Porte et du Bernin. Les parois de la nef sont également en marbre.
Nous renouvellerons ici une remarque nue nous avons déjà eu roccasion de faire dnns plusieurs des grandes églises 'le rilalie : c'est que les proportions colossales des figures contribuent à diminuer le sentiment de la grandeur réelle 'le rédjiice lui-même. C'est ce qui résulte ici de la grandeur inusitée des statues. Malheureusement aussi, toutes ces sUtues pèchent par le goût. « Le rocflco, mis à la mode par le Bernin, est surlout exécrable dans le genre colossal. Hais la présence du génie de Bramante et de Michel-Ange se fait tellement sentir, qoe les choses ridicules ne le sont plus ici; elles ne sont gu'insignifiantes. » l'es statues colossales (4 met. 85) des piliers de la coupole représentent : samt André, par François Quesnoy (elle excila la jalousie du Bernin) ; sainte Véronique, par Fr. Mocchi (le Bernin en Wàmait les draperies volantes, dans un 'U'iroitclos; un plaisant lui répondit que '*ur agitation provenait du vent qui *<wflliii par les crevasses de la coupole, ^puisqu'il avait alTaibli les piliers, par de« Dîcbeset des trîbunes);sainte Hélène, f*' i. Boigi; saint Longiu, tenant la wnce qui frappa le Christ, par le Ber- '"« [W draperies sont d'un style déplorabJe|.
SAINT-PIERRE
Au dernier pilier de dr. de la grande nef (un des quatre qui soutiennent la coupole) , est une statue en bronze assise que l'on dit être celle de saint Pierre (Plan 14) ; les dévots en usent le pied à force de le baiser. De la mam dr. il bénit à la manière latine.
L'ensemble est d'un style médiocre, incon'ect et sans noblesse, et c'était méconnaitre l'art antique que de vouloir y reconnaitre une statue de Jupiter transformé en apôtre. Cet ouvrage parait être du v* siècle. Au-dessus est un riche baldaquin doré surmonté du portrait de Pie IX en mosaïque.
Coupole. — Elle est double, comme celle de Brunelleschi (F. Florence, 1. 1") ; l'escalier qui conduit au sommet passe entre les deux calottes. — Elle a environ 42 met. 20 de diamètre (65 cent, de moins gue celle du Panthéon). La hauteur, jusqu'à l'œil de la lanterne, est de 50 met. 35 (celle du Panthéon de 42 met. 87).
Au-dessus est la lanterne, hauteur 17 met. 21; le piédestal de la boule, 9 met. 42 ; la boule, 2 met. 45, et la croix, 4 met. 87 ; hauteur totale, 138 met. 38. (La flèche des Invalides, à Paris, a 105 met. 24.) — Sur les quatre piliers (à l'intérieur est un escalier tournant) et les grands arcs qui soutiennent la coupole, est un magnifique entablement, dans la frise duquel on lit la fameuse inscription, en lettres de 2 met. de haut, en mosaïque sur fond d'or : TU es Petrus, et super hanc Peiram iEDincABo ecclesiam mëam, et
TIBI DABO CLAVESREGNI CŒLOROM. — Sur
la voùte de la lanterne est une mosaïque du Père éternel, par Marcello Provenzale, d'après une peinture du cavalière cTArmno. — Au-dessous de la coupole est le :
MAiTRE-AUTEL — (PL E). (Lc papc seul y dit la messe les jours de grande fête.) Il est isolé et placé au-dessus de la Confession, sous un majestueux baldaquin, exécuté sous Urbain Vlll (1633), d'après les dessins du bernin; tout cnlitT en bronze doré (le
SAINT-PIERRE
bronze provient du Panthéon), et soutenu par quatre colonnes torses, d'ordre composite, de la hauteur de 11 met. 04. La hauteur du baldaquin est de 27 met. 95 (97 centim. de plus que la plate-forme de l'Observatoire de Paris). La dorure seule et la maind'œuvre coûtèrent 535,000 fr. — Audessous du maître-autel est la :
Confession de Saint-Pierre (PL F).
