ROUTE 38. — NAPLES. — ITINÉRAIRE AUX HONUHENTS
souvent déj^enillé, était un domestique improvisé qu'il fattait subir : quund la voiture s'arrêtait, il venait ouvrir la portière» il exécutait tous les ordres qu'on lui donnait, et, quand on avait assez de ses services, on le renvoyait content avec quelque petite monnaie. Ce zèle de domesticité improvisée semble être aujourd'hui un peu réfréné.)
On dit que les Napolitains, comme les Grecs leurs ancêtres, associent en toute occasion leurs dévotions avec leurs plaisirs; la procession de pèlerins du matin Présentait souvent, au retour, le soir, aspect d'une bacchanale. Ils les associent aussi avec les atîaires; c'est ainsi qu(é, dans la plupart des boutiques, on voyait jadis une ima^e de la Viei'ge devant laquelle brûlait une lampe.)
Fêtes populaires de Naples. — Une des plus célèbres était celle de PiedlgroUa, 8 septembre. —>- La famille royale allait, en grande pompe, visiter rimage de la Madone (les Napolitains ont une ,véné ration particulière pour la Madone) à rr>glise b*^ Maria di Piedigrotta^ près de la grotte de Pausilippe. Les filles des environs y venaient parées de leurs costumes nationaux, les curés à la tête de leur commune, les hommes portaient des fruits réunis en guirlandes, etc.... Telle élait jadis, dit Valéry, l'importance de cette fête (instituée, en 1745, par Charles III, en mémoire de la victoire remportée sur les Autrichiens en 1744, à Yelleti i, que les Clles stipulaient, en se mariant, que leurs époux devraient les y conduire cliaque année). — Les autres fêtes populaires sont : celle (à la Pentecôte) de Monte Vergine, près de hi ville d'Âvellino, et le lendemain, la visite au sanctuaire de la Madonna delV Arco (8 kil. de Naples au pied du mont Somma). Le pèlerinage à Monte Yergine prend ordinairement 5 jours. 11 y vient des habitants de toutes les parties du royaume, et cette réunion oiïre à l'ethnologue une intéressante occasion pour comparer entre elles les races à Naples. Ce sont particulièrement les gens au petit commerce qui font celte dép'inse, s'endiîttant au besoin pour aller à cette cohue. Les quais de Naples sont bruyamment avertis de leur retour. Leurs voitures pavoisées, tirées par des chevaux couverts de fleurs et de plumes, courent lollement, cherchant à se dépasser Tune l'autre, et ce mouvement vertigineux
dure plusieurs heures. — La procession A' Anlignano a lieu dans la matinée de Pâques. -^ La fête de Capodimonte a lieu le 15 août. — A Noël, les joueurs de cornemuse (zampognari), descendant des Abruzzes, vienneni jouer devant les images de Madone. — A l'Ascen.-ion, il y a tête à l'église de la Madone à Scafati près de Pompéi. — Le 1«" dimmclie de juin, se célèbre à Naples, comme dans toute l'Italie, la fêle mrfdtTne de la Constitution (F<»»/a dello Statulo). — Quant aux fêtes de S* Janvier (mai, septembre et décembre), V. p. 402.
ITINÉRAIBE
eux principaux monuments de Naples
Ce qui mérite avant tout les visites assidues de.< voyageurs, c'est le musée et ses riches collecJ ions. Mais leurs premiers pas se dirigeront sans doute vers les quais, vers la prom nade de la villa Nastona/e, pour jouir de la vue du golfe. On suivra les contouts du littoral, par les quais Vitloria, Chiatamone, Santa Lucia ; on remontera à la place del Plebiscito. (Largo del Palazzo), où vient aboutir la rue de Tolède, la principale de Naples. De celte place, passant devant le t/iéâtre S. Carlo, on peut, par la place del Municipio (del Casiello) et la rue del Molo, descendre au Môle et aux guais de la Marine. — Pour aller au musée, il faut remonter toute la rue de Tolède, traverser la place del Mercalello, et on ne tarde pas à y arriver. — De là on peui continuer à remonter, au N., par la rue Neuve de Capoiimonte, et se diriger un peu à g. vers V hôpital S. Gennaro de' Poveri et visiter les catacombes, — Suivant toujours la même direction et la rue Neuve de Capodimonte, ou pcu| «lier visiter le Palazzo Reale di Capodimonte. — Quant au Palazzo Reale, ^itiié sur la place du Plébiscite, comme cette pince est continuellement traversée par les étrangers, ils pourront choisir leur temps pour y entrer et le visiter. — Les é;^lises les plus intéressantes (excepté S. Martine) font toutes à dr. (àl'E.) delà rue de Tolède. Si l'on part de la place del Municipio et de la rue du Môie, on prend à s. la rue Médina et l'on voit \ église de Vlnconorata ; à l'extrémité de la rue Médina, aller, à
ROOTE 38. — MAFLBS. — PORTS. — CHâTEâDX.
