‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 142 sur 422 · ROME, — ÉGLISES · texte numérisé non relu

ROME, — ÉGLISES

ments de Tenceinte de Servius Tullius.

Le quartier fiéTreux où se trouve cette église est complétemeat inhabité.

San Silvestro — (au Quirinal. — PI. 47, F, 4). Remai quables fres ques ovales du Dominiquin aux pendentifs de la coupole de la 2* chapelle du transsept de g.; sur l'autel, Assomption, de Scip. Gaetano; statues de b* Jean et de S'* Madeleine, par YAlgarde. Avant-dernière chapelle à g., peinture de la voûte par le chevalier d'irpmo; peintures des murs par Polydore de Caravage,

San Stefano Rotondo. — S*-Etiennele-Rond (Monte Celio. — PI. G, H, 6.

Sonner sous le porti(jue, à dr., pour se faire ouvrir). Edifice pris longtemps pour un temple de Bacchus ; suivant l'opinion admise aujourd'hui par un grand nombre d'archéologues, il faisait partie de la grande Boucherie (macellum grande) bâtie sous Néron. D'autres, remarquant ses colonnes différentes d'architecture et de diamètre, et la croix au-dessus de quelques chapiteaux, et sachant par Anastase, bitliothécaire, que le pape S' Simplicius dédia cette église (467), y reconnaissaient un édifice chrétien du v' s., érigé avec des restes de bâtiments plus anciens, et le type des églises rondes de l'ère constantinienne. Son nom lui vient de sa forme circulaire. Outre deux rangées de colonnes concentriques, il y avait un mur extérieur qui les enveloppait et dont il ne reste que des traces. Nicolas V, qui restaura cette église en 1452, pour consolider l'édince, fit fermer les entre -colonnements du rang de colonnes extérieur. 1^'église a 4 met. 20 de diamètre et est soutenue par 56 colonnes. Les murs sont couverts de peintures de Nie. Pomerancio; quelques-unes, de Tempesla; on y voit d'horribles scènes de martyres, d'une révoltante réalité; elles ont été restaurées. « Cette réalité atroce, dit Beyle, est le sublime des |

I âmes communes. Raphaël est bien froid auprès de S* Erasme, dont on dévide les entrailles avec un tour. »

— A un autel à g. de la porte d'entrée, mosaïques du vu* siècle.

San Teodoro — (à l'O. et au pied du Palatin. — Plan F, 5). Edifice rond, bâti au viii* siècle, sur les ruines d'un temple antique. A l'abside, mosaïque du viii^ siècle.

Santa TrinitI de' Momti — (audessus de la place d'Espagne. — PI.

F, 2). — Cette église appartient aux religieuses du Sacré-Cœur. (On peut être admis à voir les tableaux en s'adressant, par le grand escalier à g., à la porte du couvent.) Construite par Charles VIU, en 14d4, à h prière de S* François de Paule; Louis XVIIl la fit restaurer. Elle est surtout célèbre par la Descente de croix, le cheld'œuvre de Daniele da Volierra (2* chap. à g.), ouvrage exécuté d'après les cartons de Michel-Ange.

Poussin le plaçait immédiatement après la Transfiguration de Raphaël et la Communion de S^ Jérôme du Dominiquin. Cette fresque, qui dépérissait, fut transportée sur toile en itSll, et depuis restaurée par Camuccini. Elle est altérée, dun coloris éteint et d'ailleurs mal éclairée sous le jour oblique qu'elle reçoit. — 3* chapelle à g. : Madone, par Veity style préraphaélesque. — Transsept :

Assomption, fresque des firères Zticcheri [fade peinture]. Prophètes et traits de h vie de la Vierge, par Perino del Yoga et Salviati. — (On a vu longtemps, dans cette église, le tableau représentant : J.-C. donnant les clefs à S* Pierre, fait par Ingres à Rome, en 1820, transporté depuis à Paris, au musée du Luxembourg.) — 5* chapelle à g., peinture attribuée à /. Romain ou au Fattore : Noli me tangere. Les peintures de la 3* chap.

à dr. sont dessinées par Daniel de Volterre et exécutées par ses élèves.