— C'est là c^u'est le tombeau où, suivant la tradition, on conserve la moitié des corps de saint Pierre et de saint Paul ; l'autre moitié est à l'église Saint-Paul, et leurs têtes sont à Saint- Jean de Lalran. C'est le pape Paul Y qui fit décorer, par Carlo Madeimo, cette Confession, partie de l'oratoire d'Anaclet (V. p. 188); elle est environnée d'une balustrade de marbre ; 89 lampes y sont toujours allumées.
Un double escalier (PL F) descend dans la Confession. Là, entre les deux rampes, est la statue monumentale en marbre du pape Pie VI, bel ouvrage de Canova; il est représenté à genoux devant l'autel de la Confession.
Trirune et chaire de Saint-Pierre.
(PL 23). — 53 met. 2rt en arrière du maître-autel, et au fond de la grande nef ou abside, est la trirune. Là s'épanouit, comme un feu d'artifice, une gloire, composée de vastes rayons dorés s'échappant de nuages, de tètes «le chérubins, le tout resplendissant d'or. Alexandre Vil fit faire ce grand ouvrage par le Bernin, l'artiste inévitable qui, sous neuf papes, obtint les commandes des plus importants travaux, et y manifesta son goût déréglé. Il faut bien dire qu'après le baldaquin de bronze doré toute décoration correcte eût été froide ici. Audessus de l'autel est le monument en bronze doré appelé la Chaire de saint Pierre : il renferme la chaire en bois qui servit, dit-on, à saint Pierre et à ses successeurs*. Les quatre figures
* C'est un fauteuil en bois de chêne, une Sedia gestatoria avec des anneaux en fer pour passer les brancards. Il e»l orné d'in-
maniérées qui soutiennent la chaire représentent 4 Docteurs de TËglise, saint Ambroise et saint Augustin, saint Athanase et saint Jean Chr^sostome.
Sur les cotés de la tribune sont deux TOMREAUx : celui de g. , de Paul III , Farnèse (PL 24), ouvrage de Guillaume de la Porle (Gugliehno délia Porta), avec les avis, dit-on, de Michel-Ange; la belle statue du pape est en bronze ; celles de la Prudence (représentant la mère de Paul III) et de la justice (représentant sa sœur) sont en marbre. La Justice, d'abord presque nue, excitait une admiration trop passionnée : il fut ordonné au Bernin de l'habiller d'une tunique de bronze (peinte en blanc), ainsi qu'on la voit aujourd'hui. — L'autre tonrbau, en regard (PL 22), est celui d'URRAiN VIII, Barberini ; la figure du pape est en bronze ; les statues de la Justice et de la Charité sont en marbre ; c'est un ouvrage du Bernin. On a dit de ces figures que c'était du Rubens en sculpture.
Près de là, au-dessus de la statue de saiot Dominique, par Legro*^ on peut lire sur des tables de marbre une inscription contenant les noms des cardinaux, des évéques, des prêtres, des diacres, qui ont assisté au concile de 1870. — En regard, de Tautrc côté de la Tribune, on lit sur une table en ranrbre : « Plus IX, die viudecembris 1854, dogmalicam definilionem de Conceplione imraaculatâ DeiparaB Virginis Mari».... proniinciavit. »
Partir mbkidionalk de la basui- QUE. — En venant du fond de la tribune et tournant à droite pour commencer le tour de la basilique, on trouve à g., sous la grande arcade, et appuyé sur un des 4 gros piliers, un premier autel décoré d'un tableau en mosaïque : Saint Pierre qui guérit l'estropié, d'après Fr. Mancini. — Vis-à-vis est le tonbeau d'Albxaw-
crusiations d'ivoire et d'or. Sur les bandes d'ivoire, des bas-reliefs, de style byzantin, représentent les travaux d'Hercule. Au milieu d'une des bandes se trouve le buste d'un em|>ereur couronné (Charlemagne?).
DRi YIQ (PI. 25), sculpté par Angeïo Ratsi (dessin du comte de Saint-Martin). — Plus loin, du même côté, Autel de Saint-Léon le Grand (Pi. 26), iur lequel on voit, entre deux colonnes de granit rouge, un bas-relief d'Attila (le plus grand bas-relief connu), par lAlgarde, « longtemps vanté comme un prodige de l'art ; pitoyable de style et de dessin. » (Valéry.) Il est conçu dans un système faux : c'est de la peinture en marbre. En avançant vers le transsept, on voit à dr., sur une porte latérale de l'église, le tombeau d'Alexandke VII, Chigi (PI. 27); un squelette de cuivre doré soulève une draperie de marbre jaune. C'est un dernier et détestable ouvrage du Bernin. — Vis-àvis, sur le revers du gros pilier, peinture à l'huile sur ardoise, par Fr. Vanni, Chute de Simon le Magicien. C'est l'unique peinture à l'huile dans Saint-Pierre. Elle doit être remplacée par une mosaïque.