àr., viiiter Santa Maria la Nuova; puis (inclinant à g.], l'église de Monte Oliveto, dans la rue du même nom.
Gagner la rue Santa Trinità (voir Gesù h'novo et Santa Chiara et plus loin : S. Domenico). A peu de distance de S. Domenico, voir l'église Santa Maria délia Pietà dei Sangri; puis un peu plus au N. (rue dei Tribunaii), les églises S, Paolo Mangiorcy S. Lorenzo, S. Filippo Neri, et non loin, la cathédrale. Au N. de la eaihédrale : Santi Aftoaloli, Au N. de cette dernière église, celle de S. Giovanni a Carbonaro, Deux église»
restent en dehors de ce plan d'itinéraire : celle de Santa Maria dei Carminé à l'extrémité du quai, vers la station du chemin de fer, et celle de 5. Severino e Sosio, au centre de la ville, à une certaine distance à TE. de S. Domenico.
Quant à l'église 5. Martine, au fort 5. Elme, elle doit être l'objet d'une course spéciale. — 11 en e^t de même des visites à faire : 1» au cimetière (Campo santo Nuovo), auquel on se rend en sortant par la porte de Capoue et suivant lu route neuve de Poggio Reale; 2" au couvent des Camaldules ; à la grotte de Pausilippe: ces dernières courses rentrent dans les excursions aux environs de Naples.
— Il y en a trois : le port MABcaiAND {porto), compris entre le môle proBrement dit et le petit môle, où est la Jeputazione di Salute; il s'étend devant le guai déiiigné sous le nom de strada di Piliero. — Le port MnjTAmE, commencé en 1826, est compris entre le môle et une jetée, et il s'étend devant le Castel Nuovo, Ces ports de petite dimension sont insuffisants pour le mouvement nautique d'une ville maritime de rimportance de Naples. Aussi at-on le projet d'en former im bien plus étendu au moyen d'une longue jetée que le roi Victor-Emmanuel a fait commencer en 1862. — Ce qu'on appelle le petit port (porto piccolo) n*est qu'un petit bassin intérieur, en arrière du petit môle; c'est un reste du port de la ville antique de Paleopolis.
Le Môle (molo) — est la large jetée
3ui fait face à la rue du Môle {strada el Molo) y partant de l'extrémité de la S ace dei Municipio. Il fut construit par larles II d'Anjou (1302) et élargi par
Alphonse d'Aragon. C'est la portion qui sert de lieu de promenade. "Le prolon* j;ement de jetée formant un angle avec le Môle fut construit par Carlo &rbone, en 1740, et devint un fort en 1792.
ÉtaMIsMOMats militaires. — Cas- TBL DELL' Ovo (capré D, YI, du plan), ainsi nonnné de sa forme ovale, sur une presqu'île conununiquant par un pont d'environ 220 met. au quai situé au
Eied du promontoi e de Piizo Falcone.
ucullus avait ici une vilia. Fondé eo 1154, il futainrandi sous Frédéric II, par Nicolas de Pise, Charles d'Anjou y ajouta des constructions. La reine Jeanne I'* y fut emprisonnée. Ses fortifications, d^ mantelces par les soldats de Charles VIll, ont été restaurées depuis. Ce château el sa presqu'île forment un des traits caractéristiques du rivage de Naples.
Castel Ncovo —(carré D, V, du plan}.
Ce château fut bâti sous Charles V\ d'Anjou (1283), sur le plan de Jean de Pise; agrandi par Alphonse I«' d'Aragon, qui dirigea luinraénie la construction des fortilicauons et fit élever 5 tours dont trois existent encore aujourd'hui. La forme actuelle de l'édilice date de 1755, sous Charles III. Au milieu est l'trc de triomphe élevé par les Napolitains à Alphonse 1*' d'Aragon, construit en 1470 par Giuliana da Majanoy selon Yasafi, et, selon d'autres, par le Milanais Pietro di Martine. Il est couvert de nombreux bas-reliefs exécutés par Isaia da Pisa, SHvesirodell* Aquila, de... Les 5 statues exécutées postérieurement sont de Giovanni da Nota. Les portes de bronze sont un ouvrage très-rema(|uable du moine Guglielmo. Les bas-reliefs représentent les victoires de Ferdinand I*' sur le duc d'Anjou et les barons rebelles. Uu boulet engagé dans la porte fut tiré par les Français vers 1515, au temps des entreprises de Gonsalve de Gordoue sur Naples. — Au delà de l'arc de triomphe est l'éi^lise Santa Barbara, dont la façade est de Giuliano da Majano.
