VILLA 0*H0RACE DAKS LA SABINE
Tant de gens ai ment Horace, que beaucoup de voyageurs • seront curieux d'al er au-dessus de Tivoli, dans les montagnes de la Sabine, chercher 1 emplacecemeiit de sa maison d'Ustique. Pour se rendre au site pn'^sumé de la villa d'Horace, il faut maicher une vingtaine de kilom. au N. E. de Tivoli. On remonte
* Fabjo Gori: Yiaggio pittorico anti-
Îuario da Rotna a Tivoli e Subiaco, Koma, 855. 1 v. iu-8-.
* Les Anglais visitant aujourd'hui cette localité en si grand nombre, que le paysan , ne compreiiani pas cet enthouiïiasme pour un personnage mort depuis si longtemps, s'imagine qu'Horace était un Anglais.
TAnio jusqu'à Vicovaro (l'ancienne Vibria\ vers te couvent de Ùosimato*, entouré de cyprès et situ 6 près de la réunion de la Licenza (Dig:eniii) à TAnio (environ i4kil.). (Les voi'urcs ne vonl
Eas plus haut.) On se dirige à pauclie (5 il. \ sur le village moderne de Rorca Giovane(ranuui V icunae), ou Rocca Giunone, 3000 liab., situé nu haut tW n rocher escarpé; et on continue à s'élever juxqu'â une colline nommée dans le pap : colle de/ Poelello [quel dimiiiulif s il se rapporte à Horace!] au delà de laquelle on ohserve un terrassement artificiel réfrulier, maintenant en culture, que Ton présume être remplacement de la ferme ou villa d*Horacc. — On la plaçait d'abord plus haut vis-à-vis du village de Liccnza, couronnant une colline pyramidale.
Toutefois «l'après de nouvelles recherches, on croit qu'elle était, au delà du colle del poelello^ près et au-dessus de la chapelle de la Madonna délie Case, et au pied du monte del CorrignalellOf qui serait le Lucrelilis du poète — ,l)*autres antiquaires placent le Lucrélile au monte Gennaro (1269 met.), autre pic culminant du massif, où l'on monte en 5 ou 6 h. depuis Tivoli (un guide pris à livoli 6 fr.; pris à Ro ca Giovane 4 fr) . Du sommet,
aui est e>carpé. la vue est des plus étenùes. Ou peui descendi'c du monte Gennaro par le chemin de mulets dit : la Scarpellnta. sur le versjmt méridional.
— Ci;tte petite ferme de la Sihine, que Mécène avait «lonm'e à Horace, lut longtemps 1.1 seule possession du poète qui 8*y trouvait heuieux :
Salis beatos unicis Sabinis.
* On n'imaginerait pas, en passant aujourd'hui à coté de ce <:ouveiil, que cV.^i un des points les plus curieux de la contrée Mais dans les premiers siècles du chnslianisine les grottes <ies roch.Ts à pic >ut la rivière fureut occupées p.ir une troupe d'ermilcs, qui tirent de cette localité une véritable l'hébalde. Au v* s., des moines, avant de bâtir ce couvent, attirés par in sainteté de Benoît, le choisirent <omme supe rieur. Mais bientôt sou itusiériié e.vciia leur haine et ils chcrcbèri>nt à i'empoi-onner dans le calice «le lu (ommu ion De-^ escaliers laiilé> dans le roc aboutissent à cea singulier^ ermilage^, ayjnt une fcuèire ouverte dans la paroi du rocher, ci à moitié cachée par les arbustes qui pendent sur le précipice.
C*e t là qu'il venait chercher le calme et jouir de Tair pur des montagnes, en • échappant aux agitations de Kume ;
Ergo ubi me in montes et in arcem ex iirbe rcmovi.
{Sat. II. 6, 16.)