Transsept du sud (Plan D), — dessiné par Michel-Ange. Au fond sont trois autels, avec copies en mosaïque d'après : — l'Incrédulité de saint Thomas, de Camuccini ; le Crucifiement de saint Pierre, du Guide (autel du milieu. Plan 28) ; le saint François du Dominiauin (PI. 29), dont l'original est à 1 église des Capucins.
Passant du transsept du sud sous l'arcade et derrière un des grands piliers de la coupole, on voit, à g. , adossée à ce pilier : la mosaïque d'Anaoias et Saphira (PI. 50), d'après le tableau de Roncalli (LePomerancio), qoi est à Sainte-Mane des Anges. — îis-à-vis (PI. G), est la porte menant âhsACkiSTiB (V. plus loin). Au-dessus, TOHBKAO DE PiE VIII, par Teuerani. — Continuant à avancer (sous une coupole) on arrive à la :
CiJMLLE Clémentine (l'ian H). — Qément VIII la fit construire semblable à la chapelle Grégorienne, située
vis-à-vis, de l'autre côté de la neL Sur l'autel, à dr. (PI. 51), est une copie en mosaïque au miracle de saint Grégoire, d'après le tableau à'Andrea Sacchi qui est à la Pinacothèque. — Puis, sur le mur en retour (Pi. 52), TOMBEAU DE PiE VII, fait aux frais du cardinal Consalvi, ouvrage de Thorwaldsen : le pontife est représenté assis entre le Courage et la Foi.
De. l'autre côté de ce tombeau, sur l'autel adossé au grand pilier de la grande coupole (PI. 55), copie en mosaïque de la Transfiguration de RaphaëL
Sous l'arcade (PI. 54), vis-à-vis cet autel, sont deux tombeaux : celui de Léon XI, qui fut pape 27 jours (le bas-relief représente l'Abjuration de Henri IV, par VAlgarde) ; et celui d'iNNOCENT XI, par le sculpteur français Monot,
En avançant on trouve 5 chapelles ajoutées par Paul V :
1" Chapille du Chœur des chanoines (PI. J) — fermée par une grille de fer ornée de bronze doré. L'ornementation de la chapelle a été dessinée par Jacques de la Porte; sur l'autel, mosaïque d'après le tableau de l'Immaculée Conception de P. Bianchiy qui est à Santa Maria degli Angeli. Sur le pavement, pierre tumufaire de Clément XI.
En sortant de cette chapelle, on voit, sous l'arcade, le simple et élégant TOMBEAU (Plan x) d'Innocent Vlll, en bronze, par Ard. PollajuoîOj un des rares monuments anciens de l'art qui subsistent au milieu des enjolivements modernes de Saint -Pierre ( V. du même artiste, n° 9 du plan, le Tombeau de Sixte IV). — En regard de ce monument est le tombeau temporaire (PI. v) du dernier pape décédé.
2* Chapelle db la Présentation
iPlan L). — Sur l'autel, Présentation le la Vierge, mosaïque, d'après le tableau de Fr. Romanelli, qui est à Santa Maria degli Angeli.
Sous l'arcade qui suit, tombcnu
ROUTE 29. — TVOME.
SAINT-PIERRE
(PL y) de Clémentine Sobieski-Stuart, veuve de Jacques III, morte à Rome en 1745, par P. Bracci, dessin de Barigioni. Il est posé au-dessus de la porte par laquelle on monte à la coupole. — Vis-à-vis (PI. z) tombeau de Jacques III, roi d'Angleterre, et de ses deux fils , Charles-Edouard et Henri, cardinal d*York, ouvrage de Canova ; fait aux frais de Georges IV. Les deux génies étaient nus oîins le principe ; on leur a mis une tunique en bronze, peinte en blanc.