Au choeur est une Adoration des Mages, dunt l'attribution à Van Eyck est trèscontestée. Dans la sacristie, petite statue de la Yiergft attribuée à Giul. da Ma^ jano. — Une grande salle, qui serrait d'abord pour la réception de la cour, est aujourd'hui une salle d'armes. — En 1862 on commençait la démolition de la partie du château qui pouvait menacer
KAPLES. — POETES. — PLACES*
la ville. En 1868, on avait comblé le fossé qui sépare le château de la rue du Môle. — Par suite de nouveaux projets, en cours d'exécution, cette forteresse, flanauée de tours, va être masauée par une ligne continue de bâtiments réguliers, à trois étages sur un rez-dè-cbaussée à arcades. Une première ligne couvrant un des côtés de la citadelle, s'élèvera en façade sur le jardin de la Piazza del Municipio et bordera la strada Nuova di San Carlo. Une autre ligne, à angle droit avec la première, couvrira un autre côté du Castel Nuovo et formera une rue monumentale du Môle. Malheureusement cette vaste et belle entreprise pourra peut-être pendant quelque temps être entravée par les difficultés fmancières.
Gastel Gapuano — (carré E, III, du plan],^ aujourd'hui siège des tribunaux.
Fonaé par Guillaume I** (architecte, maître Bttono), et achevé en 1251 par Frédéric II (architecte, Fuccio). Il devint le séjour de la cour des princes d'An-
i'ou et d*Aragon. En 1540, le vice-roi ^ierre de Tolède y réunit les tribunaux. , Gastel Sant' Elmo — (château S»- Erasme, vulgairement S»-Elme) (carré G, IV, du plan). — Ge château, placé sur le haut aune colline qui donune Naples, forme, bien plus que le château de l'Œuf, un des traits saillants de l'aspect de Naples. La date de sa fondation serait du milieu du xiv siècle. Sa form«3 actuelle date du temps de Gharles Y. Il jouit d'une admirable vue dont nous reparlerons à l'occasion de U Ghartreuse de S. -Martine, qui est à côté. Depuis la réunion du royaume de Naples au royaume d'Italie, le château S'-Elme a été désarmé et converti en prison militaire.
Portef. — Elles n*ont pas d'importance ; la plupart ne sont plus aux princi{)ales entrées de la ville, mais au milieu de la ville même ; Pouta. No- LANA (F, m du plan). — Au N. 0. de celle-ci, porta Capuana, avec bas-reliefs attribués à Giuliano da Majano, — Porta di San Gennaro, près la place deîle Pigne, — Porta Alha dans le largo Spirito Santo, etc. — La porta DEL Carminé (près de la station du chem. de fer), a été abattue. — On a construit une nouvelle gare monu-
mentale où l'on d^>arque en venant de Rome.
; Plaoef. — Les places (larghi) sont irrégulières et sans belles décorations.
Le nom de largo est le nom général ; celui de piazza est réservé aux endroits où se vendent les comestibles.
Larghetto est l'équivalent de piazzetta ; les principales places sont :
• PuzzA DEL Municipio — (PL carré D, V.) — Cette place s'appelait larga del Castello à cause du Château-Neuf qui s'élève non loin de là. — Elle est ornée de plusieurs fontaines jaillis^ santés; celle du côté du Môle, dite la fontana Médina, est considérée comme la plus belle de Naples. Dans ces dernières années, cette place a été trans»
formée en square. Les arbres dont il est planté (des palmiers entre autres) égayent cet endroit irrégulier.
Piazza del PLEsisaTo (place du Plé^ biscite), — Ainsi nommée depuis 1860 à cause du vœu qui y fut prononcé de se réunir à la grande famille italienne. Auparavant elle s'appelait ; Largo del Palazzo. (PI can-é . D, V.), — ainsi. nommée parce qu'elle est située près du palais du roi. Elle fut commencée en 1810; on démolit pour cela 4 couvents. Devant le palais on a construit l'église de S'-François de Paule ( V. p. 406). La place est décorée d'un portique demi-circulaire dont l'église occupe le centre. Elle est ornée en outre des 2 statues en bronze de Charles III et de Ferdinand I". Les deux chevaux et la statue de Charles III sont de Canova.
Piazza dei Martirï {place des Martyrs), — Si, partant du laigo San Ferdinando, on prend la rue de Chiaja pour aller (en 10 min.) à la villa naziesnale, on traverse la petite place dei Martiri (autrefois largo Capella), où un monument intéressant fixe les regards. C'est une colonne de marbre, dessinée par l'architecte Alvino et érigée en 1 864 par la Municipalité, à la mémoire des citoyens qui ont péri dans
ROUTE 58. — NAPtES. — POMTS. — ÉGLISES.
les révolutions de 1799, 1820, 1848 et 1860, symbolisés par 4 lions en marbre occupant, dans des attitudes diyei*ses, les côtés du piédestal. Gelur qui représente la révolution de 1 860 est deoout (in guisa di leone quando si posa). Sa fière attitude et la chaîne bnséeqiii est à ses pieds indiquent (jue la conquête de la lioerté est définitive.
Larg» di Monte Oliveto. — Dans la partie la plus commerçante de là ville. Cette place est ornée d'une fontaine sur laquelle s*élève la statue en bronze de Cbarles II.