Les antiquaires ont lon^cmps agité la
3uestion de >avoir oii était situé la villa 'Horace. On semblo être d'accord pour la plicer à Tendroit où M. P. lîosa, pense l'avoir découverte. (On consultera avec inti'rét, à ce sujet, la notice donnée pir M. Noël d'-s Vergers, dans la jolie édition d'Horace, de Hidot, 1855, enrichie de vues dc'j localités voisines et de plans topographiques dressés par M. P. l'.osi.)
On retrouve, dans les environs, des traces du poète ami de Mécène — Dans le voisina^'e est la lontaine de VOratini vtccto vicinus nquse f<ms). Le village de la liustlca rappelle Ustica. A roppu>ite de Yirovaro et de Hocca Gio\ane, de l'a litre côtj du torent, e.-t Cantalupo, la M<indela d'Horace.
Me quoties reflcit çeiidus Digentia rivus. Quem Mandela bibit, rngosus frigore pagus. (Serm. 1, 18. 104.)
Sabiaoo.
(De Tivoli à Subiaco, 38 kil.)
Voiture de Rome à Subiaco, à 6 h. du matin (jrtive à 4 h. soir), de la place délia Pijfna. 53.— Prix : 8 fr. — Un voiturin part trois fois par semaine pour Tivoli, trajet en 5 h. ?n\ : 4 fr. 50 c.,et retourne le> lendemains à Subiaco. La voiture remonte la vallée le long de la rive dr. do l'Anio jusqu'à Subiaco. Un chemin de pilotons y conduit en 8 h. environ en quittant la vallée t\n l'Anio, pas.^anl prés desanadesde rA«|ua Claudia, ei prenant à dr., par Ampiglione (A'iipuiuin), Siciliano et Gerano (on peut venir eu voiiuiv jus(|ue-là). On lais-e, à dr., le village de Rocca San Stefano et i g. ^acca Canteranu et CanteranOt puis, après une suile de montées et de descentes, on découvre la vallée de l'Anio et Subiaco.
On se rend à Subiaco de Tivoli en remontant l'Anio par une roule très-intéressante; on pa>Fe à Vicaro, San Co»imato; on laisse à g. la route qui mène à la mai.<on d'Uoiace ( V. ci-dessus). Un peu après avoir- dépassé le oouHaeqt
AOVTB 31. — SUBIÀGO.
de la Licenza et de l'Ânio, on Yoit à dr. , perché sur iin pic, le ?ili:ipe de Savanenesco, fondé pnr une colonie de Sarrnsiifs au IX* siccln. I es noms arabes se sont miinlenus dms une partie de la population. 4 kil. plus loin, à Vosteria délia Ferrata, le chemin se biiuque.
Celui de {T. nièneàv4r«o/i(6kil.).colM de dr. à Snbiaco. On remonte la vallée pittor« sque, où cou c l'An o, en pnssant par Roviano, éjialoment silu'» sur le but d'une colline. Près de là l'Anio, qui côtoie la route jusqu'à Subinco, fait un détour presque à anple droit, et se dirip^e au S. ^. Ë. A moitié cbcmin entre Roviano et Subinco on rencontre le pittoresque village (ÏAcosta.
Subîaco*. — Petite ville de la Sabine, de 6U00 hab. Sur les pentes du mont Calvo, dans une situation romantique, entourée de belles forêts, et fréquemment visitée par les peintres. Ses rues étroites semblent un reste du moyen âge. Vu du pont, Subiaco présente l'aspect le plus pittoresque, avec ses constructions s'étageant lés unes au-dessus des autres, sur la colline, et que domine un château qui fut habité par les papes.
Subiaco tire son nom (Sublacueum) des lacs artificiels d'une villa de Néron^ dont il subsiste des restes sur une hauteur, à un mille de la ville.
Près de là on voit une cascade pittoresque et l'on aperçoit, semblable à un château fort antique, le couvent de S**-Scholastique, fondé par Benoit VU en 981 et restauré auxvm* siècle ; monument intéressant pour son architecture gothique des xi" et xiii* siècles.
