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Gapitole; indulgence tardive! Guarini, Taiiteur du Pastor fido, député pour coinplimenter Paul Y sur son ayénement (1605), a le chagrin de s'entendre dire publiquement par le cardinal Bellarmin, qu'il avait fait plus de mal à l'Eglise par son poème que Luther et Calvin par leurs hérésies. » (Gherbuuez.)
Chapelle Pauline — (cappella Paolina) s^ouvrant dans la salle Royale (F. le Plan). Elevée par Paul III; AnL da San Gallo en fut Tarchitecte.
(Elle n'est pas toujours visible.) On y voit deux fresques médiocres de la vieillesse de Michel-Ange : Conversion de S* Paul et Martyre de S* Pierre. Les autres fresques sont de Lorenzo Sabbatini et de Fed, ZuccherOj qui peignit le plafond. — Yis-à-vis de la chapelle Sixtine est une porte qui conduit dans la :
Salle Ducale — {$ala Ducale), n'offrant rien d'intéressant. Un corridor va de la salle Ducale à une porte de la galerie des Loges (ces portes ne sont pas toujours ouvertes).
Dans la partie du palais où demeure le pape, on distingue la magnifique salle Clementina.udŒis les appartements du pontife sont un Christ de Van Dyck, une résurrection de Lazare par Mitzziano, et plusieurs ouvrages remarquables des peintres du xvu* siècle.
Loges (loggie). Ce sont des galeries, construites à trois étages dif> férents sur trois cotés de la cour de S*-Damase : — Loges du i*' étage :
premier bras décoré par Jean d'Udme;
— deuxième bras : décoré par Pomerancio le jeune ; fresques restaurées en 1866 ; — troisième bras : décoration exécutée en 1869 par Mantovani.
— Loges du 2* étage : de Raphaël. — - Le troisième bras a été décoré et peint par Mantovani, sous Pie IX. — ù>ges au 3* étage : peintes par Jean d'Udine, Pomerancio, le chevalier d'Arpino, Paul Bril, etc. ^ On commençait la restauration de cette partie des loges en 1875.
Loges de Raphaël.
(Nous avons indiqué, p. 248, la manière d'y arriver.) — Raphaël est ici tout à la fois architecte, décorateur et peintre. Et cette unité fait des Loges une œuvre des plus harmonieuses.
Jules II fit commencer les constructions par Bramante, Après sa mort, Léon A les confia à Raphaël, qui se servit, en le modifiant, du plan de Bramante. Raphaël éleva, sur le rezde-chaussée déjà bâti, trois rangs de galeries ouvertes (loggie) superposées.
11 ne construisit que le côté qui regarde la ville. Grégoire XIU et ses successeurs érigèrent les deux autres ailes sur le même dessin. Les loges de Raphaël et les autres galeries ont été vitrées par Pie IX, pour les mettre à l'abri de l'humidité. — Comme décorateur, avec l'aide de Jean dUdine, il enrichit ces galeries de charmantes arabesques peintes ou en stuc.
On remarquera la prodigieuse richesse d'invention de ces arabesques peintes au plafond et sur les murs.
Au temps de Raphël, on venait de découvrir les thermes de Titus, si riches dans ce genre de décorations ; il s'appropria l'esprit et le goût de ces délicieuses ornementations trouvées par lui dans les ruines antiques, et désignées sous le nom de grotteschi (grotesques), parce qu'on les trouvait, pour la plupart, dans des chambres souterraines, dans des caves (grotte).
Cependant il faut reconnaître que pour un grand nombre, très-diûërentes du type antique, il n'a eu pour ^ide que son goût et son imagination inépuisable. Perino del Vaga peignit les tableaux, aujourd'hui enaces, des socles en couleur de bronze. — C'est à la galerie du 2* étage qu'est la suite des cinquante-deux peintures, particulièrement connues sous le nom de Loges de Raphaël, et représentant les principaux faits de l'Ancien et du Nouveau Testament; elle^ occupent,
ROME. — CHAlliftES DE lUfOm.
quatre par quatre, les Yoùtes de treize arcades, et furent exécutées, Ters 1516-1518, par ses élèves.