Pi AzzA. Dante, ainsi nommée à cause de la stiitue en marbre du poète par Angelini, qui a été récemment élevée au milieu de la place (auparavant largo dello Spirito Santo ou ael Mercatello) . — (PI. carré D, lll.) Cette place, une des plus considérables de Naples, est située à l'extrémité de la rue de Tolède ; on y voit un édifice demi>circulaire, orné de 26 statues, érigé en l'honneur <ie Charles III. Il appartenait naguère aux jésuites ; c'est aujourd'hui le gymnase Victor-Emmanuel. — Après la piazza Dante, la via Roma prend le nom de Via di Museo nazionale.
Piazza ou LARGO DEL Mercato. — (Pi.
carré F, IV.) Une des places les plus étendues de Naples dans un quartier populeux. Il s'y tient deux grands marchés par semaine, le lundi et le vendredi. Elle fut le théâtre de l'exécution de Conradin (29 octobre 1268) et de l'insurrection de Masanielio {1647).
Piazza Cavodr (auparavant largo délie Pigne) — (PL carré D, lU), très-grande place entre le Musée et la porte >an Gennaro. Il s'y tient tous les matins le marché aux fruits et aux légumes. — On y a fait récemment un square.
Piazza ou largo della CaritX. — Au milieu de la nie de Tolède, vis-àvis de la place de Monte Oliveto.
Ponif. — Il n'y en a qu'un méritant réellement ce nom^ celui dblla
Maddalena, surleSebeto (K. p. 395); les autres sont des viaducs : ponte di Chuja (1654); il fait communiquer les collines de Pizzo Falcone et de S*-Elme ; — ponte delu Sasità (1809, par les Français), viaduc sur la route neuve de Capodimonte ; — ponte DELL' Immagolatklla, à l'cxtrémité N.
de la rue del Piliero, près du petit môle.
Églises. — Ooen compte 257, plus 57 chapelles dites Serotine, parce qu'on y réunit le soir des ouvriers, et 182 chapelles appartenant à des confréries oa corporations religieuses. (On comptait dans Naples 52 couvents d'hommes et '24 de femmes. La majeure partie a été supprimée et les objets dart ont été transportés au musée.) — Les églises sont en général peu remarquables par leur architecture et manquent la plupart de belles tioçades. A l'intérieur règne une richess ' de décoration dont la surcharge et le style sont de mauvais goût ; mais elles contiennent un certain nombre de tombeaux du moyen âge, intéressants pour l'étude de Tart et de l'archéologie. On n'y trouve pas, comme a Rome, de ces œuvres merveilleuses do peinture, qui font le charme et l'admirai ion des voyageurs. La majeure partie des peintures 3ui s'y trouvent sont dues à des artistes e la décadence.
CATOéDRALE — (Duomo — OU At-
civescovado. — San Gennaro, S*- Janvier) (PI. 1, E,I1I, — sur la nouvelle rue del Duomo près de la rue dei Tribunali). — Xette église, à 3 nefs et à arcades ogivales, est une des plus belles et des plus vastes de Naples :
elle fut bâtie sur l'emplacement de deux temples dédiés, l'un à Apollon et l'autre à PCeptune. La fondation en est attribuée k Charles I*' d'Anjou et à son fils Charles II, sur le dessin de Masuccio /*''. Renversée par le tremblement de terre de 1456, elle fut reconstruite par Alphonse P' d'Aragon.
La façade (1407) a été renouvelée en 1788. Grand portail ogival, couvert de sculptures, de choux frisés (style de la décadence). L'intérieur a été res-
ROUTE 58. — KAPIiES. — SAMTik RESTITUTA.
taure et modernisé à partir de 1857.
L'archevêque Garracciolo avait fait couvrir de stuc les colonnes provenant des temples antiques ; on a travaillé depuis à les dégager. — La voûte est ornée de peintures ; les 5 tableaux de forme carrée sont de Fabrice Santafede, et les ovales de J. Yincenzo da Forli. Les Docteurs de TÉdise, les Protecteurs delà ville et les 12 Apôtres peints au-dessus des arcs des nefs sont de Luca Giordano, ou de ses élèves. S' Cvrille et S' Jean Chrysostome sont du Solimène. 2 tableaux, au-dessus des petites portes latérales du portail, sont de Vasari. Le maîtreautel et le chœur furent exécutés en
On voit, au-dessus de la porte principale, les tombeaux de Charles I" d'Anjou; de Charles-Martel, roi de Hongrie, et de Clémence, sa femme, érigés par le vice-roi comte Olivarès en 1599. — Les fonts baptismaux sont formés d'un vase antique de basalte d'Egypte, supporté pr un pied de p<H*pbyre orné d'attributs de Bacchus.
— Dans la 2' chapelle de la petite nef à g.. Incrédulité de S^ Thomas,
5ar Marco de Sienne; beau relief e la Mise au tombeau, par Giovanni Merliano da Nota, — Dernière chapelle à g., avant le transsept, grand tableau attribué au Pérugin (Assomption). — Transsept de g., près de la sacristie, tombeau d'Innocent XU. A dr. de la porte de la sacristie, simple
Ïierre tombale du roi André, tué à 'âge de 19 ans (1545), à Aversa« du consentement de son épouse Jeanne P*.
