SICILE. — MAUVAIS KTAT. DES ROUTES
Li scuirridi durmigghiusi 'Ntra li virdi soi buttuni Stanu ancora stritti e chiusi Cu li testi a pinnuluni.
Cerchi meli? E siddu è chissu, Chiudi Tali, e'un ti straccari :
Ti lu 'nzignu un locu fissu Unoi 'ai serapri chi sucari.
Lu cunusci lu miu amuri, Nici mia di l'occhi beddi ?
'Ntra ddi labri c'è un sapuri, 'Na ducizza, chi mai speddi.
'Vira lu labbni culuritu Dilu caru amatu béni, C'è lu meli chiù esquisilû :
Suça, sucalu, ca veni.
I fioretti dormigliosi Ëntro i verdi lor bottoni Stanno ancor tutti nascosi Colle teste a penzoloni.
Cerchi il mel? Se hai tal desio.
Chiudi l'aie, e non stancarli :
Certo un loco so ben io, Ove avrai da saziarti.
La diletta del mio core, ^ice mia, conosci tu?
Ne suoi labbri ell' ha un sapore.
Un lai dolce, che non più.
Entro il labbro colorito Del mio caro amato bene Evvi il mêle più squisito ; Suggi, suggilo, che viene.
Mauvais état des routes. — Le manque de routes ou leur mauvais état sont le principal obstacle au développement de la prospérité de la Sicile. Sur beaucoup de points elles font tout à fait défaut. Des allocations de fonds même considérables ont été accordées quelquefois pour en établir, mais trop souvent ces dépenses sont restées infructueuses par Tinintelligence et le manque de soins apportés à ce genre de travaux. « Les pluies torrentielles du pays, dit un juge compétent, l'ingénieur Sala, mort il y a quelques années en Egypte, ces pluies si nécessaires à la fertilisation du sol, sont un véritable fléau pour la viabilité sicilienne, et voici comment: le déboisement, contre lequel on a fait de récentes ordonnances, a été exercé avec une telle fureur, ab antiquo^ par les Siciliens ou par leurs envahisseurs, que presque toutes les hautes montagnes de l'île ont été littéralement dépouillées de la végétalion qui assurait autrefois la régularité des cours d'eau. Souvent, sous l'action de ces pluies diluviennes, des bancs entiers de terres argileuses, très-abondantes dans ce pays, se détachent des montagnes et viennent encombrer les routes. La frana, c'est ainsi qu*on appelle dans ce pays ces terres argileuses, est devenue tellement le cauchemar de tout conseiller provincial appelé à voter des fonds pour la construction ou l'entretien des routes de sa province, qu'il semble, à les entendre tous, que la Sicile ait le monopole des argiles, comme du soufre, et qu'il résulte une impossibilité de simples difficultés qu'on n'a su, chez eux, ni prévoir ni surmonter. Ajoutez à cela que le roulage, là ou les charrettes peuvent rouler, n'est nullement réglementé, et que l'usage du cantonnier réparateur n'est pas pratiqué, etc., etc.... — La plupart des rivières ou torrents sillonnant l'île dans tous les sens sont réduits à de si minces filets d'eau dans la plus grande partie de l'année, qu'on a regardé sans doute les ponts comme un objet de luxe dont on a réservé la construction pour des temps meilleurs. Aux crues extraordinaires, on ne passe pas, ou bien on passe au risque de se noyer; aux crues ordinaires, on compte