c Raphaël ne fit, dit Passavant, que de petites esquisses légèrement lavées à la sépia. Jules liomain dessina tous les cartons j[>our les tableaux; et il peignit la première coupole pour servir de modèle aux autres. » (Quelques-uns attribuent Texécution à Hapbael.) La 2* composition (Dieu créant la terre) fut peinte en deux jours par Jules Komain. La T
(Expulsion du Paradis) est une imitation de la fresque de Masaccio à l'édise del Carminé de Florence. — Raphaël ne craignit pas d'aborder un si vaste sujet aprâ récra santé concurrence des fresques de Michel-Ange t la Sittine. Il ne chercha pas à faire du colossal, comme le célèbre rlorentin, si ce n'est peut-être dans sa figure de l'Eternel débrouillant le chaos. Cette petite et simple figure rivalise avec les conceptions grandioses de Alichel-Ânge. Dtms les brillantes improvisations de ses petits sujets il manifeste un génie abondant ; ses figures et SCS groupes ont de l'ampleur ; il V a une belle disposition des draperies. S il commet quelques erreurs au point de vue de l'archéologie, il s'élève, par une conception pleine de simplicité et de grandeur, à l'idéal poétique de la vie patriarcale. — Ces peintures furent fortement endommagées par la soldatesque de Charles- Qumt. Les restaurations de Sébastien del Piombo en ont aussi, dit-on, altéré le colorb. Pie IX les a fait restaurer dernièrement. (Des copies faites par les frères Balze, de 1854 à 1840, décorent aui'ourd'bui les galeries du palais des kaux-Arts, à Paris. — La Russie possède au palais de l'Ërmita^e une reproduction complète des Loges faite par ordre de Catherine.)
Voici rindication des sujets avec les noms des arti^stes qui les auraient exécutés. A cet égard, toutefois, les renseignements sont contradictoires.
1'* arcade : 1. Dieu sépare la lumière des ténèbres. 2^ Il sépare la terre de l'eau. 3. 11 crée le soleil et la lune. 4. Il crée les animaux. — 11*. 1. Création d'Eve. 2. Le premier péché. 3. L'expulsion du paradis. 4. Les premiers hommes
dans le paradis terrestre, par Juleê Romain, — m*. Hbtoire de Noé, par Jules Romain, — lY*. Histoire d Abrahaui, par Penni. — V*. Histoire d'isaac, par Penni. — YI*. Histoire de Jaéob, par Pellegrino de Modène. — YU*. Histoire de Joseph, par Jules Romain, — YllI*. Moïse, par le même. — IX*. Continuation du même sujet, par Raphaël del Colle, — X*. Josué. — XI*. David, par Perino del Vaga. — XII*.
Salomon, par Pellegrino de Modène. — XIII*. L'Adoration des bergers, l'Adoration des mages, le Baptême de J.-C, la Cène, par Jules Romain.
On a une très-beUe vue sur Rome et sur la campagne romaine, de la fenêtre à Tangle que iaâi la galerie des Loges avec ceUe menant chez le pape.
Chambres (Stanze). — Pour bien voir les Stanze, il laut y aller plusieurs fois et à différentes heures du joiu*. — En sortant de la chapeUe ^ixtine, monter à dr. trois rampes d'escalier pour aller aux Stanze. (On frappe à une porte qu'on vous ouvre.) On entre d'abord dans de vastes saUes, décorées de peintures modernes, relatives aux événements religieux de Tépoque de Pie IX. Dans la troisième sont des fresques de Podesti, en mémoire de la promulgation du dogme de rimmaciuée Conception (8 décembre 1854). On remaraue à dr. le célèbre jésuite Passaglia. Le beau pavement en mosaïque antique de cette saUe provient des fouiUes d'Ostie. — De là on entre dans la saUe de l'/ncendie du Bourg (la .première des stanze de Raphaël de ce côté).
Ghambrea de Raphaël.
ËUes sont au nombre de quatre, et donnent d'un côté sur la cour du Belvédère. (On y arrive soit par la galerie des Loges de Raphaël^ soit par une antichambre au liant du grand escalier.) Elles faisaient partie des anpartements de Nicolas V (1447).