L'inscription n'a rien oublié de cette tragique histoire. « Joânnaa uxoris dolo et laqueo necato, » tué parle crime et le lacet de Jeanne son épouse. — Â côté de cette inscription est, à dr., le tombeau d'Innocent iV , par P. degli Stefani (1518). Transsept de dr., entre deux chapelles des Carraccioli . :
tombeau du cardinal Carracciolo. — Chapelle des Minutoli (ouverte seulement jusqu'à 9 h. du matin), archi-
ITAUE DU SUD.
tecture du xni* siècle, dessinée par Masuccio 7^'*. Dans le haut, peintures (détériorées) de la Passion par Tarnmaso degli Stefaniy contemporain de .
Cimabue. Au-dessous, on voit représentés des cavaliers de la famille Minutolo. (Plusieurs ont sur leurs cimiers des cornes de bœuf, insigne de quelque combat mémorable.) Ces antiques fresques furent gâtées en 1842 ; on les repeignit à 1 Jiuile. Tombeau élégant du cardinal Minutolo, mort en 1501, par A, Bamboccio.
Sous la tribune du maitre-autel, Hypogée, Confessiox de S* Janvier, petite église tout incrustée de marbre à arabesques d'un travail délicat et soutenue par 8 colonnes d'ordre ioni-
3ue. Elle fut fondée par l'archevêque liv. Carafa, sous la direction de Tarchitecte-sculpteur Tommaso Malviia, de Côme. Conunencée en 1492, elle fut achevée en 1508, moyennant la somme de 15,000 ducats. Le corps de S^ Janvier repose sous le maitre-auteU On voit près de là la statue agenouillée de l'archevêque 01. Caraffa. 1*' autel à dr.. Vierge par le Dominiquin.
Deux grandes chapelles ou églises, annexées à la cathédrale, s'ouvrent dans les nefs latérales : à g., celle de la Sania Restituta; à dr., le Trésor, de S* Janvier,
La Basiuque, Santa Restituta — (ancienne cathédrale de Naples), réunie à la cathédrale, en forme comme .
une grande chapelle. Bâtie au vu* siècle sur les ruines d'un temple d'Apol* Ion (!); les dernières restaurations datent de la un du xvn* siècle. Le plafond, peint par Giordano, représente les restes de Santa Restituta transportés dans une bar<^ue par des anges. — Au chœur, derrière le maitre-autel, se voit une Madone sur le trône avec S' Michel et Santa Restituta, de Sih vestro de* Buoni (anno D. 1500). Cette peinture, intéressante pour l'histoire de l'art, présente des analogies avec les écoles d'Ombrie et de Venise. — A dr. du chœur, au fond de la petite
ROUTE 58. — IfAPLBS.
EGLISES
nef, est la chapelle de San Gioyanni in fonte, ancien naptistère du vi* siècle, ayec des niosaïc|ues qui paraissent avoir élé remaniées au xiii'. — Retournant dans la basilique, on visitera, 5* chapelle à g., le sanctuaire Santa Maria del Principio (ainsi nommée parce que ce fut, dit-on, la première vénérée à Naples), avec une ancienne mosaïque de la Madone ; on la fit refaire et on ajouta les figures de S* Janvier et de Santa Restituta en 1522. A la muraille, bas-reliefs provenant d'ambons du vin* siècle. — Près de rentrée de la basilique de Santa Restituta, tombeau du savant Mazzocchi.
— Yis-à-vis de la chapelle de Santa Restituta est la :
Chapelle de S*-Janvier, — dite il TesorOy le trésor, consacrée par la ville à son patron, après la peste de 1526, mais commencée seulement en 1608, sur h3 dessin du théatin Grimaldi. On ne peut pas la voir pendant le service. Demander nu sacristain à quelle heure il faut venir. — Naples avait fait vœu de dépenser 10,800 ducats: la dépense s*éleva à près de 1 ,000,000 de ducats. On remarquera le beau travail du cuivre des portes d'entrée, qui ont été dessinées par C. Fonsaca.