Les annotateurs de Vasari (Florence, Lemonnier, t. 1", p. 247) citent la badia di Subiaco comme étant du ii* siècle, et fournissant la 'preuve que Tarchitecture ogivale n'a pas été imr portée d'Allemagne en Italie. — La bibliothèque de ce couvent était riche en manuscrits précieux. On y conserve un exeinflaire de- la 1" édition de Divinis institutionibus, de Lactance, imprimée en 1465 dans ce couvent (dont rabbé était alors l'espagnol Torc|ue-
mada M , par les typographes allemands Conrad Schweinheym et Arnold Pannatz, ainsi que le ae Civitate Dei, de S» Augustin (1467). — En 494 le jeune Benoit, frère jumeau de S** Scholastique, se retir.ût ici dans une antique caverne pour y vivre dans l'isolement, la prière et la conlemplation ; d'où le nom de Sacro Speco donné au couvent, bâ:i au-dessus, et dominé luimême par des rochers. Il ôst admirablement situé à 15 minutes au-dessus de l'église S'"-Scholasiique On y arrive par une montée rapide et pittoresque, bans la grotte est la statue du saint parle Bernin. Les chapelles qui conduisent à la grotte furent peintes en 1209 par un précurseur de Cimabue, nommée Conxioltis. — Les couvents sont fermés de midi à trois heures. — C'est de cette grotte, de ce désert, de ce nid d'aigle et de colombe; c'est de ce tombeau, où s'était enseveli vivant cet enfant délicat des derniers patrjr ciens de Rome, renouvelant en Occident les prodiges d austérité de la Thébaide, que sont issues ces lésions de moines dont le dévouement a valu à l'Eglise ses conquêtes les plus vastes.
(Montalembert.)
De Subiaco on pourrait gagner par la montagne les l)or<b du lac Celano.
D»! Subiaco à Olevano et PaleUrina. — On peut s'y rendre à cheval en Taisant le lour des montagnes par trois chemins différents, rirhes en ieauv aspects. Ou f>a»se, soit par Hocca San hYancesco et Civiiella sou par Afiiie et liojate; puis OUvano' (î 11, 50 mm. de marche de Suhiaco) perché sur des rochers, dans un siie pittoresque; Genaxzano (8 kil d'Olev:mo) également au haut d'une montagne; caractère général de toutes ces localités; et 4 kil. plus loin Cavi village distant lui-même de 3 kil. de Palestiina.
Palestrina.
De Rome à Palestrina 35 kil. — Voiturin presque tous les jours (4 fr.). Bureau rue des Tre Re. 2 (T ois Rois); départ à 10 h. mat. ; arrivée à 4 h. du soir.
* A Torquemada succéda comme abbé, Boir, Borgia (Alexandre VI). Sa lilie Lucrèce Borgia résida souvent dans \e cUâteau.
ROUTE 51. -* GAMPAGKB BB BOMB.
De Frascati à Palestrina. — A pied ou à âne, en A h. environ.
De Valmonione (stal. du chem. de fer de Rome à Maples). — On va en 1 h. 1/2 à Palestrina. De Kome à Valmonione 57 kil., trajet en 1 h. 40 min. ou 2 h 15 min. Prix : 6fr. 45; 4 fr. 55; 3 Ir.fec.
On sort de Rome par la Porta Maggiore. On peut choisir entre deux routes ; aller par Tune et revenir par l'autre : à g., la via Prœnestina ou Gabiana; à dr., la via Labicana, la meilleure.
La première, au sortir de Rome, passe entre des vignes et (2 kil. 8) entre la ferme de VAcqtiaboîlicante, à dr., et celle de Torre dei Schiavi, à g., sur remplacement d'une villi des Gordiens. Plus bin, laissant à ff., la Torre tre Teste, tour du moyen âge, on traverse l'antique Pont di Nontty de 7 arches, des belles époques de la République et qui rappelle le genre de construction du Tabularium ; on arrive ensuite à VOsteria deW Osa.
Au delà la route, conservant encore en j^artie le pavé antique, n'est pas praticable pour les voitures. C'est un
5 eu plus lom que la route passe près e la ferme de Tor^ Castiglione et des ruines de Gabii, à g.