Alexandre VI avait fait décorer l'tfp-
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partement Borgia (V. le plan). Plusieurs voûtes y étaient peintes par le Pinturicchio. Jules II voulut à son tour faire peindre à fresque l'élage supérieur ; et il avait chargé de ces travaux divers artistes, entre autres Luca Signorelli et le Pérugin. Ils peignaient encore quand, à la sollicitation de Bramante, Jules II fit venir de Florence Raphaël, et lui ordonna de peindre le sujet de la dispute sur le S*-Sacrement. Lorsque cet ouvrage fut achevé, le pape en fut si satisfait, qu'il ordonna qu'on effaçât tout ce qui avait été fait jusqu'alors, et il voulut que Raphaël peignit toutes les chambres. Cependant Raphaël, par respect pour son maître, le Pérugm, ne permit pas qu'on détruisit un plafond qu'il avait peint, et qui existe encore. — Les peintm'es en clair-obscur des soubassements sont attribuées à Polydore de Caravage [attribution contestée par Passavant] . — Raphaël reçut 1 200 ducats d'or pour la décoralion de chacune de ces chambres. — Les admirables fresques de Haphaël, dix ans environ après qu'elles furent exécutées, eurent beaucoup à soutîrir de la soldatesque de l'armée de Charles-Quint, qui fit du feu au milieu des salles mêmes. Plus tard, elles furent nettoyées parC. Maraltc, qui dut repeindre* quelques parties inférieures.
L'ordre chronologique d'exécution des staw^ est le suivant : de la Signature, d'Héliodore, de l'Incendie, de Constantin.
Chambre de l'Incendie du Bourg ou Di TORRE Borgia (1516-1517) — (Edu plan). Cette chambre contient quatre compositions dessinées par Raphaël et peintes par ses élèves. On dit qu'il a peint quelques parties de I'in- CENuiE DU Bourg. L Homme emportant son père, et rappelant Enée et An- .chise,aétépeint par /. Romain. Cet incendie eut lieu en 847, au Borgo ou
cité Léonine (F. p. 144). Léon IV l'éteint par un signe de croix. (Il est représenté sous les traits de Léon X, accompagné des cardinaux Laur. de Médicis, plus tard Clément VU, et Bibbiena, dont Haphaël devait épouser la nièce.) On aperçoit au fond la vieille basilique de S*-Pierre. «Il y a dans celte fresque, où les meilleures figures me semblent les femmes occu}>ées d'apporter de l'eau, plus de nus que dans nulle autre comiçosition de Kaphael, qui parait les avoir évités avec autant ae soin que Michel-Ange en mettait à les introduire partout. H faut convenir que les nus de Raphaël, toujours remarquables par la beauté des formes, par l'expression et la vérité de la pantomime, n'égalent point cependant ceux de Michel-Ange par la partie la plus matérielle, la science anatomique, le travail musculaire, la hardiesse des poses et des mouvements.»
(Viardot, Musées d'Italie.) — Tableau delafenétre : Justification de S* Léo.n 111 repoussant devant Charlemagne les accusations que portait contre lui le ueveu du pape Adrien I*' (peint par Perino del Vaga). — Victoire remportée PAR Léon IV sur les Sarrasins, dans le port d'Ostie (peint par Jean d'Udine). — Sur le mur en face : Couronnement de Charlemagne par Léon III (portraits de Léon X et de François I"). • Ces sujets, où est rappelé le nom de Léon porté par plusieurs papes, sont, avant tout, des allusions à des événements arrivés sous Léon X. a Ces trois dernières fresques, monotones et froides, sont des œuvres d'école. » Les peintures de la voûte sont du Pérugin et ont été conservées par Raphaël.
Elles contrastent, par leur naïveté et leur grâce mystique, avec les fresques qu'elles dominent. « Quelques années à peine cependant séparent des œuvres dont le sens est si ditférent. » — Les peintures de cette salle ont plus souffert que celles des autres chambres.
Sebastiano del Piombo les restaura.
Un jour qu'il les montrait à Titien,