‹ Italie; itinéraire descriptifChapitre 241 sur 422 · NAPLE8. — PALAIS · texte numérisé non relu

NAPLE8. — PALAIS

fFâim^sine]. — Luca Giordano, 16.

Amour et Vénus endormis. — Guarino da Solofra, 18. Suzanne et les Vieillards

i couleur vigoureuse]. — Ltf Tintoret, 9. Vénus, Cupidon et les Grâces. — Ang. Allori [hronzino], 20. Bacchante faux formes démesurées] embrassée par l'Amour (d'après un carton de Michel-Ange). — Coppola, 23. Cavaliers espagnols. — VaccarOt 26. Pèlerins d'Ëmmaûs. — Gargiulo (Micco Spadaro), 29. Adoration des Bergers ; 35. Martyre de S* Sébastien. — Swanevelt dit Herman d'U talie, 32. Diane et Ëndymion. — Copie d Uolbtm, 37. Érasme.

Palaii.

Palais Royal (palazzo Reale), — Sur la place du Plébiscite. — Plan D, Y. — (S'adresser au concierge (jui TOUS conduit, dans le palais, à Tintendance, où l'on vous délivre gratuitement une permission pour visiter les divers palais : Royal, de Capodimonte, de Casertcf, là Favorita et le jardin d'Astroni.) —C'est le vice-roi comte de Lemos qui fît construire en 1600, pai* ordre de Philippe IH, ce magnifique palais» un des ouvrages importants de Domtnico Fontana, Sa décoration consiste en trois rangs de pilastres d'ordres différents placés les uns sur les autres, et couronnés d'une corniche. Une balustrade en fer court dans toute la longueui^ du 2' étage. La longueur de sa façade est de 169 met. et sa hautem* de 29 met. 11 ne subsiste que cette façade de l'architecte Dom, Fontana; le reste a été modifié à diverses reprises, et récemment surtout, après Tincendie de 1837. Le grand escalier en marbre conduisant aux appartements, et^àla base duquel sont les statues de l'Èbre et du Tage, n'a été achevé qu'en 1859. Le palais, développant sa façade du côté de la place dite largo Palazzo, vis-à-vis de l'église San Francesco di Paola, est enveloppé de constructions diverses : (à dr. le théâtre San Carlo,

à g. l'arsenal militaire, et en arrière l'arsenal» d'artillerie). Au lieu de vastes jardins qui, du côté de la mer, devraient concourir à son agrément et à sa magnificence, il est couvert par des forteresses. Dans un petit jardin il y a un puits artésien. (Judques peintures décorent les salles de réception : des portraits .de Henri VlII, par Hoihein le jeune, de Gonzalve de Cordoue et d'Alexandre Farnèse, par le Titien, et de Ranut cio Farnèse, par Bombelli. Deux avares, par Qmntin Metzis, — Un S* Jean-Éaptiste, par L. Canache; Jésus au terAple, par le Caravage; nous ne savons si François II n'a pas enlevé, quand il s'est enfui en 1860, la madone de Raphaël (de la première manièrej. Elle trône sous un dais entre S*' Catherine et S'* Marguerite ; en avant, S* Pierre et S* Paul ; l'Enfant Jésus bénit le petit saint Jean. Cette peinture /ut exécutée pour le couvent de Sant' Antonio, à Pérouse.

Les religieuses la vendirent 2,000 scudi ; elle passa à la galerie Colonna, à Rome, et de là au musée de Niiples.

Les petits sujets dé la predella, également vendus par les religieuses, ont été disséminés dans des cabmels en Angleterre. On voit dans d'autres pièces des fresques de Belisario Co^ renzio, illustrant les fastes de la maison d'Aragon, — La bibliothèque particulière de l'ex-roi occupé huit salles. On y conservait une collection d'estampes. — A côté de la bibliothèque, un cabinet de physique avait été fondé par Ferdinand 11 pour son usage particulier.