Cette chapelle est d une grande richesse de décoration (7 autels, 42 colonnes de brocatelle, 19 statues colossales en bronze des saints protecteurs, du style le plus médiocre) ; mais le principal objet d'intérêt, ce sont les peintures exécutées dans cette chapelle par les artistes les plus célèbres, et qui rarentroccasion de tantd'intrigues etde rivalités (V. p. 587). (Les tableaux des autels sont couverts par des rideaux.) — Le Dominiquin a peint à Thuile for planches de cuivre argenté :
!• Résurrection d'un jeune homme ; 2* Décapitation du saint ^altéré); 5* Guérison de malades par Ttiuile de la lampe de son tombeau ; 4* Guérison d'un possédé (peinture commencée par le Dominiquin, laissée inachevée
h sa mort et terminée par Stanzioni ou VEspagnolel), Ces peintures ont été restaurées en 1850. Les fresc[ues des voûtes et des lunettes sont aussi de lui. — A la coupole la Gloire des bienheureux est de Lanfranc, qui fit effacer le travail commencé par le Dominiquin. — La sacristie contient encore d'autres peintures commencées par le Dominiquin et terminées par Ribera, un dessin du Dominiquin, au cravon rouge, représentant le Martyre de &' Janvier (variante de la composition qui est dans la chapelle de S^ -Janvier), et quelques peintures de Lanrfranc, ainsi que des objets précieux en argent et pierreries : le buste du saint en argent (ouvrage d'orfèvrerie du XIII* siècle) couvert de bijoux, offrandes des souverains. La plus belle croix, en diamants et en saphirs, est un présent de la reine Caroline (1775); une autre, en diamants et émeraudes, a été donnée par Joseph Bonaparte. — C'est dans cette chapelle que s'opère trois fois par an (lel*' samedi de mai, le 19 septembre et le 16 décembre) le miracle de la liquéfaction du sang de S' Janvier^ et il se renouvelle pendant huit jours.
Alors toutes les richesses du Trésor sont exposées. « Quelque temps avant la cérémonie, dit Valéry, des femmes du peuple viennent se placer près de la balustrade comme aune place d'honneur.... Elles sont appelées les parentes de S* Janvier et se prétendent de sa famiUe, et même lorsque le saint fait trop attendre sa liquéfaction elles se croient en droit de ne le point ménager et de lui dire des injures .... Il arrive, lorsque le miracle tarde trop à se faire, que le peuple s'en prend aux étrangers, qu'il suppose hérétiques. »
— Sur une petite place près de l'église, en sortant par la petite porte qui mène dans la via de' Tnbunali, oh voit une colonne élevée en 1660; la statue du saint est de Finelli,
Saut' Aghello Maggiore, — vnlgaireibeot Saut* Anibllo a Gato Nah>l
ROUTE 58. — KAPLES. — ÉGLISES.
(largo Sant'Agnello. —PL 2, D, iJl).
Quelques sculptures intéressantes pour rhistoire de 1 art : statue de S** Dorothée, S* Jérôme (demi-relief), par Merliano da Nola. Peinture byzantme de la Vierge. Madone de Solimène. — Bas-reliefs du maître-autel, par Santa Croce* Derrière le maitre-autel, on remar(]ue une nef formant une sorte de croix latine.
. Saut* Agostin 0 degu Scalzi — (Santa Maria dellaVeritâ), près de Santa Teresa. Quelques peintures : 1'' chap. à dr. du Calabrese; 5* chapelle par Giordano.
Sant* Angelo a Nilo — (stradaNilo.
— PL 5, E, 111) (1585). Célèbre tombeau du cardinal Rin. firancaccio (1427), fait par Donatello et Michelozzo sur Tordre de Gosme de Médicis.
Au maître-autel. S' Michel de Marco da Siena^ et dans la sacristie, S* Michel et S^ André, par Tommaso degli Stefaniy le fondateur de l'école napolitaine. Au-dessus du grand portail, dans la lunette, un tableau en assez mauvais état, par Colantonio del
I Fiore,
L*Annunzuta — Nunziata, ou Santa Maria dell* Annunziata (strada deir I Annunziata. — PL 4, F, lïl), recon- I struite après un incendie, par Vani viUlli, de 1760 à 1782. La crypte I (Soccorpo) est du même architecte.
— L'église est à une seule nef (52 colonnes de marbre de Gaixare).
I — Sacristie : fresques de Corenzio; sculptures sur bois de la Passion, par Merliano da Nola, — Tombeau de la reine Jeanne II ; sa simplicité ne répond pas à ridée qu'on se fait de cette reine voluptueuse.
Sakt' Antonio Abbate — de 1574
Jirèsde Talbergp dei Poveri. — PL 5, , n). Une seule nef, six autels sans transsept. Les peintures du chœur sont de Colantonio del Fiore (ou Nicola Tommaso di Fiore) (1571), représentant ce saint avec des anges et d'autres saints; intéressant pour l'histoire de l'art
Santi Apostoli — (larço Santi Apostoli. — PL 6, E, III), rebâtie auxvn* siècle, sur le dessin du théatin Grimaldi. Au-dessus de la porte d'entrée, Piscine probatique, vaste fresque de Lanfranc, Ce même peintre a exécuté les fresques de la voûte, de la nef et du chœur, les quatre Évangélistes, des pendentifs de la coupole. Celle-ci est peinte par Giambattista Benaschi (Benasca) de Turin, 1637-1690, élève de Lanfranc. Les lunettes de la nef, par Solimène. — Dans le transsept ; chapelle desFilomarini, par le Borromini; Groupes d'anges et d enfants, gracieux bas-relief du Fiammingo (Fr. Duques* noy\ [c'est, au point de vue de l'art, ce • qu il y a de plus intéressant dans cette église]. Mosaïques [médiocres] d'après les peintures de Guide, données à l'Espagne. — Chapelle semblable à la précédente: les 4 Vertus, peintes sur cuivre (autour de l'Immacolata), par Solimène, — 5* chapelle, sur l'auteL S* Michel, par Marco, de Sienne. — La crypte renferme les restes du poëte Marini, à qui on a élevé un tombeau à Santa Chiara.
