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SICILE. — RENSEIGNEMENTS SUR LE VOYAGE EN SICILE

p. 550 divers projets d'itinéraire.) Les voyageurs qui ont du temps à eux pourront foire le tour entier de rîlfl. Cependant cette tournée complète, en suivant le littoral, est souvent d*une grande monotonie et sans intérêt. La côte méridionale, à l'exception de quelques points isolés qui intéressent par leurs débris antiques, tels que Girgenti et SéHnonte, est longuement dépourvue d'aspects pittoresques ; elle n'olTre à la vue pendant plusieurs journées qu'une succession de champs de blé, ou des c6tes basses et sans caractère. De Messine à Catane, au contraire, la côte sidltenne eii riche en scènes pittoresques du plus vif intérêt.

Si Von arrive par Mesaine, on devra foire les excursions indiquées aux environs, et aller (en chemin de fer) à Gatanc, en visitant Taormine; faire l'ascension de l'Etna; pousser jusqu'à Syracuse, et, en revenant ordinairement à Catane, traverser Pifitérieur <le la Sicile pour gagner Palerme. Après avoir visité Palerme et les environs, on pourra faire une excursion aux ruines de Ségpste, à Trapaui et au mont Eryx, et pousser jusqu'aux ruines de Sélinonte. De Palerme on pourra aller» soit en bateau $ vapeur, soit par le chemin <]e fer (dont la lacune ne tardera probablement pas à être complétée), visiter le site curieux de Girgenti. — Dans cette tournée, ainsi conduite, on aura vu tout ce qui mérite le plus particulièrement l'attention. Il ne restera plus à connaître que la côte nord de Palerme à Messine, par CeÊilù, trajet pour lequel, malheureusement, une route carrossable fait encore défaat pour une partie du parcours.

Si Von arrive par Palerme^ après avoir fait les excursions dont il vient d'être parlé, on partira de Palerme pour traverser toute l'île et aller directement à Catane, monter à l'Etna et finir par Messine. On aura soin de se munir au départ d'un sac de menue monnaie pour la route. — On trouvera plus loin, à l'article Moyens de tranftport, d'autres indications utiles.

Un mois suffit pour le voyage rapide de Sicile. — Les mois d'avril et de mai sont le temps le plus convenable pour le voyage. Septembre et octobre sont également très- favorables.

Un voyage en Sicile est coûteux, le service des voitures publiques étant imparfaitement organisé sur les routes siciliennes. Les dépenses pour frais de voyage sont surtout considérables pour rétranîrer qui voyage siîul. S'il veut utiliser les voitures publiques, il est souvent obligé de perdre plusieurs jours pour les attendre au passage. — Pour les villes du littoral, des bateaux à vapeur ont presque entièrement monopolisé le transport des voyageurs.

lUnaelipiiemeiits sur la manière de voyag^er. — Il y a sur plusieurs grands chemins des barrières formées d'une chaîne placée en travers et gardée par un agent du gouvernement. Le voyageur doit y payer une certaine somme pour ses moulures. — Les voitures publiques ne s'arrêtent pas en route pour les repas; il faut emporter avec soi ses vivres. — En dehors des grandes routes, un mode de voyager encore usité, mais qui tombe en désuétude, et n'existe plus que sur quelques points où il n'y a pas de routes carrossables, consistait en portantines ou litières [leUighe). La voiture nationale, dite litière [lettica ou lettiga), dont Gucrrazai a dit qu'elle était faite pour changer les meilleurs amis en ennemis acharnés, •près un voyage de quelques lieues, est une caisse contenant deux personnes en yis^j^^vis et portée sur deux longs brancards, auxquels sont attelés deux mulets,

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