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ROUTB 42. — GROTTE DE PAUSILIPPE

lus et de Pollion^ dont nous venons de parler, avec leur théâtre, leur odéon, des thermes, des grottes (voir ci-dessous, Grotte de Séjan). On y a trouvé en 4838, une néréide en marbre blanc qui orne le musée de Naples. — A la pointe du promontoire est un rocher, dit là Gajola, couvert de ruines, et, vis-à-vis, une crotte avec des niches, dite Scuola dt Virgilio.

Sur la ^te, près de la route, vient aboutir un tunnel dont Tentrée est du côté de File de Nisita; il est connu sous le nom de :

Grotte de SéJan {grotta di Sejano ou di Sillano, nom impropre donne par quelques savants du xv» siècle). Ce tunnel aurait été creusé , selon Strabon, par l'architecte Cocceius Nerva envoyé par Agrippa ; il dépasse en longueur la grotte de Pausilippe de 150 met. ; plus haut et plus large, il est éclairé par des ouvertures latérales et soutenu par des arcades en maçonnerie. Il avait été obstrué par des éboulements et a été dégagé par ordre de Ferdinand II. U faut 1 h. pour le visiter (1 fr. au gardien). On arrive à des ouvertures d'où Ton aperçoit la mer et les iles de Capri, d'Ischia, etc., puis à une vigne d'où l'on voit les restes de la villa de Pollion.

Tombeaa de Viripile. ^ Il éUit d'abord près de l'entrée, alors beaucoup plus élevée, de la grotte. Le tombeau existait encore, dit-on, au xui* siècle. Ce monument a été l'objet de beaucoup de discussions. Virgile, qui mourut à Brindes à son retour d^thèoes, fut, selon »es désirs, enterré près de ce mont PausiUppe, où il avait une villa et où il avait écrit ses Églo^es et ses Géorgiques. Malgré le témoignage de Donatus, rauteur supposé de sa vie, malgré la vénération continue des poètes, depuis Stacequi le visita, depuis Silius Italicus, qui, cinquante ans après la mort de Virgile, acquit d'un paysan le champ de terre abandonné où était son tombeau, jusqu'à Pétrarque, qui y fut conduit par le roi Rooert a Anjou et y planta un laurier, et une foule d'hommes illustres qui n*ont cessé de venir visiter ce tombeau, Vesprit de doute et de discussion a ôté à cette

ruine sa religion et sa gloire. On n'y voit plus aujourd'hui qifnn columbarium ordinaire, avec une dizaine de niches â l'intérieur pour recevoir les vases où étaient les cendres. Le laurier lui-même, planté par Pétrarque^ a péri au commencement du siècle sous de stupides attaques. Un nouveau laurieè' a été planté par Casimir Delavigne. £lst-il des* tiné à vivre ?

Grotte dePausîlîppe. — C/est un tunnel antique creusé dans le tuf volcanique pour faciliter les communications entre Naples etPouzzoles. Il est long de 755 met., large de 8 met., haut de 26 à 29 m., à son enti*ée,mais beaucoup plus bas à Tintérieur. H est éclairé par des réverbères qui brûlent jour et nuit. Sénèque en parle (£'/?. Vil, Lvii) : « J'ai du subir toute la destinée des athlètes ; d'abord frotté d'huile, le souterrain de Naples nous attendait avec sa poussière. Rien de plus long et de plus obscur que ce cachot!... Là, la poussière renfermée sans issue tournoie sur ellemême et retombe sur les malheureux qui Font soulevée. » Gapaccio {Ver a antichità di Pozzuolo (1 652) s'étonne qu'Auguste et Néron, qui venaient souvent à Naples, n'eussent pas fait améliorer ce passade sonterram, qui, outre les inconvénients signalés par Sénèque, était, selon Pétronne, si bas, ou'il fallait se baisser en quelques endroits. C'est probablement sous Auguste (selon Strabon, l, V) que ce tunnel fut percé dans la colline de Pausilippe. Au XV* siècle, Alphonse I" d'Aragon fit agrandir et aplanir la grotte de Pausilippe, et c'est lui probad)lement qui la fit ventiler par ses deux puits d'aérage. Le moyen âge attribuait ce percement, merveilleux alors, aux enchantements de Virgile, dont il avait fait un grand magicien.

(F. le Dictionnaire de Bayle.) On est réduit aux conjectures sur ce travail, que quelques antiquaires veulent attribuer aux habitants primitifs de la Campanie, — Cette grotte est orien-

tée de façon qu'à la fin de février et d'octobre, le soleil couchant Téclaire d'un bout à Tautre.