AscENSiONE -^ (quartier de Chiaja).
Peintures de S" Anne et de S' Michel, par Giordano,
Santa Barbara (F. Castel Nuovo, p. 598, 2* col.).
Santa Brigida—(P1.7, D, V), avec des fresques de Luca Giordano.
San Carlo all' Arena — (rue Foria), restaurée à la cessation du choléra, en 1858. — Quelques peintures.
Santa Chiara — (strada Irinità. — PL 8, D, IV), commencée par le roi Robert le Sage, en 1510 ; achevée avec des modifications par if ast/ccto II, Elle n'a pas d'ailes, et présente plutôt l'aspect d'une salle que d'une église.
Elle a été toute modernisée. Elle était autrefois décorée de peintures de Giotto, représentant des sujets de la vie de Marie, de S* François et de S*' Claire, et des sujets tirés de l'Apocalypse, selon les conseils de Dante; mais toutes ont disparu en 1752, par
ROUTE 58. — NâPLES. — ÉGLISES.
Tordre d'un certain Barrionuovo, magistrat espagnol, qui trouvait qu'elles attristaient la vue. Une seule Madone, dite délie Grazie, dans une chapelle dég. , a échappé à sa stupide manie du blanchiment. — L'or domine partout, h galerie est prnie de lourdes décorations en cuivre doré, au-dessus de chaque arcade. — Le principal intérêt dé 1 église consiste dans ses tombeaux gothiques delà maison royale d'Anjou. Plusieurs sont des monuments importants pour l'histoire de la sculpture, Derrière le maitre-aulel, se trouve le grand et beau mondment do roi Robert {| 1545), par Masuccio 11, en 1550, ainsi que cinq autres monuments de membres de la maison d'Anjou. Robert est représenté sous son double caractère de roi et de moine franciscain. — A dr., beau tombeau de son fils, le duc Charles de Calabre, f en 1525, à l'âge de 50 ans, par Masuccio//.
— Un peu plus loin, à dr. , est le tombeau DE Jeanne I", f en 1582 (avec une épitaphe latine dont voici la traduction : Ici repose l'illustre Jeanne 1" ; reine de Naples, heureuse d'abord, bientôt trop malheureuse, née de Charles ; un autre Charles lui fit subir le genre de mort par lequel elle avait fait périr son époux) ; il est douteux d'ailleurs que ses restes soient dans ce tombeau. A l'opposite, à g. du maitre-autel, celui ae sa soeur Marie, épouse de Charles i" d'Anjou, duc de Duras (étranglé à AVersa en 1547), et, en 5" noces, de Filippo di Tarante, empereur titulaire dé Constantinople, f en 1566. — A g. de ce tombeau, ceux d'Agnès et de Clémence, filles de Marie et de Charles P, duc de Duras,
uis delà petite Marie, fille de Charles e Calabre, morteenl544.-— 5* arcade à g., monument d'Antonia Gaudino, par G. Merliano de Nola( T. plus loin).
— Voûte de la nef, au milieu : David dansant devant l'Arche, peinture du Conca. — Peintures diverses par Boîifto, Francesco di Mura, — 8* chap.
à g; (San Felice) : sarcophage antique,
orné d'intéressants bas-reliefs (Protésilas et Laodamie), sous lequel repose un duc de Rhodes. Sur l'autel. Crucifiement par Lanfranc, — Réfectoire :
peinture à fresque curieuse, attribuée à Simone y maître napolitain, qui mérita les éloges de Giolto; elle représente le Christ sur le trône ; à dr. , la Vierge qui recommande le roi Robert et son fils Charles ; S* Louis d'Anjou et S** Claire ; à dr., les épouses de Robert et de Charles, la reine Sanche et Marie de Valois, sous la protection de divers saints. — Chaire du xiii* siècle. — A la porte de sortie latérale g, on remarque le petit monument d'Antonia Gaudmo morte à 14 ans, le jour de ses noces. — On signale aussi à l'attention le campanile, attribué à Masuccio; il devait avoir cinq^ ordres, mais il ne fut exécuté que jusqu'au troisième.