5* Chapelle des Fonts baptismaux (PL M). — (La première à g. en entrant dans la basilique.) Les fonts baptismaux sont ornés d'une urne en porphyre de 4 mètres sur 2, qui formait le couvercle du tombeau de l'empereur Adrien, et servit de sarcophage a l'empereur Othon II, mort à Rome en 974. Les figures et les ornements qui la surmontent ont été dessinés par t;. Fontana (1698). Cette chapelle renferme trois copies en mosaïque d'après les peintures suivantes : C.
Marattay Baptême de Jésus - Christ ; /. Passerij baint Pierre dans la prison Mamertine; A. Procaccini, Baptême du centurion.
Traversant la nef et gagnant le côté septentrional de la basilique, on trouve les chapelles' suivantes :
!• Chapelle de la PietI — (la première à dr. en entrant dans la basilique). Sur l'autel est (PL 4) le groupe en marbre représentant la célèbre Pielà (la Vierge tenant son fils mort sur ses genoux), par Michel-Ange ; ouvrage qu'il fit, à l'âge de 24 ans, pour le cardinal J. Villiers de la Grolaie, abbé de Saint-Denis (France).
(La statue de celui-ci est dans le souterrain.) Le groupe est mal placé pour la vue. — Les fresques sont de Lanfranc et représentent le Triomphe de la croix. — Dans une petite chapelle, à dr., tombeau de Probus Anicius,
{)réfet de Rome (iv* s.), et une coonne où l'on dit que Jésus enfant
s'appuya lorsqu'il disputa dans le Temple avec les docteurs.
Entre la chapelle de la Pietà et la suivante est une petite chapelle de forme ovale, dite chapelle du Crucifix.
Sous l'arcade, devant cette chapelle : monument du pape Léon XII (PL 6), par de Fahris, et, vis-à-vis, celui de Christine, reine de Suède (PL 5), par C. Fontana; bas-relief par Teuaon, sculpteur français, représentant son abjuration.
2" Chapelle de SAmT-SÉBASTiEN (PL A). — Sur l'autel, copie en mosaïque du Martyre du saint, d'après le tableau du DommtçMm, à l'église Sainte- Marie des Anges).
Sous l'arcade suivante, deux tombeaux : à dr. (PL 7), celui du pape Innocent XII, par Filip. délia Valle ; l'autre (PL 8) est celui de la fameuse comtesse Mathilde, morte en 1115. Ce fut Urbain VIII qui l'érigea et y fit transporter ses restes, du monastère de Saint-Benoit, près de Blantoue ; le Bernin fit le dessin du mausolée et sculpta le portrait.
3° Chapelle do Saint- Sacrement (PL B). — Ma^ifique chapelle, fermée par une grille, faisant le pendant de celle de la chapelle du chœur, qui est vis-à-vis. Sur l'autel, riche tabernacle dessiné par le Bernin. Le tableau de l'autel, la Trinité, a été peint à fresque par P. de Cortone.
— Sur l'autel, à dr.. Descente de croix en mosaïque, d'après Michel- Ange de Caravage (au Vatican). Devant cet autel, tombeau en bronze (PL 9) de Sixte IV, ouvrage admirable à'Ant Pollajuolo (1485). — C'est avec étonnement qu'à côté de ce tombeau de Sixte IV on s'aperçoit que Jules II, ce grand pape qui enrichit sa famille et étendit le domaine pontifical, n'a qu'une simple pierre tombale, au lieu du magnifique tombeau qu'il avait commandé à JMichel-Ange ! {V.
Saint-Pierre in Vincoh.)
Sous l'arcade suivante, tombeaux.
de
Rus-
Grégoire Xffl (PL H), par C. Ri II, et de Grégoire XIV (Plan 10).
A pariir de ce point, la baie sous la grande arcade où est le n* 13 du Plan, la chapelle de la Vierge (PI. C) et le transsept du nord, qui a servi de salle des séances pour le Concile de 1870, ne sont pas visibles. Us restent fermes par des clôtures en bois, comme si cet espace était réservé pour un prochain concile. On peut obtenir de nsiler ce transsept.
Adossée au pilier de la grande coupole (PL 13) est la copie en mosaïque du célèbre tableau du Dominiquin, la Communion de saint Jérôme, qui est à la Pinacothèque.