A l'issue de la grotte, on traverse le village de Fuori Grotta et on entre dans la fertile vallée de Bagnoli, ancien cratère de volcan. Le village de Bagnoli a des eaux thermales.

On arrive en voiture enlODiin.delaTilla Nazionale jusqu'à l'embraDchemeiit de* la route, qui, au delà de Fuori Grolta, conduit au lac cCAgnano. Celte route, améliorée en 1861, descend sur le lac par une tranchée profonde taillée dans le tuf volcanique. — Arrivé au bord du lac (ainourd'hui desséché), on trouve un gardien qui offre aux visiteurs de les mener à la grotte du Chien ou aux stufe di San Germano. (On peut lire le tarif des prix sur une table de marbre à g. de la route.) — La voiture ne peut pas aUer plus loin et elle doit retourner en arrière pour reprendre la route du bord de la mer. On peut l'envoyer attendre à Pouzzoles et aller a pied jusqu'aux étuves dites : les Pùciarellt, et gravir jusqu'à la Solfatare; la traverser et redescendre à Pouzzoles (avec un guide).

Lao d'Agnano. — Son véritable nom est Anguiano, à cause de la quantité de serpents qui y paraissent au printemps.

11 a été récemment desséché ; un canal souterrain conduit les eaux à la mer. Il occupait un ancien cratère et était sans poissons. Les exhalaisons d'hydrogène sulfuré y infectaient l'air et, pendant l'été, la mauvaise odeur était encore augmentée par le lin qu'on y mettait rouir.

Grotte da chien [près et à TE. du Lac). — Pline parle de l'air mortifère qui s'exhale du sol. A une époque où la théorie des gaz était ignorée, où la chimie n'existait pas, c'était une grande curiosité que cette grotte, où les animaux étaient asphyxiés en une dizaine de minutes, ou une lumière pouvait rester allumée à une certaine hauteur et s'éteignait en l'abaissant près du sol. I)cs souverains poussèrent la curiosité jusqu'à soumettre a l'expérience des esclaves qui y périrent. Aujourd'hui que tout le monde sait que le gaz acide carbonique est impropre i entretenir la vie, qu'il étemt les corps. en combustion, et qu'à cause de sa densité plus grande que celle de l'air, il descend dans les couches inférieures, il tt'y aurait qu'une curiosité

niaise et cruelle qui pourrait s'intéresser au supplice répété du chien que Ton traîne de force dans k grotte pour l'y voir tomber dans les convulsions de l'agonie. — Des bords du lac d'Agnano, un chemin conduit en peu de temps aux ;

Stofe di San Germano, — sur la rive S. E. Étuves ou fumeroles de vapeurs sulfureuses, ainsi nommées à cause de la visite d'un évéque de ce nom au vi* siècle. Les vapeurs sortent à une température de 64*^,45. Quelques misérables chambres y reçoivent les goutteux et les rhumatisants. "^

Pisciarelli, — (Fontes Leucogaei de Pline). — Etuves situées au pied de l'ancien cône de la Solfatare, et formées au moyen des ruisseaux qui en descendent.

Le rocher est chaud. Une eau thermale dite : acgua délia Bolla, riche en alun et en différents composés du soufre, à la température de 55*, sert à alimenter des bains très en faveur auprès du peuple de Naples, comme moyen curatif des maladies de la peau. — Gravissant la colline, on a une très-belle vue et on descend à la :

Solflatara. (A l'entrée on paie 50 cent.) — La Solfatare est un cratère de volcan à demi éteint, connu des anciens sous le nom de forum Vulcani, On n'en connaît qu'une seule éruption, en 1198. Le sol est creux, tremble et raisonne en y laissant tomber une grosse pierre. Il s'en échappe des fumeroles, et la nuit on voit des lueurs de flammes. On y avait établi une fabrique de soufre et d'alun. — On ne doit pas s'étonner de voir les anciens placer leur Enfer dans cette contrée. Au milieu du xvii* siècle, les mêmes terreurs engendraient des légendes ana^ logues. iV. la Vera Antichttà di Poz^ zuolo aescritta da Cesare Capaccio, Roma, 1652.] L'auteur y raconte plusieurs scènes de démons nui ont pour théâtre la Solfatara. Les frères capucins de l'é* glise San Gennaro à Pouz2oles « spezxû Éono stati travagliati da i diavoli ; sentono ullulati e terrori di grandi»^ iimo spavento î

Du lac d'Agnano on peut aller visiter,

iavec la permission , obtenue au Palais loyal (F. p. 437jàpeu de distance :

Astroni» — (jratère de soulèvement d'un volcan éteint (4 kil. de tour) aujourd'hui ombragé d'arbres à l'iii'térîeur

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