San Domenico — (largo San Domenico. — PI. E, m, 9, — n'est visible que de 7 h. à 11 h., — entrée latètérale vico S. Domenico, au haut de l'escalier); commencée en 1285, par suite d'un vœu fait pendant sa captivité par Charles II d'Anjou; sur le dessin de Masuccio I^^. Bel édifice gothique altéré au xvii* siècle par des additions et des décorations de mauvais goût. Cette église a été restaurée en 1850-1855. Elle présente une trop grande profusion de peintures murales, et porte la trace de toutes les époques. Les grandes ogives de la nef sont ornées de reliefs dorés. — L'orgue tout doré se dresse à l'abside derrière le maître-autel. — La 2* chapelle à dr. , des Brancacci, a sur Tautel une Madone à fresque, par Agnolo Franco, une Madeleine et un S* Dominique de Slefanone, Tombeau de Brancaccio, évêque de Trani {xiv* siècle) . — A côté se trouve une autre chapelle des Brancacci, avec des fresques (souvent restaurées), sur les murs de côté, relatives à la vie de Jésus, par Agnolo Franco. — 4* chapelle, Christ en croix, par Girol Car
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pece ; Baptême de Jésus, par Marco de Sienne* — 6* chapelle (Dentice), tombeau du xiv* siècle. — ?• chapelle, del Grocifisso; formant une sorte de petite éfflise à plusieurs chapelles. Sur Tautel principal sont placés un tableau de Tom, degli Slefaniy et un Crucifix, qui, scion la légende, parla à S* Thomas d'Aquin. Sur les cotés sont une Descente de croix, attribuée au ZingarOy et un Portement de croix à Vincenzo Corso (attributions douteuses ; le style de ces peintures est celui des anciens maîtres allemands). Le tombeau de Fr. Giiraffa (à g. de Tautel), mort en 1470, est un ouvrage remarquable d'Agnello del Fiore; un autre tombeau en renom a été fini par Giovanni da Nola. Celui de Mariano d'Alagni, comte de Bucchiano et de son épouse, est un des meilleurs ouvrages ôHAgnello del Fiore. Le tombeau du card. Hect. Caraffa est orné de bas-reliefs mythologi({ues. C*est dans cette chapelle qu'était la célèbre Vierge au poisson de . Raphaël^ enlevée par le vice-roi duc de Médina et transportée en Espagne.
— 8' chapeUe, de S*-Thomas d'Aquin :
tombeau de Jeanne d'Aquino (-{-1345), par Masuccio II (?) ; sous le balda- 4|uin est une Madone de maestro Simone. De cette chapelle on passe dans la : — Sagristis : Outre les fresques du plafond, par SoUmène, on y voit une Annonciation, attribuée à Andréa de Saleme (Sabhatini), élève de Raphaël, et 45 grands cercueils en bois, parmi lesquels ceux de princes et de princesses d'Aragon. On conservait dans une caisse et on montrait aux curieux le cadavre d'un Petrucci, vêtu à l'espagnole. — Une tombe plus digne d'attention estcelle ducélèbremarquis de Petcaire, ce héros mort à Tàge de trente-six ans, si noblement pleuré et chanté par sa veuve Vittoria Colouna ; il est représenté vêtu en franciscain, « dévotion espagnole imitée, sans que l'on sans doute, dit Valéry, des Athéniens, qui, à leur mort, voulaient
être ensevelis en habits d'initiés au d'hiérophantes, avec la même intention d'expier les fautes de notre vie.
L'effet de tous ces tombeaux est singulier ; ils sont en l'air sous une espèce de balustrade étroite, circulaire, et placés dans de larges coffrets recouverts de velours cramoisi. » — Rentrant dans l'église, on remarqueea dans le transsept de dr. un triptyque des frères Donzello, représentant, sur fond doré, la Vierge et des saints. — Dans un passage conduisant à une issue latérale (et qui était une église, de S*-Dominique au xiu' siècle) sont placés plusieurs tombeaux : le plus remarquable est celui de Porzia Capece, par Giovanni da Nola; la Circoncision, peinture murale de Marco de Sienne (1574) ; une chapelle a sur l'autel un portrait de S* Dominique, apporté, dit-on, dix ans après sa moct, par les premiers membies de son ordre; on remarquera aussi un triptyque sur fond doré, la Vierge, S* Jean- Baptiste et S' Antoine, abbé. — Tombeau du célèbre compositeur Zingarelli. — Chœur : Maitre-autel, en marbres précieux, de 1652. — > Chapelle Pignatelli (côté g.), copie,.. par Giordano, d'une Annonciation ,uie Titien, enlevée par- le vice-roi d'A*»-
§on. — Près de la sont les tombeaux es deux ûls de Charles II : Ckilipoe 1", prince de Tarente (f on lo25), et le duc de Durazzo {-h.ea 1335), ainsi que du grand juge Bci<trand Balzo, attribués à MasuccialL — Chapelle Santa Maria délia Pieve^ sur l'autel, haut-rdief, sculpture remarquable de Giomnni b\erHano da Nola. — Près d'une petite porte de sortie, monument élevé au; poële^Mârini (1625), avec cette inscription:
« Poeta incomparabilis,^quem ob summam in condendo onmi&.^enei'istcarmine felicitatem, regesetviviprindpâs cohonestaverunt. — £n redescendant par la nef de g.: chapelle voisine. Jdariage de S*" Catherine, par Leonardo da Pistoja. — Chapelle de laimâUe