4* Chapelle de la Vierge (PL C), ou Chapelle Grégorienne, — de Grégoire XllI, qui la fit construire par Jacqm de la Porte, sur les dessins de Mkhel-Ange. L'autel, très-riche en pierres précieuses, est consacré à la Madoma del Soccorso, Au-dessous est le tombeau de Grégoire de Naliame. — Adr. (PL 12), tombeau de Grégoire XVI (f en 1846), par imid.
En avançant vers le transsept : à dr.
(PI. 45), tombeau de Benoit XiV, Lambertini, car P. Bracci. — Vis-à-vis, sur le pilier de la grande coupole, belle mosaïque d'après le tableau de Mle^ras, représentant saint Basile célébrant la messe devant l'empereur Valens (F. Santa Maria degli Angeh).
Trakssept nu kord (PL D'). — Au fond (même disposition qu'au transept du sud) : trois autels, avec copies en mosaïque; au milieu (PL 16), Martyre des SS. Processe etMartinien, d'après Valentin; à g. (PL 17), Martyre de saint Érasme , d'après le rouuin; à dr., Saint Wenceslas, roi de Bohême, d'après A. Caroselîi.
Statues colossales dans les niches, par P. Bracci, In. Spinazzi, C. Mo- ^ni; une niche pratiquée dans un des grands piliers (PL 17') contient wa Saint Bruno par Slodtz.
Si, passant sous l'arcade et derrière tt pilier, on continue le tour de l'église, «ïvoit, à dr. (PL 18), le magnifique
tombeau de Clément XUÏ, ouvrage de Canova. (Trois grandes figures; le pape est à genoux, la Religion tient la croix, et le génie de la mort est assis près du sarcophage.) Les deux lions couchés ont été l'objet d'une vive admiration. Ce bel ouvrage fut découvert le mercredi saint, à la clarté de la grande croix de feu dont on illuminait ce jour-là Saint-Pierre. (Ce spectacle, qui attirait une foule curieuse, a cessé d'avoir lieu.) Canova, âgé de trente-huit ans, s'était mêlé à la foule en habit d'abbé, pour recueillir les divers jugements sur cet ouvrage, qui lui avait coûté huit années de travail. — Vis-à-vis du tombeau de Clément XIII, sur l'autel adossé au grand pilier, est une copie en mosaïque d'ajprès Lanfranc, la barque de saint Pierre près d'être submergée.
A la dernière chapelle, du même côté, sur l'autel, à dr. (PL 19), mosaïque d'après le Saint Michel Archange de Guide, qui est à l'éghsc des Capucins. — A g. de celle-ci (PL 20), sur un autre autel, mosaïque, la plus belle de la basilique, d'après la Sainte Pétronille du Guerchin au musée du Capitole.
A g., en marchant vers l'abside, tombeau de Clément X (PL 21), par M. Rossi, statue par Ferrata. — Visà-vis, sur le grand pilier, mosaïque d'après Costanzi : Saint Pierre ressuscitant Thabite.
Souterrain de la Basilique. — (Il faut demander la permission de le visiter, à la sacristie, le dimanche matin. — Pour les dames, il faut une permission spéciale du pape (on su charge de la procurer aux librairies Piale et Spithœver *). Ce souten'ain consiste en un espace de 3 met. 57
* On y descend par un escalier, s'ouvrant près de la statue de S" Véronique, à un des quatre grands piliers de lu coupole, et qui aboutit au point marqué à part sur le plan du souterrain. — Les visiteurs, accompagnés par un sacristain, ont à peine le temps d'examiner, dans une inspection rapide, ces> monuments intéressants du moyen âge.
de haut entre le nouveau pavé et celui de l'ancienne basilique conservé.
Il se divise en grotte vecchie, nef de l'ancienne basilique, et grotte nuove, CeUes-ci correspondent à peu près au circuit intérieur de la coupole; quatre petites chapelles y correspondent aux quatre piliers de la coupole, et leurs autels sont ornés de tableaux en mosaïque, d'après And, Sacchi, Les grotte vecchie (qu'on ne voit plus depuis quelques années) s'étendent jusqu'à la chapelle du chœur de la nef de Saint-Pierre, et sont la partie inférieure de l'ancienne basilique divisée en trois nefs.