Gabii — ville d'une haute antiquité, qui <L eut riionneiir, dit Robello, de compter parmi les élèves de son université Remus et liomulus, que Numitor, leur çrand-père, y avait envoyés pour faire leur éducation. » Son territoire fut partagé entre les soldats de Sylla De là une décadence rapide; Horace eu parle comme d'un désert ; Properce dit qu'il n'en reste plus que le nom Elle se releva cependant ^ous les empereurs. — Notre Musée du Louvre possède une belle inscription nionu mentale dun temple élevé à Gabies à Timpéralrici*. Domitia. Les fouilles de cette antique cité nuus ont en outre enrichis de 17 statues, parmi lesque les celles de la Diane de Galùes. etde14 bustes (provenant de la galerie Borghôse). — On y voit les ruines du temple de Junon.
L'acropole s'élevait à Castiglione. -^ Le lac de Gabies a été desséché par le prince
Borehèse, et cette localité malsaine a été fertuisée par la culture.
La Via Labicana, en sortant de Rtn me, longe les aqueducs et le chem. de fer de Naples. Â 2 milles (Z kilom. 7) de Rome est un monument à murs très-épais, nommé Tone Hgnattara^ que l'on croit avoir été le mausô'ée de 1 impératrice Hélène, mère de Constantin. On y a trouvé le magnifique sarcophage actuellement au musée du Vatican. On a découvert des catacombes dans le voisinage. Â 6 mil. (1 1 kilom. 1) de Rome, Torre Nuova, ferme du prince Borghèse, plantée de mûriers et entourée de pins, forme un accident pittoresque dans la campagne de Rome.
Les arches de l'aqueduc d'Alexandre Sévère en forment un autre. On est étonné de trouver au milieu de cette solitude VOsteria dt Finocchio, On laisse à dr., sur une hauteur, la Cotonna (l'antique Labicuin ?) — D'autres antiquaires le placent à Monte Cornpatrie près de Monte Poizio. On continue à monter jusqu'àl*0«/ma 5. CesareOy et l'on quitte la voie Labîcane pour prendre, à g., le chemin de Palestrina.
Palettrma * -— f PraenesteJ , 5000 h .
à 24 milles (44 kilom. 4) de Rome.
Encore ime résidence vantée par Horace.
Seu mihi frigidum
Praeneste, seu Tibur supiniun Seu liquidœ placucre baiae.
(Od. m, 4 )
n y passa l'été, l'an 27 avant J. C.
(il était âgé de 38 ans), et y relut Homère (Epist. U, 1). Préneste, à cause de sa froide température, était un séjour préféré penclant les chaleurs de la canicule ; Florus l'appelle les délices de l'été : « aestivse Pi'aeneste deliciae. » — C'est une des plus anciennes villes grecques de l'Italie :
elle avait un roi avant la fondation de Rome. Cette ville fut plusieurs fois détruite. Elle lutta d'ahord- contre
AOBfB 51. — PALB8T1UNA.
Rome. Sylla la rasa et fit massacrer ses habitants, prce qu'ils avaient pris le parti de Manus. Il lit ensuite reconstuire une nouvelle ville et le temple de la Fortune dans des proportions immenses. Vers la iin du xiii" jsiècle elle fut l'objet de guerres violentes entre les branches de la lamille Golonna. «Boniface VIII, la revendiquant comme une possession de TËglise, la rasa jusqu'au sol, et excommunia tous les Colonna. Paleslrina se releva et devint de nouveau un brandon de discorde entre les papes et les Colonna. Ceux-ci furent excommimies de nouveau, et lecardiniil Vitelleschi, de funeste mémoire, fut l'exécuteur impitoyable des ordres du pape Eugène IV. 11 assiégea et prit d assaut cette pauvre ville, puis il accorda 7 jours aux habitants pour déloger, et, le 20 mars de l'année 1427, le fer et le feu travaillèrent alternativement à la faire disparaître du sol. luette cruelle opération dura 40 jours. » Une nouvelle Palestrina s'établit plus haut, au centre des constrUitions du temple de la Fortune. Elle fut vendue en 1630 par les Colonna aux Barberini. Auguste Uare attribue aux malheurs de celte ville si souvent ruinée, la violence et la sauvagerie de ses habitants.
