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LES ORIGINES DE L'ART EN ITALIE

C'est à l'art que l'Italie de la Renaissance doit sa principale splendeur. Mais cet éclat dont a brillé l'Italie moderne illumina aussi l'Italie ancienne ; et, par une destinée singulière, à chacune de ces deux époques, si différentes par la religion, les institutions politiques et les mœurs, c'est de la Grèce qu'est apporte le germe destiné à fructifier dans celte terre féconde. Dans l'Italie antique, l'art revêt trois formes différentes : l'art grec, l'art étrusque et l'art romain, toutes les trois des modifications plus ou moins profondes de Fart hellénique. Des colonies grecques, en venant s'établir dans le midi de l'Italie, apportent avec elles toutes les traditions de la mère patrie. Cette partie de la Péninsule n'est, pour ainsi dire, qu'une extension du monde hellénique, , comme le signale son nom de Gramde-Grèce (F. p. 534). — A la période la plus antique de l'architecture italienne se rapportent encore de nombreux restes de murailles pélasgiques ou cyclopéennes, dont nous aurons souvent l'occasion de citer des exemples.

&i regard de cet art grec, qui vient s'implanter sur les rivages des golfes deTarente, de Poestum, de Maples, se place, au nord de ce qui fut plus tard le Latium, Yart ^^iis^titf, développé par le peuple tyrrhénien ( T. tome II, Toscane — Hist. de l'art), par ces Rasena, comme ils s'appelaient eux-mêmes, 'dont les origines sont couvertes de voiles que la science, malgré des efforts persévérants, n'a pu encore soulever. Ils se fixèrent entre l'Arno et le Tibre, douze siècles environ avant notre ère, éUblirent une confédération de 12 cités [ F. l'appendice sur les ruines des cités étrusques, R. 10, p. 58), gouvernées par un chef héréditaire et une caste guerrière et sacerdotale, race conquérante ayant soumis les anciens habitants du pays. Au temps de leur prospérité, ils partagèrent le commerce de la Méditerranée avec les Phéniciens et les Grecs. Dans les monuments qui nous sont restés de ce peuple, on trouve les traces d'une influence orientale très-marquée. Cette influence orientale découlerait des établissements des colons primitifs. Plus tard, le Corinthien Démante vint en Étrurie chercher un asile; il amenait avec lui des artistes de son pays, et le style hellénique se substitua peu à peu au style sacerdotal antique, sans pouv^ 'jt détrôner entièrement.

Awas peinte. — Des nombreux vases peints découverts en Étrurie et qu'on /eut étudier aujourd'hui dans les musées de Rome, de Naples, etc., les uns rappellent le style archaïque des Hellènes; quelques-uns se rapprochent du style égyptopbéniden et ont des inscriptions en caractères phéniciens ; d'autres enfm se rapprochent du style adopté par les Grecs quand les arts eurent fait plus de progrès parmi eux. — Quant à leur destination, le plus grand nombre des vases ne semble avoii po servir qu'à la décoration. Les plus anciens appartiennent à l'art asiatique ou ont été exécutés sous son influence. Le nombre le plus considérable est le produit de l'art hellénique.

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