Au fond du corridor circulaire des grotte nuove est le sarcophage (Plan 1) de Junius Bassus, préfet de Rome, mort en 359, spécimen remarquable de la sculpture de cette époque. — En avant de ce tombeau et au-dessous du maitre-autel est la Chapelle de la Confession de Saint-Pierre, en forme de croix latine, où est le tombeau de saint Pierre (son corps y aurait été «Icposé au IV* siècle). Les restes de saint Paul y sont auprès de ceux de saint Pierre.
Outre quatre petites cbapelles correspondant aux grands piliers de l'église supérieure (a, b, c, d, du Plan), il y a sur un côtô du corridor circulaire, la chapelle del Salvatorino (l'I. j). Presque en face de celle-ci est la chapelle de Santa Maria in Portico (PI. g).
Sur Tautel une Vierge, de Simon Memmi (dégradé). Elle était dans le portique de l'ancienne basilique. — A côté de cette chapelle, celle de Santa Maria délie Partorienti (Pi. h).
On y voit des mosaïques du vin* et ciu x* siècle. On v.it aussi dans le corridor des inscriptions et des fragments de sculpture provenant des tombeaux de Calixte III et de Nicolas V. — Nef LATÉRALE DROITE. En avançant dans les grotte vecchie^ et se dirigeant vers la place Saint-Pierre, on trouve : à dr.
(PI. 2), trois tombeaux des derniers Stuarts morts à Rome ; à l'extrémité
de cette galerie souterraine, les tom- J)eaux de Grégoire V (3), d'Othon II (4K d'Alexandre VI Borgia (1492- 1503) (5), tombeau vide; les restes de ce pape, si tristement célèbre, furent enlevés par ordre de Jules II, ennemi des Borgia, avec ceux de son oncle, Calixte Ilï, en 1510; ils furent déposés, sans monument, derrière l'autel de l'église de Santa Maria di Monserrato. i.e tombeau vide d'Alexandre VI est surmonté de sa figure (une belle tête de vieillard). — A l'extrémité de la nef de gauche : les tombeaux des papes Pie II et Pie III (6), et (en remontant) ceux de Boniface Vin (7) (sculpté par Arnolfo di Lapo), d'Adrien IV (8), de Nicolas V (9), de Paul II (10), (sculpture de Mino da Fiesole), de Jules UI (11), de Nicolas lU (12), d'Urbain VI (13), d'Innocent VU /U), de Marcel II <15), d'Innocent X (16), du cardinal Eroli (17), d'Agnese Colonna (18), la seule femme n'étant pas de sang royal enterrée dans Saint-Pierre, etc., de Pie. VI (i9). Parmi tous ces tombeaux de pontifes, on remarquera dans un réduit, avant de rentrer dans la galerie circulaire, celui d'une femme , Gaetani Colonna, femme d'un gouverneur de la cité Léonine.
Sacristie dk Saint-Pierre — (l'entrée est indiquée au Plan par un G).
Construite par Pie VI (1755), d'après le plan de Carlo Marchioni. Dans le vestibule, statues des SS. Pierre et Paul, sculptées car Mino da Fiesoîe (1460) pour l'ancienne basilique : elles él aient aux angles de l'escalier, avant celles placées par Pie IX (F. p. 195). En face, statue colossale de saint André, piovenant de l'ancienne basilique. — Sur les murs des corridors menant à la sacristie on avait place des inscriptions antiques (celle des fratres Arvales *, — monument cu-
* Les frères Arvales, collège de 12 prêtres <)ui remonte aux premiers temps de Rome, promenaient, au printemps, une truie pleine, pour obtenir des dieux une influence
SAINT-PIERRE
LÉGENDE no PI.AIf DD SOUTERRAIN DE LA BASILIQUE.
a, b, c, d. Chapelles des SS. Véronique, Hélène, André et Longin.
e, c. Corridor circulaire.
f. Confession de saint Pierre.
?. Qiapelle de Santa M iria in Portico.
h. de S-»nla Miria delle Partorienti.
j. — du Salvatorino.
k. du Salvatore.
m, m, m. Nef et bas côtés des grotte vec-
n. OssemenU trouvés dans la chiesa ▼ecchia.