Antiquités. Un retrouve à Palestrina des restes de murailles pélasgiques, composées de grosses pierres à polygones irréguliers ; d'autres plus récentes formées de polygones plus petits : celles en assises régulières «latent du temps de Sylla, et les murailles de brique des derniers temps de l'empire.
La ville actuelle, dont les xues sont étroites et escar{>ées, mais dont l'aspect est pittoresque, est principalement construite sur les ruines du
TEMPLE DB LA FoRTUNE, situé SUr la
colline que dominait la citadelle. Ce temple doit avoir ete un des plus vastes édiuces de ce genre. Il s'élevait sur 5 terrasses ; l'une d'elles est occupée par le palais Barherini. A la première
étaient deux vastes piscines, on peut en reconnaître une dans le jardin barberini. La quatrième avait deux magnifiques exhèdres, servant de lieu de repos aux dévots.
En sortant de Paleslrina par la porte del Sole, un peut pir la route gagner i f,, en 45 minutes Cati, fief des Colonna, et de là, par un clieiiiin renioolanl à g., apercevoir bientôt (50 min.) s'élevant au milieu de la vallée Genaizano, 50J bab. où la célèbre chapelle de la Madonna del buon Consiglio, attire une foule de pays.insen coslum-^s pittoresques, qui y viennent en pèlerinage le 25 avril. — L'usage de se chausser avec une sandale (ciocia) règne dans toute celte contrée montagneuse jusqu'à Anagni, d'où ceux qui ont cette chaussure 8<ini appelés et ciari, et la contrée elle-même est vulgairement dési{çnée sous le n*»m de Ciociaria.
Palais BARBBhixi (xvi* siècle, dans la partie la plus haute delà ville, i A visiter. Ifr. de pourboire), inscriptions, stalues; mosaïque célèbre, découverte en lo40, et dont le sujet a été interprété très-divec sèment. — Dans la ch.i pelle funéraire du palais on voit un croupe inachevé d'une Pietà, qu on a attribuée â Michel- Ange, (La parliti inférieure du torse du Christ, les deux j imbe*, une partie du bras droit, les seules choses terminées, sont Irès-vrai'S, très reuiarquables de moielé. Les figures de la Vierge et de S^ Jean sont à peine dégrossies. Le tout a été éiiauché a Tendre t même.) Ou palais Barberini un chemin de mulet conduit en une demi-heure au sommet oii était la citadelle, aujounThui Caslel San Pielro, l)âti par les Colonna, on y jouit d'une vue magnifique.
A 1 ktlom. o se voient les ruines d'une villa d'Adrien et d'Antonin le Pieux, et des traces d'édifices romains.
En dehors de la porta Pia, on entre sur la voie r*iomentane. Outre la villa ToRLONu, ré^'iise S''-AGKÈs(p. 2'5), on trouve, après avoir traversé l'Anio, le monl Sacré, célèbre par les deux retraites qu'y firent les plébéiens. Par la première (4*.>3 ans avant J. C ), ils arrachèrent aux patriciens l'institution des tribuns; la seconde, cinquante ans plus tard, eut pour résultat le renouvellement
ROUTE 59. -^ CÀMPACHB DE EOMB.