Palazzo Reale di Capodimonte. — (Ouvert tous les jours de 10 h. à 4.) — Cette villa des rois de Naples est située aux portes de la ville (Y. la carte : Environs de Naples), sur la colline Capodimonte, d où on a une vue étendue. Un pont, jeté par les Français, en rend les communications avec Naples faciles. La construction du palais fut commencée en 1738 par

Charles IlL Cent ans après, il n'était encore qu'aux deux tiers, fl a été repris en 1834. Impinidemment élevé sur un sol excavé par d'anciennes carrières, il fut longtemps délaissé conune manquant de solidité. Des jardins qui s'étendent àl'E. et au N. contribuent à l'agrément de cette résidence. Le 15 août, ils sont ouvei*ts au public, et le parcours en est permis en voiture. — On y voit quelques tableaux de famille ; une grande composition de Camuccini, la Mort de César, et quelques peintures modernes.

Abchbvéghé — (Itrgo Ddnna Regint, à peu de distance de h cathédrale), édifice rebâti en 1647. Peintures à fresque par Lanfranc,

Palaîa i>ariîottlîera. Us ne présentent point d'intérêt au point de vue de larchitecture, conmie les palais de Rome, de Florence, de Venise et de Gênes.

Palizzo Angri — (place dello Spirito Santo). Architecture de Vanvitelli, 1773, et un de ses meilleurs ouvrages; construit pour les princes d' Angri de la famille boria.

Pal. Fokdi — (place Fontana Médina].

Architecture de Vanvitelli. — Galerie de tableaux : le Calabrese, Martyre de S* Janvier. Caravage, Bohémiens, et portrait du cav. Marini. Palma- (le Vieux), Lucrèce. Léonard de Vinci, Vierge. Reproduction d'une Sainte Famille de Raphaël. Salvator Bosa, Paysages. Zinaaro, portrait de la reine Jeanne IL RubenSt Diane et Calisto. Portraits de la famille génoise de Marini, etc. , par Van Dyck, etc.

Pal. Gravina — (rue di Monte Oliveto) , considéré comme un des bons ouvrages d'architecture de la 6n du xv« siècle; bâti sur les dessins de Gabriele d^Agnolo. Il a été altéré par des additions modernes et par la conversion du rez-dechaussée en boutiques. L'administrfition des postes y «st établie.

Pal. Miraxda ^- (rue S^ Caterîna di Ghiajal, 1780. Résidence de la duchesse d'Ottajano. — Galerie de tableaux : deux grandes toiles de Ribera représentant

S* Jérôme dans le désert, et les saintes Femmes. Un triptyque de fjucas de Ley^ de. Une S** Famille par Palma le Vieux. Les Fiançailles de S** Catherine, attribué à Albert Durer. Le Festin desdivinité^ de rOlympe dans la grotie de Neptune»

et la Puissance de la beauté, deux grandes compositions de Rubens. L'Alchimiste, de Téniers le Jeune. La Chasteté de Joseph, par Guido Reni. —- On est admis à le visiter de midi à deux heures en déposant sa carte.

Pal. DEL MuNiapio — précédemment :

Palazzo dei Ministen (181M825). Situé sur la place del Municipio (précédemment Piazza del Castello). Un passage va à la rue de Tolède et à la Bourse.

Pal. Sawt' Aicgelo — (Maddaloni) — (rue San Riagio de^ Libraj, n* 121). Commencé au xiu" siècle, restauré en 1466, ce palais contenait la plus belle colleotion d'objets d'art de Naples [elle appartient aujourd'hui au Musée national).—^ La galerie He tableaux mérite une atten-» tion particulière (demander la permission de la voir au marquis Sauf Angelo).

Villas. — Villa Regina Isabella (PI.

C, I). Ainsi appelée du nom de la reine mère à qui le duc de Gallo la céda en 1831. Cette villa, propriété du comte del Raizo, second mari de la reine, la plus vaste et la mieux située de Naples, est sur la partie occidentale de la colline de Capodimonte. On v jooit d'une très-belle vue. Le château fut construit en 1809 par l'architecte Niccolini. On y voit

Quelques tableaux, narmi lesauets une ainte Famille de Léonard de Vinci, qui a été plusieurs fois gravée; une Sainte Famille A' Andréa del Sarto; une Cléopltre du Corréçe.