Dans l'Assomption [ très - fatiguée ] qu'on croit pemte par lui, un pei'son-

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nage à dr., montrant Marie, est le prtrait de Michel-Ange. — 5* chap., fresques dégradées de Técole du Sodotna. — §• chapelle : fresques de l'école du Pérugin. — Les dimanches et jours de fête, les religieuses chantent les vêpres, avec l'accompagnement d'un excellent orgue, placé sur la grande porte de l'église au mois d'octobre 4864 ; autrefois les étrangers pouvaient être admis ; ils ne le sont plus depuis 1870.

Sama Tbinità DEi Pellegrini. — S*'-Trinité des Pèlerins (près le ponte Sisto. — PI. 49, D, 4), — 1614, — renouvelée et rendue au culte en 1855. Les peintures ont été restaurées.

Maitre-autel : S** Trinité, ouvrage célèbre du Guide; — la Vierge, S* François et S* Augustin, par le chevalier d'Arpino. — A côté, hospice pour les convalescents et les pèlerins.

▼atîoan.

Le Vatican, — capitole de la Rome moderne, est moins un palais qu'une réunion de palais, d'édifices irréguliers, auxquels travaillèrent les plus célèbres architectes. Bramante (Raphaël), Pirro Ligorio, Dominique Fontana, Carie Moderne, Bernin. — 11 est à trois étages, renferme une infinité de salles, de galeries, de chapelles, de corridors, une bibliothèque, un musée immense, un jardin ; on y compte 20 cours, 8 grands escaliers et 200 escaliers de service. Bonanni (Templi Vaticani historia) prétend que le Vatican contient 15,000 chambres,'en y comprenant les souterrains.

Ce qui manque à ce vaste ensemble de bâtiments, qui a plus de 250 mètres de longueur, c'est une façade extérieure. Du côté par où on l'aborde, il est masqué par la colonnade de la place S*-Pierre.

Hîttoric[ue. — On trouve dans Aulu-Gelle une élymologie singulière du mot Vaticanus, provenant des oracles (vaticinia), qu'on rendait déjà dans cet endroit. — La première ré-

sidence des papes fut élevée par Symmaque (498-514), à côté de la cour qui précédait le vieux S*-Pierre. Charlemagne y séjourna. Le palais fut rebâti par Innocent III au xiu* siècle et agrandi par Nicolas 111. Toutefois il ne servait que pour les réceptions de souverains. Au xn* siècle les papes habitaient le Latran, et n'établirent leur résidence au Vatican que depuis le retour d'Avignon (1577). Jean XaUI (1410-1417) fit communiquer le palais avec la forteresse par une galerie couverte. Nicolas V voulut en faire un palais gigantesque et l'entoura de murailles. Au XV» siècle Sixte FV fit la chapelle Sixtine. En 1490, Innocent VIQ édifia la villa du Belvédère, à quelque distance du palais. Alexandre VI lit l'appartement Borgia. Jules II chargea Bramante de réunir la villa au palais, au moyen d'une vaste cour, et il érigea les loges sur la cour de S*-Damase. 11 commença à réunir les statues du musée. Les loges commencées par lui furent complétées par Léon X. Paul III bâtit la salle royale et la chapelle Pauline. Sixte V construisit la galerie transversale où est la bibliothèquey et commença l'aile orientale de la cour S'-l)amase ou des Loi^'es. Les papes continuèrent à embellir le Vatican et y firent diverses additions. Sous Urbain VIII, le Bernin construisit l'escalier royal. Clo ment XIV et Pie VI firent de nouvelles constructions pour y établir le mv^ée Pio Clementino. Pie VU ajouta parallèlement à la bibliothèque une galerie transversale, connue sous le nom de Braccio nuovo. Grégoire XVI fit les musées étrusque et égyptien.

Pie IX a fait vitrer les Loges de Raphaël, fermer le quatrième côté de la cour S*-Damase ( V. plus loin) et construire l'escalier qui y monte.

On entre au Vatican (V. le Plan du Palais du Vatican) en suivant la Colonnadf^ de dr. de la place S*-Pierre et le tonidor qui mène à Tanglc droit de la façade de S'-Pierre, et au Portone di

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