des déceniTirs. t Quand, après être sorti par lu porte Pia et avoir suivi la ▼oie Nomentane jusqu'au bord de l'Anio, dit Ampère, on a passé c<;tle petite ri-^ ▼ière ^3 kil 5) sur un ponl anli |iie que surmonte une tour du moyen àp:e, on a devant soi une colline allongée que coupe la route <ie Nomcnlum. C*'tte colline (lout entière et non pas seulement la partie à dr. de la route) séparée de l'Anio, par une prairie, est le munt Sacré. »
A une certaine distance au delà de TAnio on bisse à d., sur une élévation, 5 kil.. le f asnle de' Pazzi et plus loin, la ferme Coazzo, à g. de la route, et près de là, à dr. (il kil. de Home), les Catacombes DE S^Alexakdhr ^num du pape qui fut martyrisé sous Tr<ijan . Puis une suite de montées et de descentes conduit à Hentana Iti kil. de Uomei. l'ancien Koinentum, aans une position élevée, où fui livré le 3 novembre 1^()7 le comhal entre Garibaldi et les tioupcs papales et firançai e.o. — A3 kil. à g. de Meniana est Monte Rotondo, é^alem>nt sur une hauteur |Le chemin de fer d'Ancône passe au pied.)
De la porta Salara part la voie du même nom qui remonte à la g. du Tibre ; elle présente de beaux a^pecls, mais elle n'offre point d'intérêt archéologique On traverse 1 Anio (3 ki.. 5), près de son embouchure dans le Tibre, au ftonte SalarOf recon>li uit par Narsès et détruit en 1867 lors de 1 expédition de Garibaidi. On passe pi es de remplacement d'Antemnœ. — A 8 kil. de Rome, à dr. de la route, est la villa S^^ada, où Ton pense qu'était la vtlla de Phaon. affranchi de Néron, et où ce dernier se r.-fu^ia et sedonna la mo t. — Un peu plus lom, à g., sur une hauteur, remplacemem de ranlii|ue ville diiFidenae a été déterminé à Cahtel Giubileo; mais il n'en reste aucunes ruines. — tn peu au M , la rivière de V Allia vient se jeter dans le Tibre. C'est sur les bords de cette rivière
il2 kil. de Rome) que les Gallois Irent un si gnnd carn <ge des Romains, (3()4 de la fondation de Rome). M. P. Rosa reconnaît l'Allia dans le cours d'eau appelé Scannabecchi, qui descend des collines crustumériennes.
En sortant de Rome par la porte du Peuiile, on trouve à dr. : la villa Bor- ^hcse; — un neu plus loin : la vilu di PAi'A GiuLio (K. p. 321) et à g , sur les bords di Ti)»re, la promenad* connue sous le nom de f)ronienade du Pomfin, qui, suivant les sinuosités du fleuve, coiiiiuit bientôt au ponte Molle (p. 92). (La route jusque là étant monotone, on fera bi-n d'y aller en voilure). Celte route mène à Vilcrbe et on Toscane. — A la dr. de la Slorlaj ])oint où la route se bif ir(|ue, sont les ruines de la célèbre villes de Veïes (K. p. 43).
Lac de Braociaao
Environ 40 kil. de Rome. Voilurin. Bureau piazza délia Maddalem, 10. Dép ris : 9 h mat., arrivée à i h. ; 1 h. soir, ai rivée à 6 li. l'rix : 4 fr.
Ce lac, élevé de 150 met. au-dessus de la mer. occup ■ le fond d'un cratère et a 32 kil. de tour et 500 met de profondeur. Ses bords sont couverts de forets séculaires. L'excédant des eaui forme VArrone^ qui va se perdre dans les marais de Maccarese. Son nom antique de Sabalinus provient d'une ville de Sabate engloutie par le lac dans un tremblement de terre, c'est près de là qu'est la ville de Bracciano. — Au S.
e>t : Angmllara; on la croirait dérivée d'anguilla (anguille), elle tire son nom d'angularia, à cause d'im angle que forme dans le lac le promontoiie sur lequel elle s'élève. Le sol est couvert de débris de constructions romaines — A i'O. du lac et dans une situation moins exposée à l'influence de la mal'aria que les environs est :
Bfacciano*, — iSOOhab. Son château gothique, construit eu lave noire, est flanque de tour? garnies de mâchicoulis, une salie, garnie de portraits de famille, est d'un grand caractère ( Walter Scott, dans son voyage à Rome, manifesta une vive impatience de le voir). Il fut bâti par les Orsiui au w* siècle avec l'intention de s'y fortifier