Il y a sur les collines de Pausilippe et du Vomero plusieurs villas, pirmi les-

Ïielles on distingue les villas Angri; occ\ BOMANA, olfrant un intérêt particulier par ses collections botaniques et zoologiques ; Tricase ; Gerace ou Serra- MARiNA ; des marquis Rnrpo, etc. — Près de la VILLA Relvbdere (PI. R, IV, V) est la :

Villa Floridiana — (sur la pente méridionale du Vomero) (PI. R, IV, V). Le roi Ferdinand 1*' en fit Tacquisi tion pour sa seconde femme, la princesse de Partanna, duchesse de Floridia. A la mort de celle-ci, la villa fut partagée en trois

ROUTE 39. -*> EHTIRONS DE NAPLB8.

portions ; la principale est restée à sa nlle, la comtesse de Sant' Angelo. Casino construit sur le dessin de Niccolini. Du jardin, on a une très-belle vue sur le golfe de Naples.

Villa Ricoardi ou de* Gamalooli — (à Textrémité du Vomero — Plan A, V), célèbre par sa situation et ses raretés botaniques.

ÊtabltosemeBts de bienlklsaiiee. -—

Naples en possède une soixantaine. — Depuis la dernière révolution, une meilleure administration préside aux établissements de bienfaisance. Les anciens sont beaucoup mieux tenus ; il s*en est fondé et s'en fonde tous les jours de nouveaux : bospices, écoles, salles d'asile, œuvres pour la mendicité, etc. — L'Hôtel -DiEb (casa deçli Incnrahili], fondé en 1521, est le pnncipal hôpital de Naples. Il peut au besoin recevoir jusqu'à 2,000 malades.

ÂLBERGO de' Poveri — OU Reclusorîo true Foria. -- PI. E, F, I, II). — Asile ouvert aux indigents des deux sexes, jeunes, adultes, qu*on y exerce à diifé- . rents travaux. Ce vaste édifice, qui a un développement de façade de 38d m'èt, sur la large rue Foria, fut fondé en 1731 TOUT Charles IIl, d'après le plan de Ferd. Tuga. Cet établissement, avec ses dépendances, entretient environ 5,0U0 pauvres.

SàH Gbrharo de* Poveri — (Plan D, I, II) est un asile pour les vieillards infirmes (au nombre de 420] et de pauvres filles (320). C'est ici que se trouve la seule entrée aux catacombes qui ait été conservée.

CaUicombes. — (Entrée : 1 fr. par personne.) Les catacombes de Naples sont

5 lus belles et plus spacieuses que celles eRome. Elles s'étendent sous les collines au N. de la ville et ont un développement de plusieurs milles. Des quatre entrées principales qu'elles avaient jadis, on n'a conservé que celle près de l'église Sak Genk aro de* I'overi. Elles sont à trois étages. L'étage inférieur a été comble ou fermé par des éboulements, et probablement aussi avec intention, î l'époque où tant de milliers de victimes de la peste de 1656 y furent ensevelies. Ces galeries souterraines sont creusées dans une pouzzolane durcie : les principales ont

environ 5 met. de haut et une largeur variable. Les parois latérales présentent des niches lloculi) formant autant de tombeaux. Ces tombeaux, d'après leurs inscriptions, appartenaient exclusivement â des chrétiens. On s'est livré à bien des hypothèses sur l'oriçine de ces vastes excavations qui semblent être bien antérieures à la domination romaine ; on croit qu'elles ont été creusées par des colonies grecques.

Cimetières. — Campo Santo Veochio. (Carré G, I du plan.) Cesl l'ancien cimetière. On y enterre les personnes qui meurent dans les hôpitaux. — Campo Santo Nuovo. (Carré H, I du plan.) Connmencé sous la domination française.

On va y voir les mausolées des familles» A la Toussaint, c'est un curieux spectacle d*y suivre la foule. A côté des calèches et des corricoli, « des troupes d'ânes au trot amènent et ramènent abbés, soldats, moinps, bourgeois, femmes, enfants, chevauchant péle-méle. La foule circule, s'assied, huit, mange, rit, cause, pleure et prie sous les ombraçes de ces magnifiques promenades, ulemes de tombaux et de mausolées, d où l'oeil aperçoit la Campanie, le Vésuve, la mer et toutes les splendeurs du site napolitain. » Quelques l'ares essais de mausolées en style gothi<que prouvent une fois de plus que cette forme d'architecture n'est pas dans le génie italien.

Fremlère excursion.

PAUSniPrE. — GAXAIDULES. — LE ViSDVB.

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